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Sur les bienfaits de la garderie pour les jeunes enfants...

L’attitude envers l’enfant à naître n’est pas séparée de celle que nous réservons aux jeunes enfants. Ce n’est pas pour rien que le Québec est le champion mondial du suicide, cela se prépare longuement… Nos jeunes enfants, par notre manque de temps, sont carencés affectivement, même s’ils ont développé leur sociabilité! Notre gouvernement québécois est plus préoccupé par l’économie et l’importance d’avoir les deux parents au travail que des besoins de l’enfant. Pourtant, à long terme, il est certainement économiquement néfaste de fabriquer à la chaîne des générations de dépendants affectifs, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner.
 
Plusieurs auteurs ont déjà tiré la sonnette d’alarme, sans résultat. En voici une :  Chantale Proulx, professeure de la Psychologie de l’enfant à l’université de Sherbrooke. Son livre se situe dans la lignée du livre de Jean-François Chicoine et Nathalie Collard, qu’elle cite souvent.
 
Voici quelques perles tirées de ce livre :
 
-« C’est probablement le manque de liens réels avec nos enfants, ce manque de temps passé avec eux, qui crée notre sentiment d’étrangeté au monde merveilleux de l’enfance et qui entretient la peur de la révolte adolescente. Nous craignons celui que nous avons mésestimé et bafoué. » (p.2)
 
-« Il est bien possible que ce soit les carences d’attachement du début de la vie et le manque de sécurité, qui expliquent un grand nombre de maux qui assaillent notre jeunesse. Ces mêmes carences nous empêchent de devenir des êtres humains adultes capables d’entrer en relation et d’améliorer, à notre tour, le sort humain des enfants. » (p.3)
 
-« 25 000 signalements par année sont retenus au Québec pour cause de cruautés faites aux enfants. » (p.3)
 
-« Je pense que les enfants sont les premières victimes de notre crise des valeurs, d’autant plus qu’on leur impute une faculté d’adaptation invraisemblable. Nous ne savons pas encore à quel point l’enfant peut être affecté à long terme par nos exigences d’adaptation. » (p.5)
 
-« La plupart de nos décisions éducatives et parentales se prennent en fonction de l’intérêt du parent plutôt que pour le bien de l’enfant. » (p.6)
 
-« Le contexte actuel n’est pas du tout favorable aux besoins de base des petits enfants et ces derniers souffrent de divers maux d’amour. Ils sont victimes de notre manque de considération pour les parents. L’un de ces maux d’amour est le manque d’amour propre. La peur est alors plus grande que l’amour pour soi. En souhaitant offrir des conditions optimales de développement, sans nous en rendre compte, nous imposons diverses violences qui retirent à nos petits leur sentiment d’exister et celui d’avoir leur place dans le monde.
 
Il manque à l’enfance une culture de l’être, un espace où pourrait s’étayer la vie imaginaire et par là même, la vie intérieure. C’est la vie intime qui est à la base de la moralité et l’antidote de la violence entre nous. Les enfants auraient avantage à bénéficier de plus d’oisiveté et à être gavés du récit de magnifiques contes de fées. Ce n’est pas la punition ou la contrainte, mais le récit d’une anecdote ou la lecture d’une histoire épique qui est à la source du développement des plus grandes valeurs morales. Ce sont les héros et les mentors qui transmettent l’ambition de l’avancement, le désir de triompher de l’adversité, le goût de la vie intérieure et le développement du sens de la responsabilité. Il s’en suit une force morale authentique. » (p.22)
 
Sur la possession des enfants
 
« Enfin, on peut apprendre à percevoir nos enfants comme des cadeaux de la vie qui viennent à nous pour un temps, avec d’immenses ressources et un fort désir d’aimer, avec une destinée et une vie adulte à vivre… sans nous! » ( p.6-7)
 
-« L’un des messages culturels sournoisement et chèrement colporté, est que les enfants appartiennent aux parents. Ce message aggrave plusieurs faits déplaisants. C’est que les parents tout-puissants ont l’impression de se faire un enfant plutôt que de donner un enfant à la société, à la vie. On a tendance à penser l’enfant pour soi, à soi, plutôt que dans un rapport au collectif qui inclurait aussi l’enfant et ses ancêtres. » (p.12)
 
-« Se faire un enfant peut comporter un but pervers qui sacrifie l’enfant sur l’autel de nos exigences. Vouloir un enfant « satisfaisant », sans handicap, dans une vie déjà bien remplie, acceptable et fortement planifiée, laisse peu de place aux spécificités de chacun. Par exemple, nous ne sommes pas préparés à vivre avec un enfant qui aurait un tempérament difficile. De son côté, l’enfant a vite fait de comprendre qu’il est le cadeau que ses parents se sont faits, un investissement. Dans ce cas, il n’a pas de place réelle. (p.13)
 
Sur l’adaptation…
 
-« Le pouvoir d’adaptation magnifié des enfants est le propos le plus commun et peut-être le plus dommageable pour ces derniers. Parce que l’enfant bénéficie d’une énergie formidable de croissance, nous glorifions son pouvoir d’accoutumance. Parce qu’il est dépendant de nous et que, par conséquent, il n’a pas le choix de subir les choix liés à nos pratiques éducatives, nous lui imputons des ressources imaginaires, des ressources qu’il ne possède pas.
 
