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Une femme recourt à la contre-pilule abortive et sauve la vie de fille

Par Kim Hayes (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie

De nombreuses mères faisant face à une grossesse non planifiée ont recours à l’avortement chimique par peur ; peur de ce que leur famille pourrait dire ou de la réaction de leur partenaire face à la grossesse, ou peur de ne pas pouvoir s’en sortir seules si elles choisissent la vie pour leur enfant.

Mais comme l’idée derrière la chanson de rock chrétien « Fear is a Liar » (« La peur est une menteuse »), LaToya a fait l’expérience directe des mensonges de la peur et a vu chaque mensonge être démoli avec le temps.

Sa relation avec un homme qui n’avait pas révélé qu’il était marié était construite sur des mensonges. Après avoir découvert sa tromperie, puis qu’elle portait son enfant, la peur est venue avec d’autres mensonges.

« Il ne se souciait pas de ce que je faisais », se souvient LaToya, « que je garde le bébé ou non. Je lui ai laissé entendre que j’allais me faire avorter. Il a proposé d’être là pour m’aider ».

LaToya s’est rendue à Planned Parenthood et a reçu la pilule abortive avec la consigne de prendre la deuxième pilule dans les 48 heures.

Le premier médicament d’un avortement chimique, la mifépristone, déstabilise la grossesse de la mère. Le second médicament, le misoprostol, généralement pris un jour ou deux plus tard, provoque le travail et l’accouchement de l’enfant décédé. Les deux médicaments d’avortement chimique sont associés à des crampes et à d’autres effets secondaires négatifs.

« Quand je suis rentrée chez moi, je me suis assise et je me suis dit, si ce produit me fait me sentir si mal, comment le bébé se sent-il ? » raconte LaToya. « Alors, j’ai regardé sur internet pour voir ce qui se passerait si je ne prenais pas la deuxième pilule abortive. »

« Quand j’ai fait ça, un site internet est apparu dans la recherche appelé APR Abortion Pill Reversal », dit-elle. « Je n’avais jamais entendu parler de cela. Je n’avais jamais su qu’on pouvait inverser les effets de la pilule abortive. »

Le réseau Abortion Pill Rescue® Network (APRN) est disponible 24 heures sur 24, comme LaToya l’a découvert.

L’inversion de la pilule abortive (APR) est une application plus récente d’un traitement vieux de plusieurs décennies pour prévenir les fausses couches. La progestérone est administrée selon un protocole pour contrer le premier médicament abortif. Si une mère prend la pilule abortive, éprouve des regrets et agit assez rapidement, il peut être possible de sauver son enfant à naître.

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L’APRN est un réseau de quelque 1 000 prestataires de secours et centres d’aide aux femmes enceintes qui administrent l’APR. Les statistiques montrent qu’à ce jour, plus de 2 000 vies ont été sauvées grâce à l’APRN.

« J’ai donc appelé, et j’ai expliqué la situation », a déclaré LaToya. « J’avais pris ma première pilule vers 10 heures ce matin-là. Et je les ai appelés vers 11 heures ; un peu après 11 heures, j’ai parlé en ligne. Ils ont dit qu’ils allaient contacter un médecin dans ma région. Et c’est ce qu’ils ont fait ».

Elle a été mise en relation avec un prestataire APRN qui est médecin de famille.

« Il m’a rappelée et m’a prescrit de la progestérone pour compenser les effets de la première pilule abortive », raconte LaToya. « Il a appelé la pharmacie. »

Comme LaToya avait peur de dire à sa famille qu’elle était enceinte, elle s’est rendue chez le père du bébé pour obtenir « l’aide » promise.

« J’étais chez lui le lendemain de la prise de la première pilule (et après avoir commencé la progestérone pour la contrer). J’avais mal à cause des crampes », a raconté LaToya, se souvenant de ses craintes.

« Nous avons fini par nous disputer », a-t-elle ajouté.

Il est devenu évident qu’il ne serait pas quelqu’un sur qui elle pourrait compter pour traverser cette épreuve.

Ce jour-là, leur relation a pris fin et LaToya a continué seule. Elle n’a parlé de sa grossesse à son fils de 18 ans et à sa fille de 14 ans qu’au bout de quatre mois.

