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Un Évêque américain réaffirme ses directives au sujet des funérailles par rapport aux gens s'étant engagés dans un «mariage» entre personnes de même sexe

Bishop_Morlino-eveque.jpgL'évêque Robert Morlino sur EWTN le 2 novembre 2017 — image extraite de YouTube.

Par Claire Chretien (LifeSiteNews) — traduit par Campagne Québec-Vie

Madison, dans le Wisconsin, le 3 novembre 2017 — L'évêque catholique Robert Morlino prend la défense de ses directives données aux prêtres, qui prescrivent de refuser des funérailles aux homosexuels non-repentants, disant que c'est là l’« enseignement clair de l'Église. » Il a clarifié, face à une déplaisante campagne réclamant qu'il soit démis de ses fonctions d'évêque, que cela n'indiquait en aucune façon « que nous ne nous soucions pas de la communauté homosexuelle. »

Morlino, évêque du diocèse de Madison, au Wisconsin, en est venu à affronter les tirs parce que ses prêtres ont reçu une directive leur rappelant ce que le Code de Droit Canonique dit au sujet des funérailles catholiques par rapport aux « pécheurs publics notoires, » comme ceux qui se sont engagés publiquement dans un « mariage » de personnes de même sexe.

Des médias de son État qui sont sympathiques à la cause homosexuelle l'ont attaqué, ainsi que des groupes de « catholiques » dissidents qui rejettent l'enseignement de l'Église sur la morale sexuelle.

« Le contexte » des directives diocésaines est « important », a dit Morlino lors de l'Émission The World Order de Raymond Arroyo sur EWTN.

« Nous avons régulièrement des questions qui nous arrivent de divers pasteurs ou de prêtres qui conseillent sur ces sujets, » a-t-il expliqué. « Et nous avons une façon régulière de communiquer avec les prêtres – l'envoi de courriels aux prêtres le samedi par le vicaire-général – qui envoie simplement des réponses brèves à leur questions. »

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« Je n'avais pas décidé de crier cela sur tous les toits, » a dit Morlino. Il nota que la directive de son vicaire-général aux prêtres « est le simple enseignement de l'Église, que j'approuve et dont je souhaite vraiment faire la promotion. »

« Le problème est que lorsque les gens se joignent à une conversation en cours de route et qui en est aux trois-quarts, et qu’ils ne ramassent que quelques bribes en toute fin, » a dit Morlino, « Alors nous avons un problème. »

« Il en résulte la fausse interprétation que nous ne nous soucions pas des gens homosexuels, que nous ne voulons rien savoir d’eux, » a-t-il expliqué. « Ce n'est pas vrai du tout! » a dit Morlino.

Morlino a dit que ceux qui ressentent une attraction sexuelle envers des personnes de même sexe et « qui veulent suivre le Christ» ont une croix particulièrement lourde à porter. »

Morlino l’a à nouveau répété dans un article paru le 2 novembre dans le journal du Diocèse de Madison:

« Il est de notre devoir, comme chrétiens, d'approcher de tels individus et d'agir comme Simon de Cyrène envers eux, les aidant à porter leur croix, et de ne pas les frapper alors qu'ils souffrent sous son poids. Une grande partie de la mésinterprétation dans cette affaire est le sentiment que nous ne voulons rien savoir de ceux qui suivent cette route de disciple.

...

Bien sûr, comme dit le proverbe, ''Venez comme vous êtes.'' Mais, soyez conscient que Jésus-Christ aime chacun de nous beaucoup trop pour nous laisser comme nous sommes. Il veut beaucoup plus pour vous et moi. Prenez note qu'Il nous dit à tous," Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix chaque jour, et qu'il me suive. (Luc 9:23).'' Suivre Jésus implique la décision de prendre une croix et de suivre ses pas vers le Calvaire. Mais nous ne faisons pas cela seul. Jésus par Sa grâce et Son corps vivant, l'Église, rendra ce poids léger – en autant que nous (chaque disciple individuellement) le permettons. »

Si un « pécheur publique notoire » montre le moindre signe de repentir, il a droit aux funérailles catholiques, a dit Morlino.

Il a noté que lorsque le sénateur pro-avortement Ted Kennedy avait reçu des funérailles catholiques, beaucoup de fidèles ont été scandalisés. Kennedy était indubitablement un pécheur public notoire. Mais Morlino a dit qu'il assume que les ecclésiastiques impliqués dans les funérailles savaient quelque chose qu’il ignorait sur de possibles signes de repentir que Kennedy aurait pu montrer.

Le Code de Droit Canonique dit que trois conditions doivent être présentes pour que des funérailles catholiques soient refusées à quelqu'un: Il doit être un pécheur public notoire, il doit n'avoir montré aucun signe de repentir, et lui donner des funérailles catholiques pourrait causer un scandale chez les fidèles.

« Le moindre signe de repentir signifie qu'ils ont droit à des funérailles catholiques, » affirma Morlino. Il souligna que le repentir est le but final pour toute personne.

Morlino s'est aussi plaint que les gens s’imaginent à tort qu'il ne pense pas à ceux ayant une attraction envers les personnes de même sexe.

« Je suis terriblement mal à l’aise » [que les gens aient cette pensée], a-t-il dit.

Morlino clarifia également pourquoi lorsqu'une personne, qui s’est engagée dans une union avec une personne de même sexe, reçoit des funérailles catholiques, son partenaire n'a pas la permission d'agir comme lecteur durant le service ou d'être mentionné comme lui survivant.

[Sans quoi] ceci induirait les catholiques au péché, en leur donnant l'impression que les unions entre personnes de même sexe sont correctes, ou pourrait, à tout le moins, les « porter à une confusion totale. » Les catholiques ont le droit de « ne pas être confus », ajouta-t-il.

Morlino s'attarda brièvement sur le drame qui se déroule présentement au sujet des évêques catholiques ayant congédié le Père Thomas Weinandy comme conseiller après qu'il eut publié une lettre qu'il avait écrite au Pape François, soulevant des questions au sujet de la « confusion » qui est une caractéristique de son pontificat.

« Le Père Weinandy est un érudit extrêmement réputé et est en fait, un de mes amis, » a dit Morlino à Arroyo. « Un très bon théologien et un ami, à vrai dire. Je ne peux prononcer de jugements sur le Père Weinandy et sa relation avec l’USCCB parce que je suis loin de tout cela. »

Morlino s'esclaffa à l'affirmation, que des catholiques dissidents mettent en avant, qu'il n'est pas « bienvenu » et que le Pape François devrait le démettre de ses fonctions.

« Je me réveille chaque matin convaincu que la « volonté de Dieu » sera faite dans le monde entier et dans ma vie ce jour-là, » a-t-il dit. « Sachant cela, je m'avance en toute sérénité et avec un bon sourire. »

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