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La peur du ridicule ou le « christianisme » progressiste

Le pape Paul VI parlait un jour de la fumée de Satan qui envahissait l’Église. C’était suite au merveilleux Concile Vatican II. Une merveille que nous avons à approfondir tous les jours avec ces textes extraordinaires qui ont permis un nouveau dialogue avec le monde.
 
Malheureusement, pour beaucoup de chrétiens, cette ouverture fut entachée de l’idéologie que l’on appela le « progressisme » et que l’on retrouve également dans les communautés chrétiennes protestantes.
 
Personnellement, la "théologie progressiste" m'est toujours parue si dénuée de fondement et de rationalité que je n'ai jamais été capable de croire que des chrétiens puissent vraiment partager les idées qu'elle véhiculait. Peut-être qu'avec le temps certains ont vraiment adhéré à ce qu'ils prônent parce que selon le proverbe, "à force de ne pas vivre comme on pense, on finit par penser comme on vit" et ont théorisé leurs acceptation de la pensée du monde en ce christianisme progressiste. Je ne parviens pas à m'habituer à cette pensée. C'est la raison pour laquelle l'hypothèse que je vais maintenant exposer me paraît mieux expliquer l'une des sources fondamentales du christianisme progressiste.
 
Il faut se rappeler que dès les années 1950 au Québec, et même partout en Occident, une persécution idéologique « spirituellement sanglante » comme la qualifiait un rescapé de la Yougoslavie communiste, pour la distinguer de la persécution corporelle du communisme, sévit.
 
Être catholique, être chrétien devient synonyme de bigoterie, de retard mental, d’étroitesse d’esprit, de stupidité. C’est Pierre-Eliott Trudeau caricaturant le cardinal Léger récitant le rosaire, c’est « Les Cyniques » se moquant de tout ce qui est sacré et religieux.
 
Face à ce mouvement d’intolérance et de haine, beaucoup suivront le mouvement et perdront sinon la foi, du moins, la pratique religieuse et l’appartenance à leur communauté chrétienne.
 
D’autres feront front pour combattre ce terrorisme qui visait à dénigrer et faire tomber la respectabilité de toute personne s’affichant comme croyant. Peu de gens voudront répéter l’expérience de Claude Ryan, parlant maladroitement de la « main de Dieu » dans l’histoire politique du Québec. Ces personnes qui refusèrent le respect humain et gardèrent le fort de la foi furent peu nombreuses à l’époque, marginalisées. Elles voulaient travailler à l’aggiornamento ("la mise-à-jour") de l’Église, mais elles furent mises de côté par les dirigeants religieux qui choisirent un autre type "d'aggiornamento".
 
Dans l’Église se leva un autre mouvement, qui prit le devant de la scène, le progressisme chrétien. Composés de chrétiens sachant que « Jésus est la Voie, la Vérité et la Vie », et ne voulant pas le quitter, ces chrétiens n’avaient peut-être pas la force de supporter le poids quotidien du ridicule et de l’oppression médiatique, culturelle d’une classe artistique et politique utilisant tous les artifices pour faire croître le mépris de la religion chrétienne.
 
Devant cette force du ridicule, il semble que ces chrétiens dits progressistes choisirent non seulement d’adapter la présentation du message du Christ pour le mieux faire comprendre au monde contemporain, mais d’adapter le message lui-même, pour qu’il soit conforme et acceptable à ce que la société permettait qu’il soit. Ces chrétiens rejetèrent alors, entre autres, l’encyclique « Humanae Vitae », texte prophétique et juste dont on voit aujourd’hui combien il exprima clairement les conséquences de la mentalité contraceptive. Les progressistes influencèrent profondément l’Église québécoise et canadienne et sont encore aujourd'hui bien présent en son sein.
 
Malheureusement, malgré leur prétendue ouverture au dialogue, il semble qu'il est impossible de discuter avec les représentants de ce courant de pensée, parce qu’au départ, il ne s’agit pas d’un problème de logique ou de vérité, mais celui d’un complexe d’infériorité refusant de porter la croix du mépris, et refusant donc toute logique et vérité qui l’obligerait à porter cette croix, à se faire couper la tête, par exemple, parce que l’on dénonce l’adultère du roi, l’avortement des enfants à naître, la contraception comme outil intrinsèque de destruction de l’amour conjugal, comme l’ont expérimenté tant de couples, chrétiens ou pas. 
 
