Critique de l'esprit du rapport d'étape du synode sur la famille
Sur le site de Liberté Politique du 17 octobre 2014, cette critique de Thibaud Collin (auteur de « Divorcés remariés, l'Église va-t-elle enfin évoluer? ») d'un rapport qui a été rigoureusement retravaillé pour être par la suite plus fidèle aux discussions en cours. Mais le premier rapport laissait entrevoir l'erreur « psychologique » du rapporteur et de certains pères synodaux :
(...) Cette attitude inclusive tend à gommer le sens du péché, vu comme responsable du blocage que les hommes contemporains éprouvent relativement à l’Évangile. Pourquoi braquer les gens en leur assénant une vérité transcendante lorsqu’on peut les rejoindre là où ils sont et les inviter à gravir les degrés d’un chemin vers un idéal, horizon de la vie humaine telle que Dieu la désire ?
(...)
Nous sommes là au cœur d’une tension théologique qui traverse l’Eglise depuis des décennies. De quoi s’agit-il de guérir ? Le Christ est venu pour sauver les hommes et non pour soigner leurs souffrances psychologiques même si la grâce a une dimension thérapeutique par surabondance. Dès lors, comment la vérité peut-elle s’incarner dans la vie des hommes si ce n’est par leurs actes libres en réponse à l’appel de Dieu ?
Ce lien entre vérité et liberté passe par la formation de la conscience morale, lieu même où la vérité sur son péché se révèle et permet de s’ouvrir à la miséricorde et à une juste réception des sacrements.
Le texte souligne à juste titre que la miséricorde divine est offerte à tous mais il semble en déduire que le seul moyen de la rendre aimable est de valoriser l’état de fait dans lequel les gens vivent. Lorsque le Christ dit à la femme adultère « va et ne pêche plus », il n’enferme pas la personne dans son péché mais en le nommant il lui permet de s’en détacher. C’est donc toute l’économie de la miséricorde qui en contournant l’objectivation du péché, et donc de la liberté, risque de rendre superflue la conversion. (...)
Oui, pourquoi se convertir si nous sommes en communion avec l'Église et le Christ, quels que soient nos actes?
Le synode romain ou (l'exposition de la déformation par les médias)
(Radio-Canada ou la Contre-Église)
(Photo : JasonParis sur flickr.com, licence creative commons)
Par Paul-André Deschenes
Le synode des évêques du monde entier se déroulait à Rome du 5 au 20 octobre 2014. Quelques centaines d'évêques et de cardinaux de toute la planète y participaient sous la présidence du Pape François.
Le 14 octobre 2014 à la télévision de Radio-Canada (RDI, 24 heures en 60 minutes à 19h.30), l'animateur vedette de l'émission religieuse Second Regard, Alain Crevier, a donné un important compte rendu de ce qui s'est passé à Rome.
Voici le résumé de cette entrevue. Un véritable «tsunami» frappe actuellement le Vatican. On parle de «révolution historique», «d'explosion» au niveau de l'enseignement officiel de l'Église et d'un «ouragan de fraîcheur, de changement et de renouveau» qui pointent à l'horizon.
Dans le coin droit, les évêques et cardinaux dits conservateurs auraient parlé de «haute trahison» envers le Magistère et l'enseignement du Christ. Dans le coin gauche, un nombre important de participants dits libéraux auraient exigé que l'Église s'ajuste au monde moderne et change son enseignement officiel sur l'homosexualité, le divorce et le mariage.
Actuellement, le débat fait toujours rage. Il paraît, d'après Alain Crevier, que le Pape François joue son pontificat. Quand tout sera terminé et qu'il prendra une position finale sur ce dossier chaud, sera-t-il étiqueté de peureux, de traditionaliste et de moyenâgeux ou d'audacieux ? Va-t-on le comparer à Jean-Paul II, à Benoît XVI ou à Jean XXIII ?
Au Synode, les évêques et les cardinaux n'ont actuellement aucun pouvoir de décision. Ils peuvent débattre, s'exprimer, recommander et donner l'opinion des catholiques de la base qu'ils ont en principe consultés. La décision finale revient au Pape.
D'après Alain Crevier, il y a une tendance lourde qui se fait sentir à Rome pour une nouvelle pastorale de très grande ouverture et une permissivité très importante sur le dossier du mariage et de l'homosexualité. «L'enseignement du Magistère ne tient plus la route», a-t-il dit ?
