M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

Bébés-éprouvettes : le doute s'installe

La présidente de la Commission de l’éthique de la science et de la technologie du Canada Édith Deleury met le gouvernement du Québec en garde face à son empressement à rembourser les traitements de fécondation in vitro.

Dans le magazine l’Actualité du 15 mai 2010, elle se montre très critique face à cette décision de l’autorité gouvernementale. Rappelons qu’une FIV coûte de 15 000 à 50 000 dollars. Le ministère de la Santé prévoit que la demande pour ce type d’intervention va dépasser d’ici quelques années les 10 000 FIV par année. La gratuité aura comme conséquence de provoquer une forte demande de la part des parents en quête d’un bébé à n’importe quel prix.

L’État doit-il obligatoirement accéder à toutes ces demandes ? Avant de se lancer tête première dans le labyrinthe tordu des manipulations génétiques, ne devrait-on pas plutôt favoriser et faciliter les procédures d’adoption ?

Mme Deleury rappelle que « ce qui se passe actuellement ne respecte pas l’esprit des 19 recommandations de la Commission de l’Éthique. Le droit d’avoir un enfant n’existe pas ». Et elle ajoute : «doit-on, comme société, payer pour la congélation des ovocytes d’une femme de 20 ans qui veut faire carrière et recourir à une FIV 15 ans plus tard ? »

Voilà une courageuse prise de position. Pendant que les grands ténors favorables aux manipulations génétiques font trembler le gouvernement québécois et que certaines vedettes du monde artistique ne se gênent pas pour mettre une pression médiatique complètement inacceptable, voilà qu’une sage voix se fait entendre pour nous rappeler que jouer avec la vie pourrait avoir de très graves conséquences.

Le système de Santé du Québec craque de toutes parts. Est-ce le temps de se lancer dans ce type d’intervention ? L’ancien ministre de la Santé Philippe Couillard a répété à plusieurs reprises que l’infertilité n’est pas une maladie et que le droit supposément inaliénable d’enfanter artificiellement n’existe pas. Pendant que la procréation assistée nous révèle de plus en plus toutes sortes de risques, l’engouement pour le bébé sur commande gagne en popularité dans notre belle province.

Alors, allons-nous écouter les ultimatums de nos chers artistes, plutôt que l’enseignement du Créateur ? Il n’y a pas 56 manières de transmettre la vie et de procréer de façon normale et naturelle. L’institution du mariage entre un homme et une femme reste la seule manière acceptable de concevoir un enfant. Malheureusement, le Québec vient de s’engager sur une pente très dangereuse.

Un jour nous regretterons amèrement de nous être laissés endormir par les enseignements et les supposées prouesses de la science qui se prend trop souvent pour Dieu.

Publicité

Cliquez « J'aime » si vous êtes pro-vie !



Laissez un commentaire