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Cette ancienne star de la porno dévoile les secrets de la pornographie : et cela devrait vous rendre très très inconfortables

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Par Jonathon Van Maren de LifeSiteNews - traduit par Campagne Québec-Vie

Campagne Québec-Vie s'engage dans la lutte contre la pornographie car nous croyons fermement qu'un respect de la sexualité encourage un respect de la vie humaine, dès la conception.

« Si la pornographie est aussi mauvaise que vous le dites, pourquoi est-ce qu'il y a encore des gens qui  travaillent dans la pornographie?»

Ceci est une réponse courante à ceux qui soutiennent que la pornographie est sexuellement violente, qu'elle est la célébration visuelle du viol et une glorification  perverse de la dégradation des femmes et des filles.

Il y a évidemment plusieurs réponses à cette question : Certaines femmes sont désespérément à cours d'argent; plusieurs, si ce n'est la majorité, ont été abusées sexuellement; d'autres encore ont été trompées par l'idée que l'industrie de la pornographie est une activité séduisante et sexy (le courant dominant de Playboy et le déplacement croissant des stars de la porno vers d'autres industries du divertissement ont sûrement contribué à cela).

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Mais pour découvrir de première main l'expérience que vivent les femmes à l'intérieur de l'industrie de la pornographie, j'ai décidé de téléphoner à quelqu'un qui est passé par là :  Shelley Lubben.

Shelley Lubben était une star de la pornographie dans les années 90; elle était entrée dans l'industrie en tant que prostituée à un très jeune âge. Les «industries de l'exploitation sexuelle», comme la Dre Mary Anne Layden appelle les différents aspects de l'industrie du sexe, ne tardèrent pas à faire des ravages.

«Être une travailleuse du sexe, c'est un cercle vicieux parce que vous faites du strip-tease, de la danse taxi, et vous devenez complètement brûlée par la prostitution», me dit Lubben. « Après mon burn-out de prostitution, on m'a fait accroire que je serais sans danger de MTS (maladies transmises sexuellement) et que je pourrais faire plein d'argent. J'étais monoparentale et alors quelle importance, je peux bien faire aussi le sexe devant la caméra. Mais c'était complètement mais vraiment complètement la pire affaire, la chose la plus ténébreuse dans laquelle j'ai jamais été impliquée.

Comme débutante, Lubben avait assumé que, contrairement à la prostitution où plusieurs clients ne voulaient pas utiliser les condoms, l'industrie de la pornographie la protégerait au moins des MTS. Ce n'était pas le cas, – et c'est parce que comme Lubben le rapporte, les MTS sont répandues dans toute l'industrie de la pornographie.

«Nous n'utilisions pas les condoms dans la pornographie», dit-elle carrément. Les condoms ne sont pas autorisés, alors nous sommes forcés d'avoir des relations sexuelles non protégées – et je ne peux vous dire combien de personnes faussent leurs tests. L'an dernier seulement, ils ont eu 4 cas de VIH, un haut taux pour un très petit groupe de personnes... nous savons que la majorité des stars de la porno ont eu une MTS à un moment ou un autre, et ils estiment qu'entre 66 et 99 % souffrent d'herpès. Ils ne testent pas l'herpès, donc tous ces gens sont infectés avec des MTS endémiques.

«Même le Département de santé publique de Los Angeles a suivi des cas et a découvert plusieurs  milliers de cas de chlamydia et de gonorrhée. Ils sont le groupe le plus élevé en Californie à avoir autant de MTS. Alors quand les gens cliquent [sur la porno], ils contribuent au trafic du sexe, ils contribuent aux MTS, ils contribuent aux gens dont la plupart vivent dans la dépendance à l'alcool et aux drogues. Ici je parle de la majorité. Pas toutes les stars de la porno sont des droguées, mais la majorité l'est. Et je peux vous dire que, lorsque j'étais en phase de guérison, j'ai eu des TSPT (troubles de stress post-traumatique). J'ai eu plusieurs sortes de troubles, de sérieux traumatismes».

C'est une histoire que j'ai lue plusieurs fois dans mes recherches sur l'industrie de la pornographie, alors je devais lui demander : pourquoi s'est-elle impliquée dans les industries de l'exploitation sexuelle au juste?

