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L'euthanasie est une menace pour le Québec.

Il nous faut de meilleurs soins en fin de vie - pas un raccourci pour les comptables. Intervenons auprès de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité.

Oui à la dignité en fin de vie, non à l'euthanasie et au suicide assisté -- partie 3

Dans les semaines qui viennent, je publierai des extraits de mémoires contre l'euthanasie et le suicide assisté qui ont été soumis à la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (CSMD). La date bûtoire pour soumettre un mémoire ou pour répondre au questionnaire étant révolue (il fallait répondre pour le 16 juillet), il nous reste qu'à attendre les dates pour les audiences publiques, dates qui seront publiées vers la mi-août. Entre temps, examinons pourquoi l'euthanasie et le suicide assisté sont des menaces pour le Québec.

Je donnerai quelques notes biographiques des auteurs mais je retiendrai leurs nom.

 

Présentation de l'auteur

L'auteur vis au Québec depuis 42 ans, est marié et père de quatre enfants. Il a gagné sa vie comme professeur de violon et est présentement partiellement retraité.

 

Pourquoi la proposition d’instaurer légalement la pratique de l’euthanasie et du suicide assisté m’effraie profondément

J’ai décidé de présenter ce mémoire à la Commission car la proposition d’instaurer légalement la pratique de l’euthanasie et du suicide assisté dans notre système de santé m’effraie profondément.

Les raisons de mon opposition à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté sont multiples, mais je veux me limiter ici surtout aux quatre suivantes :

  • La perte de confiance en notre système de santé de la part de patients potentiels
  • L’insécurité générale de toute personne âgée ou autrement vulnérable
  • L’impact négatif sur la volonté de vivre et d’affronter les adversités de la vie chez les Québécois
  • Le grand danger d’abus de la part des individus, des compagnies d’assurance et des gouvernements.

La perte de confiance en notre système de santé de la part de patients potentiels

La raison d’être de notre système de santé était de venir en aide, si possible pour guérir ou au moins pour soulager, rendre la maladie plus supportable. On se tournait vers les médecins et le personnel de l’hôpital avec la confiance que notre vie avait une valeur unique à leurs yeux au même titre que la leur. Elle était plus que seulement le fonctionnement de notre corps. Chaque personne était considérée, avec raison, comme un mystère unique dont le fonctionnement physique ou psychique était juste la partie extérieure. Si la pratique de l’euthanasie était instaurée, la vie humaine, notre vie, serait de plus en plus considérée seulement sous l’angle de son fonctionnement biologique. La valeur de ma vie sera jugée selon l’aptitude do mon corps de fonctionner adéquatement. Si mon organisme ne peut plus répondre positivement aux traitements disponibles, ma vie ne vaudra plus rien... on m’encouragera à la terminer «en dignité». Personnellement, je trouve cela indigne et même dégradant.
 

L’insécurité générale de toute personne âgée ou autrement vulnérable

La perspective d’être perçu dans notre système de santé comme un objet à évaluer quant à sa capacité de fonctionner adéquatement, va nécessairement engendrer chez toute personne âgée ou autrement vulnérable un fort sentiment d’insécurité chaque fois qu’elle aura besoin de se tourner vers les services de santé. Avec les années, ce sentiment va aller grandissant. Plus on est fragile et vulnérable, plus on a besoin de présence et d’accompagnement et combien de personnes vont plutôt cacher leur maladie que chercher de l’aide auprès des personnes qui auront le pouvoir, et peut-être même la mission, de les faire mourir ? Le mot compassion dans son sens premier signifie volonté de souffrir avec. Vouloir donner la mort à la place est exactement le contraire de la compassion : c’est l’abandon, la démission.
 

L’impact négatif sur la volonté de vivre et d’affronter les adversités de la vie chez les Québécois

La volonté d’instaurer l’euthanasie et le suicide assisté dans notre système de santé provient d’une philosophie qui fait abstraction de la dimension spirituelle de la vie humaine et veut surtout ignorer comme dépassée, toute référence à Dieu. Le phénomène de la foi religieuse a pourtant fait depuis toujours partie intégrante de la façon dont la grande majorité des êtres humains, à travers l’histoire, faisait face à leur condition. Et encore aujourd’hui, le personnel des hôpitaux, des centres pour personnes âgées et surtout beaucoup d’aidants naturels constatent, souvent avec étonnement, la force morale et psychique que donne la foi dans une situation de souffrance.

Si elle voulait s’approprier le pouvoir de donner la mort à des êtres humains qu’elle juge inadéquats pour continuer à vivre, la société québécoise ferait une autre affirmation de son refus de croire en un sens plus profond de la vie humaine.

