La commission «Mourir dans la dignité» veut édulcorer les termes «euthanasie» et «suicide assisté»
Les groupes pour la légalisation de l’euthanasie n’aiment pas que l’on utilise les termes d’euthanasie et suicide assisté, car ils les considèrent comme pouvant donner une mauvaise image de ce qu’ils préfèrent appeler l’aide médicale à mourir. Mais cette expression d’« aide à mourir » est un euphémisme inexact et hypocrite ne servant qu’à cacher une réalité. L’euthanasie, c’est causer volontairement la mort du patient, c’est tuer. Le suicide assisté aider le patient à se tuer. On n’aide pas un processus de mort, on aide l’auto-exécution du patient. Il est très inquiétant que la commission « Mourir dans la dignité » désire reprendre ces termes. C’est probablement le signe qu’ils optent pour la décriminalisation du suicide assisté et du meurtre par euthanasie. Voici l’extrait du site de nouvelle de Radio Ville-Marie.
« La présidente de la commission souligne néanmoins que la province se distingue de l'Europe en raison du fait que c'est le Collège des médecins, et non pas des groupes d'intérêts, qui ont demandé au gouvernement de relancer le débat sur l'aide médicale à mourir. La Commission souhaite par ailleurs que ce terme remplace les expressions suicide assisté et euthanasie, qui présentent, selon elle, des connotations péjoratives. »
Les dérives du suicide assisté en Suisse
En marge de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, voici un rapport sur les dérives de la dépénalisation de l'euthanasie en Suisse, publié tout récemment sur le site FautPasPousser.com:
Le suicide assisté en Suisse
1. Législation actuelle
- L’article 115 du code pénal suisse, datant de 1899 et revu en 2002, est formulé ainsi : « Celui qui, poussé par un mobile égoïste, aura incité une personne au suicide, ou lui aura prêté assistance en vue du suicide, sera, si le suicide a été consommé ou tenté, puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire ».
- L’euthanasie active directe ainsi que le meurtre sur demande de la victime sont aussi punissables, alors que, à contrario, l’assistance désintéressée au suicide n’est pas une infraction pénale en droit suisse. « Ce dernier point est particulièrement sensible. Il constitue aussi la principale originalité de la législation suisse, qui distingue ainsi le meurtre sur la demande de la victime (art. 114 du code pénal) de l’incitation et de l’assistance au suicide (art. 115) ». Concrètement, le médecin peut préparer la substance qui donnera la mort, mais la personne doit la porter à ses lèvres.
- D’un point de vue légal, plusieurs conditions doivent être respectées : discernement de la personne, demande sérieuse et répétée dans le temps, maladie incurable, souffrances physiques ou psychologiques importantes, et pronostic vital engagé ou invalidité définitive. La réglementation suisse permet donc à des associations de proposer en toute légalité une aide au suicide pour des motifs désintéressés. Quatre associations ont vu le jour dans ce cadre. Les deux principales sont Exit et Dignitas, cette dernière acceptant de répondre à des demandes d’étrangers.
- Récemment, les autorités sanitaires ont imposé deux rendez-vous médicaux avant le recours au suicide assisté, le second rendez-vous permettant de délivrer une ordonnance de pentobarbital.
Comparaison des statistiques de 2003 et de 20071
| 2003 | En % de tous les décès | En % de tous les suicides | 2007 | En % de tous les décès | En % de tous les suicides | |
| Décès | 63070 | 61089 | ||||
| Suicides | 1400 | 2,22% | 1360 | 2,23% | ||
| Dont: suicides accompagnés par une organisation en Suisse | 272 | 0,43% | 19,43% | Environ 400 | 0,65% | 29,41% |
| Dont: suicides de personnes non-domiciliées en Suisse, accompagnées par Dignitas | 91 | 0,14% | 6,5% | 132 | 0,22% | 9,70% |
D’après Dignitas, 860 étrangers ont eu recours aux services de l’association depuis sa création en 1998, dont 80 Français.
3. Dérives constatées
A) Des pratiques douteuses
- En 2007, les voisins de la HLM où œuvre l’association Dignitas à Zurich ont obtenu son départ, après 8 ans d’activité. Ils se sont plaints des désagréments occasionnés : cadavres dans leur housse mortuaire, debout dans l’ascenseur de l’immeuble ; mise en bière sur le trottoir devant l’immeuble ; circulation des cercueils dans l’immeuble et à ses abords. Depuis, l’association a été chassée d’un second appartement. Pour mener ses activités, elle a eu recours à des hôtels, hangars de zone industrielle, et des parkings.
- Dignitas utilise les barbituriques (pentobarbital), à avaler avec de l’eau, et désormais également l’étouffement avec un sac en plastique rempli d’hélium, afin de contourner l’exigence de prescription médicale d’un barbiturique par un médecin.
- En mai 2010, plusieurs dizaines d’urnes funéraires ont été retrouvées au fond du lac de Zurich. Or, en décembre 2008, le gouvernement du canton de Zurich avait indiqué que l’utilisation du lac comme lieu de dernier repos n’était pas possible pour des raisons éthiques et sociales. L’association Dignitas a reconnu avoir déposé une urne dans le lac, à la demande d’une patiente. La presse suisse s’est faite l’écho des soupçons pesant sur le responsable de Dignitas au sujet des autres urnes retrouvées.
