Gardasil : «Le vaccin n'est pas plus efficace que les autres méthodes de prévention et de plus il est porteur de risques»
Sur le site du journal La Presse du 3 avril 2014 :
(Publicité pour Gardasil sur les campus)
(Photo : peretzpup sur flickr.com, licence creative commons)
Des scientifiques ont mis en garde mercredi contre le Gardasil, un vaccin destiné à protéger contre le cancer du col de l'utérus, estimant que son efficacité n'était pas démontrée, alors que 25 nouvelles plaintes devraient être déposées en France d'ici fin avril dans cedossier.
«Le vaccin n'est pas plus efficace que les autres méthodes de prévention et de plus il est porteur de risques», a résumé Lucija Tomljenovic, chercheuse à l'Université canadienne de Colombie britannique, qui travaille sur les effets neurotoxiques des adjuvants vaccinaux (...)
Sur le site du Journal de Montréal du 3 avril 2014, on peut lire également au sujet de la chercheuse:
Cette dernière réclame un «moratoire» sur le Gardasil, commercialisé par la coentreprise franco-américaine Sanofi Pasteur MSD, en attendant que des études fassent la preuve de son efficacité.
Une première plainte pénale a été déposée en France en novembre dernier par une femme qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil.
Une dizaine d'autres plaintes ont suivi et 25 nouvelles autres devraient être déposées avant la fin du mois contre Sanofi Pasteur et l'agence française du médicament (ANSM).
Sur le site de Radio-Canada du 3 avril 2014, ces explications complémentaires :
Parmi les effets secondaires les plus fréquemment observés figurent entre autres la sclérose en plaques, le lupus et une inflammation du système nerveux central.
La lutte à la crainte naturelle des MTS entraîne une série de mesures inefficaces et destinées en grande partie à protéger un mode de vie libertin et dangereux. La santé vient très loin derrière comme préoccupation des autorités sanitaires mondiales...
Une page facebook à connaître : témoignages contre le vaccin Gardasil...

(Photo : milan.ilnyckyj sur flickr.com, licence creative commons)
Des morts, des effets secondaires terribles, des témoignages contre un vaccin toujours protégé par la gent médicale...
Pour voir la page facebook, cliquez ci-dessous.
https://www.facebook.com/CQV.QLC#!/groups/lindannabelleo2/?fref=ts
Les essais cliniques de certains vaccins se font à l'insu des cobayes...
Sur le site de genethique.org du 11 décembre 2013 :
(Publicité pour le vaccin Gardasil)
(Photo : peretzpup sur flickr.com, licence creative commons)
Deux tiers des essais cliniques des médicaments commercialisés en Europe sont effectués hors du Vieux Continent, comme en Inde ou en Chine. Les pratiques se révèlent être mal encadrées. En cause : des tests réalisés à l’insu des individus concernés, des falsifications de résultats, des erreurs d’analyse, etc.
En Inde, des scandales ont conduit la Cour suprême à suspendre "toute autorisation d’essais cliniques en attendant que le gouvernement mette en place de nouvelles régulations encadrant ces pratiques". Cette décision survient après des révélations inquiétantes. Début 2013, "des rescapés de la catastrophe industrielle de Bhopal ont appris qu’ils avaient participé à des essais cliniques : l’hôpital construit pour offrir des soins gratuits aux victimes de l’explosion […] aurait mené des études cliniques sur des patients atteints de cancer entre 2000 et 2011 sans les prévenir ni les rémunérer". Par ailleurs, deux vaccins contre le col de l’utérus, Gardasil (Merck & Co) et Cervarix (GlaxoSmithKline), "auraient été testés sur des jeunes aborigènes par l’ONG américaine Path, sans l’accord de leurs parents".
