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Le discours sur l’état de l’Union de Joe Biden a clairement montré que l’avortement est au cœur de sa campagne 2024


Joe Biden.

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Gage Skidmore/Flickr

8 mars 2024 (LifeSiteNews) — Dans un discours prononcé en juin dernier, le président Joe Biden a tenté d’adopter un ton nuancé sur la pratique consistant à tuer des enfants dans l’utérus. « Je suis un catholique pratiquant », a-t-il menti avec désinvolture. « Je ne suis pas très favorable à l’avortement. Mais devinez quoi ? Roe v. Wade a raison ». À partir de là, M. Biden s’est lancé dans une série d’affirmations presque aussi incohérentes que l’arrêt Roe lui-même, rendu en 1973.

« Roe v. Wade a tranché dans un domaine où la grande majorité des religions se sont mises d’accord », a-t-il affirmé. Selon M. Biden, pendant « les trois premiers mois, ou à peu près, dans toutes les grandes religions », la décision d’avorter un enfant à naître est une décision personnelle. « Les trois mois suivants sont l’affaire d’une femme et de son médecin. Les trois derniers mois doivent être négociés, parce qu’on ne peut pas — à moins d’être dans une situation où sa santé physique est en jeu — on ne peut pas le faire ».

Le cadre de l’avortement de M. Biden — qu’il semble avoir inventé à la volée — n’est en fait soutenu par aucune grande religion, en particulier le christianisme que M. Biden prétend absurdement pratiquer. En fait, même le parti démocrate n’est pas d’accord avec la position du président. Selon les militants de l’avortement et leurs alliés, l’avortement doit être légal tout au long des neuf mois de la grossesse, sur demande, pour quelque raison que ce soit — et pas seulement lorsque « votre santé physique est en jeu ».

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Contrairement à ce qu’il prétend, M. Biden fait de l’avortement le thème central de sa campagne pour 2024. Parmi les invités qu’il a conviés au discours sur l’état de l’Union de cette semaine figurait Kate Cox, une mère texane qui a quitté l’État pour se faire avorter à vingt semaines après qu’on eût diagnostiqué chez son enfant à naître une trisomie 18. La vie de Cox n’était pas en danger. La nécessité des avortements eugéniques est devenue l’un des principaux sujets de discussion des démocrates, comme s’il était évident qu’il fallait se passer de ces enfants.

Si les médias n’étaient pas de connivence avec les démocrates sur l’avortement, quelqu’un pourrait poser ces questions à Biden, à Kamala Harris ou à n’importe quel autre politicien partisan de l’avortement : pourquoi l’avortement est-il justifié à n’importe quel stade simplement parce qu’un enfant est handicapé ? Pourquoi la discrimination fondée sur la capacité physique est-elle devenu un élément fondamental de la vision progressiste du monde ? Quel message cela envoie-t-il aux personnes qui vivent avec un handicap ? Bien entendu, aucune de ces questions ne sera posée. Les médias supposent que les prémisses de l’industrie de l’avortement sont correctes et se fondent sur cette base.

Comme prévu, l’avortement a été au cœur du discours de M. Biden sur l’état de l’Union. « Dans sa décision d’annuler l’arrêt Roe v. Wade, la majorité de la Cour suprême a écrit : “Les femmes ne sont pas dépourvues de pouvoir électoral ou politique”. Sans rire », a déclaré M. Biden. « Il est clair que ceux qui se vantent d’avoir annulé Roe v. Wade n’ont aucune idée du pouvoir des femmes en Amérique. Mais elles l’ont découvert lorsque la liberté de reproduction a été mise aux voix et ont gagné en 2022, 2023, et nous gagnerons à nouveau en 2024 ».

Il a terminé la partie de son discours consacrée au fœticide par une promesse : « Si les Américains m’envoient un Congrès qui soutient le droit de choisir, je vous promets que je rétablirai Roe v. Wade en tant que loi du pays ». Cette promesse a été applaudie par les démocrates — de nombreuses femmes parlementaires, sans aucun sens de l’ironie, portaient du blanc pour symboliser leur soutien à l’avortement. C’était un choix inapproprié à tous points de vue ; une version de la tristement célèbre « robe de viande » de Lady Gaga aurait été plus appropriée.

Leonard Cohen a fait remarquer un jour sur un ton incisif qu’il n’y a pas d’endroit décent où se tenir lors d’un massacre. Biden et les démocrates ne sont pas d’accord. Ils ont décidé d’utiliser un tas de petits cadavres comme tribune pour faire campagne en faveur de la « décence » et du salut de la démocratie. Il s’agit d’une campagne carnivore, et ce délibérément — l’antithèse de tout ce que l’Amérique défendait autrefois.



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