Elle enverrait ainsi un signal très négatif à toute personne vivant une situation de vie très difficile à cause des circonstances qui la défavorisent lourdement et qu’elle ne peut changer.

Infirmité de naissance, manque de talent, toutes sortes d’incapacités intellectuelles, santé chancelante comme aussi la pauvreté et même des situations de famille brisée peuvent sembler être autant d’obstacles au profond désir de bonheur. En effet, les chances d’atteindre le bonheur apparaissent souvent très inégales. Et pourtant, chaque personne doit livrer un combat pour son bonheur avec les circonstances uniques de sa vie. Les uns doivent puiser dans les profondeurs de leur être la force de ne pas se laisser abattre par les circonstances trop difficiles alors que d’autres doivent trouver dans leur cœur la sagesse de ne pas manquer le vrai bonheur à cause de trop de facilités. Les exemples de vainqueurs et de vaincus se trouvent des deux cotés.

Il est un fait observable que là où coexistent harmonieusement la raison et la foi, les chances de vivre heureux sont grandes. Une société qui voudrait détruire la foi au nom de la raison serait définitivement mal avisée et beaucoup de ses membres en deviendraient malheureux.
 

Le grand danger d’abus de la part des individus, des compagnies d’assurance et des gouvernements.

La légalisation du recours à l’euthanasie devient particulièrement inquiétante dans le contexte actuel du vieillissement de la population québécoise. Ses promoteurs diront évidemment qu’il s’agirait juste des cas d’extrême déchéance mentale ou physique, d’un petit nombre. Mais, à l’instar de l’avortement qu’on prétendait pratiquer seulement dans les cas très rares et par lequel on supprime aujourd’hui, juste au Québec, à peu près 30 écoles de mille enfants chaque année, il est très facile d’imaginer l’élargissement progressif des tranches de population qui seraient visées par l’euthanasie dans deux ou trois décennies. Dans une société où la foi en Dieu serait de plus en plus rare, la dépression, surtout à la fin de vie, serait probablement de plus en plus fréquente. Il serait évidemment très facile d’obtenir le consentement pour en finir avec sa vie. Les assureurs et le gouvernement y trouveraient bon compte.

Conclusion

Quand j’entends certains politiciens parler de cette question et je vois comment l’euthanasie et le suicide assisté sont «vendus» à la population comme une autre étape de l’évolution de la société québécoise, j’ai l’impression qu’on tombe dans un trou béant.

Il me semble que c’est le temps qu’on arrête de penser que toute évolution est nécessairement dans la bonne direction et que c’est par un consensus majoritaire qu’on trouve la solution à tout problème. Est-ce que nous ne voyons pas que la direction de l’évolution et le consensus majoritaire sont faciles à manipuler ?

Je souhaite que chaque membre de cette Commission réalise qu’il ne s’agit pas de trouver un nouveau consensus, mais plutôt la bonne réponse à une question très grave. Il me semble que la réponse et la force de l’assumer sont à chercher au fond des cœurs et dans la richesse et la profondeur de la vraie culture québécoise, celle qui a permis au Québec de survivre dans les temps difficiles.

Bonne chance à vous…et à nous tous et toutes qui avons franchi le cap de première jeunesse !

P.S. : En cherchant l’adresse pour envoyer mon mémoire, je constate avec surprise que le nom officiel de la Commission parlementaire est : Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Comment est-ce possible qu’une commission parlementaire qui doit servir de modérateur impartial pour un débat public utilise dans son titre l’euphémisme bien connu des promoteurs de l’euthanasie et du suicide assisté ? Est-ce que cela veut dire que les membres de la Commission sont déjà tout gagnés d’avance pour l’agenda du groupe pro-euthanasie ?

Santé maternelle et avortement: les médias québécois doivent faire preuve de plus d'ouverture

Les médias québécois doivent faire preuve de plus d’ouverture afin de contribuer pleinement au dialogue social sur les enjeux les plus controversés. Les médias ne peuvent se contenter de parler de sujets comme l’avortement et l’euthanasie simplement pour mettre des membres du clergé ou certains partis politiques dans l’eau chaude. C’est aux lecteurs- lectrices, auditeurs- auditrices de demander aux médias de favoriser de véritables débats sociaux, basés sur le respect mutuel et la logique et non sur la marginalisation des positions de certaines personnes.

