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Une députée et un membre de Campagne Québec-Vie débattent sur l'euthanasie

jeudi 7 Janvier 2010 21 h 59

De:---------

À: Madame Meili Faille, députée (Bloc Québecois)

 

Madame,

Je désire vous exprimer mon opposition au projet de loi C-384 sur l'euthanasie.  

D'un article de Wikipedia voici quelques arguments contre la dépénalisation:

  • Incompatibilité avec une certaine vision de la pratique des personnels soignants, telle qu'elle apparaît dans les différentes versions du serment d'Hippocrate.
  • Inutilité : une partie des médecins estime que les progrès en matière de traitement de la douleur et de la souffrance (soins palliatifs) rendent l'euthanasie inutile. Ainsi la forte baisse des cas d'euthanasie aux Pays-Bas entre 2001 et 2005 est attribuée par la majorité des médecins à l'amélioration des soins palliatifs[21].
  • En cas d'incapacité de décider (inconscience, lourd handicap mental, démence etc.), la décision doit être prise par quelqu'un d'autre.
  • Brutalité de l'euthanasie qui est une mort par empoisonnement, parfois très pénible. Sa violence prive une personne et ses proches de vivre des moments essentiels qui peuvent précéder la mort naturelle[22].
  • Tout suicide reste un drame personnel et un échec pour la société.
  • Les personnes favorables à l'euthanasie changent souvent d'avis quand elles deviennent malades.
  • Risque de dérapage :
    • pressions financières sur le malade à cause du coût élevé des soins pour les proches ;
    • pressions financières pour les plus pauvres, qui risquent de « préférer » mourir rapidement ;
    • intérêt financier de l'établissement hospitalier : une personne très malade coûte cher (pathologies multiples, soins lourds), l'accélération de l'inéluctable allège donc ses charges.
    • pressions morales de la part des proches ou de la société : quelle est la liberté réelle de celui qui se sent « de trop » ? ;
    • difficulté de changer d'avis à partir d'un certain point (inconscience);
    • interférence fréquente entre les notions de souffrance du patient et de souffrance de l'entourage ;
  • Risque de dérive :
    • eugénisme, sélection des individus par rapport à une conception de la vie bonne ;
    • par suite, peut devenir un instrument de domination sociale ;
    • mobile pécuniaire (les héritiers peuvent en profiter pour accélérer un héritage) ;
    • à partir du moment où l’on ouvre la porte à l’euthanasie, elle s’impose comme solution de facilité, moins coûteuse et plus rapide, et on constate que les soins palliatifs sont délaissés.

Veuillez agréer, Madame, mes meilleurs voeux pour la nouvelle année.

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Projet de loi C-384

lundi 11 Janvier 2010 10 h 14

Vaudreuil-Dorion, le 11 janvier 2010

 

Monsieur,

Je vous remercie d’avoir pris le temps d’écrire pour nous faire part de ce que vous pensez du projet de loi privé C-384 Loi modifiant le Code criminel (droit de mourir dignement) que ma collègue, Francine Lalonde, a déposé à la Chambre des communes, le 13 mai 2009. L’objectif de ce projet de loi est d’obtenir que le Parlement du Canada décriminalise, à certaines conditions, l’aide médicale à mourir soit par euthanasie ou suicide assisté.

Des pays que vous connaissez se sont donné de telles lois sans que les dérapages que vous craignez ne se produisent. Beaucoup de voix se sont élevées, au Québec et au Canada, pour que les personnes en fin de vie, dont les souffrances sont insupportables et ne peuvent être soulagées, puissent obtenir le droit d’être aidées à mourir.

Dans l’Actualité médicale du 20 mai 2009, le Dr Yves Robert, le secrétaire du Collège des médecins, écrit : « Les médecins ne veulent pas échapper à leurs responsabilités au sujet de l’euthanasie mais il faut établir jusqu’où elles s’étendent et comment elles s’exercent… »

De son côté, l’Association québécoise des soins palliatifs (AQSP), lors de son congrès des 16 et 17 avril 2009, a plongé dans le débat notamment avec la présentation du docteur Yvon Beauchamp qui pose en introduction deux questions fondamentales : « Doit-on absolument opposer les soins palliatifs à l’aide au suicide et à l’euthanasie et pourquoi faire de la sédation une alternative à l’euthanasie? »

Par ailleurs, les membres de l’Association féminine d’éducation et d’affaires sociales (AFEAS), lors de leur congrès le 22 août 2009, ont pris position « pour qu’il soit permis aux Québécois de mourir dignement. Ils souhaitent que les personnes en perte d’autonomie ou qui souffrent de maladies incurables ou de douleurs physiques ou mentales aiguës, sans perspective d’amélioration, puissent avoir le droit de recevoir, d’un médecin, l’aide nécessaire pour mettre fin à leurs jours… » écrivait La Presse canadienne, le 23 août 2009.

