
Par Calvin Freiburger — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : andrei310/Adobe Stock
18 juin 2025 (LifeSiteNews) — Plus de 40 tonnes de restes de fœtus avortés et de sous-produits de pilules abortives se sont retrouvées dans les réserves d’eau des États-Unis, selon un nouveau rapport retentissant publié cette semaine par Liberty Counsel Action.
Le rapport de 86 pages examine une grande variété de dossiers et de recherches et souligne de graves lacunes dans la surveillance des méthodes utilisées par l’industrie de l’avortement pour se débarrasser de ses « déchets médicaux ». Cela commence par une prédiction éminemment erronée lors de l’approbation initiale de la mifépristone par la Food & Drug Administration (FDA) des États-Unis : selon cette agence, le « médicament » n’aurait qu’un impact minimal sur l’environnement. La FDA avait largement négligé la question de l’élimination, qu’il s’agisse des sous-produits chimiques des pilules elles-mêmes ou de l’évacuation des restes de bébés avortés dans les toilettes des utilisatrices.
« Comme d’autres produits pharmaceutiques connus pour leurs effets néfastes sur notre écosystème, la mifépristone forme des métabolites actifs », explique le rapport. « Ces métabolites peuvent conserver les effets “thérapeutiques” de la mifépristone même après avoir été excrétés par les humains et être passés dans les stations d’épuration des eaux usées (STEP), dont la plupart ne sont pas conçues pour les éliminer. Malheureusement, après avoir traversé les stations d’épuration, certains produits pharmaceutiques ont été retrouvés dans l’eau potable des États-Unis. Étant donné que les recherches sur les métabolites de la mifépristone dans notre environnement sont insuffisantes, leurs effets néfastes possibles sur notre écosystème et sur les êtres humains qui les boivent sont inconnus ».
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Pourtant, l’un de ces effets pourrait être la stérilité, étant donné que la mifépristone bloque l’hormone de fertilité qu’est la progestérone.
Les auteurs citent une estimation de l’initiative « This Is Chemical Abortion » de Students for Life, selon laquelle « plus de 40 tonnes de déchets médicaux chimiquement contaminés — tissus humains, placenta et sang (bébés avortés et sous-produits connexes) sont déversés dans nos cours d’eau », un problème que la plupart des réglementations nationales et locales ne prennent pas en compte, ce qui permet aux fabricants de pilules abortives « d’utiliser les stations d’épuration des eaux usées comme installations de facto de traitement des déchets médicaux depuis des décennies ».
Le rapport note que l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) explique elle-même que les installations de traitement des eaux usées standard « ne sont pas conçues pour éliminer les produits pharmaceutiques ». LC Action ajoute que « les stations d’épuration ne sont pas conçues pour traiter les restes de fœtus (des installations de traitement des déchets médicaux existent pour cela), bien qu’elles finissent par servir à cette fin, car les restes de fœtus provenant d’avortements chimiques sont souvent rejetés dans le réseau d’égouts ».
« Les stations d’épuration ne sont pas tenues d’éliminer toutes les matières organiques et d’ailleurs, elles ne le font pas », poursuit le rapport. « Comme le souligne un ouvrage de référence sur le traitement des eaux usées publié par l’EPA, “les processus de traitement secondaire peuvent éliminer jusqu’à 90 % de la matière organique contenue dans les eaux usées en utilisant des processus de traitement biologique” (c’est nous qui soulignons). Par conséquent, environ 10 % de la matière organique contenue dans les eaux usées — qui peut inclure la biomasse fœtale (y compris les métabolites de la mifépristone à l’origine de l’avortement chimique) — n’est pas éliminée (par exemple, des fragments microscopiques de peau ou d’autres restes organiques de fœtus) ».
Le rapport affirme que le gouvernement fédéral et les gouvernements des États doivent mettre à jour leurs réglementations sur l’élimination des restes fœtaux et demande au Congrès « d’organiser des auditions et d’exiger des recherches actualisées sur nos océans, nos lacs et nos rivières, pour obtenir des informations concrètes afin de savoir si et comment les pilules abortives chimiques et les sous-produits connexes (crânes en développement et autres restes fœtaux, placentas, etc.) ont un impact sur l’environnement, en particulier pour déterminer s’ils ont un effet négatif sur la santé et la vitalité humaines et animales par le biais d’éventuelles maladies ou anomalies émergentes (ou s’ils ont le potentiel de le faire). De même, l’EPA devrait exiger des tests et une surveillance de notre approvisionnement en eau pour détecter la présence de métabolites de la mifépristone, comme elle le fait pour les “produits chimiques éternels” ».
Le président de Liberty Counsel Action, Mat Staver, a ajouté que son organisation avait déjà commencé à rencontrer des « hauts fonctionnaires à Washington, D.C. » pour discuter de la question.
Douze États interdisent actuellement la totalité ou la plupart des avortements. Mais les groupes de pression pour de l’avortement s’efforcent fébrilement d’annuler ces mesures dissuasives en recourant à diverses tactiques, notamment la distribution non réglementée et sans contrôle de contraceptifs et de pilules abortives au-delà des frontières des États, sans tenir compte des risques encourus par les femmes qu’ils sont censés servir.
Reste à savoir si la question sera résolue au niveau national. Le président Donald Trump a pris un certain nombre de mesures en faveur de la vie depuis son retour au pouvoir, mais il a déclaré pendant la campagne électorale qu’il n’appliquerait pas la loi fédérale interdisant la distribution de pilules abortives par voie postale. Le secrétaire américain à la santé et aux services sociaux, Robert F. Kennedy Jr. a, depuis, promis un « examen complet » des risques médicaux liés aux pilules abortives.