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Le Conseil du statut de la femme utilise vos impôts pour promouvoir le «droit» à l'avortement...

Sur le site du Conseil du statut de la femme, cet article que nous commentons:

 

(Julie Miville Dechêne, présidente du Conseil du Statut de la femme)

 

Le 28 janvier marque un anniversaire historique pour le droit des femmes à disposer de leur corps. 25 ans auparavant, jour pour jour, la Cour Suprême du Canada décriminalisait l’avortement, en concluant que forcer une femme à mener le fœtus à terme était une ingérence profonde à l’égard de son corps et donc une atteinte à la sécurité de sa personne. Des mots puissants, qui encore aujourd’hui doivent être martelés.
 Mais tuer un enfant à naître ne serait pas une ingérence profonde à l’égard de son corps et une atteinte à la sécurité de sa personne? Il faut rappeler l’incohérence de cette décision et que la Cour Suprême demandait au parlement de faire son travail : légiférer pour mettre des balises à l’avortement, alors que, comme la Corée du Nord et la Chine, nous n’en avons plus aucune… Nous ne cesserons jamais de marteler que l’avortement est un crime abominable qui tue des innocents.
Récemment, j’ai participé à un débat un peu déstabilisant sur Matv, justement sur l’avortement, 25 ans après l’arrêt Morgentaler. Nous étions 8 femmes et 2 hommes, presque tous favorables au libre-choix des femmes. Et pourtant le ton a monté : plusieurs étaient campés sur leur position, n’écoutaient pas les autres, ou jugeaient que le seul fait de débattre de cette question était malvenu. Une intervention pacifique m’a marquée, celle de l’intellectuelle Rachida Azdouz qui, au contraire, soutenait qu’une société arrête de progresser quand elle refuse le débat. (À lire dans la Gazette des femmes : L’avortement — un droit en péril?)
 
Le rôle du Conseil du statut de la femme en la matière est de défendre ce droit à l’avortement, gagné de haute lutte par les femmes, avec l’appui inestimable du docteur Morgentaler. Pour cette raison, nous publions aujourd’hui la brochure L’avortement : 25 ans de reconnaissance officielle qui se veut un historique factuel des étapes qui ont mené à la décriminalisation de l’avortement en 1988. Cette courte publication est destinée aux jeunes femmes et aux jeunes hommes. Nous voulons les sensibiliser au fait qu’il y a 25 ans, l’avortement était rien de moins qu’un acte criminel. Nous voulons leur faire comprendre que dans les années 60, les avortements clandestins étaient la principale cause d’hospitalisation des femmes au Canada. Bref, nous croyons qu’en connaissant mieux l’histoire des femmes, la jeune génération prendrait moins pour acquis que l’avortement est un service médical comme un autre. Il n’en a pas toujours été ainsi. Et dans de nombreux pays, les femmes mettent leur vie en péril en tentant de s’autoavorter ou en allant voir des charlatans. Chaque année, 47 000 femmes dans le monde meurent de complications consécutives à un avortement, particulièrement dans les pays où la procédure est illégale.
Si le rôle du Conseil du statut de la femme est de défendre le droit à l’avortement, alors il doit être aboli au plus tôt. L’avortement est un acte criminel, que le vide juridique actuel permet. Les jeunes comprennent très bien qu’il est absurde de légaliser l’avortement sous prétexte qu’il se fait dans de mauvaises conditions. Et ils savent que ce qui doit être fait, c’est soutenir la femme enceinte en difficulté pour qu’elle puisse donner vie dans la sérénité, ou, si elle le désire, donner son enfant à un couple qui sera heureux d’avoir cet enfant à aimer… Elle n’aura pas alors sur la conscience le fait d’avoir laissé tuer son enfant, par ignorance ou par pression de la société. Si les femmes avaient l’aide nécessaire pour vivre leur grossesse dans la confiance, elles ne demanderaient pas le meurtre de leur enfant. Nombre de femmes qui recourent à l’avortement mentionnent qu’elles n’avaient « pas le choix »…
Défendre le droit à l’avortement, et en corollaire répéter aux pouvoirs publics que l’éducation sexuelle est la meilleure façon d’éviter des grossesses non désirées. Il faut réintroduire des cours d’éducation sexuelle dans les écoles, et pourquoi ne pas rendre la contraception gratuite pour les jeunes.
 Les jeunes ont entendu à satiété les discours brutaux sur la sexualité du ministère de l’Éducation. Ils désirent entendre parler d’amour, de responsabilité, d’engagement, et qu’on cesse de les prendre pour des pervers sexuels. Dans plusieurs pays, la majorité des avortements sont faits sur des femmes utilisant une forme ou l’autre de contraception. Parce que la contraception, en plus de ne pas être sûre à 100 %, incite les jeunes à avoir des comportements plus risqués.
Et je vous rappelle qu’être pro-choix ne veut pas dire banaliser l’avortement. Non, il s’agit parfois d’un choix déchirant, nous en sommes conscientes, mais dans toutes les sociétés où l’avortement est illégal, les femmes sont souvent prêtes à mettre leur vie en jeu plutôt que de devoir mener une grossesse non désirée à terme.
L’avortement est complètement banalisé dans notre société. Dans toutes les sociétés ou l’aide psychologique et matérielle est bien présente, les demandes d'avortement disparaissent. Et il faut mentionner que ce n'est pas parce qu'un acte meurtrier se fait dans de mauvaises conditions hygiéniques qu'il faut légaliser ces actes pour offrir un service criminel de qualité! On ne crée pas de cliniques de suicide assisté, comme on ne devrait pas avoir de cliniques de tueurs à gages spécialisés dans les enfants à naître.
Les revendications du Conseil du Statut de la femme, sont une honte pour les femmes et pour tous les Québécois. Par son extrémisme, le conseil remet en cause la pertinence de son existence. Les fonds publics qui y sont gaspillés devraient également donner lieu à une commission d'enquête... On ne peut, au Québec, entretenir un conseil travaillant à l'élimination d'une partie des Québécois!
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