Enfin, le 11 août 2009, un sondage Angus Reid auprès de 804 adultes du Québec a été publié avec le titre : « Fort appui au Québec pour la légalisation de l’euthanasie ». En sous-titre : « La plupart des Québécois croient que les lois gouvernant l’euthanasie devraient être de responsabilité provinciale ». Suivaient les chiffres : 77 % des Québécois croient que l’euthanasie devrait être légalisée; 75 % pensent que c’est une bonne idée de rouvrir le débat sur l’euthanasie.

Comme le Canada est une fédération dans laquelle le Code criminel est de juridiction fédérale, le Parlement doit d’abord décriminaliser l’aide médicale à mourir pour qu’ensuite les conditions devant accompagner cette aide soient établies par les Ministères provinciaux de la Santé et le Collège des médecins.

En fait, ce projet de loi vise à donner le choix aux personnes souffrantes, en fin de vie et sans perspectives de soulagement, de demander à un médecin de les aider à mourir. Celui-ci doit faire confirmer le diagnostic par un autre médecin. Il doit s’assurer que la personne fait sa demande de son plein gré, qu’elle sache que c’est toujours elle qui décide du moment et si elle veut toujours être aidée à mourir.

Je conclurai en ajoutant que soins palliatifs et aide médicale à mourir ne s’opposent pas, au contraire. Comme aux Pays-Bas, des soins palliatifs de qualité, disponibles pour tous, devraient au Québec et au Canada comprendre le choix, pour les personnes en fin de vie, de demander d’être aidées médicalement à mourir quand elles n’en peuvent plus de souffrir. Vous savez bien sûr que la  souffrance est plus que la douleur et il arrive qu’elle ne puisse être soulagée malgré des soins palliatifs de qualité.

Ce sont les personnes souffrantes elles-mêmes qui doivent décider et choisir. Ce droit est la principale protection que toute personne peut obtenir. Je souhaite vivement que le choix, en fin de vie, d’être aidé médicalement à mourir soit offert à tous et toutes.

Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à cette importante question et vous prie de recevoir l’expression de mes sentiments distingués.

 

Francine Bruyère

Adjointe de Meili Faille, Députée de Vaudreuil-Soulanges, Porte-parole du Bloc Québécois en matière de Comptes publics

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Rép. : Projet de loi C-384

lundi 15 Février 2010 19 h 28

De: ---------

 

Madame Bruyère,

Je vous remercie d'avoir répondu clairement à mon courriel. Toutefois même si je suis entièrement d'accord avec vous sur le fait qu'il est très important d'éviter des souffrances insupportables, je suis arrivé aux conclusions suivantes qui sont souvent en désaccord avec les vôtres. Les voici.

1-L'instinct de conservation de la vie est très fort chez les humains. Une personne qui se suicide ne veut pas mourir; elle veut arrêter de souffrir.

2-Il y a deux sortes de souffrances, la souffrance physique et la souffrance mentale.

3-Il est possible grâce aux progrès de la médecine de rendre les souffrances physiques acceptables pour les souffrants même si la durée de leur vie est abrégée.

4-Les souffrances mentales sont dues en très grande partie à l'attitude de l'entourage, au fait que le souffrant se sent "de trop".

5-Comme il est écrit dans l'Encyclopédie Universalis 1989, sous EUTHANASIE, « Le plus grand nombre des handicapés, vieillards, malades incurables, tout en éprouvant les souffrances liées à leur situation, n'ont pas perdu tout désir de vivre. Mais ils perçoivent la charge qu'ils représentent pour leurs proches et la société. Qu'un droit de demander la mort leur soit reconnu, certains se sentiront coupables de ne pas demander à "bénéficier de la loi" et de ne pas "délivrer" ainsi autrui de leur présence. Il s'agit de la protection des membres les plus vulnérables de la société.»

