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Un projet de loi monstrueux du Massachusetts permettrait aux mères de vendre leurs enfants à naître au plus offrant

Par Doug Mainwaring — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : tirachardz/Freepik

13 juin 2024 (LifeSiteNews) — La Chambre des représentants du Massachusetts vient de voter à l’unanimité un projet de loi monstrueux qui autoriserait ostensiblement les femmes à vendre leurs enfants à naître au plus offrant.

Cette mesure chosifie les femmes et permet de traiter les enfants comme des biens meubles — comme des objets à vendre — bien qu’aucun des législateurs ne le dise à voix haute.

Connue sous le nom de « Parentage Equality Bill » (Projet de loi sur l’égalité parentale) ou H.4672, cette loi bannit diaboliquement la vérité immuable selon laquelle les enfants doivent être élevés dans un foyer aimant par leurs parents biologiques, tout en effaçant les termes « mère » et « père », les remplaçant par « personne qui donne naissance » et « autre parent », ou « source génétique ». Même le pronom « son » est abandonné au profit d’un « leur » plus ambigu et non genré.

La loi est rédigée comme si la complémentarité des sexes était une construction sociale dépassée.

Ce projet de loi redéfinit la parentalité « sur la base de l’intention d’une personne d’être le parent d’un enfant », note Patience Griswold de Them Before Us (TBU), une organisation consacrée à la protection des droits de l’enfant, dans The Federalist. « Ce faisant, elle supprime toute mention des mères et des pères dans la loi sur la filiation, remplaçant ces rôles familiaux vitaux par un langage qui ne tient pas compte de la différence des sexes ».

Ses promoteurs affirment que le projet de loi protégera les relations entre parents et enfants, mais en réalité, il protège les droits des parents qui obtiennent des enfants par l’intermédiaire d’une mère porteuse. Et nombre de ces parents, si ce n’est la plupart, seront des hommes homosexuels.

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Ainsi, tout en prétendant protéger les relations entre parents et enfants, le projet de loi dénoue la relation irremplaçable et primordiale que chaque enfant entretient avec sa mère, en ignorant complètement ce désir universel.

Apparemment, aucun législateur n’a été troublé par le contenu ou l’intention du projet de loi, qui a été adopté par 156 voix contre 0. Elle va maintenant être soumise au Sénat du Massachusetts.

Il n’est pas surprenant que cette mesure fasse son chemin au sein du corps législatif du Massachusetts. Après tout, l’« État de la Baie » a été le premier à adopter la notion impossible de « mariage » homosexuel en 2004, et sa Cour suprême a statué il y a plus de trente ans que les partenaires de même sexe pouvaient adopter des enfants.

Griswold décrit la frontière très mince que la loi proposée crée entre « l’égalité parentale » et la vente pure et simple de bébés :

Dans toute autre circonstance, si une femme accepte de l’argent en échange de la cession de ses droits parentaux sur son enfant, elle s’est livrée à la vente de son bébé. En vertu de ce projet de loi, c’est exactement ce qu’elle peut faire si elle a obtenu un contrat de maternité de substitution valide, même si elle conclut l’accord avec les parents acheteurs après être devenue enceinte, à condition que le contrat soit validé avant la naissance de l’enfant.

En vertu de la loi H. 4672, la situation suivante serait parfaitement légale : une femme se soumet aux examens de santé physique et mentale requis pour devenir mère porteuse, devient enceinte grâce au sperme d’une banque de sperme, puis publie sur un forum de mères porteuses ou un groupe de médias sociaux qu’elle est non seulement disponible en tant que mère porteuse, mais qu’elle est également déjà enceinte.

Elle peut alors choisir de « s’apparier » avec le couple prêt à payer la « contrepartie » la plus élevée, ce qui revient à vendre son enfant aux enchères. Tant que la convention de maternité de substitution répond aux exigences énoncées dans le projet de loi, elle pourrait être validée par un tribunal et considérée non seulement comme admissible, mais aussi comme juridiquement contraignante. Toutefois, si cette même femme devenait enceinte et décidait de conclure un accord avec un couple pour qu’il adopte son enfant, tout en insistant sur le fait qu’elle doit être payée pour leur confier son enfant, elle serait poursuivie pour vente d’enfant.