Plainte contre le vaccin Gardasil (VPH à la source du cancer du col de l'utérus)
Sur le site du journal La Presse du 25 novembre 2013 :
(Publicité pour Gardasil)
(Photo : peretzpup, sur flickr.com, licence Creative Commons)
Une nouvelle affaire sanitaire pourrait faire l'objet d'une enquête pénale avec le dépôt de plainte d'une jeune femme de 18 ans, et d'autres annoncées, visant le Gardasil (Sanofi Pasteur MSD) et l'Agence du médicament, accusant ce vaccin contre le cancer du col de l'utérus de graves effets secondaires sur le système nerveux central.
(...)
Un cabinet d'avocats parisien, qui défend trois jeunes filles victimes d'effets néfastes présumés de la prise de Gardasil, a pour sa part annoncé dimanche vouloir déposer «trois plaintes pénales d'ici quinze jours» contre le laboratoire produisant le Gardasil.
(...)
La plainte, selon ce cabinet, pourrait concerner davantage de victimes présumées, car «des témoignages de jeunes filles victimes du Gardasil se multiplient (...) dans ce qui semble s'annoncer comme un nouveau scandale sanitaire»....)
À noter qu'en France comme au Québec et au Canada, des parents se sont plaint des pressions inacceptables pour que leurs enfants reçoivent ce vaccin...
Le Japon cesse de recommander le vaccin contre le VPH (virus du papillome humain)
Sur le site de La Presse du 18 juin 2013:
(Une commission d'enquête sur l'industrie pharmaceutique devrait être une prochaine étape d'un Québec en mal d'intégrité.)
Le ministère japonais de la Santé a annoncé mardi qu'il ne recommandait plus la vaccination contre le cancer du col de l'utérus, en raison de cas de «douleurs chroniques» qui pourraient y être liées.Il s'agit d'une mesure provisoire en attendant de rassembler plus de données, a précisé le ministère dans un document écrit.Les jeunes filles qui le souhaitent peuvent néanmoins se faire vacciner, mais le ministère appelle à bien comprendre «les bénéfices et risques avant de prendre une décision».Le ministère venait tout juste de lancer en avril, via les autorités locales, un appel à la vaccination de toutes les adolescentes (entre 12 ans et 14 ans) avant de finalement changé d'avis, au moins temporairement.(...)«Nous voulons rassembler des données, y comprit à l'étranger pour que les experts puissent juger de la fréquence de survenue de ces douleurs», a précisé le responsable.Des jeunes femmes au Japon ont notamment indiqué souffrir de douleurs fortes dans les pieds.En France, la vaccination a également fait l'objet de polémiques, son efficacité ayant été remise en cause dès 2011 par un collectif de médecins alors que deux jeunes femmes vaccinées, qui se plaignaient entre autres de crises de paralysie, avaient par ailleurs saisi une commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux. (...)
-«Dans le cadre d’études menées à double insu et contrôlées par placebo regroupant près de 25 000 sujets provenant de 33 pays différents, GARDASIL® a démontré une efficacité de 96 % à 100 % contre les lésions cervicales précancéreuses et les verrues génitales chez les femmes qui n’avaient pas déjà été infectées par le VPH des types 6, 11, 16 et 18.»Si nous avons écrit La piqûre de trop?, c’est notamment pour montrer comment Merck «vend» ses chiffres. Les lignes ci-dessus en sont un bon exemple.Certes, «Gardasil® a démontré une efficacité de 96 % à 100 %», mais Merck omet régulièrement de préciser contre quoi: le vaccin est efficace de 96 % à 100 % seulement contre les lésions cervicales causées par les VPH 16 et 18. Lorsqu’on regarde l’efficacité du vaccin contre toutes les lésions dysplasiques causées par l’ensemble des VPH*, cette dernière est de 20,5 %. Or, à ce jour, Merck n’a pas fourni de réponse satisfaisante permettant d’expliquer ce résultat, qui est le seul pertinent concernant l’efficacité du vaccin.*VRBPAC Background Document Gardasil™ HPV Quadrivalent Vaccine, May 18, 2006 VRBPAC Meeting, Tableau 26.(...)