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Le gouvernement ontarien veut imposer l'idéologie "gay" dans les écoles catholiques d'Ontario

Radio-Canada nous apporte l'information:

(Le premier ministre Dalton McGuinty, politicien sachant combien l'image est importante, se prétend catholique... pour mieux miner l'école catholique)

Toutes les écoles catholiques de l'Ontario devront permettre la formation de groupes d'appui gais-hétérosexuels, selon des amendements, dévoilés vendredi, au projet de loi sur l'intimidation à l'école.

Par ailleurs, ces groupes de soutien n'auront pas à se cacher sous d'autres noms; les directeurs d'école perdront leur droit de regard sur l'autorisation ou pas de ces regroupements dans leur établissement.

Le gouvernement libéral minoritaire en est venu à un accord à ce sujet avec le NPD, pour permettre l'adoption de la loi à temps pour la rentrée scolaire en septembre.

Débat religieux

Nombre de groupes religieux et de conseils scolaires catholiques s'opposaient aux alliances gaies-hétérosexuelles, parce qu'ils y voyaient une façon de promouvoir l'homosexualité, contrairement à leurs croyances.

Cet autre article de Radio-canada apporte des précisions:

La controverse porte sur le fait que le projet de loi, s'il devient loi, forcerait les conseils scolaires catholiques à s'ouvrir davantage aux élèves homosexuels, entre autres en permettant la création de clubs gais dans leurs écoles.

Toutefois, selon l'Institut pour les valeurs canadiennes, le projet de loi 13 viole la liberté de religion et de conscience des catholiques. Le président du groupe, Charles McVety, dit qu'il présentera au premier ministre Dalton McGuinty une pétition signée, selon lui, par des milliers de personnes.

L'évangéliste, connu pour son combat contre les mariages gais, se dit prêt à aller jusqu'en Cour suprême pour que la loi ne s'applique pas aux écoles catholiques.

« Je ne pense pas que ce projet de loi passerait le test de la Cour suprême, si l'on se fie à la Charte canadienne des droits et libertés. » — Charles McVety, Institut pour les valeurs canadiennes

De son côté, l'Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques ne menace pas de poursuivre la province. Mais sa directrice, Carole Drouin, se dit préoccupée par certaines dispositions du projet de loi.

« La ministre (de l'Éducation) se donnerait le droit d'intervenir dans une école qui ne fait pas les choses correctement pour répondre aux demandes d'appui ou de soutien des groupes d'élèves homosexuels. Et ça, c'est du jamais vu. » — Carole Drouin, Association franco-ontarienne des conseils catholiques

Même opposition du côté des écoles anglophones.

Le Cardinal Thomas Collins dénonce l'ingérence de l'état dans la direction des écoles catholiques. Toujours sur Radio-Canada:

 

Le cardinal de Toronto, Thomas Collins, décrie la mesure prévue dans le projet de loi contre l'intimidation, forçant toutes les écoles à permettre la formation de groupes d'appui gais-hétérosexuels.

Des amendements au projet de loi, dévoilés vendredi dernier, font en sorte que ces groupes de soutien n'auront pas à se cacher sous d'autres noms et les directeurs d'école perdront leur droit de regard sur l'autorisation ou pas de ces regroupements dans leur établissement.

Thomas Collins dit que le gouvernement ne devrait pas s'ingérer ainsi dans le fonctionnement des écoles catholiques.

L'imposition, dans les écoles catholiques, des alliances gaies-hétérosexuelles brime selon lui la liberté de religion. Il prie le gouvernement d'accorder plus flexibilité.

La directrice générale de l'Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholique, Carole Drouin, abonde dans le même sens.

« C'est une question au coeur du droit de la gestion et de la gouvernance des conseils catholiques. Il y a matière à explorer une poursuite, mais ce n'est pas le recours que nous allons privilégier, nous allons essayer le dialogue », dit-elle.