B) Des suicides assistés pour des personnes qui n’étaient pas en fin de vie
- Des scandales ont éclaté avec l’euthanasie de personnes dépressives ou que l’on pouvait guérir. Une étude parue dans le Journal of Medical Ethics en 2008 révèle que 34% des personnes qui avaient eu recours au suicide assisté, dont des jeunes de moins de 30 ans, par l’intermédiaire d’une de ces associations, ne souffraient pas d’une maladie mortelle.
- Dignitas a accepté en 2002, de « suicider » deux Français, frère et sœur, de 29 et 32 ans. Plus tard, un jeune homme de 25 ans. En 2003, un couple de Britanniques, de 53 et 59 ans, souffrant de diabète et d’épilepsie, mais non en fin de vie. Leur famille, ignorant leurs intentions, ont été particulièrement choqués à l’annonce de la mort.
C) Des enjeux financiers
En 2009, le département fédéral de justice et police rendait un rapport qui s’inquiétait des évolutions de la pratique des organisations d’assistance au suicide : 272 cas en 2003 et environ 400, cas en 2007, soit une augmentation de 47% en quatre ans. Le rapport alerte en outre sur les conditions financières du suicide assisté (6000 euros en moyenne par personne en 2008 pour Dignitas).
D) Le développement d’un « tourisme de la mort »
Le suicide assisté ouvert à des étrangers constitue un point délicat, puisqu’il entraine ce que qu’on appelle le « tourisme du suicide », ou le « tourisme de la mort ». Le Gouvernement fédéral s’est inquiété de cette mauvaise image de marque pour la Suisse et cherche à éviter les abus les plus visibles.
Devant ces dérives, les responsables politiques étudient la révision de la législation.
Rapport publié en janvier 2011
Citations:
1 Rapport sur «l’assistance organisée au suicide », Département Fédéral de Justice et Police, 15 mai 2009 (retour)
Les dérives de l'euthanasie en Belgique
En marge de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, voici un rapport sur les dérives de la dépénalisation de l'euthanasie en Belgique, publié tout récemment sur le site FautPasPousser.com:
L’euthanasie en Belgique
1. La législation actuelle
- La loi qui a dépénalisé la pratique de l’euthanasie sous certaines conditions a été votée le 28 mai 2002.
- Le texte protège le médecin qui « met intentionnellement fin à la vie d’une personne à la demande de celle-ci », à condition qu’elle soit dans « une situation médicale sans issue et un état de souffrance physique et psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable».
- Le médecin doit consulter un second praticien qui vérifie que ces conditions sont remplies, dans certains cas un troisième médecin, psychiatre ou spécialiste de la pathologie concernée.
- Une commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie, composée de 16 membres, est chargée de vérifier à postériori la conformité de tous les actes d’euthanasie pratiqués en Belgique. Si elle estime que les conditions n’ont pas été respectées, elle doit saisir la justice. Elle transmet tous les deux ans un rapport au Parlement.
- Des « kits euthanasie » sont vendus en pharmacie aux médecins
2. Bilan quantitatif
Le nombre d’euthanasies officiellement recensées est passé de 235 en 2003 à 822 en 2009, soit une augmentation de 250 % en cinq ans.
- Une étude 1a récemment été menée par le professeur Luc Deliens, de l’Université libre flamande de Bruxelles : selon cette enquête portant sur 1917 cas, la majorité des personnes euthanasiées sont plutôt jeunes (seulement 18% de personnes âgées de plus de 80 ans), atteints de cancer en phase terminale (93,4%) et ne supportant plus la douleur physique, selon les déclarations qu’elles ont faites à leur médecin. Les hommes sont un peu plus nombreux que les femmes. L’euthanasie est plus couramment pratiquée en Flandres (83%) qu’en Wallonie (17%) : des chiffres étonnants qui, pour les chercheurs, peuvent s’expliquer par des « différences de pratiques médicales ».
- La Commission de contrôle et d’évaluation a examiné plus de 2000 déclarations depuis sa création. Aucune déclaration n’a fait l’objet d’un signalement au procureur.
3. Les dérives constatées
A) Des euthanasies sur des personnes ne remplissant pas les conditions
- Dès 2007, plusieurs cas d’euthanasie de patients souffrant de dépression majeure irréductible ont été dénoncés par une association travaillant dans ce domaine (« Netwerk Depressie Vlaanderen »), qui rappelle que la dépression ne peut être considérée comme une maladie incurable.
- Plusieurs cas litigieux ont été médiatisés en Belgique, et dans au moins un cas (cf L’Express du 24 avril 2008), la justice s’est autosaisie du dossier et a nommé un juge d’instruction. Deux ans après les faits, les enquêteurs ont décidé de ne pas poursuivre.
- Une étude publiée en 2009 dans la revue American Journal of Critical Care révèle que des médecins et des infirmières ont eu recours à l’euthanasie pour 25 enfants, alors que cette pratique est interdite pour les mineurs.
B) De nombreuses euthanasies clandestines ou réalisées sans consentement du malade
Les auteurs d’une étude parue en septembre 2010 sur les pratiques de fin de vie au regard de la loi sur l’euthanasie 2ont constaté que beaucoup de cas d’euthanasie ne sont pas rapportés aux autorités, et même que le consentement du patient n’a pas été obtenu dans un très grand nombre de cas.
