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Résumé de l'intervention des Dr Catherine Ferrier, Serge Daneault et François Primeau à la consultation sur le projet de loi 52

Un résumé de cette excellente présentation par Isabelle Bégin :

 

 

Mme Catherine Ferrier, M. François Primeau et M. Serge Daneault, du Collectif des médecins pour le refus médical de l’euthanasie, ont comparu en audience devant la Commission sur la santé et les services sociaux du Québec, concernant le projet de loi 52 visant à introduire la pratique de l’euthanasie au Québec, le 24 septembre.
 
L’intervention, qui est un chef d’œuvre magistral, a duré 1 h 6 minutes, questions et réponses comprises.
 
Mme Ferrier a fait valoir que 90 % des médecins en soins palliatifs sont contre l’euthanasie, et que si 90 % des ingénieurs pensaient que le plan d’un pont envisagé allait entraîner des dangers mortels pour la population, les législateurs, qui se doivent de PROTÉGER la population, n’accepteraient pas un tel plan ;
 
M. Daneault a fait ressortir :
 
-          la dangereuse absence de définitions mais la preuve que, selon l’article 63 du PL52, « aide médicale à mourir » signifie bel et bien « euthanasie » ;
-          que le supposé « droit au soins palliatifs » est assujetti, selon l’article 5, « à la disponibilité des ressources », ce qui revient à dire, en contexte de ressources déjà précaires et de compressions budgétaires croissantes, un droit sans aucune substance ;
-          que l’erreur médicale est courante au Québec et que le risque d’euthanasie « par erreur », ne serait-ce que pour une seule personne, est inadmissible ;
-          que le PL52 marginalise les soins palliatifs et mènera à leur disparition progressive.
 
M. Primeau d’affirmer que :
 
-          Le PL52 a des impasses logiques ; est truffé de paternalisme ; donne l’illusion du contrôle et de l’autonomie ;
-          L’ONU a semoncé la Belgique de l’automatisme avec lequel les gens sont canalisés vers l’euthanasie ;
-          La détermination de l’aptitude à consentir dépasse largement les compétences et les ressources  disponibles ;
 
La ministre Hivon de dire que :
 
-          L’accès aux soins palliatifs n’est « pas si catastrophique que cela » ;
-          Si les ordres professionnels se sont tous prononcés en faveur de l’euthanasie, pourquoi et comment l’opinion du Collectif serait-elle meilleure ?
 
Mme Ferrier de répondre que le Collège des médecins ne sont pas des gens de terrains : ils ne soignent pas, ou s’ils soignent, ils ne pratiquent pas les soins palliatifs et n’ont rien à voir avec le domaine. Ils ne le connaissent AUCUNEMENT. Elle ajoute que l’Association médicale mondiale, l’Association médicale canadienne et l’Association médicale américaine sont tous formellement contre l’euthanasie.
 
M. Primeau de tenter de faire comprendre que la clientèle psychiatrique ne pourra pas se défendre contre les pressions  sociales à son endroit et que les ressources à leur endroit sont déjà extrêmement carencées ;
 
M. Daneault de répondre, pour sa part, que la solution euthanasique va précariser les soins palliatifs.
 
Mme Stéphanie Vallée, critique libérale de demander ce qu’est la sédation palliative terminale.
 
M. Daneault de répondre que c’est une désinformation grave car cette chose n’existe pas. C’est antipédagogique. On parle plutôt d’anxyolise, laquelle est réversible, même lorsque soutenue jusqu’à la mort naturelle (sédation dite « continue », laquelle n’induit aucunement la mort, comme Mme la ministre Hivon vient encore de l’alléguer). M. Daneault de tenter de faire comprendre que SI ON BUREAUCATISE LA SÉDATION PALLIATIVE, comme le PL52 veut le faire, cela va alourdir et ralentir le processus, alors que la sédation palliative est une chose urgente (calmer la souffrance, l’agitation et la douleur). Les gens vont devoir SOUFFRIR à cause du PL52.
 
Mme Vallée de demander si le PL52 bonifie ou pas l’accès aux soins palliatifs ?
 
M. Daneault de dire que l’offre de services en soins palliatifs a diminué fortement les 20 dernières années. Il y a peut-être plus de lits (comme Mme Hivon le fait ressortir), mais il y a moins de personnel, et moins de personnel formé dans le domaine. Les équipes connaissent un taux de roulement extraordinaire peu propice aux soins de longue durée.
 
Mme la ministre Véronique Hivon de demander : « Quoi répondre, alors, à ceux pour qui les soins palliatifs ne fonctionnent pas ? »
 
M. Daneault : Il faut voir à AMÉLIORER les soins palliatifs, à enrayer les bris de services, à généraliser la formation, etc. Il y a plein d’améliorations requises dans le système qui feraient TOUTE LA DIFFÉRENCE. Avec l’euthanasie, on ne verra jamais la couleur de ces améliorations capitales.
 
M. Primeau : Il existe un manque de formation criant en diagnostic et en traitement de la dépression et de l’anxiété. Il nomme la clientèle en CHSLD « le quart monde » : des gens oubliés, négligés, que les proches demandent à faire euthanasier régulièrement.
 
Mme Marguerite Blais : Paraphrase : « Quand on souffre, on veut mourir ».
 
M. Primeau : Cette adéquation est des plus inexactes. Les milliers de patients qu’il a vus dans sa pratique clinique ont souffert, ils ont vu leurs symptômes traités, et ils ont vécu de façon confortable et heureuse, voulant vivre jusqu’à la fin, pour la quasi-totalité d’entre eux.
 
M. Yves Bolduc : Le législateur doit tenir compte des désirs de chacun (NDLR : oui mais la responsabilité première du législateur est de protéger la population : quand le désir de quelques un précarise la sécurité de toute la population, il y a INADÉQUATION FLAGRANTE).
 
Mme Hélène Danault : Si on accepte le refus de traitement, pourquoi ne pas accepter, alors, l’euthanasie ?
 
Les trois médecins : Le refus de traitement est une bonne chose pour ceux qui le désirent. Mais le refus de traitement et l’euthanasie sont deux choses tout à fait différentes. L’un respecte l’autonomie de la personne ; l’autre précarise le droit à la sécurité de l’ensemble de la population.
Visionner le vidéo (1h06)
et se renseigner dans le document suivant
L'« aide médicale à mourir » au Québec : un « homicide » donc « inconstitutionnelle » - Objections majeures des opposants
 
http://www.newswire.ca/fr/story/1231511/l-aide-medicale-a-mourir-au-quebec-un-homicide-donc-inconstitutionnelle-objections-majeures-des-opposants 
 
 
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