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Violée à 13 ans, cette jeune fille choisit la vie malgré toutes les pressions qu’elle subissait pour qu’elle avorte son fils


Kali et son fils Smitlee.

Par Nancy Flanders (Live Action News) — traduit par Campagne Québec-Vie

À l’âge de 13 ans, Kali a été violée par un inconnu. Le viol l’a laissée dans un état d’anxiété et de honte tel, qu’elle ne voulait en parler à personne. Elle en a été si anxieuse qu’elle en perdit 20 lb (9 kg) et en tomba malade. Et puis, elle s’est rendu compte qu’elle était enceinte, et sa vie a basculé une fois de plus. Pourtant, en dépit des pressions la poussant vers l’avortement, elle a maintenu fermement sa décision de donner naissance à son enfant et de l’élever.

« J’ai tout dévoilé lorsque j’ai appris que j’étais enceinte. J’en étais à 12 semaines », a-t-elle expliqué à Live Action News. « J’étais au 3e mois de grossesse, et cela a donc pris 3 mois pour que ma famille sache ce qui était arrivé. Ma mère a pleuré et m’a assuré qu’il n’y aurait pas de problèmes. Elle m’appuyait à 100 %. J’étais à l’hôpital en train de vomir lorsque j’ai appris la nouvelle de ma grossesse ; elle m’a regardée et m’a dit : “Tu sais quoi ? Il n’y aura pas de problèmes”. Elle m’a déclaré qu’elle m’aiderait, quelle que fût ma décision. Elle a toujours été contre l’avortement, et quand je lui ai dit que je voulais garder le bébé, elle a pleuré et m’a répondu qu’elle m’aiderait de tous ses moyens. Elle a été mon soutien à travers tout ce qui a suivi. »

La mère et le beau-père de Kali étaient les seuls à appuyer Kali dans son choix pour la vie dès le tout début. Les amis et les membres de sa famille l’ont exhorté à avorter, et quand elle a refusé, les rumeurs et l’intimidation ont commencé à la submerger.

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« Après le viol, lorsque tout le monde a appris que j’étais enceinte, ils étaient tous contre », explique Kali. « J’ai été violée à 13 ans, et tout le monde disait “Tu vas gâcher ta vie. Tu fais une grande erreur. Ce serait tellement plus facile si tu avais recours à l’avortement. Tu es trop jeune.” »

Son père était inquiet au début, car sa fille était enceinte à un si jeune âge et à cause d’un viol. Mais lorsqu’il a vu son petit-fils sur l’échographie, il a compris que sa fille avait pris la bonne décision. Ses frères étaient en état de choc. Ils l’appuyaient, mais étaient tristes que Kali ne se fût pas adressée à eux plus tôt […] Quant à ses amis, Kali les a presque tous perdus.

« J’avais une amie qui est demeurée à mes côtés tout le long. Les autres répandaient des rumeurs à mon sujet » explique-t-elle. « Ils disaient que je couchais avec celui-là, et celui-là, et celui-ci. Ils disaient aussi que c’était le bébé d’un violeur, que j’étais trop jeune. Le mot “prostituée” a été peint sur ma maison. La persécution était devenue terrible. »

Même le personnel médical s’est mis de la partie, disant à Kali qu’elle allait mettre au monde un violeur. Kali a répliqué que « Non, le bébé n’a rien à voir avec tout cela. Il n’a pas choisi la façon dont il est venu là... »

Kali, qui se considérait pro-choix auparavant, a entendu le battement de cœur de son fils à 12 semaines de grossesse et a compris que sa vie était un cadeau. Entendre ce battement de cœur l’a aidé à choisir la vie, sans hésitation. Elle a dit qu’elle utilisait les jugements et les mensonges qu’on répandait sur elle comme motivation pour leur montrer qu’ils avaient tort.

Kali, 14 ans, et son fils nouveau-né.

« Maintenant que je me retrouve dans cette situation, je suis complètement pro-vie. Quand on entend le cœur du bébé battre, ça donne une sensation indescriptible », dit-elle. « C’était un moment plein d’émotions, mais choisir la vie n’était pas vraiment une décision difficile à prendre. C’est une vie. Oui, je suis passée par une situation horrible. Pour moi, l’avortement est un meurtre, et je suis devenue complètement pro-vie ».

Avec sa mère à ses côtés pour chaque échographie, Kali est restée forte, malgré toutes les difficultés auxquelles elle a fait face pendant sa grossesse. Elle dut subir une césarienne, elle entra en travail neuf fois durant sa grossesse, la première fois à 14 semaines. Et elle a dû changer de gynécologue trois fois à cause de traitements médiocres.

Lors de ses nombreuses visites à l’hôpital à cause du travail prématuré, les infirmières avaient une attitude désinvolte envers Kali et la vie de son fils. On lui disait que son enfant mourrait s’il naissait trop tôt, et qu’on ne pourrait l’aider, qu’elle n’aurait qu’à le tenir dans ses bras pendant qu’il mourrait, et que ce n’était pas grave, car elle était si jeune. Elles se comportaient comme si la mort de son fils ne devrait pas avoir d’impact sur elle.

