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Des médecins lui refusent le traitement et laissent l’homme mourir d’une infection urinaire

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 Par Lianne Laurence (LifeSiteNews) — traduit par Campagne Québec-Vie

SHAWVILLE, Québec, 13 septembre 2017 (LifeSiteNews) — Une québécoise a déposé une plainte auprès des autorités provinciales, affirmant que les médecins du seul hôpital de la région avaient refusé de traiter l'infection urinaire de son mari parce qu'il avait un cancer.

Herman Morin avait un diagnostic qui lui donnait plus d'un an à vivre, et aurait commencé la chimiothérapie ce mois-ci, a déclaré Mary Lucille Durocher à LifeSiteNews.

Mais Morin, âgé de 65 ans, est décédé cinq jours après son admission à l'hôpital de Shawville, selon la plainte déposée par Durocher le 31 juillet au Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais.

Le Dr Stanislav Drachek a déclaré à Durocher qu'ils [lui et d’autres] ne traiteraient pas l'infection urinaire de Morin car « ils savaient qu’Herman avait un cancer dans l'os et qu'il s’était étendu au foie », dit-elle dans le document.

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Le médecin lui a dit qu'il était « préférable de le laisser mourir de l'infection dans une semaine ou 10 jours que de lui permettre de vivre pendant un an ou plus et de subir les derniers stades du cancer », a affirmé Durocher.

Mais ce n'était « certainement pas mon souhait ou celui d'Herman et nous l'avons clairement indiqué au médecin », a-t-elle écrit.

« Le plus grand souhait d'Herman était de survivre une autre année afin de voir ses filles être diplômées du collège et de l’université ».

Les médecins « pensent qu'ils sont Dieu »

Le P. Timothy Moyle, le curé de Morin, corrobore l'histoire de Durocher.

« J'ai connu [Herman Morin] pendant des années, c’était un homme solide dans sa foi », dit le P. Moyle, prêtre du diocèse de Pembroke, un vaste diocèse du centre-nord de l'Ontario qui comprend L'Isle-aux-Allumettes, où vit Durocher, et une tranche du Québec à l'est de la rivière des Outaouais.

« Il m'a dit “Je vais offrir mes souffrances avec le Christ sur la croix, je suis prêt à l'accepter parce que je veux voir mes filles être diplômées de l'université l'année prochaine”, et il a été privé de cette opportunité par l'hôpital et les médecins », a déclaré Moyle à LifeSiteNews.

« Les médecins se permettent maintenant de décider si la personne aurait ou non une qualité de vie suffisante, c'est l’expression, pour justifier le traitement », a déclaré le P. Moyle.

« Ils semblent penser qu'ils sont Dieu », a déclaré Durocher à LifeSiteNews.

Elle a dit qu'elle espérait demander à un avocat d'intervenir, mais son mari est mort avant qu’elle ait eu le temps de rassembler l'argent.

Son « plus sincère espoir » était que personne dans le futur n’aurait jamais à subir une expérience aussi horrible, traumatisante et bouleversante ».

Infection non traitée : plainte

Selon la déclaration de Durocher, l'infection urinaire chez Morin a été diagnostiquée dans une clinique de Fort Coulonge.

Il a été ensuite transféré à l'Hôpital de Shawville pour des tests pour déterminer de quels sortes d’antibiotiques il avait besoin, écrit-elle, mais rien ne s'est produit.

De plus, Morin a reçu l’analgésique opioïde Dilaudide, même s'il portait un bracelet qui avertissait qu’il y était allergique, a-t-elle écrit.

Il a ensuite commencé à « vomir abondamment », il était « incapable de manger ou de boire », il « ne recevait pas d’intraveineuse pour l'hydratation » et « n'était plus lucide », a déclaré Durocher.

On cessa de lui donner le Dilaudide grâce à l'insistance de Durocher, mais Morin ne reçut toujours pas d'antibiotiques. On lui administrait aussi une dose de morphine « 15 fois plus grande » que ce qu’il avait à la maison, a-t-elle écrit.

Le quatrième jour, Morin « éprouvait une douleur atroce venant de son infection urinaire ».

Comme les demandes répétées de Durocher pour les antibiotiques étaient refusées, l'état de son mari empira, sa « respiration était devenue extrêmement difficile », et il est décédé vendredi, le 16 juin à 3h15, a-t-elle écrit.

D'autres patients auraient subi le même sort

Le P. Moyle dit qu'il connaît deux autres patients dont les infections étaient laissées non traitées, parce que les médecins les considéraient comme trop âgés ou malades.

Le prêtre dit que la situation est pire depuis que le Québec a adopté le projet de loi 52 sur l'euthanasie.

« J'ai eu trois paroissiens diagnostiqués avec un cancer à cet hôpital », a déclaré Moyle à LifeSiteNews. « La première option qui leur a été donnée a été l’euthanasie ».

Durocher suggère la même chose dans sa plainte.

« C'est un cas où il semble que les principes du projet de loi 52 peuvent avoir influencé les actions de certains médecins concernés, bien que ses protocoles n'aient pas été respectés », a-t-elle écrit.

Amy Hasbrouck, directrice exécutive du groupe pour les droits des personnes handicapées, Not Dead Yet – Toujours Vivant, et présidente de l’Euthanasia Prevention Coalition (Coalition pour la prévention de l'euthanasie), y fait écho.

« Ce n'est pas que ces types d'atteintes ne se produisent pas, là où le suicide assisté et l'euthanasie sont illégaux », a-t-elle déclaré à LifeSiteNews dans un courriel.

Mais « le message implicite dans la légalisation de l'euthanasie » est que « la société approuverait l’idée que la vie de certaines personnes – âgées, malades et handicapées – sont moins précieuse que d'autres ».

Cela semble contrevenir au code de déontologie et à la loi.

Hasbrouck dit que les médecins du Québec « peuvent refuser de traiter les patients, sauf en cas d'urgence », le cas allégué semble enfreindre le Code de déontologie des médecins du Québec.

L'article 23 du Code stipule :

« Le médecin ne peut refuser d’examiner ou de traiter un patient pour des raisons reliées à la nature d’une déficience ou d’une maladie ou au contexte dans lequel cette déficience ou cette maladie présentée par ce patient est apparue (…) »

L’article 32 Stipule :

« Le médecin qui a examiné, investigué ou traité un patient est responsable d’assurer le suivi médical requis par l’état du patient, à la suite de son intervention… »

Le cas allégué semble également contrevenir au S-4.2, la Loi sur les services de santé et les services sociaux :

« Toute personne dont la vie ou l’intégrité est en danger a le droit de recevoir les soins que requiert son état. Il incombe à tout établissement, lorsque demande lui en est faite, de voir à ce que soient fournis ces soins. » (Article 7).

LifeSiteNews a contacté Drachek, mais celui-ci a refusé d'être interviewé.

La porte-parole du CISSS, Geneviève Côté, n'a pas pu commenter les détails de cette affaire en raison de la confidentialité, mais a déclaré que c'est la « première fois » que le CISSS a reçu une « plainte de ce genre ».

Le commissaire est « entièrement indépendant » et devrait répondre dans les 45 jours, a déclaré Côté à LifeSiteNews.

Durocher peut faire appel au protecteur du citoyen du Québec si elle n'est pas satisfaite des résultats et se plaindre directement au Collège des médecins du Québec, a commenté Côté.

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