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Un groupe pro-avortement financé par le gouvernement Trudeau voudrait l’interdiction de la Marche nationale pour la Vie

Par Lianne Laurence — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pete Baklinski/LifeSiteNews

Ottawa, 11 juin 2020 (LifeSiteNews) — Un blogueur pro-vie a découvert qu’un groupe pro-avortement, qui [... voudrait*] mettre fin à la Marche pour la Vie canadienne ayant lieu chaque année, reçoit des millions de dollars de nos impôts de la part du gouvernement.

« Cette année, le [confinement**] COVID-19 a annulé cet événement de présence réelle, comme beaucoup d’autres. Mais que faudra-t-il faire pour annuler définitivement la Marche pour la Vie », s’interrogeait Sandeep Prasad, directeur d’Action Canada pour la santé et les droits sexuels, dans un article publié sur rabble.ca.

« Une organisation caritative qui reçoit des millions de dollars en subventions provenant des poches des contribuables devrait-elle militer pour l’abrogation des droits garantis par la Charte aux organisations pro-vie », riposta Patricia Maloney sur son site Run With Life.

Matthew Wojciechowski, vice-président de Campaign Life Coalition, groupe canadien d’influence politique pro-vie et organisateur de la Marche pour la Vie, le plus grand événement pro-vie annuel du pays et généralement le plus grand rassemblement annuel de la Colline du Parlement, fit écho à ces propos.

« Action Canada était autrefois un ensemble de groupes marginaux dont les idéologies sectaires étaient ignorées par les Canadiens », déclara Wojciechowski à LifeSiteNews.

« Aujourd’hui, les contribuables devraient être profondément indignés par le fait que Justin Trudeau soutienne financièrement ce groupe radical avec des millions de dollars, ce qui augmente leur influence au Canada, et aux Nations Unies où ils rencontrent d’autres mondialistes et marxistes culturels à nos dépens ».

Le groupe pro-avortement met en garde contre la dangereuse « suprématie chrétienne »

L’article de Prasad était truffé d’avertissements sur les dangers que représenterait la Marche pour la Vie, et ce qu’il appelle la « suprématie chrétienne ».

Les Marche pour la Vie du Canada et des États-Unis « communiquent des objectifs communs, comme la suppression de l’accès à l’avortement, qui aurait pour conséquence d’abroger l’autonomie corporelle et de réduire les droits de nombreuses personnes au Canada », écrit-il. [Pourquoi n’écrit-il pas « femmes », puisque les personnes dont il s’agit en sont exclusivement ?**]

De plus, ceux qui soutiennent la Marche pour la Vie « soutiennent également la thérapie de conversion et s’opposent au mariage homosexuel ». Ils « s’opposent également au droit de mourir et aux lois qui protègent les personnes transgenres contre la discrimination » et « font partie de ces mêmes groupes qui ont lutté contre le programme d’éducation sexuelle en Ontario », lâcha-t-il.

Prasad fit référence à la Soulforce du Texas, « une organisation à but non lucratif LGBTQ+ travaillant à mettre fin à la violence idéologique de la suprématie chrétienne qui est utilisée pour nuire aux gens marginalisés », pour étayer son point de vue.

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Pour Soulforce, « la suprématie chrétienne est liée à l’idée qu’être chrétien signifie être anti-choix, et qu’il est moralement juste de harceler et de discriminer les gens exerçant leur droit de choisir », énonça-t-il.

Cette tentative d’arrêter les pro-vie et cette attaque contre le christianisme ne sont pas surprenantes pour Wojciechowski.

« Il est assez courant pour les idéologues de l’avortement d’essayer de réprimer la voix du mouvement pro-vie au Canada. Ils voient la Marche pour la Vie comme une menace et — ne pouvant pas nier ce que la science dit sur l’humanité des enfants dans le ventre de leur mère, non plus que le droit inaliénable à la vie que tous les êtres humains [innocents**] possèdent — ils s’en prennent aux croyances religieuses de ceux qui s’opposent à l’avortement », expliqua-t-il à LifeSiteNews.

« Leur attaque contre le christianisme est risible, car c’est en fait l’enseignement social chrétien qui inspire les gens à servir les pauvres, à construire des hôpitaux et des établissements fournissant de véritables soins de santé, et à offrir une aide humanitaire à des millions de personnes marginalisées dans le monde », a ajouté Wojciechowski.

« Pendant qu’ils passent leur temps à élaborer des stratégies avec leurs marxistes amis Antifas sur la manière d’abattre les valeurs traditionnelles, les chrétiens sont sur le terrain pour servir les gens, les rencontrer là où ils se trouvent et leur offrir un soutien avec leurs mains et leurs sous ».

Les contribuables financent Action Canada

Action Canada pour la santé et les droits sexuels a été créée en 2014 avec la fusion de trois groupes, dont Planned Parenthood : Action Canada pour la population et le développement ; Canadians for Choice (anciennement l’Association Canadienne pour le Droit d’Avortement), et la Fédération canadienne pour la santé sexuelle (anciennement la Fédération canadienne pour le planning des naissances [Planned Parenthood Federation of Canada]).