En juin dernier, un sondage national d’Ipsos-Reid (PDF-Anglais) rapportaient que 40% des Québécois supportaient l’initiative maternelle du gouvernement Harper. Le gouvernement avait annoncé plutôt cette année que, dans le cadre de son initiative sur la santé maternelle, il ne financerait pas les avortements outre-mer. Le sondage mené entre le 17 et 21 juin 2010 à la demande de Canada.com, montre de fortes particularités régionales. Les provinces de l’ouest semblent supporter davantage l’initiative de santé maternelle et infantile que le Québec et les provinces maritimes. Par contre, le taux d’approbation au Québec atteint 40%, alors que l’approbation québécoise pour les initiatives du gouvernement Harper est rarement aussi élevé.

Les répondants devaient se prononcer sur la question suivante : « Supportez-vous la position canadienne actuelle de ne pas financer les avortements dans les pays en voie de développement ou donneriez-vous votre support au Canada afin qu’il change sa position de financer les avortements dans les pays en voie de développement comme étant inclus dans le plan global de santé maternelle? ».

Quatre (4) choix de réponses étaient offerts aux répondants :

  1. Je supporte fortement l’actuelle position canadienne de ne pas financer les avortements dans les pays en voie de développement,
     
  2. Je supporte quelque peu l’actuelle position canadienne de ne pas financer les avortements dans les pays en voie de développement,
     
  3. Je supporterais quelque peu le Canada s’il changeait sa position afin de financer les avortements dans les pays en voie de développement,
     
  4. Je supporterais fortement le Canada s’il changeait sa position afin de financer les avortements dans les pays en voie de développement.

Bien qu'il se doit de noter que 30% des répondants Québecois sont fortement en faveur d’un changement de position de la part du gouvernement canadien, il semble toutefois que plusieurs Québécois préfèrent que l’aide internationale en matière de santé maternelle et infantile soit dirigée vers des priorités autres que l’avortement (Voir le tableau en PDF) Ce sondage à une marge d’erreur de +/- 3.1, 19 fois sur 20.

Les résultats éloquents de ce sondage n’ont pas été rapportés dans les médias québécois. Un seul article est paru sur le sujet dans un journal de l’Ontario.

Voici une opportunité manquée de demander au Québécois comment ils envisagent notre rôle sur la scène internationale. Nous sommes prêts à parier que la plupart des Québécois ne considèrent pas le financement de l’avortement comme essentiel, alors que des millions de femmes, d’hommes et d’enfants meurent chaque années des suites de maladies qui, grâce à la médecine moderne, peuvent être facilement traitées. À condition bien sûr que les gouvernements des pays industrialisés allouent les ressources au bon endroit. La décision du gouvernement Harper, loin d’être simplement idéologique comme certains le prétendent, est tout à fait justifiée d’après les résultats de nombreuses études qui ont constamment démontré que les femmes des pays en voir de développement n’ont pas besoin de l’avortement, mais bien de soins appropriés avant, pendant et après les grossesses. Dans son Maternal Mortality Global Factbook, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) mentionne que dans les pays industrialisés, la baisse dramatique des taux de mortalité maternel coïncide “… avec le développement des techniques obstétriques et l’amélioration de la qualité des soins de santé générale des femmes”(Maternal Mortality, A Global Fact Book, OMS, 1991 Compilé par Carla Abou Zahr and Erica Royston).

Le tableau ci-dessous présente des données d’un rapport de 2004 de l’OMS sur les causes de mortalité des femmes. Les statistiques montrent que la très grande majorité des décès des femmes ne sont pas liés à la santé reproductive ou maternelle. En outre, la plupart des décès maternels pourraient être évités si les femmes des pays en voie de développement avaient accès à des soins de santé de bases, des antibiotiques, du personnel qualifié, des banques de sang propre, des lieux de soins sanitaires, et de l’eau potable. L’avortement n’est pas la solution. 


Cliquez pour agrandir

Les résultats du sondage Ipsos-Reid démontrent à notre avis que le débat sur le financement de l’avortement est loin d’être clos au Québec. Un bon nombre de Québécois sont, d’après les résultats du sondage, contre le financement de l’avortement à l’extérieur du pays. Ne vaut-il pas la peine de s’interroger sur les raisons qui poussent les Québécois à supporter avec plus d’ardeur qu’à l’habitude cette politique du gouvernement Harper?

Comme consommateurs avertis de produits médiatiques en tout genre, il vaut tout au moins de se demander pourquoi les médias québécois ont complètement ignoré ce sondage. Se peut-il que certaines personnes choisissent d’ignorer volontairement toute statistique pouvant laisser croire que les Québécois sont en fait moins en faveur de l’avortement qu’on le suppose? Ou du moins les statistiques qui pourraient pousser la population à s’interroger davantage au sujet du financement de l’avortement? Une chose est claire, même si les médias québécois choisissent d’ignorer cette réalité, 40% des québécois ont tout le gros bon sens de supporter notre gouvernement, alors que celui-ci tente d’avoir un impact réel et positif sur la vie des femmes et des familles des pays en voie de développement.