Le Pape n'ira pas, paraît-il, jusqu'à décréter officiellement que l'Église accepte le divorce et le mariage gai. Mais, les nullités de mariage seraient beaucoup plus faciles à obtenir. Il se pourrait également que ce synode mette la table en décrétant de nombreux assouplissements dits pastoraux en attendant un prochain synode, qui lui proposerait de changer fondamentalement les dogmes, la morale et l'enseignement officiel de l'Église sur ce dossier.
Alain Crevier nous dit que le Pape va probablement utiliser un ton accrocheur, chaleureux, jovialiste, accueillant et surtout pas moralisateur face à l'homosexualité, face aux divorcés remariés et face au concubinage. Le temps de l'exclusion sera terminé. Tout cela serait donc acceptable aux yeux de l'Église sans être officiellement accepté dans le but d'accommoder tout le monde. Alors, toutes ces personnes auront le droit de communier lors de la messe. Elles seront intégrées officiellement et pourront également participer et s'impliquer à tous les niveaux de la vie paroissiale et diocésaine.
Comme l'a si bien dit Alain Crevier, l'Église, n'a plus le choix. Elle doit s'adapter ou disparaître. L'immense majorité des gens vivent en concubinage ou sont séparés, divorcés et remariés une, deux ou trois fois. L'Église doit reconnaître cette réalité qui ne changera pas.
Quant à la situation dramatique de l'Église catholique au Québec notre spécialiste des questions religieuses dit «ne pas se faire d'illusion». Le peuple québécois a décroché et la rupture est tellement profonde qu'un éventuel retour au bercail reste improbable malgré les réformes majeures qui s'annoncent.
Que va-t-il ressortir de ce synode ? À La Salette (qui croit encore à cela aujourd'hui ?) la Vierge Marie avait prédit qu'une «crise effroyable et épouvantable» (ce sont ses mots à Elle) frapperait l'Église catholique. Est-ce cela que nous sommes en train de vivre actuellement ?
Le monde moderne, moralement (il ne faut surtout plus prononcer ce mot) corrompu jusqu'à la moelle, veut à tout prix imposer sa morale relativiste (il ne faut plus utiliser ce terme trop moralisateur) partout, y compris au niveau de l'Église.
En sommes-nous rendus au point où ce sera le monde qui dictera à l'Église catholique le chemin à suivre au niveau du dogme, de la doctrine et de la morale ? Sous prétexte qu'il ne faut plus juger ni exclure, faudrait-il maintenant accepter tous les comportements et tous les styles de vie ?
En attendant, il ne reste plus qu'à prier pour le Pape François et à espérer.
Tel que promis, jamais les portes de l'enfer (y croit-on encore ?) ne prévaudront contre notre Sainte Mère l'Église.
Synode sur la famille : des rectifications à suivre...
Sur le blogue de Jeanne Smits du 16 octobre 2014, une mise au point à lire en entier, dont voici le début :
(Photo : Dr Meierhofer sur wikimedia.org, licence creative commons)
Après la publication du document d’étape – relatio post disceptationem – une inhabituelle franchise s’est emparée de nombre de cardinaux de tout premier plan, que ce soit devant les médias ou plus discrètement dans les circuli minores, ou petits groupes, qui débattront du document jusqu’à jeudi matin. Le ton lénifiant du document « kidnappé » par les partisans d’un changement de la « pastorale » de l’Eglise à l’égard des personnes qui s’éloignent de son enseignement sur la famille et la sexualité a manifestement indigné un grand nombre de pères synodaux – une indignation à la mesure de la satisfaction des grands médias acquis à tout ce qui peut affaiblir les positions traditionnelles de l’Eglise sur le mariage.
« Indigne, honteux, complètement faux » : c’est ainsi que le cardinal Müller a désigné le rapport d’étape au cours d’un de ces circuli minores, s’il faut en croire le quotidien La Reppublica. On peut supposer que l’information est exacte : c’est le même préfet pour la Doctrine de la Foi qui avait regretté la semaine dernière que les travaux du synode ne soient pas publics. Il est vrai que s’ils l’avaient été, la supercherie de la relatio auraient été évidente.