Pour le progressiste, la vérité n’existe plus. Il ne reste que cet effort de dialogue pour tenter de prouver à l’esprit du monde que MÊME si nous sommes chrétiens, nous ne sommes pas si bêtes que cela, parce que nous acceptons la contraception, l’avortement, l’euthanasie, les femmes prêtres, le « mariage » gai, l’adoption par les partenaires de même sexe des enfants, la redéfinition de l’être humain selon la théorie du genre, bref tout ce que le monde voudra que l’on croît, pourvu qu’il nous laisse également l’illusion que nous sommes aussi attachés au Christ et qu’il nous permette de croire en Lui sans se faire ridiculiser. Les progressistes seraient les adorateurs de la petite tape dans le dos, celle que leur donnera la société, après qu’ils auront abandonné tous leurs principes pour répéter ce que le monde leur aura dit d’affirmer.
 
Les progressistes ferment les yeux sur le profond et viscéral mépris qu’ils engendrent dans l’esprit du monde, pourvu qu’en apparence, la société leur remette prix, récompenses, louanges. Oui, ils font partie du groupe et ne sont pas comme ces fanatiques intolérants, ces chrétiens qui osent présenter un Christ intransigeant sur les principes et la Vérité et « MISÉRICORDIEUX », et non pas tolérant du mal.
 
Il suffit de lire quelques livres de théoriciens du progressisme pour constater à quel point ils peuvent souffrir de ce que certains appelaient « la théologie des courbettes » ou plutôt de l’aplat-ventrisme devant l’esprit du monde.
 
Nous nous contenterons de citer Hans Kung, le « pape » du progressisme, récipiendaire d’un prix de la franc-maçonnerie pour l’ensemble de son œuvre.
 
Parce que le surnaturel est dénigré et refusé par la société, Kung s’efforcera de faire disparaître toute explication miraculeuse ou dépassant les lois de la nature, de la vie du Christ. Remarquez l’importance que Kung accorde à l’opinion de « l’homme contemporain » et qui est si présente dans ces œuvres. Elle est le critère de discernement qui permet d’approuver ou refuser une doctrine. Nous ne prendrons que deux citations de son livre « Être chrétien » (!) sur les doctrines de la Trinité et de la Résurrection :
 
— « Il est possible, à partir des perspectives indiquées, de comprendre aujourd’hui encore dans leur sens originel et non mythologique les relations du Père, du Fils et de l’Esprit et les nombreuses formules triadiques, trinomiques, du Nouveau Testament. Celles-ci ont donné naissance à la doctrine théologique de la trinité intra-divine, qui tente de concevoir, à l’aide d’un appareil conceptuel hellénistique, le Père, le Fils et l’Esprit dans leur véritable différence et dans leur indissoluble unité. Cette doctrine pose des problèmes spécifiques et n’est malheureusement plus guère intelligible pour l’homme contemporain. »
Conclusion? « La foi au Dieu unique, héritée d’Israël et commune avec l’Islam, ne doit pas disparaître dans une doctrine trinitaire : il n’y a pas de Dieu en dehors de Dieu. » (KUNG, HANS. Être chrétien, éd. du Seuil, Paris, 1978, p.550-555)
 
— « Quand on cherche à comprendre les nombreux récits de miracle du Nouveau Testament sans l’hypothèse invérifiable d’une “intervention” surnaturelle dans les lois physiques, on peut être a priori suspecté de retomber dans des idées périmées si l’on postule subitement une telle “intervention” surnaturelle pour le miracle de la Résurrection, qui contredit aussi bien toute pensée scientifique que toutes convictions et expériences tirées de la vie quotidienne. (…) À lui seul, l’état des sources interdit de reconnaître a priori une valeur historique aux nombreux développements, infléchissements et arrangements subis par le message pascal; au contraire, toutes ces transformations ont vraisemblablement un caractère largement légendaire »
 
Conclusion? « On peut affirmer à juste titre avec Bultmann, à l’encontre d’une conception grossièrement objectiviste et réaliste de la Résurrection, que Jésus est ressuscité dans la foi de ses disciples, dans la parole de la prédication dans le Kérygme. » (ib. p. 397, 417, 436)
 
Il faut noter que l’explication de « l’état des sources » de Kung ne tient pas la route. Même s'il a tenté d'atténuer la portée de ces propos par la suite, Kung ne les a pas renié.
 