Voici la réplique du Cardinal Collins, président de l'assemblée des évêques d'Ontario, archevêque de Toronto:

Le 28 mai 2012
Observations sur un changement récent dans les politiques gouvernementales relativement à la proposition législative contre l’intimidation
 
Il y a déjà un certain temps que nous veillons d’une façon particulière à ce que nos écoles soient des endroits sécuritaires et accueillants pour tout le monde. Cette préoccupation se reflète depuis quelques années dans les nouvelles politiques éducatives et, tout dernièrement, dans des propositions législatives comme les projets de loi 13 et 14.
 
Pour les commentaires des évêques de l’Ontario au sujet de ces projets de loi, et sur le problème plus vaste de l’intimidation qui les a suscités, je vous renvoie au mémoire publié sur le site Web de l’Assemblée des évêques catholiques de l’Ontario.
 
Pour l’instant, je voudrais simplement commenter le récent changement de politique gouvernementale portant sur une façon particulière de réagir à une forme donnée d’intimidation et d’offrir une assistance personnelle à certains élèves : les Alliances gai-hétéro.
 
Ceux et celles qui prennent à coeur l’éducation catholique sont résolus à veiller à ce que les écoles catholiques s’inspirent des principes de l’Évangile, qui veulent que chaque personne soit traitée avec amour et respect. Chrétiennes et chrétiens, nous disons – et ce n’est pas une formule creuse, mais une norme de vie concrète : les écoles catholiques doivent être des lieux où chacun/e est accueilli/e comme le serait le Christ.
 
Ce n’est peut-être pas toujours le cas à l’école catholique, car nous sommes tous pécheurs, mais nous nous efforçons sincèrement de mettre en oeuvre ce principe. Nous avons une gamme variée de ressources spirituelles et de méthodes élaborées à partir de notre tradition de foi, qui ne font pas que combattre l’intimidation mais façonnent aussi un milieu scolaire accueillant pour tous. Nos écoles offrent en outre aux personnes un soutien personnel compétent et empreint de compassion. Nous avons essayé constamment et nous continuons d’essayer de collaborer avec le ministère de l’Éducation pour faire en sorte que les écoles catholiques respectent et dépassent toutes les normes gouvernementales.
 
Les intimidateurs invoquent divers prétextes pour s’en prendre aux autres : c’est habituellement parce que quelqu’un se distingue d’une façon ou d’une autre. Que des élèves soient maltraités parce qu’un facteur quelconque attire l’attention de l’intimidateur, c’est là que réside le mal. Ce que nous voulons, c’est que tous les élèves soient accueillis et aimés, et qu’aucun ne subisse d’intimidation. Dans les écoles catholiques, nous cherchons à atteindre ce but en appliquant des méthodes nées de la tradition de notre foi chrétienne, modelées par elle et en harmonie avec elle.
 
L’ « Alliance gai-hétéro » (GSA) est une façon particulière de répondre à une forme particulière d’intimidation. Le modèle GSA a été conçu aux États-Unis dans les années 1980. Parce que ce modèle est étroitement apparenté à un mouvement qui a des opinions particulières sur la personne humaine et sur les problèmes touchant la vie, des gens qui ne partagent pas ces opinions ont lieu de s’inquiéter de voir ce modèle servir non seulement à contrer l’intimidation, mais aussi à promouvoir des opinions avec lesquelles ils sont en désaccord. Ceux qui partagent ces opinions souhaiteront sans doute utiliser la méthode GSA. Et ils sont parfaitement libres de le faire.
 
Je me demande cependant pour quelle raison une loi provinciale devrait rendre cette méthode obligatoire dans une école catholique, qui a déjà ses propres méthodes, différentes mais efficaces, pour arriver au but de contrer l’intimidation et d’offrir un soutien personnel à tous les élèves, méthodes qui, contrairement à la GSA, découlent de ses propres principes fondamentaux et qui sont en harmonie avec eux. Si la raison en est qu’il y aurait quelque chose d’inacceptable dans les principes catholiques, je m’inquiète et je soupçonne que des caricatures de la foi catholique sont à l’oeuvre. Je reconnais volontiers que, même chez les catholiques, la richesse de notre foi et les raisons sur lesquelles se fondent ses enseignements n’ont pas toujours été exposées de manière efficace. C’est encore plus vrai à l’intérieur de la culture populaire au sein de laquelle nous vivons, mer dans laquelle nous nageons tous.
 
