
Päivi Räsänen.
Republié par LifeSiteNews — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : ADF International
3 septembre 2025 (Alliance Defending Freedom) — La Cour suprême finlandaise a fixé la date d’une audience dans une affaire relative à la liberté d’expression impliquant la députée finlandaise Päivi Räsänen et le prélat luthérien Juhana Pohjola. Tous deux avaient auparavant été acquittés à l’unanimité des accusations de « discours haineux » par deux tribunaux inférieurs pour avoir exprimé publiquement leurs convictions chrétiennes. Avec l’audience prévue pour le 30 octobre 2025, cela va faire plus de 6 ans que le procureur général poursuit sa campagne de censure contre Päivi Räsänen et Juhana Pohjola.
Paul Coleman, directeur général d’ADF International et membre de l’équipe de défense juridique de Päivi Räsänen, a déclaré :
« Il est choquant qu’après deux acquittements unanimes, Päivi Räsänen soit à nouveau traînée devant les tribunaux devant lesquels elle devra défendre son droit fondamental à la liberté d’expression. Ces lois vaguement formulées sur les “discours haineux”, que nous dénonçons depuis des années, permettent des poursuites idéologiques comme celle-ci. Nous soutenons Päivi et nous continuerons à œuvrer pour une victoire plus grande encore, afin que des affaires aussi absurdes ne soient plus jamais portées devant les tribunaux. Dans une société libre et démocratique, chacun devrait pouvoir partager ses convictions sans craindre de sanctions. »
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Accusée d’avoir partagé ses convictions chrétiennes
Räsänen, médecin, ancien ministre de l’Intérieur de Finlande et député depuis 1995, a été officiellement accusé d’« incitation à la haine contre un groupe minoritaire » en 2021. Elle a été poursuivie en vertu d’un article du Code criminel finlandais intitulé « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » pour avoir partagé ses convictions chrétiennes sur le mariage et l’éthique sexuelle dans un tweet publié en 2019, ainsi que lors d’un débat radiophonique en direct en 2019 et dans une brochure ecclésiastique publiée en 2004. Pohjola a été poursuivi pour avoir publié la brochure de Räsänen en 2004.
Les procès devant les tribunaux de première instance, très médiatisés, ont considérablement attiré l’attention mondiale, en particulier lorsque le procureur a attaqué les enseignements chrétiens fondamentaux et interrogé Räsänen et Pohjola sur leur théologie lors des audiences.
« Ce n’est pas un crime de tweeter un verset de la Bible ou de participer à un débat public d’un point de vue chrétien. Les tentatives visant à me criminaliser pour avoir exprimé mes convictions ont rendu ces dernières années extrêmement difficiles, mais j’espère toujours obtenir un résultat positif qui constituera un précédent important pour la protection du droit humain à la liberté d’expression en Finlande », a déclaré Mme Räsänen, grand-mère de 12 petits-enfants.
La campagne de censure se poursuit malgré l’acquittement prononcé par les tribunaux
Deux tribunaux avaient précédemment acquitté Räsänen et Pohjola en avril 2022 et novembre 2023 des trois chefs d’accusation. Le procureur a fait appel pour la troisième fois, portant les accusations concernant la brochure et le tweet devant la Cour suprême, qui entendra les plaidoiries le 30 octobre 2025.
Coordonnée par ADF International, la défense juridique de Räsänen continuera à mettre en avant la forte protection dont bénéficie la liberté d’expression en droit international, en plus d’être partie intégrante de la démocratie finlandaise.
La défense a précédemment fait valoir devant le tribunal que l’utilisation par Mme Räsänen du mot « péché » dans son tweet, que l’accusation avait qualifié d’« insultant » et donc d’illégal, était directement tirée de la Bible, et que tout jugement condamnant son utilisation condamnerait directement la Bible elle-même.
La Bible en procès
Au cours du procès très médiatisé devant la Cour d’appel en 2023, le procureur a fréquemment attaqué les enseignements chrétiens fondamentaux et a interrogé Mme Räsänen, l’un des plus anciens membres du Parlement finlandais, et M. Pohjola sur leur théologie.
Le procureur général finlandais, Anu Mantila, a déclaré : « Vous pouvez citer la Bible, mais c’est l’interprétation et l’opinion de Mme Räsänen sur les versets bibliques qui sont criminelles. »