« Je pensais que la douleur signifiait que la progestérone ne fonctionnait pas », poursuit-elle. « J’étais inquiète parce que j’avais un Doppler. J’écoutais les battements de cœur du bébé et je les ai entendus assez tôt, mais pendant toute la fin de semaine (LaToya s’était rendue à Planned Parenthood vendredi), je n’ai pas pu trouver ses battements de cœur. »

« J’avais donc vraiment peur », dit-elle.

Son médecin l’a suivie et lui a envoyé une recommandation pour une échographie d’urgence auprès d’un groupe d’organisations d’aide aux femmes enceintes (Pregnancy Help Organisation, PHO) locales.

La première échographie a montré que la progestérone fonctionnait et que la fille de LaToya se portait bien. Une semaine plus tard, PHO a fourni une autre échographie montrant les mêmes résultats.

Entre les deux échographies, la peur a de nouveau envahi LaToya.

« J’étais sûre que mon corps n’allait pas rejeter le bébé », dit-elle. « Mais pouvait-elle rester viable, quelle était l’ampleur des dégâts causés par la pilule ? J’avais peur que quelque chose ne tourne pas rond chez elle ».

LaToya s’était souvenue des instructions qui lui avaient été données à Planned Parenthood.

« Ils m’ont dit que je devais prendre la deuxième pilule au plus tard 48 heures après », se souvient-elle. « Je devais faire un test de grossesse dans trois ou quatre semaines pour voir si le bébé était sorti de mon organisme. Ils ne facturaient pas l’avortement par aspiration si je devais y retourner. »

Planned Parenthood l’a appelée quatre semaines plus tard pour connaître les résultats de son test de grossesse.

« J’ai dit que je n’avais pas pris la deuxième pilule, que j’avais changé d’avis, que j’allais garder mon bébé », raconte LaToya. « Et elle était comme, oh. Elle m’a dit : “Oh, d’accord.” Et j’ai dit : “C’est tout, je vais bien. Je n’ai pas besoin d’autres services.” »

« Une semaine plus tard, j’ai reçu un nouvel appel téléphonique de leur part et je n’ai pas répondu », a déclaré LaToya. « J’ai ensuite reçu une lettre disant que je devais les contacter pour faire un suivi. Mais je l’ai simplement jetée à la poubelle ».

Elle a affirmé que l’organisation d’aide aux femmes enceintes et le personnel qui s’y trouve ont été extraordinaires, assurant un suivi continu.

« Ils ont pris de mes nouvelles tout le temps et j’ai adoré ça », a témoigné LaToya. « J’ai beaucoup aimé recevoir ces messages textes me demander comment allait le bébé, et il allait très bien. »

LaToya a attendu six mois pour le dire à son propre père.

« Il pensait qu’il y aurait quelque chose qui n’irait pas avec le bébé », se souvient-elle. « Mon père et mes sœurs le savaient, mais je n’ai informé le reste de la famille qu’après. »

« Elle pesait 3,5 kg. Et je l’ai eue en novembre 2020 », a déclaré LaToya au sujet de sa petite fille. « Ils (la PHO) ont organisé une fête pour la naissance de mon bébé et pour moi. Je suis venue à cette fête et ça m’a beaucoup aidée. Pendant ma grossesse, je travaillais tellement que je n’avais pas le temps de magasiner. »

Même les craintes de ses autres enfants se sont dissipées.

« Mon fils et ma fille, au début, étaient déçus, ne voulant pas partager la chambre, supporter le bruit et ainsi de suite », a indiqué LaToya. « Mais maintenant, ils l’adorent. »

« Elle m’apporte tellement de joie », exprime-t-elle à propos de sa petite fille. « C’est différent d’avoir un bébé maintenant (qu’elle est plus âgée), je peux apprécier chaque moment. Je n’ai pas l’impression de manquer d’autres choses. J’ai hâte de rentrer du travail et d’être avec elle. »

LaToya offre de l’espoir à toute autre femme qui pourrait être confrontée à une grossesse inattendue.

« Je lui dirais que je suis passée par là », dit-elle. « J’ai été embarrassée, déçue, trompée, j’ai pensé que j’allais être un échec ».

LaToya dit qu’elle ne sait pas ce qu’elle aurait fait sans l’inversion de la pilule d’avortement ou le centre d’aide aux femmes enceintes et leur aide.

« Parce qu’ils ont vraiment été mon système de soutien », a-t-elle dit. « Il y a de l’espoir, il y a de l’aide. Vous n’êtes pas obligée de le faire seule. »

L’histoire de LaToya racontée en vidéo est disponible ici.

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