« Une sage-femme m’a même lâché ceci : “Si tu perds ton bébé, tu es tellement jeune, ce ne serait pas grave. Tu pourras en avoir un autre”. Je lui ai répondu que ce n’était pas bien de dire cela ».

À 27 semaines, Kali a perdu les eaux. Elle est restée alitée à l’hôpital pour toute une semaine, et après cela, les médecins ont procédé à une césarienne, car le rythme cardiaque de la mère et de son fils faiblissait. Le bébé est donc né à 28 semaines de grossesse. Kali l’a nommé Smitlee, en hommage à Smitty, le beau-père de Kali, et Lee, son propre père.

À sa naissance, Smitlee était capable de respirer tout seul, mais il avait quand même besoin d’un respirateur et d’un système complet de survie. Il est resté cinq semaines à l’unité de soins néonataux et les médecins étaient optimistes quant à sa survie. Mais ils ont prévenu Kali que son fils aurait probablement un handicap. Heureusement, Smitlee leur a prouvé le contraire. Maintenant à l’âge de 4 ans, Simtlee est dans un programme avancé à la prématernelle, c’est-à-dire qu’il passe la moitié de sa journée à la prématernelle et l’autre moitié à la maternelle. Kali est fière d’annoncer que son fils a passé tous les tests prescrits par les médecins et sa santé s’est avérée bonne.

Kali et Smitlee.

Kali a maintenant 19 ans, et elle ne regrette aucunement d’avoir choisi la vie. Son opinion, cependant, est que les lois doivent changer pour protéger les victimes de viol et les enfants nés du viol. L’homme qui a violé Kali a été appréhendé ; mais pour protéger son fils, Kali a dû laisser son agresseur s’en tirer avec une peine plus courte.

« Ils l’ont attrapé. Ce n’était pas seulement moi qu’il avait violé. Il y en avait d’autres et ç’a été filmé. La police a fait une descente antidrogue chez lui, et ils y ont découvert des vidéos horribles et les ont regardées. C’est pourquoi un policier est venu sonner à ma porte », dit-elle. « Il y avait une vidéo du violeur en train de me violer et d’autres vidéos de lui en train de violer trois autres jeunes femmes. Une d’elles est devenue enceinte et s’est fait avorter. Les deux autres n’ont pas été enceintes. Les lois de l’État sont ridicules. Si la victime va en cour et exige un test d’ADN, le violeur peut obtenir de visiter l’enfant et même la garde partagée. Si on n’exige pas un test d’ADN, le violeur obtient une peine de prison plus courte. »

Kali a choisi de ne pas demander le test d’ADN, car elle ne voulait pas que l’homme qui l’a violée s’approche de son fils. À cause de ce choix, l’agresseur est déjà sorti de prison.

Kali vit maintenant seule avec Smitlee et s’occupe de l’élever. Après avoir reçu son diplôme d’études secondaires un an plus tôt et avec mention, elle suit maintenant des cours à l’université à plein temps et veut se spécialiser en droit criminel et en criminalistique. Elle travaille aussi à temps partiel dans la compagnie de son grand-père, et elle fréquente depuis deux ans un homme qui travaille comme agent correctionnel. Kali espère que tous ceux qui l’avaient critiquée et intimidée ouvrent leurs yeux pour comprendre que l’avortement n’est pas une réponse aux grossesses provenant de viols.

Kali et Smitlee.

« D’une manière gentille, j’essayais de leur dire ce que je vous ai dit et j’espère qu’ils ont appris quelque chose », a-t-elle expliqué. « J’espère que mon histoire leur ouvrira les yeux […] J’espère qu’ils changeront leur façon de traiter les gens. J’espère qu’ils commenceront à être plus respectueux envers les femmes et à garder leurs commentaires négatifs pour eux-mêmes, parce qu’ils ne sont vraiment pas nécessaires pendant cette période de tension intense ».

Kali veut aussi que toutes les femmes confrontées à une grossesse causée par une agression sexuelle — ou une grossesse inattendue — croient en elles-mêmes et demandent de l’aide.

« Il y a du secours partout », dit-elle. « Choices 4 Life – cette organisation m’a tellement aidé. Ne gardez pas tout ce qui vous est arrivé en vous sans rien en dire à personne. C’est la pire chose à faire et c’est ce que j’ai fait [...] Si vous ne gardez pas tout pour vous, vous vous sentirez beaucoup mieux. J’aurais aimé l’avoir su (...) N’ayez pas peur et n’ayez pas honte. »

« Il n’y a pas de meilleur cadeau dans le monde entier, quoi que certains vous disent », poursuit-elle. « Il n’y a pas de meilleur cadeau que ce bébé. »

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