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Portrait de famille : le défi du Synode sur la famille

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La politique législative en matière familiale est un véritable fouillis administratif qui place souvent nos pauvres enfants au centre d’une monstrueuse partie de ping-pong (Garde partagée, enfants abandonnés, etc.)

Par Paul-André Deschesnes

La famille québécoise est actuellement dans tous ses états. Les constats sont alarmants. Quand on parle de la nouvelle famille postmoderne québécoise dans nos médias athées, on fait référence à quoi exactement ? 

D’une année à l’autre, la liste n’arrête pas de s’allonger : Famille monoparentale, nucléaire, éclatée, reconstituée une, deux ou trois fois, famille gaie, lesbienne, bisexuelle, transgenre ou transsexuelle, famille dont les parents vivent en concubinage, famille divorcée à plusieurs reprises, etc. La nouvelle famille québécoise est devenue tellement compliquée que le gouvernement du Québec vient de produire une brique juridique de 600 pages pour essayer de régler toutes les chicanes de nos belles familles postmodernes qui engorgent de plus en plus les tribunaux dans nos palais de justice. La politique législative en matière familiale est un véritable fouillis administratif ; c’est un casse-tête qui fait saliver nos avocats pendant que nos pauvres enfants se retrouvent souvent au centre d’une monstrueuse partie de ping-pong. (Garde partagée, enfants abandonnés)

Dans ce cirque familial, on doit obligatoirement parler positivement (rectitude politique oblige) de l’industrie de la procréation assistée, des mères porteuses et des bébés éprouvette. De plus, les enfants maltraités et la violence conjugale sont devenus un terrible fléau dans notre pauvre société. Le Québec postmoderne fait figure à ce chapitre de société très distincte, très moderne et très avancée.

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Comment notre Église locale réagit-elle face à tous ces bouleversements anarchiques qui ont TUÉ la famille traditionnelle ?

Dans le  «Prions en Église» du 30 décembre 2012 une chronique nous informait que la Sainte Famille n’est plus un modèle familial dans notre monde moderne. Voilà une autre fausse doctrine ! La famille de Jésus serait, paraît-il, une famille «souverainement unique» qui n’a plus aucun rapport avec nos familles actuelles. La Sainte-Famille serait plutôt, non pas un modèle de vie familiale, mais «un modèle de foi». Il faudrait donc, d’après  le «Prions en Église»,  oublier le modèle de la Sainte Famille qui ne serait qu’un «modèle socioculturel».

Dans le Prions du 7 juin 2015, le rédacteur en chef nous parlait du Synode romain sur la famille. Son éditorial, intitulé «Portrait de famille», nous donnait la position officielle du Prions sur cette question.

Dans un premier temps, notre éditorialiste nous informait qu’on est en 2015 et que la famille traditionnelle n’existe presque plus chez nous. L’Église doit donc se rapprocher et accepter toutes les nouvelles formes de familles postmodernes. C’est terminé «le temps des grandes familles d’autrefois bien soudées autour d’un père et d’une mère». Il faut arrêter d’être nostalgique. La réalité de la famille a beaucoup changé. L’Église doit s’adapter et s’ajuster à cette réalité moderne qui ne changera pas.

Notre savant chroniqueur nous dit «qu’il faut arrêter de dire que la famille  québécoise est en crise». Il faut plutôt dire que «la famille moderne ÉVOLUE». La famille d’autrefois, c’est du romantisme. Il faut «arrêter d’entretenir un portrait idéalisé» de cette famille. Aujourd’hui, nous sommes en face «d’une famille devenue multiforme». L’Église doit accepter d’entrer dans la modernité et accepter toutes ces nouvelles familles.

L’éditorial du Prions se termine en prédisant que le synode et le Pape François ne craindront pas de faire «les remises en question fondamentales et nécessaires» pour adapter la doctrine à toutes ces nouvelles formes de familles.