En effet, selon cette enquête, sur les 54.881 morts recensées en Flandres en 2007, 1042 décès (1,9%, contre seulement 0,3% en 2001) seraient survenues à la suite d’une euthanasie pratiquée sur demande.
Cette même année 2007, seulement 495 euthanasies ont été déclarées à la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’application de la loi sur l’euthanasie, dont 412 l’ont été en néerlandais et 83 en français (cf. Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie, Troisième rapport aux Chambres législatives, années 2006 et 2007, p. 11).
C) Une mauvaise maitrise des soins palliatifs
Pour le docteur Bernard Devalois 3 , spécialiste français des soins palliatifs, l’étude citée plus haut menée par le professeur Luc Deliens, de l’Université libre flamande de Bruxelles " démontre que la majorité des demandes d'euthanasie en Belgique sont liées à des douleurs physiques insupportables et donc à des mauvaises pratiques médicales dans le traitement de la douleur, car les souffrances vraiment réfractaires - que nous traitons en France en endormant le malade - restent très rares". Une analyse corroborée par le fait que la grande majorité des euthanasies belges ont lieu au domicile du patient.
"On peut penser qu'elles sont effectuées par des généralistes démunis car mal formés au maniement des techniques antalgiques complexes", constate le médecin français.
Pour le docteur Devalois, "à la lecture de cette étude, la Belgique semble choisir de privilégier la formation de ses généralistes au maniement de produits provoquant une mort rapide du patient (barbituriques et curares). Le malade n'a donc que le choix entre souffrir ou demander l'euthanasie. Je préfère nettement qu'on lui offre un troisième choix : être soulagé de sa douleur ! C'est la voie qu'a choisie la France à travers les plans Douleur et Soins Palliatifs".
D) Un manque de respect et de contrôle des procédures
Une autre importante étude d’évaluation4 a été menée en 2009 par le professeur Raphaël Cohen-Almagor, de l’Université de Hull (Royaume-Uni). Cette étude met en lumière plusieurs difficultés sérieuses. A titre d’exemple, concernant la nécessité légale de l’avis d’un second praticien, des cas sont signalés où le médecin consulté rend son avis par téléphone et n’examine pas la personne malade. Ces médecins feraient naturellement appel à des confrères, souvent les mêmes, connus pour leur ouverture à la pratique de l’euthanasie.
L’étude conclut sur le déficit de contrôle et le laxisme dans certaines pratiques, et invite le législateur à instaurer des mécanismes pour éviter les abus.
Elle rappelle par ailleurs la responsabilité des pharmaciens à qui il revient de contrôler la délivrance des substances létales : ces derniers devraient garder un registre nominatif des ventes et des retours des produits non utilisés après une euthanasie. Jusqu’à présent, la vente de kits euthanasie en pharmacie ne fait l’objet d’aucun contrôle.
En 2009 également, le Professeur à l'Université catholique de Louvain, Herman Nys, estime que sept années après l'entrée en vigueur de la loi sur l'euthanasie, "le fossé entre la loi et la pratique médicale est plus grand que jamais". Ainsi, d'après la loi, il n'existe pas de "droit" à l'euthanasie et celle-ci doit être pratiquée par un médecin. Or, souvent exigée, l'euthanasie est ressentie comme un "droit" et en pratique ce sont les infirmiers qui la mettent en œuvre la plupart du temps. Enfin, selon la loi, la demande d'euthanasie doit être formulée en toute conscience, par écrit, par le patient. En pratique, la demande émane souvent des proches et est rarement formulée par écrit.
E) Une « fuite en avant », avec l’élargissent de la loi aux mineurs
Une proposition de loi sur l’accès à l’euthanasie des mineurs de 15 ans a été déposée en septembre 2010, pour aligner la législation belge sur celle des Pays Bas qui autorise déjà l’euthanasie pour les enfants âgés de 12 à 17 ans.
Rapport publié en janvier 2011
Citations:
1 Legal Euthanasia in Belgium: Characteristics of All Reported Euthanasia Cases - Smets, Tinne MA*; Bilsen, Johan PhD*; Cohen, Joachim PhD*; Rurup, Mette L. PhD†; Deliens, Luc PhD*† Février 2010 (retour)
2 « Medical End-of-life Practices under Euthanasia Law in Belgium » (The New England Journal of Medecine, September 10). En 2007, les auteurs ont mené une étude de suivi de deux vastes enquêtes sur les pratiques de fin de vie médicalisée réalisées en 1998 et 2001. 58,4 % des médecins sondés ont répondu au questionnaire qui leur a été adressé. (retour)
3 « De plus en plus d’euthanasies en Belgique », article paru dans la revue La Vie, 15 mars 2010. (retour)
4 « Euthanasia Policy and Practice in Belgium : Critical Observations and Suggestions for Improvement », revue Issues in Law and Medicine (volume 24, number 3, 2009, p. 187-218). (retour)
Les dérives de l'euthanasie aux Pays-Bas
En marge de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, voici un rapport sur les dérives de la dépénalisation de l'euthanasie aux Pays-Bas, publié tout récemment sur le site FautPasPousser.com:
L’euthanasie aux Pays-Bas
1. La législation actuelle
- L’euthanasie est devenue légale en 2001 par la loi dite « de contrôle d’interruption de la vie sur demande et l’aide au suicide », et a été mise en application à partir du 1 er avril 2002. Les Pays Bas sont le premier pays à avoir autorisé cette pratique.
