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Un ministre ougandais accuse le gouvernement américain d’utiliser les restrictions sur les visas pour promouvoir l’agenda LGBT


Henry Okello Oryem, ministre des Affaires étrangères de l'Ouganda.

Par Jean Mondoro — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Facebook

9 décembre 2023 (LifeSiteNews) — Le ministre des Affaires étrangères de l’Ouganda a récemment accusé les États-Unis d’utiliser les restrictions de visa imposées aux hommes politiques ougandais pour « promouvoir l’agenda LGBT » dans ce pays conservateur.

Le mercredi 6 décembre, Henry Okello Oryem, ministre des Affaires étrangères de l’Ouganda, a déclaré à Reuters qu’« il y a eu un coup d’État au Département d’État des États-Unis par des partisans de l’agenda LGBT en Afrique ».

« Pourquoi n’imposent-ils pas les mêmes sanctions aux pays du Moyen-Orient qui ont des lois identiques ou plus sévères contre les LGBT ? » s’interroge M. Oryem. Il a également promis que « s’ils refusent les visas à nos députés, ils iront à Shanghai ou à Guangzhou ». Il a ajouté qu’« il y a beaucoup de beaux endroits à visiter » en dehors des États-Unis.

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Ces remarques ont été partagées après que le secrétaire d’État des États-Unis Antony Blinken ait publié un communiqué de presse le lundi 4 décembre annonçant la prolongation de la politique de restriction des visas de 2021. La politique initiale a été imposée à la suite des élections présidentielles de 2021 en Ouganda, que Blinken a qualifiées de « frauduleuses ». Elle visait à « cibler les personnes considérées comme complices ou responsables d’avoir sapé le processus démocratique en Ouganda ».

L’extension de lundi concerne « les fonctionnaires ougandais actuels ou anciens » qui ont été impliqués dans « des politiques ou des actions visant à réprimer les membres de populations marginalisées ou vulnérables ». Ces groupes comprennent, sans s’y limiter, les militants écologistes, les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes, les personnes LGBTQI+ et les organisateurs de la société civile.

Blinken a également noté que les « membres de la famille immédiate » de ces fonctionnaires « peuvent également être soumis à ces restrictions ». Il a conclu sa déclaration en affirmant que « les États-Unis sont aux côtés du peuple ougandais et restent déterminés à travailler ensemble pour faire progresser la démocratie, les droits de l’homme, la santé publique et la prospérité mutuelle ».

Malgré les sympathies apparentes de M. Blinken, les États-Unis et l’Ouganda ont un passé récent de désaccord profond et d’opposition dans les guerres culturelles, y compris dans les domaines de l’idéologie du genre et de l’avortement. Après l’adoption par l’Ouganda, en mars, d’une loi stricte connue sous le nom de « loi anti-homosexualité », le porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) de Joe Biden, John Kirby, a critiqué la législation en la qualifiant de violation des droits de l’homme.

La loi élargit les politiques déjà conservatrices de l’Ouganda en matière d’homosexualité pour inclure une interdiction totale des actes sexuels entre personnes de même sexe, du « mariage » entre personnes de même sexe et de l’auto-identification LGBT, et impose de lourdes peines de prison à toute personne directement engagée dans l’homosexualité ou encourageant de tels actes.

Les observateurs occidentaux se sont montrés particulièrement préoccupés par la partie de la législation qui « propose la peine de mort pour toute personne se livrant à une homosexualité aggravée ». La loi prévoit également des sanctions pour ceux qui « recrutent un enfant pour commettre des actes homosexuels ».

Face aux réactions du monde occidental libéral, le président ougandais Yoweri Museveni a maintenu la loi, qualifiant l’homosexualité de « genre de maladie ». Il a ajouté que, malgré les critiques incessantes, « personne ne nous fera revenir » sur cette décision.

Le mois dernier, l’administration Biden a annoncé qu’elle retirerait quatre pays africains — l’Ouganda, le Niger, le Gabon et la République centrafricaine — de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) en raison de « violations flagrantes » des valeurs de gauche qualifiées de « droits de l’homme ». Cette décision a été prise quelques mois après la signature par l’Ouganda d’une loi anti-sodomie.



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