
L'équipe du CQV et du CLC aux Nations Unies.
Par DS
Cher ami et sympathisant de Campagne Québec-Vie,
Avez-vous déjà vécu une expérience qui a bouleversé votre vision du monde — une expérience qui a marqué un véritable avant et après dans votre compréhension de la politique, de la dignité humaine et de l’avenir de nos sociétés ?
Il y a une semaine, j’ai vécu une telle expérience.
Avant d’assister à la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW) des Nations Unies en mars 2026 en tant que délégué pro-vie francophone représentant le Québec au nom de Campagne Québec-Vie et de la Coalition nationale pour la vie, je dois admettre que mon engagement dans la politique mondiale était marqué par une certaine résignation. Les débats internationaux sur les lois, les tendances sociales et les mouvements idéologiques me semblaient souvent éloignés de la vie quotidienne.
Ce que j’ai vécu au cours de cette semaine intense aux Nations Unies a été ce que je ne peux décrire que comme un profond éveil — presque un éveil cosmique, un tournant existentiel qui a remodelé ma perception des batailles culturelles et juridiques qui se déroulent sous nos yeux.
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Témoin de la lutte mondiale pour la dignité de la vie
Au cours de cette semaine, j’ai assisté à de nombreuses conférences et rencontré des délégués officiels et des militants venus d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe, d’Amérique latine, des États-Unis, du Canada et d’ailleurs.
J’ai écouté attentivement les exposés des pro-vie et des pro-choix. J’ai participé à des sessions de formation et j’ai pris connaissance des données, des stratégies et des discours entourant les questions telles que la politique en matière d’avortement, l’avortement en fonction du sexe, les technologies de reproduction comme la FIV et la maternité de substitution, ainsi que des débats en pleine évolution sur l’identité de genre et la transition.
Ce qui est apparu de plus en plus clairement, c’est que le langage utilisé dans les forums internationaux peut sembler technique ou empreint de compassion en surface, mais cache souvent des réalités aux conséquences profondes. Des concepts tels que « l’autonomie corporelle », « la santé et les droits sexuels et reproductifs », ou certaines approches de la planification familiale sont présentés d'une manière qui semble inoffensive — voire attrayante —, mais ils prennent forme dans des politiques qui déterminent directement si des enfants à naître vivront ou mourront.
Il était impossible de ne pas ressentir la gravité de ces discussions. On sent qu’une sorte de bataille idéologique impitoyable est en cours — une bataille qui influence les lois, les priorités en matière de financement public, les systèmes éducatifs et, en fin de compte, l’imaginaire moral de sociétés entières.
Les débats d’aujourd’hui, les lois de demain
Ce qui m’a peut-être le plus fait réfléchir pendant mon séjour à la CSW, c’est ceci :
Les sujets débattus aujourd’hui aux Nations Unies deviennent souvent les normes et les lois contraignantes de demain.
Bon nombre des politiques aujourd’hui solidement ancrées dans les pays occidentaux ont été introduites pour la première fois il y a plusieurs décennies à travers le dialogue international et au plaidoyer. Le fait d’observer ces processus de près m’a permis de mieux comprendre comment le changement culturel se prépare bien avant qu’il ne se manifeste dans les lois nationales.
C’est pourquoi être présent compte. La formation compte. La représentation compte.
Si les voix pro-vie sont absentes de ces arènes mondiales, le débat se poursuivra — mais sans aucun témoignage du droit fondamental et absolu à la vie.
« Ne vous conformez pas à ce siècle; mais transformez-vous par le renouvellement de votre esprit, afin que vous reconnaissiez quelle est la volonté de Dieu, volonté qui est bonne, agréable et parfaite. » (Rm 12, 2)
Un tournant personnel
Constater l’ampleur de la coordination internationale autour de ces questions m’a profondément marquée.
C’est une chose de lire des articles sur ces débats ; c’en est une autre de les voir se dérouler en temps réel, de rencontrer les personnes qui les façonnent et de comprendre les stratégies mises en œuvre.
Je suis revenue de New York avec la profonde conviction que nous ne pouvons pas rester des observateurs passifs. L’avenir des familles, des femmes et des enfants à naître se joue dans des instances comme la CSW, souvent d’une manière qui reste largement invisible aux yeux du grand public.
Voici pourquoi le rôle de CQV mérite d’être salué
Cette année, Campagne Québec-Vie a pris la décision courageuse et visionnaire d’envoyer deux déléguées à la Commission de la condition de la femme.
Cette initiative mérite d’être saluée et poursuivie.
En permettant à des femmes du Québec d’être présentes dans ces discussions internationales, CQV :
- veille à ce que la dignité de la vie humaine soit défendue à l’échelle mondiale;
- forme des défenseuses éloquentes et informées capables de renforcer notre mouvement chez nous;
- tisse des réseaux avec des alliés à travers les cultures et les continents
anticipe les tendances idéologiques et législatives avant qu’elles n’atteignent pleinement le Canada;
Une telle participation n’est pas simplement symbolique. Elle est stratégique, éducative et conforme à notre mission.
Regarder vers l’avenir avec détermination
Cette expérience m’a convaincu que notre engagement ne doit pas être occasionnel ni hésitant. « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres » (Jean 8, 32).
Si nous croyons sincèrement que le droit à la vie est le fondement de tous les autres droits, alors nous devons être prêts à investir du temps, des ressources et du courage pour le défendre partout où le débat a lieu — au niveau local, national et international.
Je vous encourage donc, en tant que précieux sympathisant de Campagne Québec-Vie, à continuer de rendre possible cet important travail de représentation et de formation. Envoyer des délégués année après année à des forums comme la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW) contribue à bâtir une culture de la vie à long terme — une culture fondée sur la vérité, la compassion et l’authentique dignité humaine.
Merci d'aider à rendre cette mission possible.
Avec ma gratitude et ma conviction renouvelée,
DS
Déléguée à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies
Au nom de Campagne Québec-Vie