Oui à la dignité en fin de vie, non à l'euthanasie et au suicide assisté -- partie 2

Dans les semaines qui viennent, je publierai des extraits de mémoires contre l'euthanasie et le suicide assisté qui ont été soumis à la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (CSMD). La date bûtoire pour soumettre un mémoire ou pour répondre au questionnaire étant révolue (il fallait répondre pour le 16 juillet), il nous reste qu'à attendre les dates pour les audiences publiques, dates qui seront publiées vers la mi-août. Entre temps, examinons pourquoi l'euthanasie et le suicide assisté sont des menaces pour le Québec.

Je donnerai quelques notes biographiques des auteurs mais je retiendrai leurs nom.

La semaine dernière nous avons publié un extrait de mémoire d'un infirmier licencié à la retraite. Cette semaine nous publions la deuxième partie de son mémoire, où il répond à chaque question du "document de consultation" biaisé de la CSMD.

Présentation de l'auteur

L'auteur est un infirmier licencié à la retraite. A été infirmer à plein temps de 1980 à 1997. Obtient un Certificat en Gérontologie de l’Université du Québec à Hull en 1995. Travaille à la défense et à la promotion de la vie humaine sur une base bénévole depuis 1997.

Réponses aux questions trouvées dans le document de consultation de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, Mai 2010 (Questions : Pages 21 et suivantes)


1. Existe-t-il des situations où il est justifié de recourir à la pratique de l’euthanasie ? Avez-vous des expériences à partager à ce sujet ?

- À mon avis il n’est jamais justifié de recourir à la pratique de l’euthanasie. Ma mère a vécu de nombreuses années sur la fin de sa vie avec la maladie d’Alzheimer qui a été insidieuse et terrible. Elle a fini ses jours à l’âge de 97 ans dans un CHSLD. Cependant, il n’a jamais été question de la faire euthanasier. Nous avions trop de respect et d’amour pour elle. Cette seule pensée si elle avait été exprimée par quelqu’un de l’entourage ou de la famille aurait été refusée énergiquement.


2. L’euthanasie pourrait-elle être considérée, dans certaines situations, comme faisant partie des soins appropriés en fin de vie ?

- Je suis un infirmier diplômé à la retraite et jamais dans l’enseignement et la formation que j’ai reçus n’a-t-il été question de considérer l’euthanasie comme un soin et encore bien moins comme un soin approprié. J’ai aussi obtenu un certificat en gérontologie et cette éventualité n’a jamais non plus été évoquée. L’enseignement allait dans le sens de comprendre et accepter la personne vieillissante comme une personne qui devient plus vulnérable en raison du phénomène naturel du vieillissement et des soins à donner en conséquence. Dans ma pratique comme infirmier échelonnée sur une période de 21 ans dans le domaine de la psychiatrie, il n’a jamais été question d’euthanasie.


3. Êtes-vous pour ou contre la légalisation de l’euthanasie et pourquoi ?

- Je suis contre la légalisation de l’euthanasie. Je trouve odieux d’envisager de donner la possibilité légale à quelqu’un de tuer quelqu’un d’autre. Le simple fait d’envisager cette possibilité dénote un grave manque de respect et de considération pour la vie humaine. C’est, à mon avis, se donner un pouvoir indu et abusif.

Procréation assistée: sortez vos mouchoirs...

Le 13 juillet 2010, nous avons vu à la télévision le ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc, annoncer en grande pompe la gratuité mur à mur pour tous les traitements de procréation assistée.

Notre ministre était accompagné d’une très populaire artiste de la télévision en larmes qui a remercié le bon docteur de lui avoir obéi à la lettre.

Le Québec en faillite n’a plus d’argent pour son système de santé au bord du gouffre, mais il en a pour payer entre 70 et 80 millions par année pour satisfaire quelques milliers de femmes qui désirent procréer à n’importe prix. À partir du 5 août 2010, le Québec, société follement distincte à plusieurs points de vue, sera le seul endroit au monde où la procréation assistée deviendra entièrement financée par l’état providence tant au privé qu’au public.

« Procréation politisée » et « Bar ouvert » dénonce le journal La Presse des 14 et 15 juillet 2010.

Ce programme ridicule répond surtout à des questions de popularité ; habilement piloté par une artiste qui en mène très large au Québec, le gouvernement a cédé au chantage en cette période où les sondages lui sont terriblement défavorables. Non, le privilège de procréer n’est pas un droit.