L’Occident et le Québec en particulier s’enlisent dans une profonde décadence morale. Nous vivons à l’heure du DÉNI ! Avec nos grosses œillères nous refusons de voir la réalité en face. On ridiculise la famille traditionnelle et on fait la promotion tous azimuts de toutes sortes de familles atypiques qui produisent les fruits que l’on connaît. On se met la tête dans le sable, on se pète les bretelles et on décrète que tout va très bien dans notre Québec qui a perdu tous ses repères.

Nous vivons dans un monde, où Satan règne en maître à tous les niveaux de la société. Les valeurs fondamentales de la véritable famille ont fondu comme neige au soleil. La sexualité est devenue un vulgaire loisir extrême de plus en plus débridé. Le concubinage est devenu l’exemple à suivre ; toutes les formes d’unions sont présentées comme acceptables, banales, normales et morales. L’union d’un homme et d’une femme dans le cadre d’un mariage chrétien en vue de la procréation a été massacrée et clouée au pilori. C’est la confusion la plus totale dans une atmosphère de permissivité, d’égoïsme et d’anarchie.

Maintenant, que faire devant autant de confusion ? Il faudrait d’abord avoir le COURAGE de se référer à la sagesse doctrinale enseignée par le Christ, par l’Église catholique et par le Nouveau Catéchisme pour mieux comprendre l’importance de promouvoir et de défendre les véritables valeurs familiales qui sont la base pour avoir une société en bonne santé.

Il y a près d’une centaine de numéros dans le Catéchisme qui font référence à la famille, au mariage et à l’amour humain. Nous voyons toute l’importance que l’Église Catholique attache à cette institution (la famille), cellule de base pour éviter le chaos social. Tous ces textes sont imprégnés du gros bon sens et de riches et vivifiantes vérités, même si on les ridiculise partout dans notre société, y compris une partie de notre clergé de gauche qui est devenu apostat sur cette question.

Contrairement au «Prions en Église», le Catéchisme affirme que la Sainte Famille est un modèle à suivre (no.525 à 534). De plus, le mariage chrétien dans la fidélité conjugale entre un homme et une femme doit être la norme à promouvoir pour fonder une famille qui saura affronter toutes les épreuves de la vie.

«La famille chrétienne est la cellule originelle de la vie sociale» : Amour, don de soi, stabilité, valeurs morales, etc. (no.2207). La famille dans LE PLAN DE DIEU n’est surtout pas le type de familles hétéroclites proposé par nos sociétés occidentales en délire.

Dans le Catéchisme aux numéros 2201 à 2233, l’Église nous donne l’heure juste : «La famille chrétienne constitue une révélation et une réalisation spécifique de la communion ecclésiale. Elle doit être désignée comme une église domestique. Elle est une communauté de foi, d’espérance et de charité ; elle revêt dans l’Église une importance singulière comme il apparaît dans le Nouveau  Testament».

Nous sommes ici à des années-lumière de toutes les sortes de «familles» postmodernes très à la mode dans notre monde païen où le bon peuple semble dire : «la fantaisie et la variété ont bien meilleur goût».

Quand on réfléchit froidement, sérieusement et courageusement dans ce dossier, on constate que le «Prions en Église» enseigne des fausses doctrines. Ce n’est pas parce que 70%, 80% ou 90%  de la population occidentale et québécoise ont un style de vie qui ne cadre plus du tout avec l’enseignement du Christ et de l’Église sur toutes ces questions morales, qu’il faut maintenant baisser les bras, suivre le courant populaire, abdiquer et exiger que l’Église change son enseignement, son Magistère, son Catéchisme et sa doctrine.

Depuis quelques années les pressions fusent de toutes parts au Québec et en Occident. On exige que l’Église catholique entre concrètement dans la modernité. De nombreux prêtres, évêques, cardinaux et théologiens rêvent d’une Église dite très audacieuse qui va tout remettre en question pour l’ajuster et l’adapter à notre monde moderne de plus en plus athée. On rêve d’une Église qui va donner l’imprimatur au divorce, à la contraception, au concubinage, à l’avortement, au mariage gai, à la procréation assistée, à l’adultère, à l’homosexualité, à la bisexualité, etc.

