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Le gouverneur du Kentucky signe un projet de loi protégeant les enfants à naître à partir de vingt semaines

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Par Micaiah Bilger (LifeNews) - traduit par Campagne Québec-Vie

Le gouverneur du Kentucky, Matt Bevin, s’est joint à une immense foule en célébration en février lors de la signature de deux lois pro-vie historiques. Le journal Northern Kentucky Tribune rapporte que les militants pro-vie, réunis à l’occasion du Rally for Life, remplissaient tous les trois étages de la rotonde du Capitole Kennedy, le Congrès des représentants de l’État. Mais ce janvier, le rassemblement annuel qu’organise la Kentucky Right to Life Association [Association Droit à la vie] avait un caractère spécial : la signature de deux projets de loi visant la protection des enfants à naître.

« Nous avons l’occasion de nous convertir en chefs de file d’une perspective morale et spirituelle pour ce grand pays qui en a tant besoin, déclare Bevin en présence d’une douzaine de législateurs d’État. Il faut continuer de lutter contre ce fléau qui ne cesse de ravager des vies innocentes. Les États-Unis en valent la peine, et le Kentucky indique le chemin à prendre. »

Une des nouvelles lois, la Pain-Capable Unborn Child-Protection Act [Loi de protection des enfants à naître susceptibles de douleur], interdit l’avortement après une vingtaine de semaines. C’est à partir de ce moment-là, le démontrent des études scientifiques fiables, qu’un enfant peut ressentir la douleur.

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La deuxième loi, la Ultrasound Informed Consent Act [Loi du consentement informé par ultrason], exige que le personnel de clinique d’avortement permette à une future mère, si elle le désire, de voir moyennant un ultrason l’enfant qu’elle porte. De plus, la loi stipule qu’en un tel cas, le personnel médical décrive l’image du bébé, sa taille, ses organes, les parties de son corps, et qu’on donne aux futures mamans l’occasion d’entendre battre le cœur de leur petit.

Bevin a signé les deux lois lors du rassemblement de mercredi, lois qui ont reçu l’appui des deux côtés de la législature, malgré des manifestations contraires de la part de militants pro-avortement – « C'est ce qui nous semble de toute évidence la chose à faire, continue Bevin, cité dans le State Journal, et nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi les discussions persistent autour du thème. Ce projet de loi fut appuyé autant par républicains que par démocrates, et tous se fondaient non seulement sur l’argumentation d’un parti ou d’un autre, mais aussi sur le caractère sacré de la vie humaine et le respect et la protection des innocents – sur l’affirmation qu’il vaut la peine de lutter pour des vies innocentes et que l’œuvre n’est qu’à ses débuts. »

À cette occasion, la Kentucky Right to Life Association a été le promoteur du plus grand rassemblement pro-vie de l’histoire de l’État. Des militants pro-vie ont rempli la rotonde de sorte que leur trop grand nombre a aussi occupé les couloirs de la State Capitol.

Dès lors, prend effet l’interdiction des avortements après vingt semaines de gestation. La American Civil Liberties Union [Union américaine des libertés civiles] a déposé une poursuite pour contester le projet de loi sur l’ultrason, tout juste après que Bevin en eut signé le décret.

Le Kentucky devient donc, en janvier, le seizième État à mettre en place une loi qui protège les enfants capables de sentir la douleur. Cette loi pourrait sauver des milliers de vies. En 2013, rapporte le CDC [Centre pour le contrôle et la prévention des maladies] aux États-Unis, il y a eu 5 770 avortements tardifs (après 21 semaines) et 8 150 avortements de fœtus d’entre 18 et 20 semaines.

Grâce à la majorité républicaine à la Chambre des représentants du Kentucky – une première depuis 1921, année où les démocrates prenaient majorité et la garderaient jusqu’en 2017 – des législateurs sont parvenus, après de nombreuses années d’ouvrage, à élaborer un projet de loi comme celui des ultrasons qui vient d’être approuvé.

L’administration Bevin cherche effectivement à en finir avec l’industrie de l’avortement dans tout l’État. Un certain établissement, la clinique pour femmes EWM à Lexington, qui se faisait passer pour un cabinet médical, a été obligé d’arrêter définitivement ses services quand des inspecteurs d’État l’ont surpris en train de pratiquer des avortements sans permis. Selon le Courier Journal, des inspecteurs sanitaires y ont aussi constaté les conditions insalubres.

Le Kentucky ne possède désormais qu’un seul avortoir.

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