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Réception de la Sainte-Eucharistie et Le Soutien à l’Avortement?

Dignité pour recevoir la Sainte Communion.
Principes généraux par le Cardinal Joseph Ratzinger
Publié en juin 2004

«Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur…»
(1 Cor. 11, 27)

1. Le fait de se présenter pour recevoir la Sainte Communion doit être une décision consciente, fondée sur un jugement raisonné au sujet de sa propre dignité à le faire, selon les critères objectifs de l’Église, en se posant des questions telles : « Suis-je en pleine communion avec l’Église catholique? Ai-je un péché grave sur la conscience? Ai-je encouru une peine (par ex. excommunication, interdit) qui m’empêche de recevoir la Sainte Communion? Me suis-je préparé en jeûnant depuis au moins une heure? » La coutume de se présenter sans discernement à la Sainte Communion, simplement parce qu’on est présent à la messe, est un abus à corriger. (cf. Instruction Redemptionis Sacramentum, nos 81, 83).

2. L’Église enseigne que l’avortement ou l’euthanasie est un péché grave. L’encyclique Evangelium vitae, dans le renvoi aux décisions judiciaires ou aux lois civiles qui autorisent ou promeuvent l’avortement ou l’euthanasie, déclare qu’il y a « une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience. [...] Dans le cas d’une loi intrinsèquement injuste, comme la loi qui permet l’avortement ou l’euthanasie, il n’est jamais licite d’y obéir ou de « prendre part à une campagne de propagande en faveur d’une telle loi ou de voter pour son adoption ». (no 73). Les chrétiens ont un « grave devoir de conscience de ne pas apporter leur coopération formelle aux pratiques qui, bien qu’admises par la législation civile, sont en opposition avec la Loi de Dieu. En effet, du point de vue moral, il n’est jamais licite de coopérer formellement au mal. [...] Cette coopération ne peut jamais être justifiée soit en invoquant le respect de la liberté d’autrui ni en prenant appui sur le fait que la loi civile le permet ou le requiert » (no 74).

3. Les questions de morale n’ont pas toutes le même poids moral comme dans le cas de l’avortement et de l’euthanasie. Par exemple, si un catholique se trouvait à différer d’opinion avec le Saint Père au sujet de l’application de la peine capitale ou de la décision d’aller en guerre, il n’y a pas lieu pour lui de se considérer indigne de recevoir la Sainte Communion. Bien que l’Église exhorte les autorités civiles à chercher la paix et non la guerre, et à exercer de la discrétion et de la clémence dans l’imposition des peines aux criminels, il peut quand même être permis de prendre les armes pour repousser un agresseur ou d’avoir recours à la peine capitale. Il peut exister une diversité légitime, même entre les catholiques, au sujet de déclarer la guerre et d’appliquer la peine de mort mais non pas en ce qui a trait à l’avortement ou à l’euthanasie.

4. Indépendamment du jugement qu’on peut poser de sa propre dignité à se présenter à la Sainte Eucharistie, le ministre de la Sainte Communion peut se trouver dans la situation où il se doit de refuser de donner la Sainte Communion à une personne, comme dans les cas d’excommunication formelle, d’un interdit formel, ou l’obstination dans un péché grave et manifeste (cf. can. 915).

5. Au sujet du péché grave qu’entraîne l’avortement ou l’euthanasie, lorsque la coopération formelle d’une personne devient manifeste (évidente, dans le cas d’un homme ou d’une femme politique catholique qui sans cesse fait campagne et vote pour des lois permettant l’avortement et l’euthanasie), son pasteur doit le rencontrer, lui faire connaître les enseignements de l’Église, l’informer qu’il doit s’abstenir de se présenter à la Sainte Communion jusqu’au moment où il mettra fin à la situation objective de péché et l’avertir que, dans le cas contraire, l’Eucharistie lui sera refusée.

6. Lorsque « ces mesures de précaution n’ont pas eu d’effet ou lorsqu’elles n’ont pas été possibles », et que la personne en question continue avec obstination à se présenter à recevoir la Sainte Eucharistie, « le ministre de la Sainte Communion doit refuser de la lui donner » (cf. Déclaration du Conseil Pontifical pour l’interprétation des textes législatifs « La Sainte Communion et les catholiques divorcés remariés au civil » [2002], nos 3-4). Cette décision, à proprement parler, n’est pas une sanction ni une peine. En agissant ainsi, le ministre de la Sainte Communion ne passe pas jugement sur la culpabilité subjective de la personne mais réagit plutôt à l’indignité publique de la personne à recevoir la Sainte Communion en raison d’une situation objective de péché.

[N.B. Tout catholique est coupable de coopération formelle avec le mal et donc indigne de se présenter à la Sainte Communion, s’il vote délibérément pour un candidat précisément à cause de son attitude permissive au sujet de l’avortement ou de l’euthanasie. Le catholique qui ne partage pas la position du candidat en faveur de l’avortement ou de l’euthanasie mais vote pour ce candidat pour d’autres motifs, peut le faire en tenant compte de motifs proportionnés car son geste est considéré comme une coopération déterminante éloignée.]

Pour ce qui est de la question de refuser la Sainte Communion aux hommes et femmes politiques qui votent en faveur de l’avortement, certaines personnes croient qu’il n’y a pas unanimité à ce sujet; pourtant, d’après le Vatican, il n’y a pas lieu d’hésiter à la leur refuser. La question a été tranchée dans une lettre du Cardinal Joseph Ratzinger qui depuis est devenu le Pape Benoît XVI.
Le Cardinal est intervenu lors d’un débat en 2004 à ce sujet entre les évêques des États-Unis. En résumé, le Cardinal Ratzinger dit, dans sa lettre intitulée « Dignité pour recevoir la Sainte Communion », que les hommes et femmes politiques catholiques qui sont obstinément en faveur de l’avortement, après instruction et avertissement pertinents, « doivent » être privés de la Communion (voir le texte complet du document au dos du présent dépliant).

