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Un hôpital juif refuse d'avorter un jumeau en santé dans une «réduction sélective»

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Par Lianne Laurence (LifeSiteNews) - traduit par Campagne Québec-Vie

(LifeSiteNews) - Une femme de la région d'Ottawa a fait appel de la décision du Tribunal des droits de l'Ontario que l'hôpital Mount Sinai n'a pas commis d’acte discriminatoire contre elle,  lorsqu’on  a refusé en mai dernier d‘avorter l'un de ses jumeaux en bonne santé. 

Brian Cook, un arbitre du OHRT (Tribunal des droits de la personne de l’Ontario), a jugé le 18 juillet que la décision de l'hôpital Mount Sinai de refuser à une femme de 45 ans (dénommée C.V.), un avortement sélectif, était fondée médicalement et ne constituait pas un acte discriminatoire.

«Un médecin n'est pas dans l’obligation d'effectuer une procédure médicale qu’il estime médicalement inappropriée» écrivait-il dans son jugement.

Pendant ce temps, l'hôpital de Toronto a soutenu que son refus reposait sur «la conscience des cliniciens», mais a créé depuis une politique affirmant que «le principe éthique de l'autonomie du patient doit avoir primauté.»

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Brian Cook, a écrit que Mount Sinai ne considère pas cette déclaration comme différente de sa précédente politique non écrite, mais qu'elle nécessite qu'un médecin s’y opposant pour raison de conscience fournisse  une référence médicale adéquate.

Mount Sinai n'a pas répondu aux appels de LifeSiteNews avant la date d’échéance.

L'avocat de C.V. Amir Attaran a confié au National Post que sa cliente contestait la décision du OHRT, et comptait se rendre finalement en cour pour une revue judiciaire.

C.V., qui est devenue enceinte par FIV, «a décidé qu'elle ne voulait pas avoir des jumeaux» et a été envoyée à l’hôpital Mount Sinai pour une «réduction fœtale» en mai 2015,  écrit Brian Cook.

Selon le Post, l'obstétricien de C.V. a prédit qu'elle était «huit fois plus susceptible de perdre toute la grossesse si elle portait les deux fœtus à terme.»

Cependant, un obstétricien de Mount Sinai a déclaré que l'hôpital ne ferait pas la «réduction» parce que les jumeaux étaient en bonne santé.

(Dans un avortement de réduction sélective, une aiguille est insérée dans l'utérus de la mère à travers son abdomen, guidée par échographie; le bébé sélectionné, habituellement le plus petit, est tué par une injection de chlorure de potassium, qui met fin au battement du cœur de l'enfant.)

À ce moment, «le consensus non écrit, multidisciplinaire de l’hôpital basé sur la détermination du risque médical» était d'avorter un enfant dans le cas des triplets  «en raison des risques accrus qui s’y associaient» et, dans le cas de jumeaux, d‘avorter un enfant avec des anomalies, mais non dans le cas où  il n'y a «aucune anomalie fœtale», écrit B.Cook. 

Cette politique permettait également d‘avorter les deux jumeaux, qu'on  considérait comme «essentiellement la même chose qu'une demande d'un avortement par une femme enceinte avec un singleton»,  écrivait-il.

Deux jours après, l’hôpital a refusé la demande de C.V. dans un bref courriel qui a conclu que «il y a des centres aux États-Unis qui feront l‘avortement mais pas nous». Amir Attaran a déposé une plainte auprès de la OHRT.

Professeur en faculté de droit et de médecine à l'Université d'Ottawa, recteur à la recherche en droit au Canada, santé de la population et politique du développement mondial, Attaran a pris l'affaire pro bono.

C.V., qui a un enfant plus âgé également conçu par fécondation in vitro, a déclaré au Post que, après qu'elle eut déposé sa plainte, Mount Sinai l'a renvoyée à Sunnybrook Health Sciences Centre de Toronto, qui avorta l'un des jumeaux.

Son avocat a obtenu la politique actuelle de l'hôpital grâce à un accès à la demande de l‘information. Amir Attaran a déclaré au Post que les avocats de Mount Sinai lui ont dit  «que l’hôpital ne voulait pas être connu comme une institution qui pratique des avortements», et que C.V.  a refusé l'offre de l'hôpital de 55 000 $.

M.Attaran a dit à LifeSiteNews dans un courriel que sa cliente «était motivée par des raisons de santé.»

«Je comprends que LifeSiteNews est une publication religieusement motivée et idéologique dans un sens chrétien,» a-t-il ajouté. «Votre idéologie religieuse est sans intérêt pour ma cliente, et ses choix reproductifs ne vous regardent pas.»

«Il ne sagit pas d‘un choix en matière de reproduction, mais d'un bébé humain» a répliqué Mary Ellen Douglas, organisatrice nationale pour Campaign Life Coalition.

«Cette affaire souligne le peu de respect qu'il existe pour toute vie dans l'utérus», a t-elle confié à LifeSiteNews.

«Le choix tout d'abord d'avoir un bébé par in vitro, d'autre part, de décider, eh bien, oh, je voudrais celui-ci et pas celui-là ... et je ne veux pas que quelqu'un me dise qu'il y a quelque chose de mal de faire cela… », a déclaré Mary Douglas.

«Qu'est-ce qu'elle va dire à cet enfant qui a survécu? Ceci montre à quel point nous sommes dégénérés en termes de moralité en ce qui concerne l'utérus».

«L'inverse de la sagesse de Salomon», souligne également la nécessité urgente "d'une loi dans le pays qui protège l'enfant à naître dans l'utérus," dit-elle, ajoutant: «C’est un miracle de survivre dans l'utérus. C‘est l'endroit le plus dangereux du monde.»

«C’est énormement triste» souligne Andrea Mrozek, directrice du think-tank Cardus Family, basé à Ottawa.

«Autrefois, nous regardions la technologie de la FIV comme une aide à la création du miracle de la vie, mais maintenant je me demande si cette technologie n’a pas changé la création d’une nouvelle vie en simple expérience scientifique... Est-ce que quelqu’un possède encore le sentiment de crainte et d’émerveillement devant la vie?»

«Je ne peux pas et ne vais jamais comprendre comment une femme qui voulait des enfants à un tel point pour soumettre son corps à des traitements de fécondation in vitro, tombe enceinte, puis commet un avortement» écrit Andrea Mrozek sur son blog à ProWomanProLife.

Pendant ce temps, le Post a rapporté qu‘en 2010, les demandes d'avortements sélectifs d'un des jumeaux, pour des raisons socio-économiques étaient à la hausse.

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