6-Comme l'a écrit l'Association québécoise des soins palliatifs, dans son texte intitulé  "Position du Réseau de soins palliatifs sur l'euthanasie et le suicide assisté. Réponse au document du Collège des médecins du Québec" (PDF),

iv.   La dignité

Dans notre expérience, il est fréquent que la perte de dignité soit associée à une atteinte de l’image corporelle (cancer cutané du visage, cancer ORL, masses cervicales et plaies malodorantes avec écoulements, etc.), ou à la dépendance du patient dans l’accomplissement de ses soins personnels, ou au problème d’incontinence exigeant l’aide des soignants pour les déplacements ou le port d’une culotte, ou au fait de devoir être nourri, de se salir en mangeant, etc. ou au sentiment d’être un fardeau pour les proches qui doivent venir les visiter, s’occuper d’eux, faire leur commissions, etc. Pour toutes ces raisons, certains malades peuvent exprimer leur hâte que leur vie devenue « indigne et sans but » se termine. Et c’est un travail difficile, mené de concert par les intervenants et les proches, que de les amener à voir ce qu’ils apportent encore à leur famille, toute la joie qu’ils peuvent encore vivre et donner. Ces patients qui reprennent goût à la vie malgré leur grave maladie ne requièrent pas ensuite l’euthanasie. Leur sentiment de perte de dignité s’estompe avec le retour du sens dans leur vie. Et ce travail ne peut être mené de front avec la perspective de l’euthanasie. Impossible de donner le temps de revivre en planifiant l’injection du lendemain.

Enfin, le plus souvent, ce sont les familles qui jugent de l’indignité de leur proche malade parce que celui-ci est inconscient, a une respiration bruyante, ou les yeux ouverts ou révulsés, ou la bouche ouverte ou la langue sortie, etc. Mais la dignité des personnes ne repose pas sur la présence des changements usuels reliés à l’agonie. La dignité est plus que l’apparence, plus que la capacité de faire, la dignité est intrinsèque à l’homme et ne peut pas être perdue. La pratique de l’euthanasie dans ces situations serait une forme de confirmation du statut inférieur ou délabré de la personne mourante, ce qui est également incompatible avec la philosophie des soins palliatifs.

7- Lorsqu'il y a un dérapage, les responsables évitent de le rapporter, aussi les dérapages n'apparaissent pas toujours dans les statistiques.

Selon certains indices, il y a des dérapages aux Pays-Bas

The 2009 Netherlands euthanasia statistics were released last week. They showed that the number of Euthanasia deaths in the Netherlands rose by about 200 deaths, but the article explained that the numbers are not complete because only 80% of the euthanasia deaths in the Netherlands are reported. I also pointed out that the total numbers are higher because assisted suicides and deaths without explicit request and euthanasia by dehydration are not counted in the official statistics.

D'autre part, aux États-Unis, selon le site internet LifeSiteNews:

Barbara Ann Wagner was refused insurance coverage for the drugs that her doctor recommended to help treat her cancer. Instead she was sent a letter from her insurance company that offered to pay for a lethal dose of “medication.”

After Wagner’s story went public, the pharmaceutical company that manufactures the potentially helpful drugs stepped forward and offered the treatment for free. Tragically, Wagner passed away from cancer on October 18, but, as the anti-euthanasia ad says, left a “final message.”

“They will pay to kill me but they will not give me the medication to try to stop the growth of the cancer,” says a tearful Wagner in the ad, who then urges: “People of Washington, don’t vote this (I-1000) in.”

8- Pour conclure, je citerais ce qui est écrit dans le site internet pour la New York State Task Force on Life and the Law:

New York State Task Force on Life and the Law

The recent New York State Task Force on Life and the Law rejected the legalization of euthanasia, stating, "The number of people genuinely harmed by laws prohibiting euthanasia or assisted suicide is extremely small. . . . Legalizing euthanasia or assisted suicide for the sake of these few--whatever safeguards are written into the law--would endanger the lives of a far larger group of individuals who might avail themselves of these options as a result of depression, coercion or untreated pain".

Il me semble que ce texte met le doigt sur les divergences d'opinion entre les partisans du droit à l'Euthanasie et les opposants. Ce serait une question de priorité. Faudrait-il donner la priorité au désir du très grand nombre qui veulent vivre avec les soins palliatifs appropriés ou donner la priorité au petit nombre qui malgré les soins palliatifs appropriés, veulent mourir ?

Encore une fois je vous remercie, Madame, d'avoir répondu clairement à mon courriel et vous prie et de recevoir l’expression de mes sentiments distingués.

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