«Bien à l'âge de neuf ans, j'ai été abusée sexuellement par un adolescent et sa sœur.» a répondu  Shelley Lubben. «J'ai alors expérimenté une activité hétérosexuelle et homosexuelle affreuse à un très jeune âge et en même temps, j'étais élevée par la télévision – j'avais la permission de regarder des films réservés aux adultes, des films d'horreur, des films à contenu sexuel, donc mon éducation à l'amour et au sexe s'est faite par l'abus et en gros par la négligence parentale, puisqu'ils nous autorisaient à regarder ces choses.

« Et puis en grandissant, je me suis rebellée parce que mon père n'était pas tellement présent dans ma vie, et j'ai commencé à rechercher le sexe avec des garçons, parce que les garçons disaient qu'ils m'aimaient. Alors c'est cette idée que j'ai senti dans ma tête que j'étais aimée si je faisais l'amour avec une personne. Mon père m'a jetée à la rue parce que j'étais rebelle et je me suis retrouvée à San Fernando, LA, qui est la vallée de la pornographie et un souteneur m'a attirée et j'ai été très naïve. Non, j'étais rebelle, pas naïve. Il m'a attirée pour 35 $ et là, il... vous savez, j'ai dû me sauver de lui physiquement, parce qu'il est devenu très brutal et ensuite une Madame m'a trouvée et la descente en spirale a commencé.»

Une fois enfoncée, Lubben s'est sentie prise au piège dans un cycle de dégradation et de destruction.

«Je détestais la prostitution, je me sentais coupable, puis j'ai fait du strip-tease pour survivre», dit-elle.  «Je n'avais pas d'éducation, – la plupart des filles qui entrent dans la pornographie n'ont pas vraiment d'éducation, il y en a peut-être quelques unes qui disent avoir des diplômes, mais je n'en ai pas encore vu – mais la plupart des filles ne viennent pas de bonnes familles, où elles auraient une bonne estime de soi. Je n'ai jamais rencontré de stars de la porno qui venaient de bonnes familles. Ça ne veut pas dire que ça n'existe pas, mais peut-être que ça existe dans leur tête parce qu'évidemment certaines filles vont dire qu'elles ont un sentiment de pouvoir par leur travail de sexe, parce que ce que vous ne pouvez vaincre, vous allez vous y rallier. Vous ne voulez pas que les gens pensent que vous êtes faible quand vous êtes dans la porno; vous allez agir comme si vous aimiez ça, que vous aimiez les choses dures, que vous aimiez être violée et qu'on vous donne des noms dégradants. C'est juste un paquet de mensonges. Les gens font de la pornographie parce qu'ils ont besoin d'argent, et la plupart d'entre eux n'ont pas d'autres options ou éducation.»

L'industrie de la pornographie est sombre, mauvaise et incroyablement violente – et elle a été comme cela depuis très longtemps. J'ai lu à Lubben quelques extraits de recherche du Dr Gail Dines soulignant comment la pornographie est devenue de plus en plus violente et je lui ai demandé si cela correspondait à son expérience.

«Absolument,» répondit-elle. « C'était déjà violent dans mon temps, mais je me suis impliquée dans la pornographie dure juste parce que j'étais toujours pleine de rage envers mes parents. Mais oui, dans mon temps, je n'aurais jamais laissé quelqu'un me déchirer la bouche ou me mettre un objet bizarre dans la bouche ou me faire quelque chose qui aurait causer une descente du rectum, je n'aurais pas fait cela. Je me serais enfuie. Aujourd'hui, les filles doivent en venir à ça, parce que c'est ça qui se vend. Alors c'est vraiment triste, c'est le lot de notre société qui, mais vous le savez, tout le monde est tellement désintéressé au sexe à la vanille maintenant. Ils veulent ça plus dur, et plus gros et plus sombre, et vous savez, je ne peux imaginer ce que sera notre société dans 20 ans. Je ne peux pas, je ne pense pas que je... Je vais devoir déménager dans les montagnes ou quelque chose du genre, parce que je doute qu'une fille normale puisse se promener dans les rues à ce moment-là.

