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Témoignage d'une personne homosexuelle sur la "communauté gaie"

Il est rare que nous ayons des témoignages sur ce que vivent les personnes attirées par les personnes de même sexe, dans la "communauté gai". Le journal La Presse du 20 février publie une lettre, un témoignage douloureux sur la vie dans cette communauté

Chère communauté gaie, si vous ne le saviez toujours pas, je suis gai. C'est avec difficulté, comme bien d'entre vous, que j'ai accepté cette réalité, si amère dans mon plus jeune âge. Au moins, pour me faire sentir moins seul, il y avait la «communauté gaie» pour m'accueillir. Enfin, c'est ce que je croyais.

J'ai immédiatement réalisé qu'être différent, au sein d'une communauté déjà à la marge, est à proscrire. Qui aurait cru qu'une communauté luttant pour la tolérance soit, en fait, une des plus intolérantes et fermées concernant ses propres membres? Les étiquettes et moules pleuvent en quantité industrielle.

 

N'ayez surtout pas le malheur d'être quelque peu «efféminé» en tant qu'homme, les foudres de certains homosexuels sur vous seront effroyables. Il vous faut être masculin et viril - en fait, je n'ai rarement été témoin d'un tel machisme, aussi surprenant que cela peut paraître. La culture de la virilité, du muscle, du masculin. La même réalité prévaut pour les lesbiennes - le plus féminin vous serez, le mieux vous vous en tirerez.

Ils ne veulent pas être «étiquetés» comme homosexuels, pourtant ils sont eux-mêmes des étiqueteurs hors pair. En bref, plus vous aurez l'air hétérosexuel, ou devrais-je dire le moins vous aurez l'air trop «homosexuel», le mieux la vie sera pour vous. L'homophobie est plus près qu'on le croit - ouvrez les yeux.

 

 La répugnance de la différence ne s'arrête pas là. Malheur à vous si vous ne rentrez pas dans les canons de beauté de cette chère communauté gaie. Elle n'est pas grand fan de cuisine fine et raffinée. Elle préfère les fast-food et buffets all-you-can-eat - consommez rapidement et en grande quantité. Si vous pensez intégrer cette communauté, il vous faudra perdre vos kilos en trop, au risque de vous faire étiqueter comme bête de foire.

 

De plus, n'ayez pas le malheur d'être d'origine différente. Bien souvent, vous entendrez certains arborer des listes d'ethnies n'ayant aucune chance auprès d'eux. Soyez caucasien, ou du moins ayez une apparence s'y rapprochant. C'est ce qui m'a sauvé. Ne confondez pas cette attitude avec du racisme, seulement des préférences très sélectives.

Une communauté où vieillir est la pire malédiction de cette vie. Être homosexuel et avoir plus de 35 ans, c'est automatiquement être un pervers à la recherche de jeunes immatures à se mettre sous la dent.

Une communauté où on vous demande si vous êtes «top ou bottom» avant même de vous demander votre nom. C'est ce qui importe, le reste est futile. Attention à votre ego, vous pourriez penser que vous n'êtes qu'une vulgaire marchandise. Au sein d'une communauté d'éternels adolescents hyper hormonaux, la règle est de collectionner les histoires d'un soir. On pourrait penser qu'après un certain âge, la maturité prendrait le dessus et ferait changer les comportements, mais hélas, vous avez tort. Le manque de respect des membres auprès de leurs pairs s'étend jusqu'à la chambre à coucher.

Chez les homosexuels, on lutte pour le mariage, mais la majorité peine à enchaîner une relation stable de plus d'une année. Plus que quelques mois même. Une communauté où on cache notre manque de substance par des costumes extravagants, des paillettes, des perruques et des couleurs qui attrapent l'oeil. Le plus distrait de la personne elle-même vous serez, plus le subterfuge sera réussi. Devrions-nous réellement parader pour une dite fierté?

D'un côté, il est absolument essentiel de ne jamais avoir honte de notre identité en tant que personne individuelle. Mais, d'un autre côté, jamais je ne paraderai pour la fierté de cette communauté dont j'ai gravement honte.

La vraie question est de savoir si la communauté gaie existe vraiment. Au sein de tout ce ramassis de n'importe quoi, il est légitime de se demander ce qui nous unit vraiment, mis à part notre orientation sexuelle. Peut-être le manque d'ouverture d'esprit.

La xénophobie est subtile et seuls les plus avertis peuvent la déceler. Rien pour aider tous ces jeunes homosexuels en quête d'identité qui se tournent bien trop souvent vers le suicide pour répondre à leur mal de vivre. Si seulement il existait une communauté plus accueillante et chaleureuse pour les réconforter!

Nous invitons l'auteur de la lettre à consulter le site de la fraternité Aelred pour vivre une véritable amitié, non fondée sur les relations sexuelles, et aussi, si parfois la douleur du mode de vie homosexuel est trop grand, le site tavietonchoix.org

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Ania « Merci pour votre ministère. Ma prière est qu'il grandisse dans le nom de Jésus. C'est beau des gens qui se tiennent debout pour la Vie ! »

--Émilie

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