Lorsque la controverse s’est élevée en 2004, la plus haute autorité sur le sujet après le Pape à ce moment-là qui était Jean-Paul II, était le Cardinal Francis Arinze, le Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements. Le Cardinal Arinze a affirmé que l’homme ou la femme politique qui est en faveur de l’avortement « n’est pas digne » de recevoir la Communion. « S’ils ne doivent pas la recevoir, il ne faut pas la leur donner », a-t-il conclu.
Depuis lors, le Cardinal Arinze, qui détient toujours la présidence de la Congrégation, a été consulté si souvent à propos de la question qu’il a commencé à blaguer à ce sujet. Le dernier parmi ces incidents a fait l’objet d’une vidéo qu’on trouve sur Youtube.

En novembre 2007, le Cardinal Arinze a figuré dans une vidéo où il répond de nouveau à la question. On y voit le Cardinal Arinze, dans son rôle de chef de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, répondant à la question relative aux hommes et femmes politiques en faveur de l’avortement et de l’inaction de leurs évêques. Il a d’abord cité la lettre du Cardinal Ratzinger comme faisant autorité. Il a dit : « Peut-être avez-vous eu écho de la lettre que le Saint-Père actuel, comme Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a adressée aux évêques des États-Unis à ce sujet, de sorte qu’il n’y a plus à hésiter.»

Il a affirmé aux personnes présentes que la question ne relève pas de l’enseignement de l’Église mais bien de la loi divine immuable de Dieu. « Il ne s’agit pas simplement qu’ils [hommes et femmes politiques en question] ont désobéi aux enseignements de l’Église mais plutôt qu’ils ont agi à l’encontre de la loi divine : tu ne tueras point.»

Le Cardinal a suscité beaucoup de rires et a été largement applaudi lorsqu’il a fait l’analogie : « À la personne qui dit : ‘Personnellement, je suis contre l’avortement mais si les gens veulent le pratiquer, je les laisse libres de le faire’, on peut répondre : ‘Vous êtes membre du sénat ou du congrès, personnellement, je ne suis pas en faveur de vous mitrailler tous au sénat ou au congrès mais si quelqu’un d’autre veut le faire, c’est son choix mais personnellement, je ne suis pas en faveur’.

« C’est ce qu’il dit. Il affirme que personnellement il n’est pas en faveur de tuer ces millions d’enfants à naître mais que, si d’autres veulent le faire, c’est leur choix. C’est exactement ce qu’il dit.

« Et ensuite, vous demandez que fait le Saint-Siège? Pourquoi le Pape n’envoie-t-il pas 12 gardes suisses arrêter tous ces gens-là?”

Arinze dit qu’on lui demande régulièrement si la personne qui vote enfaveur de l’avortement peut recevoir la Sainte Communion. Il répond : « Est-il nécessaire que ce soit un cardinal du Vatican qui réponde à cette question?
 
« Réunissez les enfants en vue de la première Communion et dites-leur : ‘Une personne vote en faveur de tuer les enfants à naître et ajoute : j’ai voté en ce sens, je voterai toujours comme cela’. Et ces enfants sont tués non pas un ou deux mais par millions, et la personne ajoute qu’elle est catholique pratiquante, est-ce que cette personne devrait recevoir la Communion dimanche prochain? Les enfants répondront à cette question sans hésiter. Il n’est pas nécessaire d’être cardinal pour faire cette réponse.

La question se résume à la simple vérité que la Sainte Eucharistie est le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de Notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ.
Dès les premiers temps de l’Église, recevoir la Sainte Communion indignement a été condamnée. Saint Paul au onzième chapitre de la première épître aux Corinthiens nous dit: « Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne pas le Corps.» (1 Cor. 11, 27-29)

L’Église enseigne la même chose au canon 915 du Droit canonique : « Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion.»

Mgr Burke, archevêque de Saint-Louis, au Missouri, spécialiste en vue du droit canonique, rappelle le besoin pour les évêques de faire valoir ce canon car autrement ils sapent la croyance en la vérité du mal que représente l’avortement. « Peu importe combien souvent un évêque ou un prêtre répète l’enseignement de l’Église au sujet de tout ce qui regarde l’avortement, s’il est là et ne fait rien pour ramener à la raison un catholique qui soutient publiquement la législation permettant les plus graves injustices et qui, en même temps, se présente pour recevoir la Sainte Communion, alors son enseignement sonne faux. Rester silencieux revient à permettre une confusion sérieuse au sujet de la vérité fondamentale de la loi morale.»

Lors d’une interview récente avec LifeSiteNews.com, l’archevêque de la Capitale du Canada, Ottawa, a expliqué que le refus de la Sainte Communion aux hommes et femmes politiques en faveur de l’avortement, est un acte de charité envers cette personne – acte destiné à ramener l’intéressé à la vérité. Voici ce qu’a dit Monseigneur Terrence Prendergast : « L’Église se préoccupe de tous ceux et celles qui s’obstinent dans le péché grave, espérant que cette mesure de correction (c’est ainsi qu’il faut comprendre l’excommunication et l’interdit) peut les faire sortir du mauvais sentier et les orienter vers la vérité de la foi ». Il a ajouté que des « remèdes » tels que « le refus de donner la communion » sont utilisés pour « les ramener dans le chemin du Christ, Notre Seigneur, la Voie, la Vérité et la Vie.»
 

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