Lui, le garant de l’orthodoxie, a peut-être voulu que sa violente critique soit « fuitée » dans la presse, d’autant qu’il n’a pas hésité à participer à la rédaction d’un livre en réponse aux propositions du cardinal Kasper en faveur de la communion pour certains divorcés « remariés ». Le simple fait de la parution de ce livre, Demeurer dans la vérité du Christ, et la qualité de ses signataires montrent s’il le fallait que la tentative de déstabilisation de l’Eglise est très réelle. Les forces en présence se montrent, s’opposent, se mesurent. La relatio a dépassé de loin ce qui était redouté, en ne se bornant pas à demander une fausse « miséricorde » pour les divorcés « remariés », mais en invitant l’Eglise à dégager les aspects « positifs » du concubinage, de l’union civile et de la vie en couple homosexuelle.
Devant de telles énormités le cardinal Müller a accusé – « aujourd’hui mais aussi au cours des journées précédents » – les « responsables du synode de censurer les voix contraires aux ouvertures », assure La Repubblica. Le journal précise que le cardinal Filoni a parlé de la « surprise » des cardinaux devant la manière dont les médias ont présenté le rapport d’étape comme une « décision du synode ». Il lui aurait plu que les médias « aident leurs lecteurs à comprendre » cette « dynamique », cette « richesse du débat ». Y croit-il vraiment, à cette possible honnêteté sur des sujets où les médias s’opposent à la voix de l’Eglise depuis des années, et la travestissent ?
Paul VI, prophète et père d'Humanae Vitae, qui sera déclaré « bienheureux » le 19 octobre, pourrait dire que « la fumée de satan », contamine toujours une partie non négligeable de l'Église catholique...
Dérapage de l'évêque-secrétaire du synode sur la famille
Les articles les plus farfelus du rapport intérimaire sur le synode sur la famille seraient l'oeuvre de l'évêque chargé de résumer la pensée des pères synodaux, et qui n'a résumé que sa pensée personnelle... Sur le site du Salon Beige du 15 octobre 2014 :
(Le cardinal Erdo s'est dissocié de certains passages d'un résumé qui était sous sa responsabilité.)
(Photo : le cardinal Peter Erdo par Stebunik sur wikimédia.org, licence creative commons)
L'Osservatore Romano a livré un compte-rendu de la bataille rangée qui a eu lieu lundi 13 lors de la lecture de “Relatio post disceptationem” par le Cardinal Peter Erdo, Rapporteur, avec la collaboration de Mgr Bruno Forte. De nombreuses protestations éclatèrent contre l’ouverture des sacrements aux seconds mariages. Mais surtout elles se référaient aux paragraphes sur l’homosexualité, afin que la formulation « prenne les gens en considération mais ne contredise en aucun cas la doctrine catholique sur le mariage et la famille. » Enfin, un message plus fort était proposé sur la tragédie de l’avortement et sur la reproduction assistée. Le message le plus fort était
« un grand encouragement prophétique envers toutes ces familles qui, même au prix de sacrifices énormes, témoignent chaque jour de la vérité du Christ et du mariage. En somme, cela a été dit, serait souhaitable une affirmation positive de l’amour marital et des valeurs sociales de la famille. »
Ce qui ressort, c’est que Mgr Bruno Forte a abusé de sa position et de la confiance du Cardinal Erdo et ajouté dans le résumé des éléments non discutés de cette façon au Synode, faisant croire que c’était la vision générale ; ces éléments ne représentaient en fait que son opinion personnelle sur l’homosexualité et les couples homosexuels. Voilà pourquoi le cardinal Erdo insista clairement sur le fait qu’il n’était nullement responsable de ce passage, et pourquoi la réponse des Pères du Synode fut explosive et furieuse.
Il y a la réalité. Et il y a ce qu'une minorité de participants au synode, mais une majorité de journalistes, aimeraient que le synode soit, et qu'ils sont prêts à imposer. On a connu le même problème avec l' « esprit de Vatican II » et la réalité de Vatican II...
Communiqué de Campagne Québec-Vie sur le Synode sur la famille et la question du divorce
Sur le site du Journal de Montréal du 26 septembre 2014, nous lisons que le Cardinal Marc Ouellet se prononce contre l'admission à la communion des « divorcés remariés » :
(Georges Buscemi, président de CQV)
l’ancien archevêque de Québec a publié plus tôt cette semaine, dans la revue catholique Communio, une opinion selon laquelle il est impossible de concilier les divorcés remariés avec la communion, puisque la communion, avance-t-il en traçant un parallèle, symbolise le mariage mystique de Jésus avec l’Église, une union indissoluble.
