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Une école primaire québécoise exige que les enfants utilisent le titre « non binaire » de l’enseignante

Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik

7 septembre 2023, Richelieu, Québec (LifeSiteNews) — Une école primaire du Québec exige que les élèves utilisent des pronoms et des titres neutres lorsqu’ils se réfèrent à un enseignant « non binaire » de l’école.

Le 30 août, la directrice de l’École de Richelieu, Christine Derome, a dit aux parents des élèves de cinquième et sixième année que l’une des enseignantes de leurs enfants s’identifiait comme « non binaire » et qu’elle devait être appelée « Mx Martine Laviolette ».

« Mx se prononce “Mix” et est un titre de civilité qui est l’équivalent non genré ou neutre des titres de civilité “madame” et “monsieur”, et est employé entre autres pour désigner les personnes non binaires (dont l’identité de genre se situe en dehors du système binaire homme/femme) et les personnes qui préfèrent tout simplement qu’on ne réfère pas à leur genre lorsqu’on s’adresse à elles », indique la lettre de Mme Derome.

Mx (Mix) Martine Laviolette
Les élèves qui retournent dans cette école québécoise devront appeler une de leurs enseignantes « Mix » (Mx) au lieu de Madame ou Monsieur. pic.twitter.com/3BxUL2Jxm9
— Dacey Media (@chrisdacey) 30 août 2023

La directrice a ajouté qu’elle expliquerait plus en détail le sexe et la préférence de titre de Laviolette aux élèves le premier jour d’école, ainsi qu’une « discussion sur l’ouverture, les différences, les noms de genre, etc. »

Mme Derome a expliqué que « Mx Martine nous invite à utiliser le féminin pour parler d’elle » car le pronom neutre « iel » peut être difficile à utiliser.

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« Il lui fera plaisir d'ailleurs de nous guider à travers ce processus d’apprentissage de manière respectueuse et inclusive », a poursuivi Mme Derome.

La lettre a été divulguée sur les médias sociaux par le média indépendant Dacey Media et a suscité de vives réactions de la part de Canadiens indignés par le fait que l’on attende des enfants qu’ils se conforment à l’opinion d’un adulte sur son « identité de genre ».

Selon La Presse, Marie-Claude Huberdeau, directrice générale du Centre de services scolaires (CSS) des Hautes-Rivières, a affirmé que les commentaires sur Laviolette étaient « de nature violente, haineuse, diffamatoire et d’une intolérance comme j’en ai rarement vu ».

De même, la police de Richelieu–Saint-Laurent a indiqué au média québécois qu’elle avait ouvert une enquête sur les commentaires faits en ligne au sujet de l’enseignante.

« Un ou des parents ont partagé la lettre sur les réseaux sociaux et il y a eu un effet boule de neige », a déclaré le sergent Jean-Luc Tremblay. « Dans certains cas, il y avait une agressivité apparente [dans les commentaires], peut-être même de nature criminelle ».

Cependant, La Presse n’a pas donné d’exemples de commentaires et n’a pas révélé si les commentaires étaient dirigés contre Laviolette ou contre le fait d’obliger les enfants à utiliser des pronoms neutres.

Le ministre de l’Éducation du Québec, Bernard Drainville, a réagi à l’incident en déclarant : « On se calme, là. Il n’y a pas de raison de commencer à insulter, à intimider et à menacer qui que ce soit ».

Cependant, M. Drainville n’a pas semblé soutenir l’idée d’obliger les enfants à utiliser des pronoms neutres, révélant qu’il avait été « un petit peu décontenancé  » lorsqu’il avait entendu parler de l’incident pour la première fois.

« Est-ce qu’il faut réfléchir à une façon de nommer ou d’appeler une enseignante ou un membre du personnel scolaire qui ne se considère ni monsieur ni madame ? Bien sûr qu’il faut réfléchir à ça. Et je vais y réfléchir, mais je n’ai pas de réponse immédiate à vous donner là-dessus. »

De même, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a déclaré qu’il ne se laisserait jamais forcer à utiliser un langage neutre.

« Il n’y a personne qui va me contraindre à appeler quelqu’un d’autre “mx”. Je n’ai jamais entendu parler de “mx”. Je pense que la langue française, les conventions sociales ne peuvent pas être imposées par une personne envers tout le monde, constamment », a-t-il déclaré.

« Supposons que mon identité sexuelle veuille que je m’appelle Y ou W, je ne peux pas l’imposer aux autres », a ajouté M. Plamondon.

Enfin, le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, qui se dit lui-même homosexuel, a condamné les demandes de l’enseignant en les qualifiant de « wokisme ».

« Des enfants du primaire se feront expliquer “l’écriture inclusive” », a-t-il déclaré. « L’enseignant ne peut pas juste se faire appeler Martine, plutôt que Mx Martine ? Le wokisme entre à pleine porte dans les garderies et les écoles. Le CAQ ne fait absolument rien pour ramener le gros bon sens ».



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