«Une étude réalisée récemment démontre également que GARDASIL® est très efficace chez les sujets qui ont peut-être déjà été en contact avec un ou plusieurs types de VPH. À la lumière de données regroupées provenant de huit cliniques de santé sexuelle en Australie et obtenues entre 2004 et 2009, une diminution de 60 % des cas de verrues génitales chez les femmes de moins de 27 ans résidant en Australie a été constatée à la suite de la mise en œuvre, en 2007, d’un programme de vaccination au moyen de GARDASIL® chez les femmes de 12 à 26 ans.»Ces résultats ne démontrent rien pour l’instant, car il ne s’agit pas de résultats publiés, mais de chiffres qui ont été présentés à l’occasion d’un congrès sans avoir encore fait l’objet du processus de vérification qui fonde la validation scientifique. Seuls des résultats qui satisfont à cet examen dit de peer review (examen par les pairs) peuvent être publiés et être avancés comme des références. De fait, Merck ne pourra affirmer qu’il dispose bel et bien de tels résultats que lorsque ces derniers auront été publiés dans une revue scientifique – publication dans le cadre de laquelle les auteurs de cette étude devront également déclarer leurs liens d’intérêts éventuels avec Merck. D’ici là, ces chiffres n’ont pas de valeur scientifique et ne peuvent être avancés pour prouver l’efficacité de Gardasil® contre les affections susmentionnées.-«Des organismes de santé nationaux et internationaux, dont Santé Canada, la Food and Drug Administration des États-Unis et l’Organisation mondiale de la Santé, ont établi que l’efficacité contre les CIN 2/3 (les grades les plus élevés des lésions cervicales précancéreuses et les précurseurs nécessaires du cancer du col utérin) était le paramètre le plus pertinent sur le plan clinique pour évaluer l’efficacité d’un vaccin anti-VPH contre le cancer du col de l’utérus.»Contrairement à ce qu’affirme Merck, les grades les plus élevés des lésions cervicales ne sont pas les CIN 2/3, mais les CIN 3. Si les agences de régulation ont estimé que les CIN 2/3 constituaient un paramètre de substitution acceptable pour le cancer du col, c’est pour des motifs de faisabilité et non parce qu’il s’agissait du paramètre le plus pertinent sur le plan clinique.Cette question du bon critère de substitution a d’ailleurs fait l’objet d’un important débat au sein de la communauté scientifique, où certains protagonistes (tous indépendants de Merck) ont souligné que les CIN 3 auraient constitué un paramètre de substitution plus adéquat, car les CIN 3 sont les lésions qui ont le moins de chances de régresser spontanément:(Sawaya GF., Smith-McCune K. HPV Vaccination — More Answers, More Questions. New England Journal of Medicine 2007; 356:1991-3.)«Quels sont les effets secondaires?»Nous estimons que pour aborder la question des effets secondaires, il n’est pas acceptable de se contenter de citer, comme Merck le fait, «l’opinion des autorités de santé». Une opinion n’a qu’un faible niveau de preuve, même lorsqu’elle émane d’experts (voir ci-dessous). Les lecteurs désireux de se renseigner sur la question et de se faire une idée des effets secondaires collectés jusqu’ici en lien avec Gardasil® peuvent se rendre sur le site officiel des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).«Merck ne croit pas qu’il y ait controverse.»Contrairement à Merck, nous maintenons que l’utilité de Gardasil® dans la prévention du cancer du col est bel et bien un sujet de controverse dont il faudra continuer à débattre,• tant que Merck ne fournira pas d’explication détaillée et satisfaisante concernant l’efficacité réelle de 20,5 % du vaccin contre les CIN 2/3 dues à tous les HPV, et ne communiquera pas ce chiffre aux patients;• tant que Merck ne fournira pas d’explication fondée sur l’augmentation possible du risque pour les patients déjà contaminés de développer davantage de CIN 2/3 à la suite d’une vaccination;• tant que Merck continuera à diffuser une information incomplète en faveur de Gardasil®, notamment en avançant des chiffres non confirmés ou purement spéculatifs dans le cadre des congrès et des formations médicales continues.