«Une telle possibilité (la communion pour les divorcés remariés) contredirait directement l’engagement irréversible du mariage mystique du Christ (…)»
Dans la même optique, Campagne Québec-Vie présente aujourd'hui, par la bouche de son président, son point de vue sur le Synode sur la famille, ainsi que sur la question du divorce et de la communion aux soit-disant « divorcés remariés » :
Déclaration de Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie, sur le Synode des familles et sur la question des « divorcés-remariés ».
Au cours d'une prochaine rencontre à Rome nommée « le Synode sur la famille », des cardinaux et des évêques du monde entier discuteront de certaines approches pastorales vis-à-vis le mariage et la famille, un enjeu au centre des préoccupations de Campagne Québec-Vie.
Malheureusement, après avoir étudié le texte de préparation de ce synode et après avoir lu des commentaires de personnes de confiance, je ne peux me soustraire à ma responsabilité, comme président d’un organisme faisant la promotion de la Vie et de la Famille, d’exprimer mes inquiétudes profondes face à ce que je vois se profiler à l’horizon.
Je m’explique : bien que divers enjeux seront discutés par les évêques lors de cette réunion extraordinaire, la question qui semble dominer, peut-être parce qu’elle est artificiellement amplifiée par des médias de masse qui travaillent pour la plupart à nuire à l’Église, est celle de savoir si l’on permettra ou non aux « divorcés-remariés » de communier. Et il y aurait, paraît-il, des voix parmi les futurs participants au synode qui prônent l’accès à l’eucharistie aux « divorcés remariés ».
Bien que je ne sois qu’un simple laïc, étant donné la tâche de président de CQV qui m'est confiée, je me dois d’apporter ma petite contribution au synode en exprimant le plus respectueusement possible ma conviction que d’accorder aux divorcés-remariés le droit de communier serait trahir la parole de Dieu et s’attaquer à la famille et à la morale en général. Ce qui reste de cette lettre servira à justifier cette conviction qui m’habite.
La question du mariage et du divorce n’est pas neuve – en fait, elle date du début des temps quand Dieu « les fit Homme et Femme. » Jésus est très clair lorsqu’il affirme aux Pharisiens : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes (de divorcer). Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. » (Matthieu 19,8) Depuis le début des temps, Dieu créa le mariage et affirma que le divorce était impossible – mais l’homme, par la dureté de son cœur, a toujours tenté de contourner cette vérité.
Or, lors de ce synode, on ne tentera probablement pas de changer la doctrine sur le divorce, car c’est une voie impraticable, la parole de Dieu étant trop nette à cet égard. Par contre, sans ouvertement nier la doctrine, il est fort possible que certains participants au synode tentent d’instaurer des pratiques « pastorales » qui, en réalité, rendraient caduque la doctrine et permettraient à des catholiques séparés et en lien avec de nouveaux partenaires de prendre part à la communion et ainsi de proclamer leur pleine communion avec Dieu en dépit de leur situation que Jésus, sans détour, caractérise « d’adultère » (dans Luc 16,18 il est écrit « Tout homme qui renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère ; et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet un adultère. »)
Concrètement, parmi les « solutions » envisagées pour le problème des personnes en union irrégulière, deux ont l’air de vouloir s’imposer : 1) permettre aux conférences épiscopales de chaque pays de modifier radicalement les procédures canoniques pour faciliter le constat de nullité de mariage (établissant, dans les faits, un « divorce » catholique) ou, 2) autoriser les curés de paroisse à accorder aux « divorcés-remariés » la communion, sans constat de nullité, mais seulement après une cérémonie quelconque où le couple démontrerait regretter sincèrement s’être retrouvé dans une telle situation.
Ici, il faut s’attarder un moment sur le drame vécu par plusieurs catholiques blessés par leurs époux. Imaginons, par exemple, une femme abandonnée, sans qu’elle en soit responsable, par un époux infidèle. Si son mariage est valide (c’est-à-dire dans le cas où cette femme n’obtient pas l’annulation du mariage), est-elle condamnée à une vie de solitude ? Et dans l’hypothèse où cette femme aurait des enfants de ce mari irresponsable, sera-t-elle en plus condamnée à une vie précaire, en proie à la pauvreté ? Voilà un exemple parmi tant d’autres qui en incite plusieurs à rechercher des solutions pastorales.
