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Comment la photo d’un enfant à naître a aidé les générations futures à devenir pro-vie

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Par Carole Novielli (LiveActionNews) — traduit par Campagne Québec-Vie

Plusieurs d’entre nous l’ont portée, d’autres l’ont sûrement déjà vue : l’épinglette emblématique pro-vie, les « Pieds précieux » (Precious Feet). Mais quelle est l’histoire derrière ce symbole ?

Au début des années 1970, le Dr. Russell Sacco, un urologue d’Oregon à cette époque, était au courant de la pratique de l’avortement avant l’arrêt Roe v. Wade, à cause de ceux qui parlaient ouvertement de ce sujet. « En tant que médecin, je savais que l’avortement tue des enfants, qu’il tue des êtres humains », a-t-il déclaré dans une entrevue publiée sur Vimeo.

Dr. Sacco a dit qu’il avait commencé à lire des « livres d’anatomie », et quand la Cour Suprême a statué que tuer les enfants à naître était « légal », il est devenu « furieux », selon ses propres mots.

Peu après, Sacco a rencontré un pathologiste qui était lui aussi anti-avortement. Ce pathologiste « … était supposé prendre les enfants qui avaient été tués et détruire leur corps. Mais il m’a dit qu’il ne faisait pas cela ; il n’aimait simplement pas faire cela. »

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Dr.-Sacco-images-of-aborted-fetuses.jpgImage, réalisée par le Dr. Sacco, d’un bébé avorté.

Dr. Sacco a dit que ce pathologiste avait conservé les corps des bébés dans un seau de formaldéhyde, qu’il a montré à Sacco. « … [D]ans le seau, il y avait environ sept ou huit corps de nourrissons. C’était un peu bouleversant pour moi de voir cela, mais voilà, ils étaient là. »

Dr. Sacco a demandé au pathologiste s’il pouvait photographier les bébés « pour que je puisse mettre les images sur des diapositives et que je puisse aller donner des conférences sur comment nous devrions sauver et protéger les enfants à naître. »

Dr.-Sacco-images-of-aborted-fetuses-feet.jpgImage, réalisée par le Dr. Sacco, d'un bébé avorté.

Dr. Sacco dit qu’il a sorti « les corps, un à la fois », pour les photographier. Ensuite, il a inscrit chaque enfant dans un registre, avec son âge approximatif.

« Par la suite, j’ai décidé de prendre des photos où je tenais simplement les pieds de l’enfant entre mes doigts », pour pouvoir comparer les dimensions, a dit Sacco. « Alors, je mettais mes doigts pour que l’on puisse identifier la taille de ma main et que donc, on pût identifier [la taille des] pieds des enfants. »

Après avoir développé la pellicule photo, il a découvert que les images des pieds étaient plus belles que ce qu’il avait pensé. « J’ai vraiment pensé que… peut-être que c’était Dieu qui avait fait celle-là pour moi. »

Cette image, que Dr. Sacco a refusé de faire protéger par le droit d’auteur pour qu’elle puisse être utilisée à travers le monde, est connue sous le nom de « Pieds minuscules», de « Petits pieds » et de « Pieds précieux ».

Dr.-Sacco-holds-aborted-baby-feet.jpgImage, réalisée par le Dr. Sacco, des pieds d’un bébé avorté.

Mais c’est par la rencontre de Dr. Sacco et du Dr. John Willke que cette photographie est devenue célèbre.

Willke est décrit par certains comme le père du mouvement pro-vie ; il a fondé le mouvement « Droit à la vie » [Right to Life] de Cincinnati en 1970, et s’est joint plus tard au comité d’administration du « Droit national à la vie » [National Right to Life]. En 1991, il a fondé l’institut « Enjeux de vie » [Life Issues Institute] et a été au service de cette organisation jusqu’à sa mort, en 2014. Un hommage publié par le « Droit national à la vie » dit de Willke, un catholique pieux, « qu’il a aidé à former la fondation des démarches d’éducation sur le droit à la vie, par le développement des “diapositives de Willke” sur le développement fœtal et l’avortement... »

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Le Dr. John C. Willke et sa femme (Photo : Cincinnati Right

to Life Tribute Video).

En 1971, Dr. Sacco a assisté à une conférence donnée par Dr. Willke au Concile pro-vie de Californie. Après l’événement, plusieurs participants et organisateurs étaient assis en train de discuter ensemble à l’hôtel. Dr. Willke s’est assis sur le plancher, à côté d’un divan, à cause du manque de places assises dans la pièce et directement derrière lui, se trouvait Dr. Sacco. Dr. Willke et son épouse racontent ce qui s’est produit ensuite, dans leur livre L’avortement et le mouvement pro-vie : une vue de l’intérieur :

« Tout bonnement, il [Dr. Sacco] a dit à Jack [Dr. Willke] : “Vous seriez peut-être intéressé par quelques diapositives que j’ai prises.” Il a fouillé dans sa valise et il a sorti quelques diapositives Kodachrome.