La GSA est la seule méthode ou la seule stratégie particulière mentionnée nommément dans le projet de loi 13. Voilà qui est intéressant. Avec les nouveaux changements apportés à la politique, si un élève insiste pour qu’on applique cette méthode, les conseillers scolaires et les directeurs ou directrices d’école, qui sont pourtant responsables des assises religieuses de l’école, seront tenus de donner leur accord.
 
En tant que pasteur d’un grand diocèse, je me déplace constamment pour rencontrer les gens et je ne cesse d’entendre des parents et des éducateurs m’exprimer leur inquiétude devant l’imposition aux écoles catholiques de la méthode GSA. La même crainte m’a été exprimée par des fidèles d’autres fois religieuses, car il arrive souvent que des parents choisissent d’envoyer leur enfant dans une école secondaire catholique précisément parce qu’ils en attendent une approche de la vie globalement conforme à leurs convictions familiales et à leur foi.
 
Le nom d’un organisme véhicule un contenu distinctif : si on vous demande d’adhérer au parti libéral, au parti conservateur ou au parti néo-démocrate, vous attendez naturellement de chacun d’eux quelque chose de différent. Ces groupes ont chacun leurs traditions, leur forme. Il ne s’agit donc pas seulement ici du nom, mais du contenu relié au nom, de la « marque ». Est-ce bien ce que vous voulez, quelque chose qui convient à vos principes fondamentaux? Si oui, très bien; mais ce n’est pas là quelque chose qu’on peut imposer à une collectivité.
 
Quelques questions se posent.
 
1. Pourquoi se servir d’une loi provinciale pour faire de la microgestion et dicter les noms de clubs étudiants?
 
2. Pourquoi les catholiques ne seraient-ils pas libres d’élaborer leurs propres méthodes pour contrer l’intimidation et offrir un soutien personnel aux élèves, tant que ces méthodes arrivent à offrir un milieu scolaire favorable et accueillant? Pourquoi les obliger à accepter une méthode particulière, reliée à une approche différente des grands problèmes de la vie?
 
3. Pour lutter contre l’intimidation et pour faire de l’école un milieu bienveillant et respectueux, le leadership des élèves joue un rôle déterminant. De fait, la façon la plus efficace de stopper l’intimidation est sans doute l’exemple des autres élèves. Les élèves collaborent avec les adultes responsables de l’école pour promouvoir le bien de tous et de chacun. Mais les conseillers scolaires et les directeurs sont les gardiens légitimes de la tradition spirituelle de l’école et, dans une école catholique, cela comprend la tradition de la foi catholique. Pourquoi recourir au pouvoir d’une loi provinciale pour passer outre à l’autorité adulte légitime et permettre à un élève d’imposer telle méthode particulière?
 
4. En suivant le principe selon lequel l’autorité légitime de l’école est abrogée dans ce domaine particulier, est-ce qu’un élève aura désormais le droit d’imposer un programme, un club, un groupe de plaidoyer en lien avec une cause quelconque? Voici un peu plus d’un an, j’ai entendu formulé comme suit le principe dont s’inspire cette politique : « si un/e élève veut l’avoir, il/elle l’a ». La chose peut sembler attrayante, mais c’est là une conception superficielle et faussée du leadership étudiant. Les conseillers scolaires et les directeurs/directrices d’école sont les gardiens adultes légitimes du bien commun de la communauté scolaire au niveau local, et il n’est pas sage que Queen's Park intervienne pour abroger leur responsabilité.
 