Or, charité et vérité vont de pair : bien qu’il faille toujours affirmer la miséricorde de Dieu, il ne faut jamais lâcher l’autre bout de la chaîne et nier la vérité de Sa Loi. Nous sommes tous pécheurs, à notre façon, et Jésus nous pardonne tous comme il l’a fait pour la femme adultère quand il lui dit : « Va, et désormais ne pèche plus. » (Jean 8, 11) Qu’importe le péché – avortement, euthanasie, adultère, etc.— et qu’importe la situation dans laquelle il fut commis (un avortement à la suite d’un viol, la participation active à une euthanasie d’une personne frappée par une grave maladie dégénérative, l’adultère à la suite de la trahison d’un époux, etc.), la route vers le pardon et la pleine communion avec l’Église est toujours un chemin de croix qui nécessite que l’on s’engage à ne plus commettre le péché qui nous a séparés de Dieu.
Ainsi, présentement, un couple en situation irrégulière dont le premier mariage est valide qui veut communier doit vivre « comme frère et sœur », c’est-à-dire sans relations sexuelles. Et cela a été et, selon moi, doit demeurer l’unique solution pastorale de l’Église. Car toute autre solution ouvrirait la voie à une tolérance laxiste du péché au nom de la miséricorde, car si une personne « adultère » pour des motifs « acceptables » peut s’approcher de la Communion, pourquoi pas un avorteur qui ne commet des avortements qu’en des cas exceptionnels (comme le viol ou la difformité du fœtus), pourquoi pas l’euthanasiste qui tue seulement les patients très malades qui réclament la mort, etc. ?
La conscience du péché dans le monde d’aujourd’hui est presque complètement dissoute. Ne faisons-nous pas fausse-route en l’obscurcissant davantage ? Si l’Église se met à tolérer, au nom de la miséricorde, le péché de l’adultère –ne serait-ce que pour des raisons « graves » – cela aura de très sérieuses conséquences partout dans le monde.
Je vous écris car vous avez peut-être une voix et des contacts. Si vous partagez mes préoccupations, merci de vous en servir pour implorer ceux qui peuvent faire quelque chose de le faire, et rapidement. Si vous n’avez que votre chapelet, implorez le Bon Dieu pour que Sa volonté soit faite. Pour la Vie !
Georges Buscemi, Président
Tentative de détournement de synode sur la famille et le mariage par les médias...
Une nouvelle tentative des médias pour semer la confusion. Sur le site du Salon Beige du 25 septembre 2014 :
(Photo : ルーク.チャン.チャン sur flickr.com, licence creative commons)
Lire la suite(...)Les médias ont présenté le Pape François comme approuvant la distribution de la Sainte Communion aux divorcés remariés et d’autres propositions du genre, ce qui n’est pas le cas. Le danger est que
« les médias ont généré une situation où les gens attendent des changements majeurs qui, en réalité, constitueraient un changement intrinsèque à l’enseignement de l’Eglise, ce qui est impossible. » « Voilà pourquoi il est très important pour ceux qui sont à la tête d’avoir les idées très claires. ».
Le synode, prévu du 5 au 19 octobre, est devenu le centre d’un débat selon lequel l’Eglise devrait permettre aux divorcés remariés d’être à nouveau admis à recevoir la sainte Communion même si l’annulation du mariage n’a pas été obtenue.
L’enseignement de l’Eglise à ce sujet, dit le cardinal, est miséricordieux,
«parce qu’il respecte la vérité à savoir que la personne est en vérité liée par une première union dans laquelle elle ne vit plus, pour une raison ou une autre. L’Eglise maintient la personne dans la vérité de ce mariage, tout en lui démontrant compassion, comprenant la situation de la personne, l’accueillant dans la communauté paroissiale de façon appropriée et tâchant de l’aider à mener une vie aussi sainte possible, sans trahir la vérité de son mariage. Ceci, dit-il, est miséricordieux. »
« Parler de miséricorde quand on ne respecte pas la vérité n’a simplement pas de sens. Comment cela pourrait bien être de la miséricorde ? »(...)