-«Bon nombre de corps médicaux appuient la vaccination contre le VPH, y compris la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), la Société des gynécologues oncologues du Canada (GOC), la Fédération des femmes médecins du Canada (FFMC), la Société canadienne des colposcopistes (SCC) et la Société canadienne de pédiatrie (SCP).»Ici et ailleurs dans son argumentaire, Merck n’a de cesse de citer les différentes sociétés de médecine et instances officielles qui se sont déclarées favorables à la vaccination. Cette argumentation est pour le moins sujette à caution. D’abord parce que l’opinion de ces experts ne constitue pas une preuve. Nous rappelons à Merck qu’en médecine fondée sur les faits (Evidence-Based Medicine) il existe une classification quant à la pertinence des différents types de preuve. Or, selon cette classification (dite score de Sackett), l’opinion d’un expert n’est rien de plus qu’une opinion et constitue de fait le plus bas niveau de preuve sur une échelle de 1 à 5.Par ailleurs, comme l’ont montré les recherches que nous avons conduites pour La piqûre de trop?, ce sont ces mêmes sociétés de médecine qui ont joué un rôle de relais pour créer la demande sur le marché et pousser les autorités de régulation, puis les gouvernements, à homologuer Gardasil® et à l’inclure aussi rapidement que possible dans les programmes vaccinaux. Cette demande n’existait pas avant, car les sociétés occidentales disposaient déjà d’une prévention, les frottis de dépistage avec test de Pap.Le fait que des instances officielles et des sociétés de médecine soient favorables à la vaccination contre le VPH n’est pas une preuve de l’utilité de Gardasil®. Si toutefois Merck tient à se réclamer du cautionnement de ces organes, nous demandons en retour que la firme rende public l’ensemble des liens qu’elle entretient avec ces sociétés de médecine et les experts qui conseillent les instances officielles, ainsi que les montants qu’elle leur a versés, en précisant à quelles occasions. Tant que le patient/citoyen n’aura pas automatiquement accès à ces informations, il ne sera pas à même de juger du bien-fondé de l’adhésion de ces organes à cette vaccination.
Les relations sexuelles précoces font doubler le risque de cancer du col de l'utérus: les québécoises sont les plus à risques
Sur le site de Radio-Canada du 21 décembre 2009:
Plus les adolescentes ont leurs premières relations sexuelles tôt, plus elles ont de risque de développer un cancer du col de l'utérus, montre une étude du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).
Les adolescentes qui ont leurs premières relations sexuelles très jeunes doublent leur risque de développer un cancer du col de l'utérus, montre une étude internationale menée auprès de 20 000 femmes.
En fait, les travaux réalisés par ce centre affilié à l'Organisation mondiale de la santé permettent d'établir que les jeunes filles des milieux défavorisés, qui ont en moyenne des relations sexuelles quatre ans plus tôt que les jeunes filles de milieux aisés, présentent deux fois plus de risque de développer un cancer du col de l'utérus.
Certains chercheurs avançaient que la différence entre les deux milieux était peut-être causée par des examens de dépistage moins fréquents dans les zones les plus pauvres, mais la cause même demeurait inconnue.
Cette hypothèse était basée sur le fait que les niveaux d'infection au VPH, responsable de la majorité des cas de ce type de cancer, semblaient similaires d'un groupe à l'autre.
Cette étude menée auprès de 20 000 femmes montre plutôt qu'une vie sexuelle précoce et active modifierait le potentiel cancérigène de l'infection au VPH.
L'âge auquel une femme a son premier bébé est également un élément de risque.
