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Une nouvelle étude suggère un lien entre l’autisme et la dysphorie de genre

Par CNA — traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Alex Snaps/Flickr

Une nouvelle étude suggère un lien entre l’autisme, les traits autistiques et l’auto-identification en tant que transgenre ou non binaire, soulevant de nouvelles questions sur l’utilisation croissante des procédures de « transition de genre » en tant que traitement de la dysphorie de genre.

L’étude, publiée le 14 juillet et qui [… a parue] dans le numéro de septembre de la revue universitaire European Psychiatry, a été dirigée par le Dr Steven Stagg de l’Université Anglia Ruskin au Royaume-Uni. L’étude a porté sur 177 personnes qui s’identifient comme transgenres, non binaires ou comme étant du genre de leur sexe biologique*.

Une personne qui s’identifie comme « non binaire », ne s’identifie ni comme homme ni comme femme, ou selon la dualité homme-femme. Une personne qui s’identifie comme transgenre s’identifie au sexe opposé à son sexe biologique. Il qu’une personne transgenre choisisse de subir des traitements hormonaux ou chirurgicaux afin de mieux ressembler au sexe auquel elle s’identifie.

Parmi les 177 personnes étudiées, 4 % des personnes s’identifiant à leur sexe biologique ont été diagnostiquées autistes. Pour le groupe transgenre ou non binaire, le nombre est à 14 %. Un autre groupe, 28 % des personnes transgenres ou non binaires, présentait des caractéristiques qui pourraient donner lieu à un diagnostic d’autisme, ce qui, selon les auteurs de l’étude, pourrait signifier que l’autisme est potentiellement sous-diagnostiqué, en particulier chez les filles.

Parmi les traits autistes identifiés par le Dr Stagg, il y avait une difficulté d’empathie, ainsi qu’un « recours excessif à un raisonnement systématique fondé sur des règles »**.

« L’un des résultats les plus frappants est le nombre d’individus nés femmes*, ayant atteint le seuil des troubles du spectre autistique. C’est particulièrement important étant donné que les individus nés femmes ont deux fois plus de chances d’être orientés vers des cliniques d’identité sexuelle », a déclaré Dr Stagg.

En Angleterre, les filles représentent 74 % de tous les patients de Tavistock, seule clinique pour mineurs du pays. En 2019, plus de la moitié des patients référés à Tavistock avaient moins de 14 ans. Les données ont montré que 2,8 filles sont référées à Tavistock pour chaque garçon.

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« Les personnes atteintes d’autisme sont également plus susceptibles de rechercher des réponses sans équivoque aux problèmes complexes liés à l’identité de genre »**, a déclaré Dr Stagg. Étant donné que l’étude suggère également que l’autisme est sous-diagnostiqué chez les filles, cela pourrait contribuer au pourcentage de filles cherchant une réassignation de genre.

Le nombre de mineures qui ont été orientées vers Tavistock est passé de 32 en 2008-2009 à 1 740 en 2018-2019. En juillet, le gouvernement britannique a annoncé une enquête sur les raisons pour lesquelles tant de jeunes filles cherchaient à changer de sexe.

« Les statistiques montrent que de plus en plus de jeunes, en particulier des filles, utilisant les services de santé pour rechercher le changement de leur sexe », a déclaré Penny Mordaunt, ministre de la Femme et de l’égalité.

« Il est extrêmement important que nous cherchions en priorité à comprendre pourquoi, en nous assurant de bien comprendre les facteurs déterminants de cette situation tout en faisant tout notre possible pour soutenir ces personnes et leurs familles », a-t-elle déclaré.

Dr Stagg a suggéré aux cliniques de genre de dépister l’autisme avant d’effectuer tout type de traitement, puis d’adapter leur approche en fonction des besoins existants.

Bien que l’étude du Dr Stagg demeure modeste, ce n’est pas la première fois qu’un lien entre l’autisme et l’auto-identification transgenre est mentionné. Un rapport publié par Slate en 2018 indiquait que les chercheurs avaient commencé dans les années 1990 à étudier la cooccurrence de la dysphorie de genre et des troubles du spectre autistique.

Slate a rapporté un « consensus croissant » dans la communauté médicale selon lequel il existe une corrélation disproportionnée entre les deux.

Ryan Anderson, chercheur principal à la Heritage Foundation et auteur de « Quand Harry est devenu Sally : réagir au transgenrisme » a déclaré à CNA que cette étude est une preuve supplémentaire du manque de compréhension du meilleur moyen de traiter les cas de la dysphorie.

« C’est une autre des nombreuses études qui révèle à quel point nous savons peu de choses sur les causes sous-jacentes de la dysphorie de genre », a déclaré Ryan Anderson.

« Cela devrait inciter les gens à faire preuve d’une grande prudence avant de procéder à des interventions médicales importantes susceptibles de changer le corps de jeunes », a-t-il ajouté.

[…]


*Précisons qu’on ne peut choisir son sexe et qu’on naît comme homme ou femme, indépendamment de sa volonté, et qu’il est par conséquent absurde de considérer qu’on est homme, femme... ou autre chose, que quand on s’y identifie. Il est donc absurde et immoral de déformer ou de mutiler un corps sain. — A. H.

**Tenir un raisonnement logique ne constitue pas un trait d’autisme. J’imagine que les autistes doivent tenir des sortes de « raisonnements » particuliers. — A. H.

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