Le cardinal Dolan affirme qu'il ne faut pas s'attendre à des changements sur la communion pour les divorcés «remariés »
Sur le site du Salon Beige du 11 septembre 2014, ces propos du cardinal Dolan concernant le synode sur la famille :
-« Les gens ne devraient pas s’attendre à un quelconque changement sur la question de l’accès au sacrement de communion pour les divorcés remariés, question très en vogue les derniers mois en prévision du rendez-vous du Synode. » (...)
-« personnellement je ne vois pas comment il pourrait y avoir de changement dramatique sans aller à l’encontre de l’enseignement de l’Eglise. » (...)
-« le Synode regarde le sujet de manière plus globale, tâchant de comprendre les moyens pour réorienter les personnes vers la beauté et l’aventure d’un mariage d’amour et de fidélité. » (...)
La question de la communion pour les personnes adultères, selon les paroles du Christ, ne peut être que la question du « comment ». Comment ramener les brebis égarées à la pleine communion. Et non pas comment adapter, modifier le discours sur les exigences du Christ pour faire croire aux divorcés « remariés » qu'ils sont en pleine communion avec Lui.
Lire la suiteIls seront au synode sur la famille pour défendre le mariage
Il existe dans l'Église des partisans d'une pastorale du « remariage » qui viendrait affaiblir l'appel du Seigneur à la fidélité. Mais la plupart des croyants connaissent l'importance qu'accorde à l'indissobulité, le Christ, qui a des paroles on ne peut plus claires sur le sujet. Sur le site du Salon Beige du 9 septembre 2014, on trouve les noms de quelques défenseurs du mariage qui seront présents au synode :
"on peut noter la présence en tant qu’expert de Mgr Tony Anatrella, consulteur pour le Conseil Pontifical pour la famille, ainsi que celle du père Gérard Berliet, professeur au séminaire de Lyon et responsable de la pastorale des fidèles divorcés-remariés au sein du diocèse de Dijon. Parmi les laïques, ont été invités Olivier et Christilla de Roussy, d’Amour et Vérité, une préparation au mariage qui dépend de la communauté de l’Emmanuel, et Michèle Taupin, présidente d’Espérance et Vie, un mouvement chrétien qui accompagne les personnes qui vivent le veuvage."
Le père Berliet disait aux personnes divorcées- « remariées » dans une interview sur le site de lavie.fr du 13 mai 2013 :
(...) Aujourd’hui, vous ne pouvez plus vivre les sacrements en plénitude, mais le Christ de l’Eucharistie, du pardon-réconciliation et de votre sacrement de mariage ne cesse de vous accompagner. Ce n’est pas parce que vous n’avez plus accès à la table eucharistique que vous ne pouvez pas rencontrer le Seigneur. Osez la communion spirituelle, ainsi que le dialogue pénitentiel conclu par une simple prière du prêtre plutôt que par l’absolution. Vous découvrirez que Jésus y œuvre puissamment à votre égard, plus que dans une communion ou un pardon « dérobés » ou exigés, parce que vous êtes humble et vrai dans votre relation avec Lui. (...)
« La "vérité" sans la Charité, durcit
La "charité", sans la Vérité, pourrit... »
Lire la suiteLe cardinal Dolan affirme qu'il ne faut pas s'attendre à des changements sur la communion pour les divorcés «remariés »
Sur le site du Salon Beige du 11 septembre 2014, ces propos du cardinal Dolan concernant le synode sur la famille :
(Photo : photoactionusa sur flickr.com, licence creative commons)
-« Les gens ne devraient pas s’attendre à un quelconque changement sur la question de l’accès au sacrement de communion pour les divorcés remariés, question très en vogue les derniers mois en prévision du rendez-vous du Synode. » (...)
-« personnellement je ne vois pas comment il pourrait y avoir de changement dramatique sans aller à l’encontre de l’enseignement de l’Eglise. » (...)
-« le Synode regarde le sujet de manière plus globale, tâchant de comprendre les moyens pour réorienter les personnes vers la beauté et l’aventure d’un mariage d’amour et de fidélité. » (...)
La question de la communion pour les personnes adultères, selon les paroles du Christ, ne peut être que la question du « comment ». Comment ramener les brebis égarées à la pleine communion. Et non pas comment adapter, modifier le discours sur les exigences du Christ pour faire croire aux divorcés « remariés » qu'ils sont en pleine communion avec Lui.