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Une « éthicienne » norvégienne propose d’utiliser des femmes en état de « mort cérébrale » comme mères porteuses

Par Andreas Wailzer — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Syda Productions/Adobe Stock

On peut constater là la rencontre frontale entre deux idéologies, celle de la « mort cérébrale » — qui considère que lorsque la l’être humain n’est plus capable de conscience, il n’est plus vivant ou n’est plus une personne — et celle de la « gestation pour autrui » — qui ne considère pas encore comme personne l’être humain qui n’est pas encore capable de conscience, ou vivant, l’enfant à naître. Ainsi, ces deux idéologies, issues de la même pensée se réunissent pour proposer une nouvelle monstruosité : l’emploi des femmes dites par commodité en « état de mort cérébrale » pour procréer des enfants — sans leur consentement, bien entendu, même si elles avaient donné leur corps par avance pour ce type de pratique en cas de « décès ». La preuve même que les femmes dites en « état de mort cérébrale », mais réutilisables pour la GPA, ne sont pas morte, c’est qu’elles sont capables de porter un enfant jusqu’à terme, ce que ne peuvent faire des mortes. La femme était déjà considérée comme une marchandise avec la GPA, mais avec cette nouvelle idée, la marchandisation est poussée à son comble. — A.H.

3 février 2023 (LifeSiteNews) — Une universitaire norvégienne a suggéré d’utiliser le corps de femmes déclarées « en état de mort cérébrale » pour faire grandir des bébés à naître.

« Le don du corps entier à fin gestationnelle offre un moyen alternatif de gestation pour les futurs parents qui souhaitent avoir des enfants, mais ne peuvent pas, ou préfèrent ne pas, mener à bien de grossesse », a écrit Anna Smajdor, professeur de philosophie et d’éthique à l’Université d’Oslo.

Son article, intitulé « Whole body gestational donation », a été publié dans la revue Theoretical Medicine and Bioethics à la fin de l’année dernière.

Mme Smajdor soutient que l’utilisation de femmes déclarées « mortes du tronc cérébral » comme hôtes pour porter un enfant à terme pourrait être une option viable et éthique à l’avenir.

« Nous savons déjà que des grossesses peuvent être menées à terme avec succès chez des femmes en état de mort cérébrale », a déclaré le professeur norvégien.

« Il n’y a pas de raison médicale évidente pour laquelle le déclenchement de telles grossesses ne serait pas possible ».

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Le WBGD est la conséquence logique de la pratique actuelle du prélèvement d’organes

Dans son article, Mme Smajdor aborde les préoccupations éthiques que peut susciter ce qu’elle appelle le « don du corps entier à fin gestationnelle » (Whole Body Gestational Donation — WBGD). Elle fait valoir que si l’on accepte la pratique moderne du don d’organes sur des humains en état de mort cérébrale, le WBGD ne représente qu’une « différence de degré » par rapport à cette pratique.

« Le WBGD implique de traiter le corps mort du patient comme un moyen d’atteindre une fin, plutôt que comme une fin en soi », a déclaré le professeur d’éthique. « Le patient passe du statut de centre de préoccupation médicale à celui de dépôt de tissus qui peuvent être utilisés au profit d’autres personnes ».

« Pourtant, cela fait déjà partie de notre processus de don d’organes », a-t-elle poursuivi. « Les donneurs d’organes sont presque invariablement des patients qui sont déjà ventilés, dans le cadre de leur traitement médical. Si le patient est considéré comme un donneur d’organes approprié, la ventilation sera poursuivie, ainsi que d’autres interventions visant à garantir que les organes seront maintenus dans un état optimal pour la transplantation ».

Smajdor conclut que « si nous considérons que le WBGD est de toute évidence scandaleux, cela suggère que nous devons répondre à des questions inconfortables sur l’avenir du don d’organes cadavériques ».

Il existe en effet des problèmes moraux majeurs avec la pratique du don d’organes, comme les journalistes de LifeSiteNews le rapportent depuis des années. Ainsi, Smajdor établit correctement un lien logique entre son idée de WBGD et les dons d’organes.

Le problème avec la pratique du don et du prélèvement d’organes est que la condition préalable pour que les organes d’une personne puissent être prélevés consiste en ce que cette personne soit déclarée en état de « mort cérébrale ». Or, une personne déclarée en état de mort cérébrale pourrait être encore en vie, puisqu’elle peut encore avoir un pouls et une tension artérielle normaux, digérer la nourriture et présenter d’autres signes de vie. Les femmes enceintes en état de « mort cérébrale » peuvent même porter un bébé à terme, comme le souligne Mme Smajdor elle-même.

En outre, il existe de nombreux cas de personnes ayant repris conscience après avoir été déclarées en état de mort cérébrale.

Un inconvénient concernant le prélèvement d’organes est que si toutes les fonctions corporelles ont cessé et qu’une personne est vraiment morte, et non simplement déclarée en état de mort cérébrale, ses organes auront déjà commencé à se détériorer et ne seront donc plus utilisables comme greffons.

Il est très douteux qu’une femme en état de mort cérébrale qui peut encore porter un être humain vivant à terme et qui présente d’autres signes de vie soit vraiment morte. Les prélèvements d’organes, ainsi que les suggestions de Smajdor concernant le WBGD, sont donc effectués sur des personnes qui sont sans doute encore en vie et qui auraient une chance de se rétablir, aussi improbable que cela puisse sembler.