- Sans dépénaliser l’euthanasie à proprement parler, la législation néerlandaise l’encadre. En effet, l’incitation au suicide, l’euthanasie et l’aide au suicide demeurent juridiquement des infractions pénales. Mais la loi introduit une excuse exonératoire de responsabilité pénale au profit du médecin qui respecte cinq « critères de minutie » 1 :
- La demande du patient doit être volontaire et mûrement réfléchie. Le consentement du patient qui n’est plus en état de l’exprimer peut être pris en compte, s’il a préalablement établi une déclaration écrite en ce sens et est âgé d’au moins 16 ans.
- Les souffrances du patient sont insupportables et sans perspective d’amélioration.
- Le patient doit avoir été pleinement informé de sa situation et des perspectives qui sont les siennes.
- Le médecin et le patient sont parvenus conjointement à la conclusion qu’il n’existe pas d’autre solution raisonnable.
- Un autre médecin indépendant doit avoir été consulté et doit avoir donné par écrit son avis sur les critères de minutie. Dans l’hypothèse où la demande d’euthanasie est formulée par un patient souffrant de troubles mentaux, deux médecins indépendants doivent avoir été consultés dont au moins un psychiatre.
- La loi s’applique également aux mineurs : la loi prévoit que le médecin peut accepter la demande d'un mineur, à condition que ses parents soient associés à sa prise de décision (lorsque le mineur a entre seize et dix-huit ans) ou donnent leur accord (lorsqu'il a entre douze et seize ans). Par ailleurs, depuis 2005, un protocole appelé "protocole de Groeningen" énumère les conditions et les étapes à suivre dans le cadre des décisions de fin de vie de jeunes enfants, essentiellement des nouveau-nés.
2. Bilan quantitatif
D’après les rapports des commissions régionales de suivi de l'euthanasie, le nombre de cas officiels a fortement progressé depuis l’entrée en vigueur de la loi : 1800 en 2003, 2.120 en 2007, 2. 331 en 2008 (+10%), 2.636 cas en 2009 (+13%). Cela représente une augmentation de 46 % en six ans, avec une accélération les deux dernières années. La plupart des procédures ont eu lieu au domicile du patient (2.117).
3. Les dérives constatées
A) Une interpellation du Comité des Droits de l’homme de l’ONU
En juillet 2009, le Comité des Droits de l’homme de l’ONU s’est inquiété du nombre élevé de cas d’euthanasies et de suicides assistés. Il a demandé instamment aux Pays Bas de réviser sa législation pour se mettre en conformité avec les dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966. Deux sujets ont été abordés en particulier :
- Le nombre important d’euthanasies et de suicides assistés, et sa progression chaque année ;
- Certaines modalités posent question : le fait d’autoriser un médecin à mettre fin à la vie d’un patient sans recourir à l’avis d’un juge, et le fait que le deuxième avis médical requis puisse être obtenu au travers d’une ligne téléphonique d’urgence. 2
B) Des euthanasies clandestines persistantes
Courant 2008, des députés français se sont rendus aux Pays-Bas dans le cadre de l’évaluation de la loi fin de vie de 2004. Le Rapport d’information de novembre 2008 3 relève que le taux de signalement des cas d’euthanasie est en constante augmentation depuis 2002; cela n’empêche pas un fort taux d’euthanasies clandestines, estimé par le Ministère de la Santé néerlandais à 20%, et donc pose la question de la transparence de cette législation.
C) Un manque de respect et de contrôle des procédures
Par ailleurs, l’application de cette loi présente plusieurs caractéristiques qui interrogent les parlementaires français :
- « les critères d’évaluation du degré de la souffrance du patient sont flous, l’existence même d’un contrôle a posteriori faisant porter la vérification plus sur le respect de la procédure que sur la réalité des motifs médicaux ;
- l’appréciation du médecin est subjective et la méconnaissance de la loi n’est pas sanctionnée ;
- il y a quelque paradoxe à revendiquer haut et fort un droit à l’autonomie de la personne et à s’en remettre avec cette réglementation à la décision du médecin, cette législation consacrant de fait le pouvoir médical 4 .
L’analyse se poursuit : jusqu’à présent, « aucune poursuite pénale n’a été exercée à l’encontre d’un médecin sur les fondements des articles 293 (euthanasie) et 294 (aide au suicide assisté) du code pénal. 24 cas litigieux ont été transmis par les commissions de contrôle au Collège des procureurs généraux en 6 ans. Dans la plupart des cas les médecins concernés ont été invités à s’entretenir avec le Procureur de la Reine pour un simple rappel à l’ordre, le parquet, semble-t-il, n’ayant pas été saisi de deux avis de violation de la loi par le même médecin 5.