Organisme de bienfaisance enregistré, Action Canada recevra en tout 14 millions de dollars d’ici 2024, provenant des libéraux de Trudeau, découvrit Maloney en effectuant des recherches sur les subventions fédérales.

Action Canada a reçu ou recevra :

  • 232 834 $ en avril 2017 de l’Agence de la santé publique du Canada pour soutenir des projets communautaires « qui s’attaquent aux causes profondes des inégalités en matière de santé » et « mènent des recherches sur la santé publique » dans le cadre du programme de la Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses.
  • 3 101 379 $ le 19 mars 2018, à répartir sur cinq ans, de l’Agence de la santé publique du Canada pour une « campagne de marketing social pour augmenter le dépistage d’ITSS parmi les jeunes marginalisés ».
  • 22 000 $ le 11 octobre 2018, de Condition féminine Canada afin d’agir et « faire avancer les droits des femmes et des filles », lors de la Conférence internationale des parlementaires sur la « mise en œuvre de la Conférence internationale sur la population et le développement » qui s’est tenue ce mois-là à Ottawa.
  • 10 887 328 $ le 21 janvier 2020, à répartir sur cinq ans, d’Affaire mondiale Canada pour un projet international appelé « Rights From the Start » qui fait pression pour l’avortement légal et « la réalisation des droits sexuels et reproductifs dans des districts ciblés » en Bolivie, en Équateur en Guyane et au Pérou.

Les largesses du gouvernement Trudeau envers Action Canada soulignent son engagement en faveur d’un « droit mondial à des avortements sûrs et accessibles », que Chrystia Freeland, alors ministre des Affaires mondiales, a décrit en juin 2017 comme étant « au cœur » de la politique étrangère du Canada.

Non seulement les libéraux financent des groupes pro-avortement, mais ils ont infâmemment refusé les subventions d’Emplois d’été Canada (ECC) aux organisations pro-vie depuis l’introduction de leur attestation controversée en faveur de l’avortement en 2017.

Bien que le gouvernement Trudeau eût supprimé l’attestation un an plus tard, après de fortes réactions, il exige toujours des employeurs qu’ils attestent que l’argent des subventions d’ECC « ne sera pas utilisé pour miner ou restreindre l’exercice des droits légalement protégés au Canada » [et plus précisément « l’accès des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive », ou avortement et contraception*].

Sur la base de ces règlements, le gouvernement fédéral a disqualifié 400 des 40 000 candidats aux subventions pour les emplois d’été, 26 d’entre eux ayant été refusés en raison de « leur approche de l’avortement, de la planification familiale, de l’éducation sexuelle ou de questions connexes », rapportait Canadian Press en août dernier.

Action Canada reçoit des millions en fonds étrangers

Action Canada est également très impliqué dans le militantisme auprès des Nations Unies pour l’accès mondial à l’avortement.

En 2002, l’ancienne Action Canada pour la population et le développement est devenue « la première organisation en santé et droits sexuels et reproductifs ayant une présence régulière à la Commission des droits de l’homme des Nations unies (maintenant Conseil des droits de l’homme des Nations unies) », selon le site internet d’Action Canada.

Son plaidoyer en faveur de l’avortement auprès des Nations unies « est ancré dans » son « rôle de partenaire coordinateur du Sexual Rights Initiative (SRI) », une « coalition explicitement féministe sud-nord globale de cinq organisations de niveau national et régional », ayant un bureau à Genève.

C’est peut-être la raison pour laquelle Action Canada énumère ses millions de « revenu non imposable provenant de l’étranger » dans ses rapports pour l’Agence du revenu du Canada (ARC) : 2 080 172 $ en 2019 ; 1 183 118 $ en 2018 ; 1 018 998 $ en 2017 ; 1 088 907 $ en 2016 ; 554 196 $ en 2015.

L’ARC n’est pas en mesure de fournir des informations sur les fonds provenant de l’étranger. Cependant, lorsqu’Action Canada s’est enregistré comme groupe de pression en janvier 2019, il a déclaré avoir reçu 108 760 $ du Danemark et 292 850 $ des Pays-Bas en 2018.

Selon Wojciechowski, de Campaign Life, le financement d’Action Canada sur le dos des contribuables doit cesser.

« Le gouvernement Trudeau utilise des millions de dollars des contribuables canadiens pour financer une organisation qui, à son tour, emploie ces fonds afin de faire pression sur ce même gouvernement. Trudeau est le Premier ministre le plus pro-avortement de l’histoire du Canada », souligna-t-il.

« Le financement de ce groupe devrait être complètement coupé. Couper les fonds à Action Canada pour la santé et les droits sexuels — ça sonne bien. Peut-être devrions-nous lancer un mot-clé et une campagne ».

Contactez votre député pour demander l’arrêt des subventions versées à Action Canada. Pour trouver les coordonnées de votre député, allez sur le site de Campaign Life Coalition, ici.


*Je corrige ici une petite inexactitude. — A. H.

**Commentaires d’A. H.

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