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Un évêque du Nouveau-Mexique refuse la communion à un politicien démocrate pro-avortement


Mgr Peter Baldacchino, évêque de Las Cruces.

Par Raymond Wolfe — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Diocese of Las Cruces/YouTube

Las Cruces, Nouveau-Mexique, 20 juillet 2021 (LifeSiteNews) — La fin de semaine dernière, un évêque du Nouveau-Mexique a refusé la communion à un législateur de son diocèse qui a contribué récemment à faire passer une loi en faveur de l’avortement.

« J’ai été privé de communion hier soir par l’évêque catholique, ici à Las Cruces, et sur la base de ma fonction politique », a gazouillé samedi le sénateur d’État Joe Cervantes (D). « Mon nouveau prêtre de paroisse a indiqué qu’il ferait de même », a poursuivi M. Cervantes.

« Veuillez prier pour les autorités ecclésiastiques alors que le catholicisme est en transition sous le pape François », a-t-il ajouté.

Cervantes, un démocrate pro-avortement, a coparrainé plus tôt cette année le projet de loi 10 du Sénat, qui a abrogé une loi inactive de l’État qui limitait l’avortement et protégeait les droits de conscience des prestataires de soins de santé. Cervantes avait voté pour une législation similaire au projet de loi 10 du Sénat en 2019.

« Il ne devrait y avoir aucune loi qui rende illégales les décisions privées concernant la grossesse », a déclaré le sénateur à Albuquerque Journal en 2020. Le Nouveau-Mexique possède certaines des règles les plus laxistes du pays en matière d’avortement, autorisant l’avortement sur demande pendant les neuf mois de la grossesse.

M. Cervantes a également soutenu cette année une loi qui a fait du Nouveau-Mexique le neuvième État des États-Unis à autoriser le suicide assisté par un médecin.

Le diocèse de Las Cruces a répondu lundi au tweet de Cervantes : le directeur des communications du diocèse, Christopher Velasquez, a déclaré à Catholic News Agency que « nous regrettons la décision du sénateur Cervantes de politiser cette question ».

M. Velasquez a noté que le refus de communion au sénateur Cervantes est intervenu après que le prêtre de sa paroisse ait tenté à plusieurs reprises de le contacter au sujet de son soutien au projet de loi 10 du Sénat.

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L’évêque de Las Cruces, Mgr Peter Baldacchino, « n’a pas non plus reçu de réponse du sénateur », bien que Cervantes « ait été contacté plusieurs fois auparavant, lui faisant savoir que s’il votait pour le projet de loi 10 du Sénat, il ne devait pas se présenter à la communion », a déclaré M. Velasquez.

Mgr Baldacchino, ancien évêque auxiliaire de Miami et prêtre de l’archidiocèse de Newark, dans le New Jersey, a notamment été le premier évêque américain à reprendre la messe publique au milieu de la crise du COVID-19 l’année dernière.

Sa décision de refuser l’eucharistie au sénateur Cervantes a été accueillie par une vague de soutien des catholiques sur les médias sociaux. « Nous applaudissons l’évêque de @ROMDIOLC pour avoir défendu la Vérité ! Priez pour que nos évêques soient forts comme Mgr Peter Baldacchino », a écrit Catholic Connect lundi.

« Votre évêque fait un excellent travail », a exprimé Gabrielle, une utilisatrice de Twitter, en réponse à Cervantes samedi. « Je suis heureux de voir un évêque catholique agir comme un évêque catholique », a écrit un autre utilisateur.

Le mois dernier, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a voté pour commencer à rédiger un document qui pourrait clarifier si les législateurs qui promeuvent l’avortement, comme Cervantes, devraient se voir refuser l’Eucharistie. Le Vatican avait tenté de supprimer cette mesure, qui a été adoptée par 168 voix contre 55.

Des dizaines de démocrates du Congrès se sont également révoltés contre cette politique, écrivant dans une lettre ouverte en juin que « la répression par le refus de l’Eucharistie aux législateurs démocrates à cause de leur soutien à l’accès sûr et légal des femmes à l’avortement est contradictoire. »

L’Église catholique reconnaît que l’avortement est « gravement contraire à la loi morale », comme le déclare le Catéchisme de l’Église catholique. « La coopération formelle à un avortement constitue une faute grave. L’Église sanctionne d’une peine canonique d’excommunication ce délit contre la vie humaine ». [CEC : 2272]

« Dans le cas d’une loi intrinsèquement injuste, comme celle qui admet l’avortement ou l’euthanasie, il n’est donc jamais licite de s’y conformer, “ni… participer à une campagne d’opinion en faveur d’une telle loi, ni… donner à celle-ci son suffrage” », a écrit le pape saint Jean-Paul II dans son encyclique Evangelium Vitæ. [EV : 73]

Le cardinal Joseph Ratzinger a réitéré ces enseignements dans une note doctrinale alors qu’il était à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la Foi et a souligné dans une communication adressée aux évêques américains en 2004 que les hommes politiques qui votent pour des programmes favorables à l’avortement s’engagent dans une « coopération formelle » au « péché grave » de l’avortement.

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