Toutes les femmes seront couvertes : mariées, en concubinage, monoparentales, hétérosexuelles, bisexuelles, célibataires, lesbiennes, jeunes, vieilles, métrosexuelles, etc. peu importe, le service gratuit sera offert à toutes sur simple demande ! Déjà dans nos hôpitaux, il manque de spécialistes pour suivre les grossesses normales. Qui s’occupera de ces femmes enceintes supplémentaires à très haut risque ?

Le gouvernement vient de faire un choix politique et démagogique en finançant ces femmes qui ne sont pas malades.

La Commission de l’étique de la science et de la technologie (CEST) avait émis de très sérieuses réserves sur ce programme en faisant des recommandations au gouvernement face aux personnes qui éprouvent des difficultés à procréer de façon naturelle, l’invitant à privilégier l’adoption comme solution de rechange. Malheureusement celui-ci, aveuglé par les larmes de certaines artistes très militantes, a fait la sourde oreille. Comme dans le dossier de l’avortement, il a décrété « le bar ouvert ».

Pendant que le gouvernement du Québec accepte que l’on jette à la poubelle 30 000 à 35 000 enfants tués annuellement dans le sein de leur mère, plutôt que de payer pour de sérieuses mesures qui favoriseraient l’adoption de ces bébés, nous assistons à une véritable tragédie nationale qui permettra à une minorité de réaliser leur « rêve ». Voilà le genre de choix de société que seul le Québec éminemment distinct pourra se payer avec sa plantureuse carte soleil.

Personnellement, j’attends toujours qu’une vedette du monde du spectacle vienne à la télévision verser quelques larmes sur nos dizaines de milliers d’avortements qui chaque année s’abattent sur notre pauvre Québec.

Oui à la dignité en fin de vie, non à l'euthanasie et au suicide assisté -- partie 1

Dans les semaines qui viennent, je publierai des extraits de mémoires contre l'euthanasie et le suicide assisté qui ont été soumis à la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. La date bûtoire pour soumettre un mémoire ou pour répondre au questionnaire étant révolue (il fallait répondre pour le 16 juillet), il nous reste qu'à attendre les dates pour les audiences publiques, dates qui seront publiées vers la mi-août. Entre temps, examinons pourquoi l'euthanasie et le suicide assisté sont des menaces pour le Québec.

Je donnerai quelques notes biographiques des auteurs mais je retiendrai leurs nom.

Présentation de l'auteur

L'auteur est un infirmier licencié à la retraite. A été infirmer à plein temps de 1980 à 1997. Obtient un Certificat en Gérontologie de l’Université du Québec à Hull en 1995. Travaille à la défense et à la promotion de la vie humaine sur une base bénévole depuis 1997.

 

La légalisation de l'euthansie est la forme surprême d'abus des aînés

Concernant le débat sur l'euthanasie et le suicide assisté

Nous faut-il regarder les orientations que comme société nous avons prises en notre Québec moderne ces dernières années ?

Pensons à l’approche contraceptive artificielle et à l’élimination systématique de milliers de nos enfants à naître, de ces futurs québécois qui, aujourd’hui seraient nombreux à peupler notre Québec. Pensons à toutes les possibilités qui actuellement nous échappent en raison de notre population vieillissante et de la jeune population qui demain ne sera pas en mesure de soutenir ses aînés. Ces derniers, par notre propre faute, sont devenus trop nombreux et un fardeau pour les plus jeunes.

Allons-nous maintenant par la présente démarche, continuer dans la même voie en éliminant systématiquement ces aînés, devenus trop gênants ? Le danger est grand, lorsqu’on pense aux nombreux cas de maltraitance que subissent actuellement nos aînés. Cette maltraitance est un sujet tabou et les aînés ne parlent pas, soit qu’ils en sont incapables ou trop gênés et humiliés. Mme Marguerite Blais Ministre de la condition des aînés fait un beau travail de coordination et de sensibilisation vis-à-vis ce grave problème. Si plusieurs de nos aînés sont devenus suicidaires n’est-ce pas en raison des conditions difficiles qui sont les leurs ? Où sont donc nos priorités, de les éliminer ou de leur venir en aide ?

Comme si le fardeau des aînés n’était pas à l’heure actuelle suffisamment difficile à porter, voilà que le projet pour nous faire accepter en douce la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté en ajoute. Si ce projet venait à être adopté, les aînés auraient tôt fait de ressentir cette épée de Damoclès suspendue au dessus de leur tête. Loin de les aider, la menace d’être éliminé plus ou moins arbitrairement pèserait très lourd sur leur estime d’eux-mêmes et leur goût de vivre. De plus, pour ceux et celles qui auraient des motifs intéressés à les voir disparaître au plus tôt, la crainte de représailles judiciaires serait à toute fin pratique amoindrie.