D) Des personnes âgées s’exilent
Enfin, le Rapport alerte sur le fait que « l’Ordre des médecins allemands fait état de l’installation croissante de personnes âgées néerlandaises en Allemagne, notamment dans le Land voisin de Rhénanie du Nord-Westphalie. S’y sont ouverts des établissements pour personnes âgées accueillant des Néerlandais. C’est le cas notamment à Bocholt. Ces personnes craignent en effet que leur entourage ne profite de leur vulnérabilité pour abréger leur vie. N’ayant plus totalement confiance dans les praticiens hollandais, soit elles s’adressent à des médecins allemands, soit elles s’installent en Allemagne. De telles réactions dont la presse allemande s’est fait l’écho démontrent que les pratiques médicales hollandaises sont mal vécues par une partie de la population 6 .
E) Des euthanasies sur des personnes ne remplissant pas les conditions
Le rapport 2009 des commissions régionales de contrôle néerlandaises fait état de 12 cas d’euthanasie pratiquée pour des maladies neurologiques, dont des personnes démarrant la maladie d’Alzheimer.
F) Des soins palliatifs sous-estimés
En décembre 2009, Madame Els Borst, Ministre de la Santé des Pays Bas en 2001, responsable de la loi légalisant l’euthanasie, s’est confiée dans un ouvrage d’entretiens 7 avec Anne-Mei The, anthropologue et juriste : pour elle, la légalisation de l’euthanasie est intervenue « beaucoup trop tôt ». Elle pense que les pouvoirs publics n’ont pas prêté l’attention nécessaire aux soins palliatifs et à l’accompagnement des mourants. « Aux Pays Bas, nous avons d’abord écouté la demande politique et sociétale en faveur de l’euthanasie. Evidemment, ce n’était pas dans le bon ordre. » Elle met en cause notamment la « pression sociale » venant des médecins, qui cherchaient à soulager leurs patients de leurs souffrances sans avoir à réaliser des « bricolages » illégaux.
G) Une « fuite en avant », avec de nouvelles extensions envisagées
Une proposition de loi a été déposée en 2010 pour autoriser le suicide assisté aux personnes de plus de 70 ans qui en feraient la demande, quel que soit leur état de santé.
Rapport produit en janvier 2011
Citations:
1 Rapport d’information fait au nom de la mission d’évaluation de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, Assemblée Nationale, Jean Leonetti, Tome 1,page 131. (retour)
2 Human Rights Committee , 15 July 2009. (retour)
3 Rapport d’information fait au nom de la mission d’évaluation de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, Assemblée Nationale, Jean Leonetti, p 131 à 136. (retour)
4 Rapport d’information fait au nom de la mission d’évaluation de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005, op. cit. (retour)
5 Rapport d’information fait au nom de la mission d’évaluation de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005, op. cit. (retour)
6 Rapport d’information fait au nom de la mission d’évaluation de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005, op. cit. (retour)
7 Ceux qui donnent la délivrance à côté de Dieu, Entretiens Els Borst, Anne-Mei The. (retour)
Journée de réflexion à propos de l’euthanasie: Que veux dire "mourir dans la dignité"?
Lundi le 22 novembre 2010
Musée de la Civilisation de Québec
85, rue Dalhousie, Québec QC (GoogleMaps)
Réservation : par téléphone au Musée de la Civilisation 418-643-2158
Le paiement s’effectuera sur place au moment de l’inscription
Coût : Journée : 30 $ (étudiants 15 $)
Demi-journée : 15 $ (étudiants 8 $)
Que veut dire « mourir dans la dignité » ? S’agit-il d’une mort où l’on « remplit son personnage », qui aurait à « se marquer au dehors », selon les termes dénoncés à juste titre par André Gide ? La philosophie s’est tôt définie comme meletê thanatou (Platon, Phédon, 81 a), ce qui signifie « méditer sur » ou « s’exercer à la mort ». Devenue par la suite traditionnelle, cette définition a été brillamment illustrée à neuf, à notre époque, par des philosophes de génie tels Heidegger, Levinas et bien d’autres. Elle s’avère d’autant plus pertinente dans le cadre des débats de société qui ont actuellement cours, spécialement au Québec, autour de l’euthanasie.
Aussi, la Chaire La philosophie dans le monde actuel, de l’Université Laval, a-t-elle jugé opportun d’inviter des philosophes et des professionnels de la santé à échanger autour de l’euthanasie.
L’activité sera accréditée à raison de 5.25 crédits pour chacun des médecins omnipraticiens/spécialistes qui y participeront.
OBJECTIFS
- Offrir aux professionnels de la santé et des sciences humaines des repères éthiques et philosophiques dans la réflexion humaniste sur l’euthanasie.
- Clarifier d’un point de vue philosophique l’expression « mourir dans la dignité ».
- Présenter les approches médicales, psychiatriques et de sciences infirmières en contexte de fin de vie.
PROGRAMME
8H30 Inscription
9H00 Mot de bienvenue – Modérateur de la séance du matin : Dr François Primeau
9H10 Le terrain des soins et la réflexion philosophique
Dr Claude Lamontagne, médecin de famille, et retraité du département de médecine familiale de l’U.L.