Jack les a prises une par une et les a tenues devant la lumière de la lampe. L’une d’elles était les “Pieds minuscules”. Jack était fasciné. Pouvait-il en obtenir une copie ? Pouvait-il l’utiliser ? Dr. Sacco a généreusement accepté. »

Dr. Willke a utilisé cette image dans son livre Guide sur l’avortement [Handbook on Abortion]. Ensuite, l’image a été imprimée dans les premiers dépliants pro-vie tels que « Vie et Mort » [Life and Death] et « Le saviez-vous ? » [Did you Know ?]. La photo est vite « devenue virale », comme on dit, et elle a été publiée dans d’innombrables circulaires, livres et dépliants.

Cette photo a ensuite inspiré un couple d’Arizona, Ellis et Virginia Evers, les fondateurs de la « Maison de l’héritage » [Heritage House], qui vend maintenant les épinglettes : 

« Le 22 janvier 1974, Virginia et Ellis Evers sont tombés sur une annonce publicitaire d’une page entière, dans leur journal local de San Diego, en Californie. Bien en évidence dans l’annonce publicitaire, l’image des minuscules pieds d’un bébé à naître de dix semaines, tenus entre les doigts et le pouce d’un homme. Inspirés par cette remarquable photo, Virginia Evers a senti que ces petits pieds seraient le symbole pro-vie idéal. Avec amour et dévouement pour les enfants à naître, Virginia a conçu l’épinglette “Pieds précieux”. » 

Au début, Dr. Willke n’était pas certain de devenir un activiste pro-vie. Mais cela a vite changé. Dans une entrevue accordée à LifeSite News, il évoque sa réponse donnée à l’abbé Paul Marx, qui lui avait demandé, en 1970, ce qu’il faisait à propos de l’avortement.

« Si nous commençons à nous impliquer là-dedans, nous nous ferons happer. Non merci. » A répondu Dr. Willke à l’abbé Marx, le fondateur de Vie humaine international [Human Life International]. « J’étais parfaitement comblé d’être un médecin de famille et de faire naître beaucoup de bébés. » a-t-il dit à LifeSite News dans cette entrevue de 2010.

Après cela, ayant reçu une invitation à parler en public de l’avortement, Dr. Willke raconte qu’il avait accepté, mais en affirmant que ce serait seulement « pour une fois ». Une personne lui avait ensuite demandé de répondre à une entrevue à propos de l’avortement. Il lui avait répondu : « Juste une fois ».

Or, les invitations ont continué à se multiplier. Dès 1971, M. et Mme Willke avaient publié leur premier livre, Guide sur l’avortement [Handbook on Abortion], qui s’est rapidement vendu jusqu’à épuisement, lors d’une conférence de direction à laquelle ils assistaient. Ils allaient en vendre des millions d’exemplaires par la suite. « Et nous sommes dans la galère depuis ce temps-là » a dit Willke.

Ce livre a été un outil pédagogique qui a instruit de nombreuses personnes sur l’avortement, dans les premières années. En fait, c’est l’image d’un enfant avorté, publiée dans ce livre, qui a inspiré la fondatrice de Live Action, Lila Rose, à devenir une activiste pro-vie.

« Quand j’étais une jeune fille, j’ai été confrontée à l’avortement lorsque je suis tombée sur l’image d’un enfant qui avait été victime d’un avortement par succion au premier trimestre. » raconte Rose. On peut clairement voir un enfant, avec de minuscules bras tout formés, de minuscules jambes et un minuscule petit visage, mais qui a été démembré. En tant qu’enfant de neuf ans, cela m’a transpercé le cœur ; j’ai pensé : “Est-ce bien réel ? Est-ce que ça se produit vraiment ?” Je voulais comprendre pourquoi cela arrivait... »

Lorsque Dr. Willke parlait à des assemblées et à des professionnels du domaine médical, il décrivait de façon saisissante les détails horribles de l’acte violent qu’est l’avortement. Willke utilisait des diapositives de photos de fœtus qu’il avait obtenues de médecins favorables à la cause. À peu près à cette période, des images des victimes de l’avortement ont commencé à être utilisées par le mouvement pro-vie comme outil pédagogique indispensable.

« Les “pro-vie” comprennent que si les descriptions sont efficaces, les photos le sont encore plus », a relaté l’auteur Daniel K. Williams dans son récit des premières années de l’avortement, résumé dans son livre Les défenseurs de l'enfants à naître [Defenders of the Unborn].

« C’est l’utilisation des images de Jack [John] Willke qui s’est avérée particulièrement efficace », a-t-il écrit.

Williams souligne que Dr. Willke a réalisé l’un des premiers films documentaires pro-vie, notamment un qui contenait un extrait d’un avortement précoce effectué par succion et aspiration. « L’image d’un fœtus se faisant arracher et aspirer dans le tube était particulièrement puissante », écrit Williams.

« Pour répondre à ceux qui s’opposaient à l’exposition d’images choquantes », écrit Williams, « Willke avait une réponse toute faite : le mouvement pro-vie ne gagnerait le débat que seulement s’il confrontait le public à l’horreur complète que comporte réellement l’avortement. »

Ainsi, les « Pieds précieux » ont influencé les générations futures en mettant en lumière la vérité : l’avortement tue des êtres humains très réels.

« Cette remarquable petite épinglette a été responsable du changement d’idée d’innombrables personnes au sujet de l’avortement », ont écrit les Willke à propos de l’épinglette créée par la famille Evers ; c’est un symbole emblématique du mouvement pro-vie et de ce pour quoi nous combattons.

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