Le détail de ces travaux sont publiés dans le British Journal of Cancer.
Le cancer du col de l'utérus tue 240 000 femmes par an dans le monde, dont environ 380 Canadiennes.
Et jusqu'à maintenant, on ne dit qu'à voix basse que le préservatif ne protège pas contre le VPH... On se préoccupe plus de la liberté sexuelle que d'une véritable santé sexuelle... Et on ne le dit certainement pas aux pays en voie de développement qui n'ont pas accès aux vaccins protégeants contre une minorité de types de VPH.
Les Québécois(e)s sont les plus nombreux à avoir des relations sexuelles précoces. Un article paru sur le site du journal Le Devoir du 4 mai 2005:
Les adolescentes du Québec sont nettement plus précoces que les garçons, côté activité sexuelle, et elles supplantent l'ensemble des Canadiens, toutes catégories confondues.
Des données de Statistique Canada dévoilées hier révèlent en effet que 21 % des Québécoises de 14-15 ans affirment avoir déjà eu une relation sexuelle, en comparaison de 16 % pour leurs copains. À la question «As-tu déjà eu une relation sexuelle?», ce sont pourtant environ 13 % des jeunes du même groupe d'âge, filles et garçons, qui avaient coché oui dans tout le Canada, pour une moyenne nettement moins élevée.
Les provinces de l'Atlantique suivent le Québec (10 % des garçons et plus de 20 % des filles), tandis que l'Ontario et l'Ouest canadien sont associés à une tendance différente, 10 % environ des adolescents de 14-15 ans ayant affirmé avoir déjà entamé leur vie sexuelle active.
Ces données, dévoilées hier dans un article intitulé «Relations sexuelles précoces», sont tirées de L'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, effectuée par Statistique Canada lors des cycles de 1996, 1998 et 2001. Elles révèlent qu'au Canada, dès 14 ou 15 ans, 12 % des garçons ont eu des rapports intimes contre 13 % des filles.
L'estime de soi influe-t-elle sur la précocité des relations sexuelles, et de façon inverse chez les filles par rapport aux garçons? L'étude soulève aussi cette poignante question.
En effet, les demoiselles dont l'estime de soi était faible vers 12 ou 13 ans, de leur propre aveu, sont plus susceptibles d'avoir eu des relations sexuelles précoces, pendant que chez les garçons, le phénomène inverse s'observe: ceux dont l'image de soi vacillait à un jeune âge étaient moins susceptibles de démarrer tôt leur vie sexuelle.
Les données de Statistique Canada qui s'attardent à l'estime de soi font partie d'un effort qui vise à vérifier les liens entre la précocité de la vie sexuelle et certaines caractéristiques sur lesquelles les jeunes ont été interrogés, telles que l'âge et le développement physique, la nature de la relation avec les parents, l'usage du tabac et la consommation d'alcool, ainsi que les pratiques religieuses.
«Cette donnée sur l'estime de soi constitue certainement un des résultats les plus intéressants de l'étude, explique Didier Garriguet, analyste à Statistique Canada et auteur de l'étude. Même s'il faut faire attention de ne pas établir de lien de cause à effet, cette caractéristique nous renseigne quand même sur l'état des jeunes au moment de leur première relation sexuelle.»
Dans un dossier publié récemment par Le Devoir sur la sexualité des adolescents, et qui a provoqué une onde de choc, on s'attardait à la précocité de certaines pratiques troublantes chez les jeunes, aussi tôt qu'à la fin du primaire. Les spécialistes y déploraient l'érotisation de l'enfance, la banalisation sociale entourant le phénomène et s'inquiétaient aussi de l'image de la femme véhiculée par certaines pratiques. Les données dévoilées hier, sur la faible estime des filles, ajoutent à ce portrait troublant.