10H00 La question de l’autonomie selon une perspective existentielle
Mireille Lavoie, Infirmière, Ph. D. Professeure agrégée, Faculté des sciences infirmières
10H45 Pause
11H00 Fin de vie : repères éthiques et philosophiques
Jacques Ricot, Ph. D. Professeur de philosophie à l’Université de Nantes
12H00 Repas du midi (libre)
13H25 Modératrice de la séance de l’après-midi : Mme Mireille Lavoie
13H30 Vivre et mourir dans la dignité
Dr Michel L’Heureux, Directeur général Maison Michel-Sarrazin, et M. Louis-André Richard, M. A. (Philosophie), Professeur de philosophie au Cégep de Ste-Foy et Chargé de cours à la Faculté de philosophie de l’Université Laval
14H25 Aspects psychiatriques et anthropologiques de l’euthanasie dans un contexte de vieillissement
Dr François Primeau, Professeur agrégé de clinique, Département de psychiatrie et neurosciences, Faculté de médecine, Université Laval, et Chef, Service de gérontopsychiatrie, CHAU-Hôtel-Dieu de Lévis
15H15 Pause
15H30 Que veut dire « mourir dans la dignité » ?
Thomas De Koninck, Ph. D. Professeur titulaire, Faculté de philosophie, Université Laval ; titulaire Chaire La philosophie dans le monde actuel, Université Laval
16H20 Mot de clôture
81% des québécois craindraient que la dépénalisation de l'euthanasie entraînerait de sérieux abus
Mise-à-jour: Un bon article de Y'a pas d'Presse qui analyse le sondage et donne un bon résumé de la définitions d'euthanasie, d'acharnement thérapeutique, et des anectotes sur les risques de dérive si l'euthanasie était dépénalisée.
Vie Canada vient d'effectuer un sondage sur l'euthanasie auprès de la population canadienne et québécoise, et à obtenue des résultats assez intéressants, surtout pour le Québec :
"Les résidents du Québec sont de plus en plus préoccupés par les répercussions qu’aurait la légalisation de l’euthanasie sur les membres les plus vulnérables de la société, selon un nouveau sondage.
Une proportion étonnante de 81 % des Québécois interrogés par Environics Research expriment maintenant la crainte que, si l’euthanasie est légalisée, on ne mette fin à la vie des personnes malades, âgées ou ayant des handicaps sans leur consentement. C’est 8 % de plus qu’un sondage semblable effectué par Environics en 1989. La proportion a augmenté de 15 % parmi les résidents de Montréal.
Le sondage, effectué en septembre, montre que 69 % sont d’accord avec la légalisation si le patient consent; c’est une baisse de 6 % par rapport à 2009. Et même chez ceux qui sont « plutôt en faveur » de la légalisation, 76 % craignent que la vie de certains ne soit mise en danger.
Ce sondage d’opinion publique est tenu au moment où une commission de l’Assemblée nationale du Québec examine la question de mourir dans la dignité.
D’après le sondage, 75 % des gens craignent aussi que des pressions ne soient exercées sur les personnes âgées pour qu’elles acceptent l’euthanasie afin de réduire les coûts croissants des soins de santé; c’est 10 % de plus qu’il y a un an.
À la question de savoir si la grande priorité du gouvernement devrait être de légaliser l’euthanasie ou d’améliorer les soins palliatifs aux mourants, 60 % ont dit que c’était d’améliorer les soins palliatifs; seulement 29 % ont dit que la légalisation de l’euthanasie devrait avoir priorité.
Ce sondage de 500 résidents du Québec est considéré exact avec une marge d’erreur de ∀ 4,4 %, 19 fois sur 20.
« Le débat en cours au Québec sur la mort est sain », a dit Monica Roddis, présidente intérimaire de VieCanada, l’organisation qui a commandé le sondage. « Il a été réellement important que les professionnels de la santé, les médecins et les infirmières qui travaillent auprès de ces personnes vulnérables aient pris la parole pour décrire leurs besoins. Cela contribue sans aucun doute à ce changement de l’opinion publique, que certains peuvent trouver surprenant.
« Les gens sont maintenant plus préoccupés que jamais au sujet des conséquences qu’aurait l’euthanasie sur les personnes plus faibles et plus dépendantes. »
Le sondage a également été effectué auprès des autres Canadiens, et il a révélé que ce sont les résidents du Québec qui ont le plus haut degré de préoccupation sur les conséquences possibles de la légalisation.
« C`est peut-être parce que les Québécois ont une compassion et une sollicitude particulières pour les personnes marginalisées et démunies, » a dit Mme. Roddis."
L'abbé Raymond Gravel est pour la dépénalisation de l'euthanasie, selon un reportage du Courrier Laval
N. B. Un certain doute plane au-dessus du reportage sur lequel est basé l'article qui suit. Avant de lire le texte ci-dessous, je vous suggère de lire cet échange entre M. l'abbé Gravel et moi-même.
L'abbé Raymond Gravel, curé du diocèse de Joliette, est pour la dépénalisation de l'euthanasie, selon un reportage du Courrier de Laval.
Bien sûr, dans l'article on dit de M. l'abbé qu'il s'oppose à la légalisation de l'euthanasie "en général". Par contre, on rapporte qu'il se dit sensible aux non-croyants, qui eux, selon l'abbé, ne seraient pas contraints à obéir la loi de Dieu: "Ce n’est pas tout le monde qui croit que Dieu veut qu’on vive jusqu’à la mort naturelle. Je pense que ces gens-là ont le droit de décider de leur mort." Donc parce qu'il y aurait des non-croyants, il faudrait dépénaliser l'euthanasie au Québec, car, semblerait-il selon M. l'abbé, seule une croyance en Dieu justifierait l'interdiction de l'euthanasie et on ne peut pas, dans une société pluraliste, imposer aux non-croyants ses croyances religieuses.