Le corps médical au service de la population est parvenu à établir un lien de confiance avec les patients sous leurs soins. Qu’adviendra-t-il de cette relation de confiance si ce projet machiavélique venait à être adopté ? Ce serait de toute évidence une source d’inquiétude supplémentaire pour nos aînés.

D’autre part, n’avons-nous pas suffisamment de jeunes qui se suicident dans notre Québec actuel faute de trouver un sens convenable à leur jeune vie, pourtant pleine d’un potentiel prometteur, n’eut été que notre civilisation leur a insufflé le goût morbide de la mort, faute d’un débouché satisfaisant qui leur donnerait le goût de vivre ? Pourquoi vivre si la perspective de vie qui s’ouvre à eux ne les rejoint pas en profondeur, si elle ne comble pas leurs aspirations, leur faim de donner un sens à leur vie et le goût de s’épanouir. Mais pourquoi donc en sommes-nous rendus là ?

Allons-nous continuer dans le même sens en leur laissant à comprendre que maintenant en 2010 il devient acceptable et recommandable d’éliminer légalement tous ceux et celles qui ne sont plus à la hauteur, en raison de leur âge ou de leur handicap ? Allons-nous continuer de leur proposer comme modèle une société inhumaine et sans cœur qui élimine les non productifs, matériellement parlant ? Avons-nous quelque chose d’autre à proposer aux générations montantes (celles que nous laisserons naître) que la production pour la consommation à outrance avec l’unique perspective du matérialisme ? Notre jeunesse qui aspire à de nobles idéaux va-t-elle se contenter de desservir les intérêts de certains qui se sont assis sur leur pouvoir économique, politique ou autre ?

Le respect de toute vie humaine ne fait-il pas partie des idéaux que nous voulons transmettre comme société ? Ainsi donc, nous aurions quelque chose de valable à proposer à ceux et celles qui demain vont prendre notre place ? Après tout, nos vieillards ne sont pas comme des objets de consommation que l’on jette aux rebus en fin d’utilisation.

Alors chers amis, quel sens voulons-nous donner à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté ? Certains d’entre nous semblent malheureusement déterminés à vouloir nous influencer dans cette direction. Voulons-nous véritablement d’une loi qui va laisser libre cours en toute impunité à l’exécution plus ou moins arbitraire de milliers de nos vieillards, devenus improductifs, malades, boiteux et déprimés ? La priorité ira-t-elle à notre équilibre budgétaire plutôt qu’à des soins palliatifs démontrant notre humanisme envers ceux et celles qui nous on précédés ? De quelle manière notre Québec désire-t-il se distinguer ? Car, si de façon généralisée notre société a appris à ne plus respecter la vie humaine, tant dans son origine qu’au moment de sa décrépitude, le relativisme aidant, qu’est-ce qui l’empêchera aussi de balancer les bien portants ? Ne voyons-nous pas que nous sommes sur le chemin de l’anarchie sociale totale ? Est-ce véritablement ce que nous voulons ?

Une consultation et un débat en profondeur d’une plus grande envergure s’impose, avant de se hâter vers un projet de loi qui pourrait être à la fois dommageable et regrettable pour notre société vieillissante qui mérite mieux.

Pour les raisons précédemment mentionnées, la démarche actuelle de préparation des mentalités visant à nous faire accepter la normalisation et la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, devrait-être rejetée en toute lucidité. « Mourir dans la dignité » est un attrape-nigaud. Vivre dans la dignité est un défi pour toute la société actuelle.

(... à suivre)

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L'abbé Gravel contre LifeSiteNews.com -- Mise à jour: la réplique de LifeSiteNews

M. l'abbé Gravel, prêtre du diocèse de Joliette, s'en prend au site LifeSiteNews pour l'avoir calomnié. Malheureusement, LifeSiteNews ont raison: M. l'abbé a une longue histoire de dissidence par rapport aux enseignments de l'Église.

Mise-à-jour: John-Henry Westen, rédacteur en chef de LifeSiteNews, réplique. Voici le texte traduit de l'anglais : 

 

 

Réplique de LifeSiteNews.com à l’abbé Raymond Gravel

Par John-Henry Westen, rédacteur en chef de LifeSiteNews.com

Publiée dans le Devoir du 13 juillet 2010

C’est effectivement vrai que nous sommes à LifeSiteNews.com inquiétés par les actes et les paroles de l’abbé Rayond Gravel. Car nous nous soucions assez des dommages qu’il engendre, et surtout du tort qu’il cause à lui-même, pour prendre la parole.

