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L'avortement sélectif et les indo-canadiens

Un article du journaliste scientifique Jean-François Cliche paru dans le journal Le Soleil du 16 avril 2012:

 

 

(Québec) Même après avoir immigré au Canada, les femmes qui sont nées en Inde et en Corée du Sud accouchent plus souvent de garçons que les autres, ce qui suggère que l'avortement sélectif des filles pourrait être pratiqué ici, selon une étude ontarienne qui vient de paraître.

Menée par l'épidémiologiste Joel G. Ray, de l'hôpital St. Michael's, à Toronto, l'étude a consisté à examiner toutes les naissances uniques vivantes survenues en Ontario de 2002 à 2007, puis à calculer le ratio des sexes - le nombre de garçons sur le nombre de filles - selon le pays d'origine de la mère. Les résultats, basés sur pas moins de 766 000 naissances (dont 32 000 de familles indiennes et 3600 de familles coréenne), ont été publiés ce midi par le Canadian Medical Association Journal.

En général, ce ratio est d'environ 1,05, ce qui signifie qu'il naît naturellement 105 garçons pour 100 filles. Dr Ray et son équipe ont trouvé des ratios égaux ou très proches pour tous les endroits de naissance des mères - Canada, Europe, Chine, Philippines, «reste de l'Asie de l'Est», Pakistan, «reste de l'Asie du Sud» et «autres» -, sauf pour deux endroits. En effet, chez les mères qui donnaient naissance à leur premier enfant, ce ratio favorisait significativement les garçons lorsque la mère était née en Corée du Sud (1,20) et en Inde (1,11).

En outre, ce ratio était particulièrement élevé chez les femmes nées en Inde qui accouchaient de leur 2e enfant ou plus, atteignant pas moins de 1,36.

«Nos résultats soulèvent la possibilité que les couples originaires de l'Inde utilisent plus souvent que les autres des méthodes de détermination prénatale du sexe et choisissent l'avortement lors d'une deuxième grossesse ou plus si le foetus est une fille», avancent les auteurs. Ceux-ci avertissent toutefois en conclusion qu'il faudra des études plus «directes» des pratiques de sélection sexuelle chez les immigrants pour savoir s'il s'agit d'avortements sélectifs ou d'implantation de foetus-garçons.

Des études précédentes ont toutefois trouvé qu'en Inde, le ratio garçon-fille est nettement plus élevé pour les deuxièmes naissances lorsque l'aîné de la famille est une fille. De même, au Canada, d'après les données du recensement, lorsque les deux premiers enfants d'une famille d'origine indienne sont des filles, le ratio garçon-fille est de 1,90 pour les naissances subséquentes.

On devine que le sujet doit être âprement débattu au sein de la communauté indienne du Canada, qui ne forme pas un bloc monolithique, mais à l'heure d'écrire ces lignes, la demi-douzaine d'associations et de ressortissants contactés par Le Soleil avaient refusé nos demandes d'entrevue ou n'y avaient pas répondu.

Dans tous les cas, la question de savoir comment empêcher ce genre de comportement sans tomber dans un profilage racial inacceptable est loin, très loin d'être facile, commente Bernard Keating, chercheur en bioéthique à l'Université Laval.

«C'est le problème, très difficile, d'une immigration qui amène avec elle des valeurs incompatibles avec celles de nos sociétés, dit-il. (...) Je pense qu'il faut travailler avec des leaders de ces communautés-là qui vivent ici et qui ont fait un certain tri dans leur héritage culturel. Je pense à cette belle analogie de Boukar Diouf, qui dit que quand on voyage, il faut savoir alléger ses valises, il ne faut pas tout prendre avec soi. Et ici, même si on n'est pas toujours des champions de l'égalité de la femme au quotidien, on a cette idée de l'égalité des sexes qui rend ces pratiques inacceptables.»

 

 
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