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Un médecin résident affirme que l’hôpital a laissé mourir un bébé de 22 semaines après un avortement raté

Par Anonymous (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : WavebreakMediaMicro/Adobe Stock

Le texte qui suit est adapté d’une lettre adressée au rédacteur en chef de Live Action News.

Je suis résidente en médecine d’urgence à... Lors de mon stage de gynécologie-obstétrique dans un hôpital extérieur, une femme dont l’avortement avait échoué s’est présentée à l’hôpital. La mère avait [une blessure liée à l’avortement] et on l’avait transférée à l’hôpital. Pendant son séjour, elle a fini par accoucher. Elle était à 21-23 semaines de grossesse lorsqu’elle a accouché d’une magnifique petite fille.

Le personnel s’attendait à ce que le bébé « expire » immédiatement, mais elle a commencé à pleurer.

J’ai pris mon service de nuit et le bébé était couché dans un berceau, seul. J’ai demandé qui était ce joli bébé et c’est là qu’on m’a dit qu’il s’agissait d’une tentative d’avortement et qu’ils attendaient simplement qu’il meure.

Le médecin traitant a prétendu que « les soins palliatifs sont des soins médicaux » — et a laissé le bébé mourir

Pendant toute la durée de mon stage, la gynécologue-obstétricienne titulaire a critiqué les États pro-vie et a expliqué qu’elle travaillait à l’élaboration d’une législation visant à améliorer les « soins en cas d’avortement ». Elle a affirmé que « les soins palliatifs sont des soins médicaux » en vertu de la loi — et lorsque le bébé est né vivant, elle n’a rien fait. Elle n’a pas appelé les services de pédiatrie ou d’intervention rapide, mais a déclaré que le bébé était le résultat d’une tentative d’avortement, qu’il n’était pas désiré et qu’elle fournirait donc des soins palliatifs pour satisfaire à la loi qui exige que des soins médicaux soient fournis.

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J’ai pris le bébé et j’ai été réprimandée par l’un des résidents, qui m’a demandé de « le remettre en place parce que les infirmières doivent continuer à le surveiller pour documenter le moment de sa mort ». J’ai refusé et je suis restée là, à pleurer, jusqu’à la fin de mon service. J’étais impuissante et je ne pouvais rien faire. Elle était en vie depuis quelques heures déjà, mais sans assistance respiratoire, je savais qu’elle souffrait déjà de défaillance de ses organes.

Lorsqu’une autre urgence médicale a poussé toute l’équipe d’obstétrique à se précipiter au bloc opératoire, j’étais résidente d’urgence, juste là pour mes dix accouchements, comme l’exigeait mon programme ; alors j’ai emmené le bébé dans une chambre, seule avec elle, et j’ai prié et chanté pour elle.

Le Seigneur m’a donné le nom « Ada » pour le bébé, et j’ai appris plus tard qu’il signifiait « ornement ». Ada est morte quelques heures plus tard.

Je l’ai remise dans le berceau et de nombreuses infirmières l’ont appelée « bébé mort » tout au long de la nuit. Plus tard, le médecin traitant qui est venu en service de nuit l’a officiellement déclarée morte et a fait la remarque suivante : « Elle aurait pu être présidente » — ce qui m’a amenée à me demander si elle n’était pas, elle aussi, pro-vie.

Dans mon esprit, Ada était mienne. Même si je suis une femme célibataire encore en formation, j’avais la ferme intention de l’adopter si elle avait survécu.

Je pense aussi souvent à la mère du bébé, qui a entendu son bébé pleurer avant qu’on ne l’évacue précipitamment de la chambre. Elle est sortie de l’hôpital après avoir été soignée pour des complications. Je sais qu’elle souffre probablement et qu’elle n’a bénéficié d’aucun soutien ou conseil.

« Ils ont jeté le bébé de simulation à travers la pièce »

Je ne pense pas que les gens réalisent que ce type de situation se produit même dans nos hôpitaux. Cette petite fille ressemblait clairement à un bébé. Je ne comprends pas que ceux qui l’ont vue n’aient rien fait.

Quelque temps plus tard, nous avons participé à une simulation de formation aux césariennes peri-mortem. Par définition, cette opération est pratiquée sur des femmes dont la grossesse est viable « pour sauver la mère » en détournant le flux sanguin de l’utérus vers les autres organes. En pratiquant, tous mes collègues plaisantaient en disant qu’il fallait retirer le bébé de l’utérus et le « jeter » parce que « nous ne nous soucions pas d’un fœtus et voulons nous concentrer sur l’aide à la mère ». Ils ont même pris le bébé de simulation et l’ont jeté à travers la pièce. Encore une fois, cette procédure est pratiquée sur des bébés viables qui peuvent avoir 24 ou même 39 semaines de grossesse !

Je suis restée assez silencieuse après ce qui s’est passé, essayant de maîtriser mes émotions tout en pensant à Ada — et j’ai été pour ainsi dire chassée dans le couloir par des collègues résidents qui m’ont sermonnée pour que je ne laisse pas mes opinions politiques influencer les soins aux patients, ce que j’ai trouvé ironique.

J’espère que l’histoire d’Ada permettra de mettre en lumière ce qui se passe tous les jours, ce genre d’actes étant commis même par des professionnels de la santé.

Note de la rédaction : cette histoire a été adaptée et est publiée de manière anonyme pour la sécurité et la confidentialité de l’auteur.

Note du traducteur de CQV : nous espérons qu’Ada aura été baptisée par la jeune résidente.



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