Nous voyons ici à quel point l'abbé Gravel est subversif. Premièrement, il n'y avait qu'à lire les articles et les mémoires de plusieurs opposants à l'euthanasie pour voir qu'il y a plusieurs arguments contre la dépénalisation de l'euthanasie qui ne reposent aucunement sur une connaissance révélée de la volonté de Dieu. Donc les non-croyants eux aussi ont plusieurs raisons de refuser la légalisation de l'euthanasie. Peut-on vraiment croire que l'abbé Gravel ignorait l'existence de tous ces arguments?
Deuxièmement, il n'y a rien de plus erroné que l'opinion que M. l'abbé semble véhiculer comme représentant de l'Église catholique, à voir que l'euthanasie est interdite par l'Église pour l'unique raison que cette pratique soit contre la volonté de Dieu (contre le 5ième Commandement -- tu ne tueras point). Comme le dit si bien un document publié en 2000 par l'Académie pontificale pour la vie, intitulé Le respect de la dignité de la personne mourante : "La condamnation de l'euthanasie, exprimée dans l'Encyclique Evangelium vitae, parce qu'il s'agit d'une « grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d'une personne humaine » (n. 65), renferme le poids de la raison éthique universelle (qui est fondée sur la loi naturelle) et l'instance élémentaire de la foi en Dieu, Créateur et gardien de chaque personne humaine." [mes italiques]
Donc c'est précisément parce que nous parlons d'un commandement de Dieu que nous parlons aussi d'une évidence de la raison éthique universelle qui est fondée sur la loi naturelle que tous, croyants et non-croyants, sont tenus de respecter. Selon l'enseignement de l'Église, auquel M. l'abbé est tenu d'adhérer et qu'il devrait lui-même propager, l'interdiction de l'euthanasie, bien qu'elle soit justifiée par les Commandements de Dieu, est aussi justifiée par la loi naturelle, que tout être humain, qu'importe ses croyances, est tenu de respecter.
En passant, M. l'abbé nous joue le même tour avec l'euthanasie qu'il a joué avec l'avortement: il est personnellement contre, mais... C'est ce "mais", qui se veut tolérant et sensible envers les autres, qui fait de cet abbé un homme subversif et dangereux. Car quand nous parlons de vie et de mort, ce "mais", ce manque de cohérence, signifie toujours la mise-à-mort d'un innocent. Hier et aujourd'hui encore, ce sont les 30,000 enfants à naître avortés à chaque année au Québec qui paient de leur vie ce "mais", et demain, si l'euthanasie est légalisé, ce sera d'autres personnes innocentes, des gens vulnérables, des pauvres, qui seront les victimes de l'incohérence criminelle de gens comme M. l'abbé Raymond Gravel.
Réunion d’information en Beauce: Vivre jusqu’au bout… sans euthanasie, ni acharnement thérapeutique
C’est sous ce thème que se tiendra une réunion d’information le jeudi 4 novembre prochain à 19h30 au sous-sol de l’église l’Assomption, 12375, boul. Lacroix, Saint-Georges QC. Plusieurs médecins et la directrice de Vivre dans la dignité s’adresseront alors au public.
Le porte-parole de l’événement, le Dr Berthier Bourque de Saint-Georges – qui a œuvré comme médecin-accoucheur pendant de nombreuses années – se dit très sensibilisé à ce passage que peut être la mort. Témoin de belles « fins de vie » pendant sa pratique, il nous expliquera qu’il ne peut travailler à contre-courant après avoir tant besogné à préserver la vie. Le Dr François Primeau, gérontopsychiatre à l’Hôtel-Dieu de Lévis, définira clairement les termes (euthanasie, suicide assisté), traitera des causes véritables (dépression) qui se cachent derrière les motifs de douleur et abordera le concept de la personne et de sa valeur. Le Dr Michel Morissette de la Maison Michel-Sarrazin de Québec (soins palliatifs) précisera les enjeux éthiques et expliquera le sens ou le non-sens de la souffrance. La directrice de Vivre dans la dignité, Mme Linda Couture, mettra en contexte l’euthanasie, le suicide assisté et les soins en fin de vie sur les plans politique, légal, médical, économique, psycho-social et familial et elle parlera également d’expériences vécues ailleurs dans le monde et des dérives de la pratique de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette réunion importante permettra de clarifier les vrais enjeux du débat sur l’euthanasie qui a présentement cours au Québec.
