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L'euthanasie en Europe: une anomalie concernant 28 millions de personnes sur 350 millions

L'euthanasie en Europe ne concerne que trois petits pays: la Hollande, la Belgique et le Luxembourg. Dans le reste du continent, sur ce sujet, la raison prédomine. Le site Libertépolitique.com nous apporte une sérieuse critique de la situation européenne:

 

La première vérité est que les trois Etats du Benelux ne représentent que 28 millions de personnes sur les 800 millions enregistrées au Conseil de l’Europe et sur les 320 millions habitants de l’Union européenne. De fait, nous ne saurions oublier que l’écrasante majorité des Européens ignore toute législation légalisant l’euthanasie. Ainsi que nous le rappelle fort opportunément le groupe Ethique, droit et santé du Collectif Plus digne la vie, « croire que 28 millions d’habitants du Benelux peuvent avoir raison tous seuls contre les 321 millions des 24 autres Etats de l’Union européenne qui ont fait un choix contraire, c’est refuser la réalité, c’est raisonner exclusivement avec des préjugés idéologiques [1]». 

 

A l’encontre de l’évolution 

La seconde vérité est que l’on assiste en fait à un mouvement contraire des parlements nationaux qui se trouvent toujours plus nombreux au fil des années à adopter des lois en faveur du respect de la dignité et de la vie des mourants. Si les Pays-Bas et la Belgique ont légalisé l’euthanasie depuis maintenant une décennie, aucun Etat sur le continent, hormis le cas très particulier du Luxembourg en 2009, n’a choisi de leur emboîter le pas. Bien au contraire, rappelle le Collectif plus digne la vie, après la France en 2005, la République tchèque en 2008, l’Allemagne et l’Italie en 2009 et 2011, la Suède en 2010 et l’Espagne en 2011, on peut dire qu’une majorité d’Etats de l’Union européenne a fait le choix clair du refus de l’acharnement thérapeutique et de l’euthanasie tout en instaurant un droit aux soins palliatifs en faveur de leurs concitoyens. Au nom de son passé et d’une réflexion liée à son histoire, le Bundesrat et le Bundestag allemands ont catégoriquement rejeté l’idée d’une dépénalisation même exceptionnelle de l’euthanasie et ont encouragé le développement des soins palliatifs au niveau fédéral. Berceau de la médecine palliative, la Grande-Bretagne, pourtant libérale et de tradition utilitariste, a vu jusqu’à présent échouer toutes les tentatives de légalisation de l’euthanasie et de suicide assisté à la Chambre des Lords – la dernière date du début de l’année 2010 –, quelle que soit la couleur politique de ses représentants, témoignant par là-même d’un fort rejet culturel de la société britannique à la mise en œuvre d’un soi-disant droit à la mort. Contrairement à ce qui est parfois affirmé, on constate que sur cette question il n’y a pas de clivage culturel entre pays du nord ou du sud de l’Europe.

(...)

En conclusion, on retiendra que les discours qui accréditent l’idée selon laquelle l’Europe serait en train de légaliser progressivement l’euthanasie dans une marche de l’histoire inéluctable sont tout simplement faux. « Croire que copier la législation hollandaise et belge, c’est faire œuvre de modernisme, c’est s’égarer », avertit le Collectif plus digne la vie qui ajoute : « Légaliser maintenant l’euthanasie, c’est aller à contrecourant du fondement du soin, de la solidarité et de l’évolution de la prise en charge de la fin de vie en Europe ».

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