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Témoignage sur l'euthanasie : Je suis bénévole depuis 5 ans dans un CHSLD de l’Estrie


Photo : PxHere.

Voici le témoignage d’un bénévole dans un CHSLD de l’Estrie, publié par Campagne Québec-Vie, qui rapporte son expérience face à « l’aide médicale à mourir ». Très intéressant à lire, à cette heure où le gouvernement fédéral a lancé une consultation publique des plus tordues :

Je suis bénévole depuis cinq ans dans un CHSLD de l’Estrie pour écouter, parler, partager, encourager, aider à marcher, etc. et surtout pour aimer ces personnes qui sont parfois seules, malades et faibles. Je me suis engagé à titre de chrétien pour servir le Seigneur d’amour. Sans lui dans ma vie, j’aurais abandonné depuis longtemps cette implication. À Lui seul revient cette fidélité, et je dois Lui répéter mon oui chaque semaine.

Dans la dernière année, une demande m’a été faite pour aider, une fois par semaine, un homme à faire de l’exercice léger, car il souffre d’une maladie dégénérative musculaire, afin de retarder un peu sa maladie qui s’aggrave, pour qu’il garde la flexibilité et des forces. Pendant six mois, je suis allé le voir chaque semaine pour l’aider à faire ses exercices et tout va quand même bien malgré sa maladie. Il partage avec moi souvent ce qu’il vit et trouve dur. Il n’est pas satisfait des services qu’il reçoit et de l’endroit où il vit. Je l’encourage au mieux de ma connaissance pour qu’il continue à se battre et à rester positif. Il n’est pas du tout en fin de vie.

Cet automne, mauvaise nouvelle, il m’annonce qu’il a demandé l’aide médicale à mourir et il m’invite à une fête qu’il organise pour son dernier départ. Aussitôt je lui dis ma peine et déception d’une telle demande et je lui indique que je n’irai jamais à une telle fête où quelqu’un demande de se faire tuer, car c’est contre mes valeurs chrétiennes. Être présent à une telle fête c’est encourager la personne à se faire tuer. Je lui indique et rappelle que Dieu ne veut pas qu’on se tue et que c’est même l’un des dix commandements. La vie, c’est sacré. Je lui rappelle que cela envoie un mauvais message à sa famille et donne un mauvais témoignage : c’est dire qu’il vaut mieux se tuer quand ça ne marche pas comme on veut.

À deux reprises, dans les jours suivants et avant qu’il passe à l’acte, j’ai essayé de le faire changer d’idée avec amour et tendresse, mais avec fermeté. La situation me brisait le cœur, car moi-même j’ai vécu, il y a quelques années, le suicide de mon frère qui avait trois enfants et j’ai vu le ravage que cela fait dans les vies de chacun. J’espérais qu’il change d’idée pour son bien, car quelqu’un qui veut se tuer est en détresse psychologique et a besoin d’aide, pas à mourir, mais à vivre, et c’est l’encourager qui est le vrai amour.

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Peu après, un membre du personnel temporaire me rencontre et me fait savoir que j’ai eu deux plaintes me concernant. Une du patient impliqué et l’autre d’un membre du personnel qui me demande de ne plus lui parler au sujet de l’aide médicale à mourir, car cela dérange et bouleverse la personne qui veut mourir, car il est en droit de la demander, même sa neurologue lui en avait parlé. C’est la promotion par l’État de l’euthanasie (collaborateur de différentes façons).

J’indique à la personne que jamais je ne garderai le silence dans une situation où l’on m’en parle, ou lorsqu’une personne veut se tuer, car ne rien dire c’est être complice de ce meurtre, car l’amour parle pour le bien de son prochain. Mais je dois me plier à la demande de cet homme qui s’entête à vouloir s’éliminer avec l’aide de l’État, car je ne suis qu’un bénévole dans un CHSLD et on peut me retirer ce droit n’importe quand. Mais on me demande quelle serait ma réaction dans la situation où cela se reproduirait qu’un patient demande l’aide médicale à mourir. Je réponds que c’est sûr que je vais lui dire à lui ou à d’autres ma façon de penser, car j’ai le devoir moral de parler. Il a malheureusement reçu l’aide médicale à mourir au début décembre 2019 et il était loin d’être en fin de vie.

La semaine suivante, j’ai demandé une rencontre avec mon député provincial qui est de la CAQ pour le sensibiliser à la situation et à défendre la vie de chacun de ses concitoyens dont il a la responsabilité et à ne pas élargir l’aide médicale à mourir aux personnes inaptes, soit atteintes d’Alzheimer ou de démence, car si on fait cela où sera la limite, car chacun aura ses raisons de mourir. J’ai dit au député que l’aide médicale à mourir est comme une arme sur la table de la cuisine d’un suicidaire. On l’offre et fait ce que tu veux, on te donne le droit et on fournit l’arme. L’État doit revoir et reculer sur ce droit de fou de nous entre-tuer.

Continuons de nous battre par amour de nos frères et sœurs et de repousser le mal qui veut toujours aller plus loin contre les lois de Dieu. Il faut s’impliquer dans tous les milieux pour rappeler la voix de Dieu en Jésus-Christ.

Avec la folie humaine actuelle où cette tuerie s’arrêtera-t-elle? Un de mes amis disait que la vie est comme monter l’Everest et quand on décide de se tuer par l’aide médicale à mourir (euthanasie-suicide) c’est comme couper la corde avant d’atteindre le sommet et c’est bien vrai. Il faut parfois dans ces cas protéger ces personnes d’elles-mêmes dans leurs pensées noires, car chacun a sa raison de mourir. Jésus-Christ nous demande de porter notre croix et lui seul nous donne la vraie force. Il faut rester fidèle à ses paroles de vie : Il est le chemin, la vérité et la vie.

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