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Une mère qui refusa l’avortement donne naissance, malgré la perte de ses eaux à 13 semaines de grossesse


Kirsty Mizon avec son bébé

Par Lianne Laurence — Traduit par Campagne Québec-Vie

Burton, Angleterre, 10 décembre 2019 (LifeSiteNews) — Une Britannique qui s’était fait dire qu’elle aurait une fausse couche, après la perte de ses eaux à 13 semaines de grossesse, a donné naissance le 1er décembre à une fille de trois livres qu’elle a appelée son « miracle de Noël ».

Les médecins ont également dit à Kirsty Mizon, 23 ans, qu’elle portait un garçon, et ont proposé à plusieurs reprises à la jeune mère de se faire avorter, l’avertissant qu’elle risquait fort la septicémie et que son bébé serait mort-né ou handicapé, rapporte le Derbyshire Live.

Mais Mizon a refusé, et a porté son bébé pendant 16 semaines de plus, même si cela mettait sa vie en danger.

« Parfois, j’avais l’impression d’y passer. L’hémorragie était si grave que je perdais des caillots de sang de 10 cm [de long ?] », disait Mizon, qui est aussi mère de Leo, âgé de 3 ans, et de Logan, lui de 2 ans.

« Je ne savais pas si j’allais être assez forte pour traverser tout cela, mais je ne pouvais pas abandonner mon bébé. »

En même temps, Mizon se préparait au pire et avait planifié les funérailles de son bébé lorsqu’elle entra en travail prématuré à 29 semaines de grossesse, révéla-t-elle au Derbyshire Live.

Quand elle entendit son bébé pleurer, « c’était le meilleur sentiment, le meilleur son que j’eusse jamais entendu. »

Elle et son époux Lewis Peach, 26 ans, ont nommé leur « petite combattante » Lacey.

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« Je sais que cela n’arrive pas à tout le monde et que ça ne se termine pas toujours par un bon dénouement, mais accrochez-vous si vous le pouvez, parce qu’il peut y avoir une fin heureuse », dit-elle.

Mizon, qui vit à Burton dans le compté des West Midlands, au Staffordshire en Angleterre, a dit que quand elle découvrit qu’elle était enceinte, elle « était si excitée et commença à acheter des affaires tout de suite ».

Mais soudain, les choses ont très mal tourné.

« J’étais enceinte de 13 semaines quand je me suis réveillée la nuit. J’ai cru que je transpirais à cause de la chaleur, alors je changeai de pyjama et puis retournai au lit. »

« C’était à 4 heures du matin. À 8 heures, je marchais vers le lieu de mon travail quand pensant avoir besoin d’aller aux toilettes, et je vis que je commençais à perdre du sang », raconta-t-elle.

« Je me précipitai à la maison pour appeler une ambulance. Quand je vis tout le sang, je sus que ce serait une mauvaise nouvelle. C’était horrible. »

Les médecins de l’hôpital « dirent que j’avais perdu mes eaux et que mon bébé mourrait dans les 48 heures. Ils me dirent de rentrer à la maison et d’attendre que cela arrivât. »

Mizon était « dévasté ».

Elle rentra chez elle et « attendit que l’inévitable se produise. Mais cela n’arriva pas. Les battements de cœur du bébé étaient encore forts. »

Au cours de sa grosse, les médecins persistèrent à lui proposer l’avortement, en disant à Mizon que son bébé serait « handicapé » et ne pourrait « pas utiliser ses membres ».

Ils donnèrent au bébé « un taux de survie d’un pour cent parce que je perdais constamment du liquide amniotique », expliqua-t-elle. « À examen, je n’avais que 1 ou 2 cm de liquide et parfois je n’avais rien du tout. »

Les médecins lui dirent que « sans liquide, le bébé n’aurait aucune capacité pulmonaire et ne pourrait pas bouger. C’était horrible. Ils me disaient aussi que je risquais fort la septicémie. J’avais deux enfants à la maison. On me faisait constamment des tests sanguins », dit Mizon à Derbyshire Live.

« Je m’attendais au pire et c’était très traumatisant », confia-t-elle.

« J’ai planifié ses funérailles et je ne pouvais pas être dans les lieux publics, car être près des bébés me remplissait de peur et de tristesse. »

« J’avais connu une sage-femme endeuillée et je pleurais tellement de larmes pour le bébé que je pensais bientôt perdre. On me mit même sous antidépresseurs. »

Mizon devait subir une césarienne à la 34e semaine de grossesse, mais le travail commença prématurément à la 29e semaine : « J’avais des douleurs toute la journée et quand je suis arrivée à l’hôpital, je m’étais dilatée de 10 cm. Ma sœur et ma mère étaient avec moi, mais je me sentais sans émotion. J’avais envie de bloquer tout ça, de m’enfuir », expliqua-t-elle.

« Et puis j’ai entendu mon bébé pleurer », dit Mizon.

La sage-femme s’est tournée vers moi et m’a dit, « “il” est une “elle”, vous avez une petite fille. Je ne pouvais pas le croire. Je l’avais gardée en moi sans fluide pendant presque quatre mois. »

Les médecins dirent également à Mizon que si le rythme cardiaque de Lacey chutait « ils ne l’aideraient pas à cause des complications précédentes, mais elle était une petite combattante et nous fûmes transférées au NICU de Leicester », dit-elle.

Lacey se porte « vraiment bien » et « n’a qu’un seul problème qui peut être réglé par la physiothérapie », et elle sera probablement libérée de l’hôpital d’ici le Nouvel An, précisa Mizon.

« Je suis encore sous le choc. Je n’arrive pas à croire que j’ai un bébé. Une magnifique petite fille. »

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