C'est choquant en quelque sorte que l'industrie de la pornographie soit si forte et si populaire, si on considère qu'en même temps il y a eu de nombreuses voix dénonçant le trafic du sexe. Est-ce que l'industrie de la pornographie ne s'alimente pas dans le trafic du sexe, ai-je demandé à Lubben,  

« Beaucoup de gens pensent que la pornographie alimente la traite des personnes et elle le fait.» dit Lubben fermement. « Mais elle le fait parce que c'est de la traite de personnes. On l'appelle une entreprise coupe-gorge, parce que c'est de la traite : tous nous avons été forcés de faire une scène que nous ne voulions pas faire. Nous sommes allés chez des médecins frauduleux ou à des cliniques frauduleuses où ils nous ont envoyés. En fait, leurs cliniques, – la principale clinique pour stars de porno a fermé ses portes il y a quelques années, parce que beaucoup d'entre nous se sont élevés contre elle – mais nous avions une ancienne actrice porno qui avait un doctorat en sexologie, et elle mettait un sarrau blanc et disait aux filles ‘ Appelez-moi Dr Sharon Mitchell.’ Alors toutes les filles pensaient qu'elle était médecin et elles allaient là pour avoir son avis médical, le traitement de MTS et les tests. C'est juste une façon dont ils étaient frauduleux.  

«Une autre manière est que les pornographes font de fausses promesses : « Si tu fais cette scène, je te promets que tu vas avoir cet argent, ou tu vas faire la  page couverture» ou, « Tu n'auras plus jamais à faire ce genre de scène». Tout est basé sur des mensonges. Alors tu dois être dur pour être dans cette industrie.

« Vous savez, la plupart de ces films sont faits dans des endroits privés, des hôtels particuliers, ou des chambres d'hôtels où le gouvernement n'a pas accès. Alors c'est comme si deux jeunes filles de 18, 19, 20 ans faisaient face à une équipe d'hommes plus âgés. Le producteur est un homme, l'équipe est masculine... alors évidemment nous sommes intimidées à faire des scènes que nous ne voulons pas faire. Je ne peux vous dire combien de fois je me suis présentée et ils m'ont dit, ‘Tu dois faire cette scène,’  et j'ai dit ‘Non, ce n'est pas ce que mon agent m'a dit,’ ou ‘Ce n'est pas ce qu'on m'a dit de faire,’ et ils répondent ‘Bien tu vas le faire sinon nous ne te payerons pas, nous allons te poursuivre.’  Et maintenant avec l'internet, ils disent aux filles, ‘Si tu ne fais pas cette scène, nous allons envoyer ta pornographie aux membres de ta famille, nous allons ruiner ta réputation, tu ne travailleras plus jamais, nous allons t'enlever ton argent, nous allons te battre physiquement,’ ou bien ils les menacent de poursuite. C'est du marchandage sexuel. Chaque star de la porno a été trafiquée au moins une fois dans l'industrie de la porno.»

C'est à cause de cela que  Shelley Lubben, après huit ans, a finalement quitté l'industrie de la pornographie après avoir rencontré un pasteur, qui l'a plus tard épousée, traversant avec elle dix longues et pénibles années de guérison. En 2007, elle mit sur pied la  Pink Cross Foundation (Fondation de la croix rose), dont le but est de faire sortir les acteurs et actrices porno de l'industrie de la pornographie en leur offrant espoir et guérison et d'avertir les jeunes qui sont épris de l'industrie, de la noirceur et de la souffrance qui les y attendent.

Avant que je raccroche, j'ai posé une dernière question à  Shelley Lubben : « Si vous pouviez dire une chose à quelqu'un qui regarde de la pornographie, que lui diriez-vous?»

Elle s'est à peine arrêtée. «Vous contribuez à votre destruction» a-t-elle répondu. Et à celle de votre famille et à celle de votre épouse. Je ne peux vous dire combien de dépendants à la pornographie ont perdu leur famille et leur travail. C'est vraiment triste. Et ils contribuent au viol des enfants. Si vous cherchez une meilleure raison de ne pas regarder de pornographie, pensez à la pornographie des enfants. Pensez seulement que juste pendant que je vous parle, il y a de jeunes enfants qui sont drogués et violés. Comment quelqu'un peut-il cliquer sur un site porno, tout en sachant cela?»

Et évidemment, après avoir entendu l'histoire de Shelley, beaucoup, beaucoup de gens en sont venus à cette conclusion : la pornographie est une force destructrice. La pornographie a ruiné bien des vies. Pour le bien de nos familles, de notre société et de nous-mêmes, il est temps d'évaluer le coût et de couper la pornographie pour de bon.

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