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Voici pourquoi la « prohibition de la thérapie de conversion » n’est qu’une façon d’interdire l’aide et l’enseignement chrétiens

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : AdobeStock

7 octobre 2020 (LifeSiteNews) — Les partisans de la soi-disant « prohibition de la thérapie de conversion » surgissant dans plusieurs pays d’Occident font preuve d’un argumentaire public très simple et très convaincant pour ces lois. Selon eux, celles-ci sont nécessaires pour empêcher les jeunes gens d’être contraints à suivre des thérapies dangereuses et discréditées visant à modifier leur for intérieur. L’expression « thérapie de conversion », faisant généralement référence à des pratiques abusives telles que la thérapie aux électrochocs et évoquant des images horribles presque instantanément, a été utilisée très intentionnellement. Après tout, quel être humain pourrait s’opposer à cette prohibition ? Même les Nations Unies ont fait appel aux nations membres pour joindre leurs voix.

Sans l’ombre d’un doute, la soi-disant « prohibition de la thérapie de conversion » est élaborée pour aller plus loin que bannir les pratiques qui, d’ores et déjà, suscitent une condamnation universelle. Par exemple, un règlement, récemment adopté à Calgary, pourrait faire emprisonner les parents [parlant avec leurs enfants] et criminaliser le discours chrétien, comme une simple conversation pastorale concernant l’attirance non désirée envers le même sexe ou la véritable confusion de genre. En fonction des définitions de la « haine » et de la « cruauté » utilisées par la plupart des activistes LGBT, cela va de soi qu’il s’agit de leur intention. Le bannissement de la thérapie de conversion proposée à l’heure actuelle par les libéraux de Trudeau pourrait en théorie envoyer les parents en prison pour s’être opposés au changement de sexe de leur enfant.

La même sorte de lois est observable un peu partout au Royaume-Uni et les membres des églises postchrétiennes se positionnent comme des défenseurs clés de cette première. En juillet, une lettre signée par le modérateur de l’Union baptiste, le révérend David Mayne, et le révérend Paul Bayes, évêque de Liverpool, ainsi que par d’autres chefs religieux, dans laquelle on demande au Premier ministre Boris Johnson de proposer une loi qui couvre « la gamme complète des pratiques religieuses », stipulant explicitement que les conversations entre les fidèles et les chefs religieux au sujet de pratiques sexuelles immorales mettaient des vies en danger. Les communautés religieuses, selon eux, ont besoin d’être forcées à changer :

Bien que nous reconnaissions et applaudissions votre objectif global de « mettre fin à toute thérapie de conversion », nous vous mettons en garde sur le fait que cela ne sera pas possible jusqu’à ce nos religions développent une pensée théologique plus approfondie à ce sujet — ce à quoi nous, et d’autres, nous dévouons.

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De fait, les signataires ont déclaré que même les conversations dites voulues et initiées par les personnes qui sont aux prises avec une attirance non désirée devraient être bannies, et le clergé orthodoxe poursuivi en justice :

Nous vous prions de préciser clairement que le Royaume-Uni ne tolérera pas ceux qui pratiquent la thérapie de conversion peu importe la forme, consensuelle ou non, et de poursuivre ceux qui l’appliquent. Cela aura pour impact d’amener les chefs religieux à y penser à deux fois, de peur d’avoir un casier judiciaire qui les empêcherait de suivre leur vocation.

En bref, les signataires de la lettre faisaient écho aux demandes, énoncées en 2017 par l’Église anglicane, d’interdire « la thérapie de conversion » — mais ils ont été encore plus loin en demandant une loi qui condamnerait les appels à la chasteté, tel que le comprennent les chrétiens depuis 2 000 ans.

À l’heure présente, l’ancien évangélique et actuel progressiste Steve Chalke joint sa voix à l’attaque contre les communautés de l’orthodoxie chrétienne, déclarant dans un communiqué de presse, émis par l’œuvre de bienfaisance Oasis Charitable Trust du Royaume-Uni, que même les manifestations de soutien traditionnelles des chrétiens envers ceux qui sont aux prises avec une attirance non voulue envers le même sexe et l’offre de prières étaient « psychologiquement abusives » ; il ajoute que les chrétiens qui enseignent la doctrine sur la sexualité, indiquant aux gens « que leurs désirs sont “immoraux” », ne font que contribuer au haut niveau de problèmes de santé mentale déjà éprouvé par les membres de la communauté LGBT.

Depuis quelque temps, je soupçonne que la soi-disant « prohibition de la thérapie de conversion » représente simplement une stratégie de cheval de Troie, pouvant être utilisée pour rendre illégaux la propagation, l’enseignement, le soutien pastoral et la dispensation de conseils chrétiens sur tout sujet concernant les aspects LGBT. Si une personne qui s’identifie au sigle LGBT entend un sermon, sollicite des conseils, se fait dire de ne pas agir selon ses désirs, ou encore demande si elle devrait vivre chastement — toute réponse qui est conforme à l’orthodoxie chrétienne sur la sexualité pourra être cause de persécution. Vous verrez que les partisans de ces lois citent constamment et spécifiquement le suicide comme résultant de ce que des gens se font dire que leurs désirs sont immoraux. C’est intentionnel. Cela leur permet de dire que le discours chrétien constitue pratiquement une menace à la vie. Souligner l’absurdité de ce fait n’est pas pertinent.

On m’a souvent dit que mes préoccupations étaient hyperboliques. Mais j’aimerais vous soumettre la question suivante : faisons-nous face à des partisans de la prohibition de la thérapie de conversion promouvant ouvertement la poursuite des chrétiens — et certains dirigeants suggérant même que les personnes religieuses dussent être littéralement forcées de changer leur théologie par la menace de répression gouvernementale ou d’un casier judiciaire ? En gros, c’est ce que disent ces gens. Nous savons pourquoi ils veulent cette interdiction. Ils nous disent noir sur blanc leur point de vue. Ils ne cherchent pas à protéger la communauté LGBT, mais ils nous visent.



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