Après le vote de mercredi, l’Alliance des gays et lesbiennes contre la diffamation (GLAAD) a publié un article enthousiaste sur l’adoption de la législation, se concentrant uniquement sur les droits juridiques accrus des personnes s’identifiant comme LGBT dont les relations sexuelles sont à 100 % incapables de produire des enfants naturellement, tout en ignorant l’érosion des droits des enfants qui pourraient être achetés ou autrement obtenus par le biais de la mesure.

« Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est mettre au point notre structure statutaire afin de refléter les moyens modernes et contemporains par lesquels les gens deviennent parents, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels », a déclaré Sarah Peake, représentante démocrate de Provincetown, la Mecque gaie de la Nouvelle-Angleterre.

« Au cœur de cette législation bipartisane se trouve un principe simple mais profond : la reconnaissance de la filiation légale ne devrait pas dépendre de normes dépassées ou de définitions étroites », a déclaré la députée Hannah Kane, coauteur républicain du projet de loi, lors de son intervention mercredi. « C’est un principe qui reconnaît la tapisserie variée des familles modernes et affirme leur droit à la reconnaissance juridique et à la protection de la loi ».

En d’autres termes, les droits des enfants sont érodés pour satisfaire le désir des homosexuels qui exigent de faire l’expérience de la parentalité. La « tapisserie » à laquelle Kane fait référence est tissée avec des couleurs arc-en-ciel criardes ; et les soi-disant « normes dépassées ou définitions étroites » se réfèrent à celles qui sont basées sur la vérité suprême concernant la complémentarité de l’homme et de la femme.

La déclaration la plus sincère est peut-être celle de la procureure générale du Massachusetts, Andrea Campbell, qui a admis que le projet de loi visait à faire progresser « les droits en matière de reproduction et les droits des personnes LGBTQ+ ».

« Alors que d’autres États prennent les mesures nécessaires pour protéger les familles, assurer la stabilité des enfants et faire progresser les droits en matière de procréation et les droits des LGBTQ+, il est clair qu’il est grand temps pour nous d’agir et d’adopter la loi du Massachusetts sur la filiation », a déclaré Mme Campbell.

Les titres des médias locaux n’ont pas obscurci le sens de la loi comme l’ont fait les politiciens du Massachusetts.

« La loi sur la filiation mise à jour, qui garantit l’égalité des droits pour les parents LGBTQ+, a été adoptée par la Chambre des représentants », a déclaré un des titres, tandis qu’un autre a admis que « La chambre des représentants du Massachusetts vote pour élargir la définition de “parents” ».

Cette législation a été soutenue par un large éventail d’organisations LGBT et de défense des « droits reproductifs », dont le groupe de pression LGBT de Washington, D.C., The Human Rights Campaign (HRC), Planned Parenthood League of Massachusetts, et Williams Institute on Sexual Orientation and Gender Identity Law and Public Policy (Institut Williams sur les lois et les politiques publiques en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre).

Bon nombre des organisations qui soutiennent cette initiative tirent profit des procédures de FIV et de maternité de substitution, qui nient la dignité — et mettent souvent fin à la vie — des enfants à naître.

« L’équité en matière de procréation n’est pas une réalité dans le Massachusetts tant que chaque individu — et chaque famille LGBTQ+ — n’est pas en mesure de décider s’il veut être parent, quand il veut l’être et dans la dignité », a déclaré la présidente de Reproductive Equity Now, Rebecca Hart Holder, dans un communiqué. « Ce projet de loi protégera la formation des familles dans un monde post-Dobbs et garantira aux parents LGBTQ+ les protections dont ils ont besoin pour fonder ou construire leur famille ».

« Les enfants ont le droit de naître libres, et de n’être ni achetés ni vendus. Aucune formulation sucrée à la saccharine ne peut masquer le fait que le projet de loi sur l’égalité de la filiation monétise le corps des femmes et transforme les enfants en produits », a conclu Mme Griswold de Them Before Us. « Les femmes et les enfants du Massachusetts méritent mieux. »



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