Le jeudi 4 novembre à 19h30
Au sous-sol de l'église L'Assomption
12375, Boul. Lacroix, Saint-Georges QC (sur google maps)
Conférenciers invités :
- Dr Berthier Bourque, médecin et biologiste de Saint-Georges, membre actif de l’équipe de Médecins sans frontière
- Dr François Primeau, gérontopsychiatre à l'Hôtel-Dieu de Lévis
- Dr Michel Morissette, Maison Michel-Sarrazin de Québec (soins palliatifs)
- Mme Linda Couture, présidente de l'organisme Vivre dans la dignité
Horaire pour la deuxième ronde d'audiences à Montréal -- Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité

Le mardi 12 octobre 2010 (Salle 510 A et C du Palais des congrès de Montréal)
9 h 30 Programme de soins palliatifs, Département d’oncologie de l’université McGill (209M)
10 h 30 Dre Jana Havrankova (056M)
11 h 15 Forum des citoyens aînés de Montréal (069M)
12 h 15 Suspension
13 h 45 Mme Cristina Benetti et autres (191M)
14 h 30 NOVA Montréal (138M)
15 h 30 Campagne Québec-Vie (103M)
16 h 30 Mme Josette Lincourt (088M)
17 h 15 M. St-Jean Bolduc (096M)
18 h 00 Période de micro ouvert
18 h 30 Suspension
Le mercredi 13 octobre 2010 (Salle 510 A et C du Palais des congrès de Montréal)
9 h 30 Médecins de la division de gériatrie l’Université McGill (210M)
10 h 15 M. Brian Mishara
10 h 45 M. Michael Hendrick (060M)
11 h 30 Mme Eugenia M. Rivas
12 h 00 Suspension
13 h 30 M. Réal Major (004M)
14 h 15 Mme Jacqueline Hébert (009M)
15 h 00 Dre Aline Mamo (150M)
15 h 45 Mme Véronique Angers (098M)
16 h 30 Mme Maria Cecilia Grava et autres (081M)
17 h 15 Mme Élise Lalonde (154M)
18 h 00 Période de micro ouvert
18 h 30 Suspension
19 h 30 Coalition humaniste des étudiants en médecine (112M)
20 h 30 Coalition des médecins pour la justice sociale (188M)
21 h 30 Ajournement
Le jeudi 14 octobre 2010 (Salle 510 A et C du Palais des congrès de Montréal)
9 h 30 Mme Margaret Somerville (045M)
10 h 15 Côte-des-Neiges Presbyterian Church (028M)
11 h 15 M. Gus Olsthoorn (008M)
12 h 00 Suspension
13 h 30 M. John McCallum et autres (019M)
14 h 15 Mme Barbara Bagshaw (072M)
15 h 00 Mme Julie Bonneville (035M)
15 h 45 Mme Natalie Valle (147M)
16 h 30 Mme Maria G. Lepore (128M)
17 h 15 Mme Silvia Ugolini (166M)
18 h 00 Période de micro ouvert
18 h 30 Suspension
19 h 30 Mme Paola Diadori
20 h 00 M. Giuseppe Mailo
20 h 30 Mme Clarissa Foley
21 h 00 Mme Lorraine Baker
21 h 30 Ajournement
Le vendredi 15 octobre 2010 (Salle 510 A et C du Palais des congrès de Montréal)
9 h 30 Mme Isabelle Krauss (091M)
10 h 15 Mme Nicole Charbonneau Baron (156M)
11 h 00 Mme Enante Emilius (109M)
11 h 45 M. Frédéric Sparer
12 h 15 Suspension
14 h 00 Association étudiante pour la justice sociale (141M)
15 h 00 M. Vaclav Vychytil (092M)
15 h 45 Mme Geneviève Lavoie (157M)
16 h 30 Mme Maria del Pilar Sarmiento Hernandez et Mme Sandrine Futcha (155M)
17 h 15 Mme Carole Lafrance (100M)
18 h 00 Période de micro ouvert
18 h 30 Ajournement
Tribune de médecins s’opposant à l’euthanasie et prônant une fin de vie naturelle -- Ste-Marthe-sur-le-Lac
Deux-Montagnes, le 29 septembre 2010 – C’est le mercredi 20 octobre prochain qu’aura lieu, à Ste-Marthe-sur-le-Lac, une tribune animée par des médecins s’opposant à l’euthanasie et prônant une fin de vie naturelle.
Pendant que se tiennent les consultations publiques de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (Commission mise sur pied par l’Assemblée nationale), six médecins viendront partager avec nous le fruit de leur expérience et réflexion auprès des malades et donneront leur point de vue sur cette importante question de l’euthanasie. Sachant qu'il règne beaucoup de confusion au sein de la population en regard des soins en fin de vie, ces médecins désirent informer la population afin qu’elle puisse mieux comprendre les enjeux.
Participeront à ces tribunes :
- Dr Joseph Ayoub, oncologue aux soins palliatifs autrefois directeur du Centre d’Oncologie à l’Hôpital Notre-Dame
- Dr Maurice Falardeau, fondateur de l’unité des soins palliatifs de l’Hôpital Notre-Dame
- Dre Catherine Ferrier, médecin en gériatrie à l’Hôpital général de Montréal
- Dr Bruno Gagnon, médecin en soins palliatifs au centre de santé de l’Université McGill
- Dr Nicholas Newman, chirurgien orthopédiste au CHUM et professeur agrégé de clinique à l’UdeM
- Dr François Brissette, Résident en neurologie, Université de Montréal
ENDROIT : Centre Communautaire de la ville de Ste-Marthe sur le lac
ADRESSE : 99 rue de la Mairie, à Ste-Marthe-sur-le-Lac, J0N 1P0
DATE : Mercredi, le 20 octobre 2010
HEURE : 19h30
COÛT : Contribution volontaire
POUR INFORMATIONS : Jean Deslauriers (450) 669-9932 jean.deslauriers-acommercial-gmail.com