5. Quoi qu’on pense de l’idée de la GSA, comment savoir que dans une école donnée la GSA sera la méthode la plus efficace pour aider les élèves visés par des intimidateurs? Qui doit prendre la décision à l’école? Les adultes à qui on a confié la responsabilité de la communauté scolaire et de chacun de ses membres? Non, dit la nouvelle politique. Est-ce prudent?
 
Aux membres de notre communauté catholique : je vous exhorte à réfléchir aux conséquences pour l’éducation catholique de ce changement subit dans la politique du gouvernement, et au privilège extraordinaire accordé à une façon particulière de traiter l’intimidation et le soutien personnel. Les éducateurs catholiques devraient avoir la liberté de veiller à ce que les écoles catholiques soient des milieux d’apprentissage bienveillants, où chaque personne est traitée avec amour et respect, et de le faire d’une façon qui s’inspire de notre tradition de foi et qui soit en harmonie avec elle. Il faut regarder la route devant nous.
 
À nos amis et voisins d’autres fois religieuses ou sans affiliation religieuse, y compris ceux et celles qui ne sont pas d’accord avec les croyances de l’Église catholique, et à ceux et celles qui appuient personnellement les convictions dont s’inspire la GSA : envisagez, je vous prie, les conséquences collectives de l’imposition d’une loi qui passe outre aux convictions profondes d’une communauté croyante de notre province et qui porte atteinte à sa liberté d’agir selon les principes de sa conscience. Si ça nous arrive à nous, ça pourrait vous arriver à vous, sur cette question et sur d’autres. Si la liberté de religion devient un droit de deuxième classe, vous en serez affectés, vous aussi, un jour ou l’autre.
 
Cette controverse n’a pas lieu d’être. Nous voulons tous et toutes des écoles qui soient des milieux bienveillants et accueillants pour tous. Nous demandons simplement le respect de la diversité dans notre société, et le droit d’atteindre l’objectif d’une école accueillante et du soutien personnel aux élèves en employant des méthodes en harmonie avec notre foi.
 
Thomas Cardinal Collins
Archevêque de Toronto
Président de l’Assemblée des évêques catholiques de l’Ontario

Réplique du premier ministre ontarien, toujours sur Radio-Canada:

Le gouvernement ontarien persiste et signe, au lendemain d'une sortie publique de l'archevêque catholique de Toronto contre les alliances gaies-hétérosexuelles dans les écoles.

Selon le cardinal Collins, les écoles catholiques devraient pouvoir choisir leur propre façon de lutter contre l'homophobie.

En vertu d'amendements au projet de loi provincial sur l'intimidation à l'école, les directeurs perdront leur droit de regard sur le nom donné aux groupes d'élèves dans leur établissement.

Le premier ministre McGuinty, lui-même un catholique, répond qu'un nom a de l'importance et que son gouvernement veut rassurer les jeunes qu'ils seront acceptés, peu importe leur orientation sexuelle.

Le premier ministre ontarien connaît l'importance des mots et que par le nom imposé d'alliance gai-hétérosexuel, il imposait aussi toute une philosophie incompatible avec le christianisme: celle d'une autre conception saine de la sexualité que l'hétérosexualité. Le catéchisme de l'Église catholique affirme:

S'appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves, la Tradition a toujours déclaré que "les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés". Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l'acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d'une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d'approbation en aucun cas.

Un nombre non négligeable d'hommes et de femmes présentent des tendances homosexuelles foncières. Ils ne choisissent pas leur condition homosexuelle; elle constitue pour la plupart d'entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à s'unir au sacrifice de la Croix du Seigneur les difficultés qu'elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.

Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d'une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne. (CEC nos 2357 à 2359)

C'est un véritable combat pour la liberté de conscience et la liberté de religion entre un gouvernement voulant imposer une philosophie, une vision de l'homme complètement erronnée à toute une province, et une Église défendant la liberté de conscience pour tous et une compréhension juste de la nature humaine.

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