L’abbé Gravel est un prêtre catholique romain, et il est obligé d’enseigner et d’incarner la religion qu’il professe. Or, tout au cours de sa prêtrise, il a décidé de critiquer publiquement les enseignements de l’Église catholique en matière d’homosexualité et d’avortement. En jetant la lumière sur ces irrégularités, LifeSiteNews.com a espéré et continue d’espérer que l’abbé Gravel se repentirait pour son propre bien et pour le bien des fidèles catholiques qui ont été scandalisés et, ce qui est encore pire, égarés par ses faux enseignements.

Nous nous devons tous de vivre une vie authentique, c’est à dire d’être ce que nous professons être. Si des fois nous nous égarons et qu’il nous manque de la ténacité, et que nous n’arrivons pas à atteindre la perfection chrétienne, au moins nous pouvons admettre nos lacunes et tenter de mieux agir dans le futur, toujours en affirmant la vérité des principes, malgré nos faiblesses.

Mais c’est tout autre chose de professer une religion, et d’emblée d’en devenir un représentant, tout en occultant son enseignement : c'est-à-dire de décider que cette Église devrait être différente, plus à son goût, et ensuite tenter de la déstabiliser pour mieux la remanier de l’intérieur.

Cela serait mieux d’être fidèle à soi-même et de rejeter l’hypocrisie d’affirmer une chose (sa fidélité à l’Église) et d’enseigner une autre. Soit on est catholique et on se montre fidèle aux enseignements de l’Église catholique ou bien on souscrit à une autre religion pour ensuite respecter ses croyances. C’est tout à son honneur que de respecter sa conscience de cette façon là.

Pour ma part, je ne ressens aucune rancune ou colère envers l’abbé Gravel. Je suis aussi conscient que ce n’est pas à moi de lui apporter les remèdes, s’il y a lieu, qu’il lui conviendrait pour ses prises de positions. Cependant, en l’absence apparente d’autorité parentale, il arrive parfois qu’un enfant doive sonner l’alarme pour annoncer que le trouble est semé dans la maison.

Alors oui, LifeSiteNews.com a bel et bien suivi de près la carrière ecclésiale du Père Gravel. La plupart des évêques aurait il y a longtemps poser les gestes nécéssaires pour faire taire un prêtre publiquement dissident, spécialement un prêtre qui dénonce publiquement le primat canadien – le cardinal Marc Ouellet – en plus de dénoncer le Vatican lui-même. Mais il n’y a jamais eu de sanctions à l’égard de l’abbé Gravel. Même après avoir été forcé par le Vatican de quitter la politique, Monsieur l’abbé continue d’occuper des positions proéminentes dans le diocèse. Récemment il a été nommé pour former les futurs enseignants de la foi (les catéchètes) à la cathédrale du diocèse de Joliette. Ces sessions débutent le 28 août. Ceci est inquiétant et inexplicable.

Je me demande bien si l’abbé Gravel ne verrait pas mieux la vérité de l’enseignement de l’Église si c’était l’autorité de ses supérieurs qui lui en informerait? Pour Mgr. Gilles Lussier, évêque du diocèse de Joliette, ce serait faire preuve d’amour de corriger ce prêtre, et s’il n’écoutait pas, de le relever de ses fonctions. Après avoir été désigné catéchète à la cathédrale, est-ce vraiment une surprise de constater que l’abbé demeure un homme confus?

Un cri de coeur contre la procréation assistée

Un message exaspéré de Marc-Albert Bélanger, de l'Alliance Ressources Grossesse, un réseau qui regroupe 21 centres de grossesses au Québec, contre le non-sens de subventionner à coups de millions (millions qu'il manque au système de santé) la procréation assistée lorsque l'on ne subventionne presque pas les centres de grossesses pour femmes en difficulté :

Le gouvernement s'apprête à accorder 80 millions pour de la fécondation in vitro au Québec quand nos jeunes femmes enceintes en difficulté se font avorter par milliers au Québec. Quel paradoxe ! D'un côté l'on produit des embryons en quantité et qui seront éliminés s'ils ne sont pas implantés et qui seraient en surnuméraire. L'on tuera des embryons et l'on tuera des foetus par avortement et aussi l'on tuera avec la pilule du lendemain. Quel hécatombe et quel crime contre l'humanité au Québec avec notre argent.

L'on pourrait avec 80 millions créer 20 Complexes pour la femmes enceintes en difficulté dans chacune des régions du Québec au coût de $2 millions chacun et le reste pour payer les honoraires pour le personnel affecté à la fermme enceinte en difficulté dans chaque Centre. L'on sauverait 30,000 enfants à naître par année qui donneraient amplement d'enfants pour les couples infertiles, sans gaspillage.