Le docteur Christian Fortin, spécialiste de la santé publique au Centre hospitalier universitaire de Québec, exprime toutefois des réserves quant aux données reproduites dans l'étude, qui contredisent d'autres chiffres dévoilés en 2003 à la demande du Conseil des ministres de l'Éducation du Canada sur la précocité des relations sexuelles. Sondés à travers l'école, les jeunes de 14-15 ans avaient dans cette étude affirmé, dans une proportion de 23 % — comparativement à 13 % pour Statistique Canada —, avoir eu des relations sexuelles.
«Ici [dans l'étude de Statistique Canada], il s'agit d'un intervieweur à domicile», a noté hier le Dr Fortin, l'un des auteurs de l'Étude sur les jeunes, la santé sexuelle, le VIH et le sida au Canada. «Des précautions ont été prises, mais c'est plus suspect comme manière de faire», ajoute-t-il, craignant pour la protection de l'anonymat.
Les auteurs de l'étude de Statistique Canada ont eux-mêmes exprimé les limites de leur étude — une première qui n'a pas de comparable —, car celle-ci ne définit pas la nature de la «relation sexuelle» tout en supposant qu'il s'agit là d'une relation avec pénétration. En plus de répondre possiblement de manière «socialement acceptable», plutôt que de décrire fidèlement leur réalité, les jeunes ont peut-être aussi «exagéré leur expérience», en plus d'avoir peut-être commis des «erreurs de remémoration».
Un autre article dévoilé du même souffle hier, celui-là sur l'usage du condom et les MTS, révèle que «bon nombre de jeunes peuvent mettre leur santé en péril en ayant des relations sexuelles sans condom», comme l'explique le bulletin d'information de Statistique Canada, Le Quotidien.
Basée sur d'autres données — tirées de L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, de 2003 —, cette analyse dévoile que trois jeunes sur dix qui racontent avoir eu des relations sexuelles avec des «partenaires multiples» l'année précédente n'avaient pas utilisé de condom lors de leur dernière relation.
Quatre pour cent des jeunes de 15 à 24 ans affirment avoir eu un diagnostic de MTS, 44 % des jeunes de 20-24 ans actifs sexuellement ont dit faire l'amour sans condom, en comparaison de 33 % des jeunes adultes de 18-19 ans et de 22 % des ados de 15-17 ans.
Cette fois encore, le Québec remporte le concours des données les plus élevées, puisque 74 % des Québécois de 15-24 ans ont affirmé avoir déjà eu des relations sexuelles, par rapport à une moyenne canadienne de 62 % et à l'Ouest canadien qui oscille autour de 55 %.
Au Québec, on préfère que les jeunes attrapent le VPH plutôt que de leur parler d'abstinence sexuelle au secondaire...
Des vaccins très lucratif...
La chroniqueuse Lysianne Gagnon de la Presse revient sur le vaccin contre le VPH, inutile puisqu'il ne protège que contre deux des 16 souches du VPH. Mais la santé financière de certaines institutions médicales semblent avoir besoin d'épidémies réelles ou inventées régulières!
Le virus du papillome humain et les discours incomplets...
Pendant des années au Québec et partout dans le monde, on a fait la promotion du condom en affirmant qu’il protégeait contre les MTS. Qui ne se rappelle des campagnes de promotion et de l’enseignement du port du préservatif dans les écoles. Puis est venu la découverte d’un vaccin pouvant prévenir les effets indésirables de deux des souches du virus du papillome humain. Depuis, on parle ouvertement de l’inefficacité du condom dans la protection contre ce virus. On a menti aux Québécois.
Conflit d'intérêt dans la campagne de vaccination du VPH et surmédicalisation
Un article intéressant dans la Presse du 1er septembre sur un possible conflit d'intérêt entre la Dre Mayrand, promotrice du vaccin contre le VPH et les compagnies pharmaceutiques le produisant.
Un autre, tout aussi intéressant de l'éditorialiste Mario Roy de La Presse, revient sur la problématique de la surmédicalisation.