La conclusion suivante qu’aurait du tiré Kung de ces propos est que les disciples étaient une bande d’illuminés sectaires, inventeurs d’une folle théologie et assez fous pour mourir pour leur invention. Ils ont vu Jésus mort, non ressuscité, mais par des concepts théologiques sur une résurrection fantasmée, ils croient que son message a assez d’importance pour mourir pour lui. Et ce, même si les Évangiles rapportent qu’ils ont fui, qu’ils se sont terrés, qu’ils ont renié, qu’ils avaient peur… Et ils ont inventé des Évangiles de la Résurrection avec des histoires amusantes comme celle de Thomas touchant les pieds et les mains du Christ ou celui-ci mangeant du poisson avec eux après sa mort. Quelle imagination avaient ces disciples pour fonder une religion non voulue par le Christ, ce qu'affirme également Kung. Mais tout cela n’a aucune importance, car l’important, ce n’est pas la théorie, mais la pratique nous dit Kung…
 
Kung nous explique ce qu’est finalement « être chrétien » : « Pâques est l’origine et le but de la foi, on ne devrait pas en faire un article de foi. Le critère ultime qui décide si un homme est chrétien n’est pas la théorie, mais la pratique; ce qui importe, ce n’est pas ce qu’il pense des doctrines, des dogmes et des interprétations, mais comment il se comporte dans la vie. »(ib. p.438)
 
Mais alors si un chrétien n’est pas quelqu’un qui croit en la résurrection corporelle du Christ, qu’il est Vrai Dieu et vrai homme, mais simplement quelqu’un qui a une bonne pratique, quels seront les critères pour déterminer si une pratique est chrétienne? Les mêmes qui ont déterminé si une croyance ou doctrine chrétienne peut être acceptable ou vraie : l’opinion du monde. Et c’est pourquoi un bon « chrétien » progressiste est quelqu’un qui accepte l’avortement, l’euthanasie, le « mariage » gai, l’adoption par les partenaires de même sexe d’enfants, les femmes prêtres, la contraception, tout ce que le monde lui dira d’accepter comme vrai. Sa doctrine n’est plus l’enseignement du Christ, même s’il conserve un attachement sentimental pour le Christ qu’il sait être « La Voie, la Vérité, la Vie ». Son désir d’être accepté par le monde lui fait renier toute intelligence de la foi pour accepter les dogmes de l’esprit du monde.
 
Les chrétiens progressistes sont présents dans toutes les causes humanitaires et écologiques acceptables et recommandées par la société, ils seront toujours les premiers à s’occuper des « bons » pauvres, mais ils ne lèveront jamais le petit doigt pour défendre l’enfant à naître, parce que le plus pauvre qu’est cet enfant, ce « mauvais » pauvre, pourrait détruire complètement leur réputation d’ouverture d’esprit. Les adorateurs de la petite tape dans le dos ne prendront jamais ce risque…
 
Comme toutes les hérésies de l’histoire du christianisme, le progressisme passera. Tranquillement, l’Esprit Saint souffle un vent de courage et de ménage, comme on peut le voir actuellement aux États-Unis. Et cela, c’est pleinement rafraichissant pour la cause des enfants à naître. De plus en plus de chrétiens ont la force de l’Esprit Saint qui permet de franchir l’obstacle du respect humain, pour défendre la vie. Et de plus en plus de gens croyants ou pas, s’impliquent dans la cause de la vie. Les lendemains qui chantent, c’est pour les futurs enfants à naître !
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--Émilie

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