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Suicide Action Montréal s'oppose à la légalisation de l'euthanasie au Québec et au suicide assisté

Sur le site de newswire.ca du 7 février 2013:

 

 

MONTRÉAL, le 7 févr. 2013 /CNW Telbec/ - Suicide Action Montréal (SAM) n'est pas favorable à l'assistance au suicide ou à l'euthanasie et favorise plutôt le développement des soins palliatifs dans le but de soulager la douleur des personnes dont la mort est inévitable.
 
Dans la foulée du rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, le comité d'éthique de SAM s'est penché sur la question du suicide assisté et de l'euthanasie. Les travaux réalisés ont mené à la rédaction d'une prise de position officielle de l'organisation. Le document, Suicide Action Montréal - Suicide assisté et euthanasie : Position de Suicide Action Montréal rappelle les principes en cause, la conception de la prévention du suicide et la définition des termes utilisés. Il présente également le suicide assisté et l'euthanasie comme des avenues non souhaitables en mettant l'accent sur l'assistance et les soins palliatifs.
 

(...)

Dans ce rapport on peut lire :

Lorsque tout en soi crie la mort,
Suicide Action Montréal prône l’assistance à la vie.

Dans son Offre de services (2011), SAM précise sa conception de la prévention du suicide :
 

Les personnes qui s’enlèvent la vie sont en proie à une grande souffrance psychologique qui affecte leur capacité de jugement. Ces personnes ne sont plus en mesure de percevoir les ressources qui existent autour d’elles pour les aider et n’ont plus espoir que leur situation s’améliorera. Elles perçoivent alors le suicide comme un moyen d’arrêter de souffrir.

Toutefois, même lorsque la personne pense à mourir, il existe toujours chez elle une ambivalence, une partie qui veut vivre. En diminuant la souffrance des personnes suicidaires, en ranimant leur espoir et en les centrant sur leurs raisons de vivre, il est possible de prévenir le suicide. Des soins de qualité, offerts au moment opportun et en intensité suffi sante, peuvent éviter de nombreux décès par suicide.

Le suicide assisté
 

« Fait d’aider quelqu’un à se donner volontairement la mort en lui fournissant les moyens de se suicider ou de l’information sur la façon de procéder, ou les deux. » 1
 

Les connaissances actuelles démontrent qu’une personne qui demande à se suicider est une personne qui vit une détresse et qui présente toujours une ambivalence. SAM dit que cette personne a droit au secours. SAM est à l’écoute de la souffrance de la personne suicidaire et cherche à lui fournir une aide adéquate, tout en nourrissant la partie d’elle qui veut vivre.

Le comité conclut que SAM fait de l’assistance à la vie ; il va donc de soi que SAM ne peut pas être favorable à l’assistance au suicide.

L’euthanasie
« Acte qui consiste à provoquer intentionnellement la mort d’une personne à sa demande pour mettre fi n à ses souffrances. » 2
 

SAM croit qu’une personne qui demande l’euthanasie n’est pas fondamentalement différente d’une personne qui demande qu’on l’aide à se suicider. La personne qui demande l’euthanasie vit elle aussi une détresse importante et, surtout, elle est également dans l’ambivalence. SAM croit donc que cette personne a tout autant droit à de l’aide pour soulager sa douleur, physique et psychologique. SAM veut aussi nourrir la partie qui veut vivre chez cette personne.

(...)Dans son Rapport final, la Commission spéciale elle-même reconnaît l’existence de cette ambivalence chez les personnes qui demandent l’euthanasie :
« Les médecins européens nous ont expliqué que très peu de personnes malades qui envisagent cette option en font fi nalement la demande. »
 

Par ailleurs, ainsi qu’il est établi dans le Code d’éthique de SAM, le respect de la dignité de la personne est un principe important qui conduit à chercher à maintenir l’autonomie et l’autodétermination de l’individu. Selon le Code d’éthique de SAM, il faut « favoriser une augmentation de son autonomie ».
 

Selon le comité, l’euthanasie, en donnant à un tiers la possibilité d’influencer et d’intervenir dans une décision qui porte sur la vie même d’une personne ambivalente, va à l’encontre de ce principe de l’autonomie et de l’autodétermination qui est central à SAM.

Finalement, étant donné sa mission, SAM ne peut sûrement pas être en accord avec un geste dont l’intention est de donner la mort.
 

Conséquemment, le comité est d’avis que SAM ne peut pas être favorable à l’euthanasie.
(...)
 

• Sa mission étant de prévenir le suicide, Suicide Action Montréal prône l’assistance à la vie des personnes qui souffrent au point de songer à la mort. Le comité est donc
d’avis que SAM ne peut pas être favorable à l’assistance au suicide ou à l’euthanasie.
 

• Par contre, le comité est d’avis que les principes et les valeurs de SAM ne sont pas contredits lorsque la mort est inévitable, imminente, qu’il n’existe plus d’alternatives et que la sédation palliative continue, dont le but est de soulager les douleurs au risque d’abréger la vie, est acceptée.
 

• Finalement, le comité croit que dans le respect de son engagement, Suicide Action Montréal devrait se positionner résolument du côté de ceux qui cherchent à renforcer
et développer les soins palliatifs.

C'est l'un des nombreux rapports s'opposant à l'euthanasie, très fortement majoritaires, que la ministre Hivon et ses collègues de la commission Mourir dans la dignité ont choisi d'ignorer... Parce que la ministre Hivon et ses collègues sont mieux placés pour en juger que les experts et organismes de lutte au suicide... Ils ont une vue d'ensemble qui leur permet également d'insérer les données économiques de la question...

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