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Un hôpital licencie une adjointe au médecin qui refusait de participer à l’avortement

Par Micaiah Bilger (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo (rognée) : prostooleh/Freepik

Des travailleurs médicaux pro-vie sont renvoyés pour avoir insisté que les bébés à naître sont des patients à part entière qui méritent eux aussi de l’attention et des soins. Selon un article du National Catholic Register, des hôpitaux catholiques contribuent malheureusement à cette tendance anti-vie,

Dans cet article, le journal met en lumière l’histoire d’une adjointe au médecin d’Oregon, Megan Kreft. Megan Kreft fut récemment licenciée pour avoir refusé de référer des patients pour l’avortement ou pour le suicide assisté, et autres demandes qui allaient à l’encontre de sa morale. Ce licenciement est surprenant puisque Megan Kreft travaillait pour une organisation médicale catholique, le Groupe médical de la Providence (Providence Medical Group).

Lorsque Megan Kreft accepta d’y travailler, elle croyait que cette organisation catholique partageait ses valeurs pro-vie ; d’autant plus que son employeur exigea qu’elle se conformât aux « Directives éthiques et religieuses pour les services de soins de santé catholiques » de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, lesquels promeuvent la vie, de la conception jusqu’à la mort, ce dont elle était ravie. Malheureusement, après avoir commencé à y travailler, elle s’aperçut que certains professionnels allaient à l’encontre des directives des évêques, en fournissant des contraceptifs hormonaux et en procédant à des stérilisations.

Il ne fallut pas longtemps avant que sa propre conscience fût mise à l’épreuve, quand une patiente vint demander une contraception d’urgence, laquelle pouvait provoquer un avortement [c’est en fait un abortif*]. Mme Kreft déclara à la patiente qu’elle ne pouvait pas lui prescrire de tels médicaments, et qu’elle lui proposait d’autres possibilités.

Mme Kreft déclara ensuite qu’elle eut des problèmes avec son employeur, en particulier celui-ci lui interdit de voir des patientes en âge de procréer. Elle fut finalement licenciée pour avoir refusé d’orienter des patients vers des services qu’elle jugeait contraires à sa morale.

« Je raconte mon histoire afin d’amener à la lumière tous ces cas où des professionnels de la santé qui, comme moi, se trouvèrent dans l’obligation de commettre des actes contraires à leur morale sous peine de renvoi, que cela se passe dans des institutions catholiques ou non. Et bien évidemment de dénoncer ces atteintes à la vie qui surviennent même dans ces institutions catholiques », déclara Mme Kreft.

Mme Kreft contacta le Centre national catholique de bioéthique (National Catholic Bioethics Center) et déposa une plainte auprès de l’Office pour les droits civils (Office for Civil Rights) du Département de la santé et des services sociaux des États-Unis (U.S. Department of Health and Human Services).

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Roger Severino, directeur de la Commission des droits, déclara que les travailleurs médicaux pro-vie se font évincer de la profession médicale : « Il existe une tendance à étouffer la différence d’opinion sur l’avortement, laquelle fait que les défenseurs de la vie sont systématiquement éliminés de la profession médicale ». « Personne ne devrait être renvoyé s’il refuse de participer à un avortement. D’autant plus que c’est illégal si vous recevez des subventions fédérales. Dans un tel cas, l’établissement fautif sera passible d’une poursuite en justice de la part de l’Office pour les droits civils. »

L’office de M. Severino s’est battu afin de protéger les travailleurs médicaux pro-vie contre la discrimination professionnelle. Par exemple, l’année précédente, il fut impliqué dans le cas d’une infirmière de l’état du Vermont ; celle-ci avait déclaré que son employeur, le Centre médical de l’Université du Vermont (University of Vermont Medical Center), la piégea et la fit participer à un avortement contre sa volonté.

Par ailleurs, l’administration Trump a créé un nouveau règlement afin de mieux faire respecter les cas de conscience, et sanctionner les groupes médicaux qui discrimineraient les travailleurs médicaux pro-vie. Malheureusement, des groupes pro-avortement ont porté plainte, et deux juges fédéraux ont invalidé cette règle ; des médecins et des professionnels de la santé travaillent pour la remise en application de cette règle.

Des chercheurs et des experts juridiques ont confirmé que la discrimination était « assez courante », et ce en dépit des lois fédérales protégeant les cas de conscience.

Francis Manion, un avocat du Centre américain pour la loi et la justice (American Center for Law and Justice), déclara qu’ils recevaient de nombreuses plaintes. « Au cours des deux dernières semaines, j’ai parlé avec une infirmière menacée de licenciement pour avoir questionné l’autorisation d’un avortement ; avec un médecin qui fut menacé de licenciement après avoir invoqué le cas de conscience religieux concernant l’administration d’un médicament qu’il soupçonnait d’être un abortif ; et avec un technicien qui raconta qu’il devait signer un formulaire qui l’aurait obligé à participer à des avortements », déclara M. Manion.

Le Dr Jozef Zalot, du Centre national catholique de bioéthique, déclara que Mme Kreft était une héroĭne pour avoir défendu avec force sa foi et les enfants à naître. Il ajouta que les hôpitaux catholiques et non catholiques devaient s’améliorer dans ce domaine.

« À vrai dire, les médecins m’ont rapporté que, dans de nombreux cas, les hôpitaux sans affiliation religieuse font un meilleur travail de protection des cas de conscience que les hôpitaux catholiques. Ce n’est pas bon », dit-il. « Quel que soit le soutien que nous avons apporté, Megan est la véritable héroĭne dans toute cette histoire, pour avoir résisté à un système de santé catholique qui, de fait, n’est catholique que de nom ».

En 2018, l’Office pour les Droits civils reçut 343 plaintes pour discrimination religieuse ou morale.

À Hawaĭ et en Californie, M. Severino déclara qu’ils purent arrêter la mise-en-œuvre de lois qui auraient forcé les centres pro-vie à faire de la publicité pour l’avortement.

Mais il reste encore beaucoup à faire. Les militants pro-avortement tentent de restreindre l’échappatoire du cas de conscience, à l’inverse du gouvernement Trump qui s’efforce de l’étendre.

« Il y a un vrai problème ici où les gens ont le sentiment que leurs droits ont été violés, et qu’ils méritent réparation. Je pense que cela explique la forte croissance du nombre de plaintes », déclara M. Severino en 2019. « Il est grand temps qu’on s’occupe de ces gens. »


*Commentaire d'A. H.

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