En leur imposant une capacité d’adaptation hors limite qui serait typique de la petite enfance, nous exigeons des enfants qu’ils s’adaptent à ce qui nous serait tout à fait insupportable comme adulte. Par ailleurs, nous avons tendance à leur imposer aussi un discours et des valeurs d’adulte. » (p.14-15)
 
-« Et si l’enfant s’adapte sur le coup d’un impact, peut-on présumer à l’avance que son développement ultérieur n’en subira pas le contrecoup? Le fait que si peu d’adolescents soient heureux devrait nous surprendre et nous questionner davantage. Il est tout à fait incroyable que nous ayons peur de nos grands enfants et que leur absence de bonheur ne nous questionne pas. Notre santé globale, notre capacité à jouir de la vie, notre sens de l’humour, notre sens de la vie, notre créativité et notre sentiment de liberté, pourraient constamment faire l’objet d’un questionnement sur la manière dont nous avons appris à exprimer notre joie et à vivre en toute confiance dans le monde. 
 
L’adaptation n’apporte pas le bonheur. Un enfant peut être adapté sans être heureux!» (p.15)
 
-« L’amputation de ses ressources personnelles, le renoncement à devenir soi-même, la méfiance, l’indifférence, la glaciation de l’intelligence ou de la vie affective, le développement de mécanismes de défense rigides, sont des moyens adaptatifs pas du tout souhaitables. » (p.15-16)
 
« Les québécois ont un taux de suicide le plus élevé au monde et les problèmes de nos enfants expriment fortement les limites de leur capacité d’adaptation. L’accommodation que nous demandons actuellement aux enfants est importante, et peut-être impossible à réaliser pour la plupart d’entre nous. » (p.19)
 
« La supposée merveilleuse capacité d’adaptation est souvent évoquée lorsqu’on souhaite remettre en questions les bienfaits de la fréquentation d’un milieu de garde à temps complet pour les bébés, ou lorsqu’on remet en doute la capacité d’un jeune enfant à vivre la garde partagée. (…) Quel est le pourcentage d’enfants qui peuvent s’adapter aux ruptures dans le processus d’attachement? (…) Nous manquons profondément d’éthique professionnelle lorsque nous fermons les yeux et que nous entretenons l’ignorance sur cette réalité douloureuse et dramatique pour un grand nombre d’enfants qui sont séparés trop tôt et abusivement de leur foyer familial. 
 
L’adaptation n’est souvent que dans la perception et le désir des parents. Nous voyons des bébés s’accrocher à leur mère pendant toute la soirée de retour de la garderie. Des enfants n’arrivent pas à se consoler et cette réaction dure pendant des semaines. Le sommeil et l’alimentation de certains bébés sont troublés de manière permanente. Face à ces symptômes, un grand nombre de parents et de professionnels de la petite enfance déclarent : « c’est normal, il est en train de s’adapter. » On pourrait tout aussi bien dire avec justesse : «  sa réaction est anormale, cette adaptation est trop difficile pour lui. »
(p.20)
 
Sur le travail des deux parents
 
-«Pour dire vrai, pendant que nous adhérons à ce cliché : aujourd’hui les deux parents doivent absolument travailler, on se refuse à analyser ce qui motive les jeunes parents à faire le choix du marché du travail, plutôt que de prioriser une vie partagée avec nos proches. En fait, ce qu’il faudrait avouer, c’est qu’il est très difficile, voire impossible, de travailler à temps complet en ayant des enfants. » (p.30)
 
Sur la socialisation de l’enfant
 
-« Socialiser ne signifie absolument rien pour un enfant en dessous de deux ans. » (p.37)
 
-« Tous ces points de vue positivistes concernant la socialisation précoce des jeunes enfants ne reposent sur aucune donnée scientifique de la psychologie. En fait, nous faisons une erreur d’omission lorsque nous déclarons que l’enfant a besoin ou a grand intérêt à apprendre la socialisation au cours de la petite enfance, car nous oublions de dire que la socialisation ne peut s’avérer bénéfique pour son développement qu’à partir de l’âge de trois ans – à ne pas confondre avec l’âge de trois mois! » (p.37)
 
-« Nous oublions aussi de mentionner que les avantages de la socialisation, attribuée à la fréquentation d’un service de garde, s’accompagnent de désavantages liés à la structure d’un tel service tels que le bruit, le stress, la propagation de la maladie, l’excès de socialisation, le manque de respect du rythme de l’enfant, l’agitation, les manques du niveau du développement de l’imaginaire, le manque de contacts avec les parents qui sont à la base de la sécurité de l’enfant. Les garderies n’offrent aucun avantage sur la garde parentale à la majorité des tout-petits de moins de 18 à 24 mois. Prétendre le contraire est un mensonge civique, un non-sens biologique et une atteinte morale à la famille (Chicoine et Collard, 2006). La socialisation précoce fait notre affaire, et non pas celle des enfants. » (p.37-38)
 
-« Les enfants apprendront à socialiser qu’à la condition in se quo qu’ils bénéficient d’un sain attachement à leurs parents au cours des deux premières années de leur vie, et qu’ils puissent amplement jouer. » (p. 39)
 
Aimer les enfants, jusqu’à la conception
 
L’auteure, Chantale Proulx, aime les enfants et veut les protéger. Mais ses connaissances scientifiques s’arrêtent bizarrement à la naissance de l’enfant. Elle ne connaît, ni ne veut connaître les besoins de l’enfant avant la naissance. Il faut beaucoup de courage pour parler devant un peuple persécutant ceux qui leur rappellent que les justifications du meurtre par avortement ne tiennent pas la route… Souhaitons que des psychologues prennent la parole pour dénoncer les atrocités commises sur les enfants à naître. Les connaissances scientifiques actuelles suffisent largement pour justifier la cessation du carnage mondial des enfants à naître.
 
PROULX, Chantale. Un monde sans enfance, éd. GGC, Sherbrooke, 2009, 587 pages.
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