J'ai reçu en tout et pour tout $100.00 en dons pour distribuer ma publicité et aider mes Centres contre 80 millions par année pour la fécondation in vitro au gouvernement. Le gouvernement donne rien pour les 21 Centres venant en aide à la femme enceinte en difficulté au Québec. Trouvez-vous cela normal 80 millions contre 100.00$ ?

Pèlerinages pour la Vie

L’été, spécialement un été chaud et humide comme celui que nous vivons présentement, nous porte à la langueur et peut-être même à la paresse, et aussi – il ne faut pas le nier—à un repos nécessaire !

Mais c’est surtout un temps pour renouer avec la création : nous sortons des villes pour nous réfugier dans des chalets sur le bord d’un lac ou pour faire des randonnées à la campagne. Nous avons ainsi la chance de remercier Dieu de sa bonté, de reconnaître la beauté et l’harmonie de son œuvre partout autour de nous et aussi en nous, puisque c’est lui qui nous a donné le goût de le découvrir et de faire sa volonté. En communiant avec son œuvre, nous nous rapprochons du Créateur, de celui qui nous appelle au dépassement et au don de soi.

C’est pourquoi je voulais, tout en vous rappelant les diverses luttes dans lesquelles nous sommes engagés, vous annoncer qu’il y a parmi nous des jeunes gens qui, cet été, interpellés par l’appel intérieur de Dieu, communient à leur façon avec la nature, en traversant à pied le continent américain pour annoncer la proximité du Royaume en affirmant la dignité de l’enfant à naître. Il y a, en fait, cet été, aux moins deux pèlerinages pour-la-vie en cours :

Le premier, entrepris par un groupe constitué de six jeunes du Canada anglais nommé « Crossroads », a débuté à Vancouver le 22 mai. Il passera par la région de la métropole de Montréal du 5 au 9 août et se terminera à Ottawa le 13 août. La marche, les prières, la contemplation de la nature et, finalement, les présentations aux paroisses qui constitueront ce pèlerinage sauront peut-être renforcer les convictions des participants et persuader les croyants et les non-croyants rencontrés en route de la dignité inviolable de toute vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle.

Le deuxième pèlerinage, lui, tout en étant encore plus ambitieux que le premier (un trajet de 5000 km est prévu !) a débuté avec discrétion et en toute simplicité le jeudi, 27 mai, à Québec. Anne-Marie Michel, une jeune journaliste catholique française, inaugura son périple pour le respect de la vie de la cathédrale de Québec vers le sanctuaire de Notre-Dame de la Guadalupe à Mexico avec une méditation, dans la cathédrale de Québec, sur la parole du Christ : « Que veux-tu que je fasse pour toi? » (Luc 18 : 42) (À nous de répondre : « Seigneur, que je voie ! »)

Je ne peux m’empêcher de penser que le départ d’Anne-Marie, qui fut presque confidentiel en dépit de tout le brouhaha que nous avons vécu durant la période suivant la sortie courageuse du cardinal Ouellet sur l’avortement, fut comparable à l’exode discret et silencieux de la Sainte Famille lors des persécutions hérodiennes. Les pouvoirs et les principautés – les médias, les « personnalités », les gouvernements, et même les organismes officiels pro-vie ! – passent généralement à côté de la vraie Histoire du monde, constituée de gestes et de gens souvent anonymes qui contribuent toutefois plus que quiconque à l’avancement du Royaume.

Immobilier pour la vie

Campagne Québec-Vie vous présente une toute nouvelle façon de contribuer à nos efforts, sans que cela vous coûte un sous : un programme nommé Immobilier pour la vie.

C’est très simple : vous, vos amis, ou un membre de votre famille recherchez une maison à acheter ou désirez vendre votre propriété au Canada ou aux États-Unis ? Vous n’avez qu’à appeler Immobilier pour la vie au 1-877-LIFE-US1 et ils vous jumelleront avec un de leurs agents experts en biens fonciers en provenance d’une compagnie reconnue comme Remax ou Century21. Cet agent sera heureux d’avoir un nouveau contrat d’affaires et, une fois la transaction complétée, versera une portion de sa commission à Immobilier pour la vie comme redevance. Immobilier pour la vie donnera alors 80 % de cette commission à Campagne Québec-Vie.

Pour une maison valant 150 000 $, cela signifie que 1000 $ seront versés à Campagne Québec-Vie, sans aucun frais supplémentaire ! Immobilier pour la vie est donc un excellent moyen d’avoir un agent professionnel, en plus d’aider Campagne Québec-Vie, et ce sans aucun frais supplémentaire. Ne tardez plus, appelez le:

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