Avec beaucoup de cynisme, Smajdor souligne que, puisque nous considérons que les donneurs d’organes sont « suffisamment morts » pour que leurs organes soient prélevés, « nous ne devrions pas avoir d’objections aux WBGD pour ces mêmes raisons ».

Même si le don d’organes et le WBGD nécessitent un consentement préalable, les patients ou leurs tuteurs légaux pourraient être poussés par les médecins à le donner, en leur disant qu’ils abandonneraient leur corps « mort » « pour une bonne cause » et pour aider les autres. Dans certains pays, comme le Canada, par exemple, on peut même faire pression sur des personnes pour qu’elles se donnent la mort par euthanasie légale afin de prélever leurs organes. Les Canadiennes pourraient être poussées à faire don de leur corps entier en vue de la maternité de substitution.

Le nouveau concept de maternité de substitution entraînerait de nombreux meurtres

Le WBGD serait à bien des égards bien pire et plus sombre que le prélèvement d’organes, comme le montrent les explications de Smajdon. Les tentatives d’utiliser des femmes en état de mort cérébrale comme mères porteuses conduiraient à de nombreuses tentatives ratées, ce qui signifie que de nombreux embryons, c’est-à-dire des êtres humains, seraient tués dans le processus. Le professeur norvégien explique le problème comme suit :

Dans les juridictions qui autorisent déjà la recherche sur les embryons, il est clair que certaines expériences sur l’implantation et le développement jusqu’à 14 jours pourraient être autorisées. Dans le cadre de l’infrastructure existante de ces juridictions, il semble y avoir peu de raisons pour que l’expérimentation préliminaire ne soit pas poursuivie. Cependant, le passage de procédures expérimentales conçues pour aboutir à la destruction de l’embryon à 14 jours, à des expériences qui affectent des fœtus à des stades plus avancés, ou qui pourraient être conçues pour aboutir à la naissance d’une progéniture vivante, peut être litigieux. Néanmoins, il convient de noter que ces dernières années, la règle des 14 jours a commencé à faire l’objet d’une certaine pression de la part des scientifiques et des éthiciens qui estiment qu’il devrait y avoir une période plus longue pendant laquelle la recherche est autorisée.

L’abominable perspective de Smajdon ne vise pas seulement les enfants à naître au stade embryonnaire pour une destruction planifiée. Elle affirme que même l’avortement tardif serait possible avec lE WBGD, puisque la femme qui porte le bébé à terme est de toute façon « morte » et ne subirait donc aucune conséquence négative. Smajdon semble n’avoir aucune considération pour les conséquences négatives sur l’enfant à naître, même à des stades ultérieurs de son développement :

Les motifs légaux d’avortement comprennent généralement les déficiences ou les maladies affectant le fœtus. Ainsi, avec une surveillance très étroite, il est raisonnable de penser que — si les fœtus sont gravement endommagés par des facteurs inattendus découlant d’une grossesse en état de mort cérébrale — cela ne doit pas nécessairement aboutir à la naissance de bébés gravement endommagés. Au contraire, cela pourrait entraîner l’arrêt du processus à la discrétion des parents commanditaires. L’avortement, en particulier l’avortement tardif, peut être traumatisant pour les femmes enceintes, tant sur le plan émotionnel que physique. Cependant, dans le cas de ce genre de maternité de substitution, la femme enceinte est déjà morte et ne peut pas être blessée. Les parents commanditaires peuvent décider d’un avortement ou d’une réduction sélective conformément à leurs propres souhaits, sans avoir à se soucier des effets sur la mère porteuse.

La professeure norvégienne souligne les règles et pratiques horribles déjà en vigueur dans la « médecine de la fertilité », y compris la FIV (fécondation in vitro), et les utilise pour justifier sa vision dU WBGD.

« Étant donné que nous considérons déjà la médecine de la fertilité comme une arène dans laquelle les embryons et les fœtus peuvent être endommagés ou délibérément détruits, il n’est pas évident que les incertitudes admises dans le cadre dU WBGD soient telles qu’elles nous obligent à rejeter toute cette entreprise », a-t-elle déclaré.

« Les parents peuvent transférer autant d’embryons qu’ils peuvent en générer, en maximisant les chances d’au moins une naissance viable et, si nécessaire, en éliminant à l’avance ceux qui sont endommagés ou malades. Encore une fois, souligner ces possibilités peut sembler laid, mais ce sont des processus qui sont routiniers dans la médecine de la fertilité à travers le monde ».

Attaquer la grossesse et la maternité naturelles

La vision de Smajdon devient encore plus inquiétante, puisqu’elle soutient non seulement que les couples qui luttent contre l’infertilité devraient envisager la gestation pour autrui, mais aussi que la gestation pour autrui de femmes en état de mort cérébrale devrait remplacer complètement la grossesse naturelle, puisque porter un enfant à terme comporte des risques pour la santé. Smajdon s’attaque donc à la grossesse naturelle et à la maternité elle-même.

« La grossesse elle-même devrait, à proprement parler, être médicalement contre-indiquée pour les femmes en général », a-t-elle déclaré, ajoutant que « nous ne pouvons pas encore renoncer à l’utérus pour la reproduction de notre espèce. Mais nous pouvons transférer les risques de la gestation à ceux qui ne sont plus en mesure d’en subir les conséquences. »

L’article du professeur norvégien dresse le tableau d’une utopie sombre qui pourrait ou non devenir une réalité dans l’avenir. Cependant, il met également en lumière les pratiques horribles de prélèvement d’organes, de maternité de substitution, d’avortement et de « médecine reproductive » qui sont déjà des réalités dans de nombreux endroits du monde aujourd’hui.

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