Au nom des défis pastoraux, on affirme même que les textes bibliques et les commandements de Dieu datent de milliers d’années et qu’ils ne sont plus adaptés à notre monde d’aujourd’hui. Alors, soyons audacieux et de notre temps ; affirmons avec le Cardinal Kasper «qu’il faut maintenant TOLÉRER ce qui en soi est inacceptable». (Éditions Artège, «Demeurer dans la Vérité du Christ», Les cinq cardinaux, p.17). Dans ce même livre, le Cardinal Müller n’a pas peur de dire le contraire en affirmant que «L’Église catholique doit RÉSISTER à toute adaptation pragmatique à ce qui apparaît inévitable». (p.21) Ce brave cardinal ose faire preuve d’audace prophétique et non d’audace destructrice de la vérité. Être audacieux ne signifie pas suivre le monde décadent, mais plutôt ramer à contre-courant.

La grande MODE actuellement au Québec et en Occident, deux endroits dans le monde qui ont allègrement apostasié, c’est de se retrancher derrière «la miséricorde divine». En effet, pour beaucoup de prêtres, d’évêques et de théologiens, tout le monde va directement au ciel ; le purgatoire et l’enfer n’existent pas ; le bon Dieu accepte n’importe quoi, n’importe quel style de vie et n’importe quel comportement moral.

La miséricorde de Dieu nous dispense-t-elle de suivre ses commandements et nous permet-elle de nous vautrer dans les péchés capitaux ? En sommes-nous rendus, au nom d’une pastorale ultra laxiste, à accepter que l’opinion populaire et majoritaire soit maintenant la norme pour dépoussiérer le Magistère, l’Écriture sainte et la saine doctrine ? Sommes-nous devenus esclaves de la dictature de l’opinion publique ?

Le 5 octobre 2008, dans un éditorial-choc, le directeur du «Prions en Église» invitait les catholiques pratiquants du Québec à «accepter tous les bouleversements religieux de notre époque, en précisant que «des pans entiers de la vie et de la pensée de l’Église catholique soient ébranlés». Et il ajoutait que «l’Église vit actuellement une révolution copernicienne».

L’Église catholique est heureusement une institution «MONDIALE». Le Québec, les États-Unis et l’Europe de l’Ouest sont  devenus athées, païens et apostats. Ce sont maintenant les continents africain, asiatique et sud-américain qui vont sauver la barque de St-Pierre avec l’aide de l’Esprit-Saint.

Il faut donc rester optimiste.  En effet, le bon Pape François ne se laissera pas intimider par la meute très populaire et fort médiatisée des prêtres, évêques, cardinaux  et théologiens occidentaux qui ont sonné l’heure de la rébellion et ont décidé que le temps est venu de protestantiser l’Église romaine en semant la confusion doctrinale qui contamine les esprits et trouble les âmes. Le Pape François va remettre les pendules à l’heure. En attendant, le Saint-Père souffre beaucoup devant ce triste spectacle où d’orgueilleux contestataires semblent bien décidés à utiliser le synode romain pour changer et brasser le Magistère.

Je termine avec cette parole de Jésus dans l’évangile selon saint Luc (13,22-30) : «Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte en disant : «Seigneur, ouvre-nous», Il vous répondra : Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal. Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous, vous serez jetés dehors».

La porte étroite n’est pas populaire, même si elle mène à la Maison du Père ; la porte large est «cool», très médiatisée et très fréquentée ; malheureusement, elle mène à la perdition.

Le «Prions en Église» nous propose la porte large. Voulons-nous une Église au goût du jour ou au goût de Jésus-Christ ?

Espérons et prions pour que le synode d’octobre 2015 ose emprunter la PORTE ÉTROITE. Voilà où se situe la véritable audace dans tout le débat qui fait rage actuellement au sein de l’Église catholique.

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