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Je l’avais convaincue de se faire avorter. Puis je l’ai croisée au magasin.

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Par Abby Johnson de LifeSiteNews - traduit par Campagne Québec-Vie

J’ai déjà eu l’habitude de demander aux personnes que je pensais reconnaitre «Vous ai-je l’air familier?». Il y a quelque temps, je pouvais poser cette question au moins une fois par semaine, mais maintenant, cela doit faire au moins quatre ans que je ne l’ai plus posée à personne.

Il y a quatre ans, j’ai vu une femme dans un magasin et je savais que je la connaissais. «Je pouvais déduire qu’elle me reconnaissait elle aussi puisque chaque fois que nous passions l’une à côté de l’autre, elle me faisait un petit sourire».

Finalement, je lui ai simplement demandé : «Vous ai-je l’air familier?».

Elle a commencé à rire et a répondu que oui, mais elle ne pouvait pas se rappeler où elle m’avait vue auparavant. «Aussitôt qu’elle a commencé à parler, j’ai compris. Elle avait déjà été assise en face de moi à mon bureau de Planification familiale. Je l’avais alors incitée à se faire avorter. Son histoire était encore vive dans ma mémoire. Elle pleurait. Je l’avais rassurée, lui disant des choses telles que : « Ce n’est pas parce qu’une décision nous fait pleurer qu’elle n’est nécessairement pas bonne».

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Je me rappelle que j’essayais de la faire sortir de mon bureau. Nous avions parlé pendant au moins quarante-cinq minutes, et cela était bien au-delà du temps généralement alloué pour les périodes de counseling, soit quinze minutes. Je savais que je devais avoir une pile de dossiers qui m’attendaient dans une boîte à l’extérieur de mon bureau. Afin d’accélérer un peu les choses, j’ai alors joué ma dernière carte en lui disant : « Si vous n’avez pas votre avortement aujourd’hui, vous ne pourrez pas revenir avant au moins une semaine, et cela va vous coûter plus cher. Vous ne voulez pas ça, n’est-ce pas?».

À contrecœur, elle a dit qu’elle était prête à se faire avorter. Excellent. Mon travail était fait. Toutes les lignes ont été signées, et toutes les petites cases, cochées.

Je suis désolée. Je suis désolée de ne pas vous avoir dit la vérité à propos de l’avortement. Je suis désolée que vous ayez été trompée par des personnes en qui vous aviez mis votre confiance. Je suis désolée de ne pas vous avoir écoutée lorsque vous avez pleuré dans nos bureaux.

J’ai de nouveau regardé fixement cette jeune femme. J’avais quitté les bureaux de Planification familiale. J’étais devenue pro-vie. J’étais désolée de lui avoir fait subir cela. Mais qu’étais-je supposée lui dire? J’ai paniqué et lui ai dit:«Eh bien, qui sait? Peut-être allons nous de nouveau nous croiser prochainement?». Je suis alors sortie à toute vitesse, le cœur rempli de honte.

J’ai vraiment espéré que des situations de ce genre n’arriveraient jamais plus. Mais c’est arrivé. À plusieurs reprises. À chaque fois, je regardais la jeune femme dans les yeux, puis je changeais de direction. Comment pourrais-je faire face à ces femmes? Mon péché me fixait du regard à chaque fois que je les regardais. Je ne voulais pas regarder ce péché. Il était trop réel.

Après quelque temps, ces situations sont survenues de moins en moins souvent. Pour mon travail, nous avons déménagé dans une ville différente, et j’y ai rarement rencontré des gens déjà vus à la clinique. Et même si j’en rencontrais, j’étais plus confiante maintenant. J’étais en accord avec le fait de leur dire qui j’étais et comment je les connaissais. J’étais devenue maintenant rapide pour m’excuser de la contribution que j’avais eue dans leur avortement. Le plus je guérissais et le plus cela devenait facile.

Il y a environ six mois, j’ai reçu un courriel auquel je ne m’attendais pas. Ma confiance a été ébranlée en à peine quelques secondes : Une jeune femme est venue à ma clinique alors qu’elle n’était âgée que de seize ans. Honnêtement, je ne me rappelais pas d’elle. Elle m’a raconté son histoire à travers son message, et j’avais le cœur brisé pour elle. Après son avortement, elle raconte qu’elle a été dépendante de drogues, a souffert d’une dépression très sérieuse et a même tenté de se suicider.

Elle m’a accusée : « Vous m’aviez dit que je me sentirais bien après mon avortement». Je lui avais dit qu’elle n’aurait aucun regret. Mais elle en a eu. Elle m’a dit que j’étais la cause de sa souffrance. Et pendant que je lisais son courriel, je sentais sa douleur. J’ai aussi ressenti cette honte que je n’avais pas éprouvée depuis plusieurs années.

J’ai probablement lu son courriel au moins cinquante fois. Honnêtement, j’ai pensé à simplement le supprimer… Prétendant que je ne l’avais jamais reçu. Mais je savais que je ne pouvais pas faire cela. Je devais lui répondre. Je devais lui demander pardon. Après avoir réfléchi à ma réponse pendant deux jours, je me suis finalement assise pour écrire.

J’ai assumé ma responsabilité. Je lui ai fait mes excuses au moins dix fois dans ma première réponse. Je n’ai pas cherché à me trouver des excuses. Je n’ai pas justifié mes mots ou mes actions. Je me suis simplement excusée, encore et encore. Et puis, je lui ai offert de l’aide. Cette jeune femme, qui était maintenant dans le début de la vingtaine, avait besoin de guérir. À partir de ce message, nous sommes restées en contact grâce à des courriels et à des appels téléphoniques. J’ai réussi à la référer à un ministère de guérison post-avortement de sa municipalité. Elle est maintenant une personne différente. Et grâce à son honnêteté, je suis maintenant aussi une personne différente.

J’ai récemment demandé à quelques anciens employés de cliniques d’avortement « Si vous pouviez retourner en arrière et dire quelque chose à une femme qui a eu un avortement dans votre clinique, que diriez-vous?» Les réponses ont été quelque peu variées, mais toutes avaient le même thème. Tous ces employés diraient à ces femmes qu’ils sont désolés. Ils s’excuseraient de leur avoir menti et de les avoir induites en erreur.

Ainsi, à toutes les femmes qui ont déjà eu un avortement et qui lisent présentement cet article : Je m’excuse. Je m’excuse de ne pas vous avoir dit la vérité à propos de l’avortement. Je m’excuse que vous ayez été déçues par des personnes en qui vous aviez mis votre confiance. Je suis désolée que nous ne vous ayons pas écoutées alors que vous pleuriez dans nos bureaux. Je suis désolée que vous ayez été traitées comme des numéros et non pas comme les superbes personnes que vous êtes. Je suis désolée pour la douleur que vous avez ressentie. Je suis désolée pour les regrets que vous ressentiez ou continuez de ressentir à cause de notre malhonnêteté.

Bien que je le désire ardemment, je ne peux pas changer le passé. Je ne peux pas changer les pauvres décisions que nous avons tous faites. Mais je peux vous laisser savoir que nous sommes plusieurs à nous soucier de votre guérison. Vous n’avez pas à vivre avec des regrets, de la douleur et de la honte. Si vous ne l’avez pas fait encore, s’il vous plait, entamez la première étape de guérison en allant chercher de l’aide. Appelez votre groupe pro-vie local et demandez quelles sont les ressources disponibles dans votre coin pour vous aider. J’ai trouvé la liberté et la guérison face à mon passé. Vous pouvez trouver cette liberté vous aussi.

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