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Un médecin britannique autorisé à reprendre le traitement d’annulation des effets de la pilule abortive

Par David McLoone — Traduit par Campagne Québec-Vie

9 mars 2022, Newcastle, Angleterre (LifeSiteNews) — Un médecin pro-vie anglais, à qui l’on avait interdit d’offrir un traitement d’inversion de la pilule abortive (APR) aux mères qui souhaitaient garder leur bébé, a vu l’enquête sur sa conduite abandonnée après que le General Medical Council (GMC) britannique eût qualifié les accusations portées contre lui de « ouï-dire ».

En mai dernier, le GMC a interdit au Dr Dermot Kearney, cardiologue consultant au National Health Service britannique et ancien président de la Catholic Medical Association (UK), de fournir l’hormone naturelle progestérone aux femmes qui regrettaient d’avoir pris la première pilule abortive mifépristone pour tenter d’en annuler les effets. Le régime de la pilule abortive se compose de deux pilules : la mifépristone, qui prive essentiellement le bébé à naître de nutriments, suivie du misoprostol, qui provoque des contractions pour expulser le corps du bébé de sa mère.

Le GMC a imposé l’interdiction après que le Dr Jonathan Lord, directeur de la firme d’avortements MSI Reproductive Choices (anciennement Marie Stopes International), ait déposé une plainte auprès de l’organisme de réglementation contre l’intervention de Kearney, affirmant qu’il n’existe « aucune preuve que ce traitement fonctionne et qu’il y a des preuves qu’il pourrait même être nocif ».

Un comité du Medical Practitioners Tribunal Service a ordonné à Kearney de cesser de proposer le traitement en mai, déclarant que la progestérone n’est pas approuvée comme traitement d’inversion de la pilule abortive. En l’état actuel des choses, le Royaume-Uni ne dispose d’aucun plan de traitement approuvé pour les femmes qui souhaitent faire marche arrière après avoir pris la première pilule abortive.

Cependant, après que Kearney eût lancé une action en justice contre l’ordonnance provisoire qui lui a été imposée, le GMC a réexaminé son cas, décidant de rejeter toutes les accusations portées contre lui, a rapporté le groupe militant Christian Concern.

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« Les examinateurs du dossier ont pris en compte les informations fournies par MSI Reproductive Choices, openDemocracy, Safe Abortion Action Fund UK et le Royal College of Obstetricians and Gynaecologists et ont décidé de clore ce dossier sans autre forme de procès », a déclaré le GMC.

En ce qui concerne les allégations selon lesquelles la prescription de progestérone par Kearney serait une cause de préjudice pour les femmes cherchant à inverser les effets de la première pilule abortive, le GMC a estimé qu’« il n’y avait pas de preuves suggérant que l’APR augmente le risque de préjudice pour un fœtus ».

Bien qu’il existe des « preuves limitées d’essais contrôlés randomisés suggérant que l’APR augmente le risque d’hémorragie », le GMC a noté que « cela est plus susceptible d’être lié aux risques génériques de l’avortement médical précoce (EMA) plutôt qu’aux risques spécifiques du traitement par APR, c’est-à-dire que les femmes qui ne parviennent pas à terminer l’EMA ont un risque d’hémorragie beaucoup plus élevé que celles qui y parviennent, qu’on leur prescrive ou non l’APR ».

« Je suis convaincue que la progestérone a sauvé la vie de mon bébé »

Dix femmes se sont présentées pour fournir des déclarations de témoins soutenant le professionnalisme de Kearney, affirmant qu’il les a tenues « bien informées au sujet du traitement, qu’il n’a pas porté de jugement, qu’il n’a pas essayé de leur imposer ses propres opinions et qu’il a été globalement considéré comme ayant été d’un grand soutien », a reconnu le GMC.

Soixante-deux femmes ont demandé à Kearney de les aider à revenir sur leur avortement sur une période de 12 mois, et 32 d’entre elles ont donné naissance à leurs enfants après avoir suivi son programme.

L’une de ces femmes a décrit Kearney comme étant « incroyable. Il n’a pas du tout porté de jugement. Il était très professionnel... Il n’a pas essayé de me vendre quelque chose que je ne voulais pas. Il m’a dit comment il pouvait m’aider. Il n’a pas du tout insisté ».

Une autre, Amrita Kaur, a fait remarquer que le fournisseur d’avortement BPAS (British Pregnancy Advisory Service) lui avait donné peu de conseils avant de lui fournir la pilule abortive par la poste, mais que des complications l’ont amenée à demander l’aide de Kearney.

« J’étais vraiment en difficulté et je ne savais pas si je devais avorter ou non. J’ai été choquée par le peu de conseils et de soutien que j’ai reçu du BPAS et par la facilité avec laquelle j’ai reçu les pilules abortives », a déclaré Kaur.

« Une fois qu’elles sont arrivées par la poste, j’ai tardé à prendre la première pilule. Dans un moment de frustration et de détresse, j’ai pris la première pilule, et en quelques secondes, je l’ai regretté et j’ai eu la certitude totale que je voulais le bébé. »

Le personnel du BPAS a dit à Kaur que si elle ne prenait pas la pilule de suivi au misoprostol, son bébé irait bien, mais après quelques recherches, elle a découvert que les chances de survie du bébé étaient très faibles sans intervention.

« Après avoir fait mes propres recherches, je suis convaincue que la progestérone a sauvé la vie de mon bébé. J’ai donné naissance à une petite fille en bonne santé, et je l’aime à la folie », a déclaré Mme Kaur.

Une « campagne coordonnée par des personnalités de l’industrie de l’avortement »

En réponse à la levée par le GMC des restrictions sur sa pratique, Kearney s’est dit « soulagé et ravi d’avoir été exonéré ».

« J’ai été victime d’une campagne coordonnée par des personnalités de haut rang de l’industrie de l’avortement qui étaient déterminées à empêcher les femmes qui en avaient un besoin urgent d’accéder au traitement d’inversion de l’avortement », a poursuivi Kearney, ajoutant qu’à « tout moment, ma préoccupation et ma priorité ont été les femmes qui m’ont été adressées pour un soutien médical urgent. Je suis humblement touché par le soutien qu’elles m’ont montré en retour. »

« Toute l’enquête et les contre-vérités sur l’inversion de l’avortement rapportées dans les médias ont eu un effet néfaste sur moi et ma famille. La vérité sur le traitement d’inversion de l’avortement doit maintenant être dite et les professionnels de la médecine qui sont capables et désireux de soutenir les femmes avec ce traitement devraient être autorisés à le faire sans crainte. »

« J’espère que les femmes à travers le Royaume-Uni seront désormais informées par les autorités médicales et les fournisseurs d’avortement que le traitement d’inversion de l’avortement est sûr, qu’il est disponible, et que le succès est possible si elles regrettent leur décision d’avorter et choisissent de chercher de l’aide », a-t-il ajouté.

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