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Un homme dans le coma est à nouveau nourri et hydraté après que sa mère se soit battue pour le sauver


David Ruiz.

Par Martin M. Barillas ― traduit par Campagne Québec-Vie 

TUCSON, Arizona, 28 janvier 2019 (LifeSiteNews) ― Un homme de l’Arizona, âgé de 32 ans et plongé dans le coma est à nouveau nourri et hydraté après que sa mère ait publié des vidéos déchirantes sur les réseaux sociaux dans lesquelles elle disait que les médecins laissaient lentement mourir de faim son fils. 

David Ruiz, père de trois enfants, est tombé dans le coma à la suite d’un AVC ayant causé des lésions cérébrales. Les docteurs avaient déclaré la « mort cérébrale », même s’il remuait les orteils et les doigts quand sa mère ou d’autres personnes de sa famille lui parlaient.

Sa mère, Patricia « Tricia » Adames, 51 ans, a lancé un appel à l’aide sur Facebook à tous ceux qui pourraient l’aider à sauver son fils.

« Comme vous pouvez le voir, son corps s’anémie. Son corps se détériore à vue d’œil parce qu’on lui refuse la nutrition. Il meurt de faim dans un hôpital. », dit-elle dans une vidéo datée du 24 janvier dans laquelle on voit son fils relié à toutes sortes de tubes et de moniteurs.

« Je viens vous le demander : aidez-moi pour que mon fils ait le traitement, la nutrition et l’hydratation dont il a besoin. On le laisse mourir de faim en ce moment même. »

Pour Adames, s’il y a un battement de cœur, « il y a la vie ».

« Il meurt de faim dans notre propre pays. En quoi est-ce acceptable? En quoi est-ce humain? Personne dans notre pays ne devrait être privé ni de nourriture ni d’eau. »

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Elle a dit à LifeSiteNews que David n’a pas été nourri depuis le 9 janvier et qu’il ne reçoit qu’une fraction de l’hydratation dont il a besoin pour survivre.

La Life Legal Defense Foundation [Fondation pour la défense juridique de la vie], ayant pris connaissance de la situation, a organisé une conférence de presse hier [27 janvier] au St. Joseph's Hospital de Tucson, où David est hospitalisé.

« La nutrition et l’hydratation sont des droits fondamentaux. Il est scandaleux que l’hôpital les refuse à un patient invalide. Madame Adames ne cherche pas à ce que l’hôpital garde indéfiniment son fils. Elle demande seulement à ce qu’il soit suffisamment nourri et hydraté pour être transféré dans un établissement où il pourra recevoir les soins appropriés. », a affirmé Me Alexandra Snyder, de la Life Legal Defense Foundation.

Dans son émission de radio, Glenn Beck a blâmé l’hôpital pour avoir ignoré la demande de madame Adames :

« C’est mal de faire ça à des gens. Nous ne devons pas prendre ce chemin. »

Il semble que l’hôpital ait cédé puisque David reçoit à nouveau eau et nourriture. 

« Je suis si contente! Je rends grâce à Dieu. Alléluia pour ce miracle. », a dit Adames à LifeSiteNews après avoir appris la nouvelle.

« Je choisis de croire. Je suis tellement reconnaissante. L’hôpital n’avait pas le droit de le garder. »

« Je suis vraiment reconnaissante envers tous ceux qui ont aidé et prié. Gloire à Dieu. C’est un long chemin, mais avec la prière, l’apprentissage et la compréhension, nous y arriverons. Espérons qu’ils feront comme ils l’ont dit et continueront à m’aider à trouver un établissement de soins longue durée pour David, où il pourra se stabiliser et se rétablir. »

Bobby Schindler, activiste du droit à la vie, a confirmé à LifeSiteNews que l’hôpital avait recommencé à hydrater et à nourrir David.

Lors d’une entrevue téléphonique avec LifeSiteNews, Bobby Schindler du Terri Schiavo Life & Hope Network [Réseau pour la vie et l’espoir Terri Schiavo] a affirmé qu’il était primordial que l’hôpital traite David :

« En ce moment, même si l’on trouvait un établissement qui l’accepterait, il a été privé de nourriture et d’hydratation pendant presque trois semaines maintenant. Il est fragile du point de vue médical et je ne sais pas si nous arriverions à le transférer. »

Schindler ne comprend pas pourquoi il y avait « tant d’empressement à arrêter le traitement » et ajoute que la famille se bat pour gagner du temps afin de « voir si on peut le faire soigner et lui donner une occasion pour que son état s'améliore. »

Adames cherche à collecter les fonds nécessaires pour le transport aérien vers un hôpital d’une autre région du pays qui accepterait David comme patient. Selon ses calculs, les coûts s’élèveraient au moins à 25 000 $. Une page GoFundMe a été créée pour recueillir les dons.

Le St. Joseph’s Hospital fait partie du Carondelet Health system [un vaste réseau catholique de soins de santé en Arizona] et tire ses origines des sœurs de Saint-Joseph de Carondelet, qui se sont établies à Tucson dans les années 1870. En 2015, la Tenet Healthcare Corp. (Texas) est devenue la principale dirigeante du réseau. La chaîne d’hôpitaux qui était au départ un organisme sans but lucratif ne l’est plus aujourd’hui. Les médias locaux à l’époque ont rapporté que : « un partenariat avec le diocèse de Tucson permettra de conserver l’héritage et l’identité catholique de Carondelet. »

Au sujet du maintien des fonctions vitales, le National Catholic Bioethics Center (Centre national catholique de bioéthique) affirme : « L’Église catholique enseigne que la vie est intrinsèquement bonne. Même si une personne est affligée d’une maladie, sa valeur reste intacte. En fait, les malades et les personnes âgées méritent une attention particulière. La position par défaut pour le soin de ceux qui souffrent de conscience diminuée et qui n’ont pas encore commencé le processus de mort, tout comme pour ceux qui sont en fin de vie, devrait être de leur donner nutrition et hydratation, même de manière artificielle. Si cet apport reste inefficace (s’il n’y a pas d’absorption), ou s’il y a de sérieuses complications, comme la pneumonie par aspiration ou des infections, on peut l’arrêter. »

Le centre de bioéthique a remarqué que, « malheureusement », ce genre de cas est « plutôt commun ». Il dit : « Lorsqu’on recommande de suspendre la nutrition et l’hydratation, on devrait se demander ce qui sera la cause de la mort. Si la réponse est la déshydratation ou la faim, alors que celles-ci pourraient être facilement comblées, cette privation devient une forme d’euthanasie. L’inconscience n’est pas une maladie mortelle. On ne peut pas en mourir. »

On peut lire dans le Catéchisme de l’Église catholique : « Quels que soient les motifs et les moyens, l’euthanasie directe consiste à mettre fin à la vie de personnes handicapées, malades ou mourantes. Elle est moralement irrecevable. Ainsi, une action ou une omission qui, de soi ou dans l’intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur. »

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