Le Comité consultatif national d'éthique français rejette l'euthanasie et le suicide assisté
Sur le site de Pour une école Libre du 1er juillet 2013, cette nouvelle à transmettre à votre député... :
C'est en France. Le Parti socialiste français veut faire accepter l'euthanasie comme son pendant socialiste d'ici, le Parti québécois.Mais, en France, il existe des contre-pouvoirs et moins d'unanimisme (« la culture du consensus québécoise »).C'est pourquoi le Comité consultatif national d'éthique français vient de se prononcer majoritairement contre l'euthanasie et le suicide assisté. Un avis très attendu, sollicité par le président de la République. Le comité souhaite que la loi Leonetti soit mieux appliquée. La Loi Leonetti a pour objet d'éviter les pratiques d'euthanasie, et d'empêcher également l'acharnement thérapeutique (qualifié d'« obstination déraisonnable » dans le traitement des malades en fin de vie). Il permet ainsi au patient de demander, dans un cadre défini, l'arrêt d'un traitement médical trop lourd.Le président socialiste français François Hollande avait posé trois questions au Comité consultatif national d'éthique (le CCNE).- Comment rendre dignes les derniers moments d'un patient dont les traitements ont été interrompus ?- Comment appliquer les directives anticipées qu'a pu rédiger ce patient ?- Quelles pourraient être les modalités strictes qui accompagneraient un patient conscient, autonome, et souhaitant mettre un terme à sa vie ?Légaliser l'euthanasie ?Sans en employer les mots, il posait donc la question : faut-il à l'instar d'autres pays comme la Belgique, les Pays-Bas et bientôt semble-t-il le Québec, légaliser l'euthanasie ? Permettre à des médecins de donner la mort ? (...)Aujourd'hui, en majorité, les membres du comité ont souhaité ne pas modifier la loi Leonetti adoptée en 2005. Une minorité a émis un avis contraire.L'interdit maintenuL'actuelle loi refuse avant tout l'acharnement thérapeutique, quand le patient, à bout de traitements, est manifestement au terme de sa vie. Alors les médecins, en accord avec le patient lui-même s'il est conscient, avec ses proches, acceptent de le « laisser mourir ».Mais « laisser mourir » n'est pas « faire mourir ». L'interdit est maintenu. De même que l'assistance au suicide n'est pas légalisée.En revanche, le Comité d'éthique émet six recommandations pour que la loi soit réellement appliquée. Trop de patients sont encore abandonnés à leurs souffrances physiques et morales. « Il faut cesser cette indignité », écrit son président Jean-Claude Ameisen. Les soins palliatifs pour les patients en phase terminale, y compris à domicile, doivent être accessibles à tous. Avec notamment « la sédation profonde », qui plonge le malade dans une sorte de coma.(...)Rappelons que les opposants à l'euthanasie considèrent que ce qui est digne c'est la personne humaine, même chez un très grand malade, pas son euthanasie. Comme le documentaire ci-dessous le montre, c'est de moins en moins la souffrance qui est insupportable et indigne, alors que la gestion de la douleur physique est de plus en plus perfectionnée, mais c'est la sénescence, le fait de vieillir, de ne plus avoir d'avenir qui devient une douleur psychique et morale de plus en plus « indigne ». On risque alors de glisser de plus en plus au suicide assisté qui contraint des tiers, des médecins, de participer à ce suicide.
Quoi faire aujourd'hui et pendant l'été pour stopper le projet de loi qui permet l'euthanasie
Comme vous l'avez sûrement entendu, le projet de loi 52, qui vise à dépénaliser l'euthanasie, a été déposé à l'Assemblée nationale. Demain les députés s'en vont en vacances (vendredi le 14 juin) et à l'automne se pencheront sur ce projet de loi pour l'étudier. Le vote pour avaiiser le projet de loi se tiendra en automne ou tôt en 2014.
Maintenant, on peut faire 2 choses:
1) Contactez dès aujourd'hui votre député provincial. de préférence par téléphone. Votre élu doit connaître ce que vous pensez de ce mauvais projet de loi : dites-lui « NON à l’euthanasie et au suicide assisté, OUI à une mort digne, sans acharnement thérapeutique, avec soins palliatifs de qualité au besoin. » Encore mieux : visitez-le ou la en personne ! Si vous ne connaissez pas votre député, appelez l’Assemblée nationale :
Région de Québec : 418 643-7239
Numéro sans frais : 1 866 DÉPUTÉS (1 866 337-8837)
ou suivez ce lien.
2) L'été venu, les députés rentreront chez eux, dans leurs circonscriptions. Profitez-en pour les visiter lors des multiples épluchettes de blé d'Inde et autres événements auxquels ils assisteront. Allez les voir dans leur bureau de circonscription. Encore une fois, pour trouver leur adresse, il suffit d'aller sur le site de l'Assemblée nationale.
Quoi d'autre ?
Il y a d'autres choses que vous pouvez faire pour le plus grand bien de notre collectivité
1. Premièrement, l’essentiel : il faut se baisser la tête et prier ! Où que vous soyez, priez un moment pour que Dieu guérisse l’aveuglement spirituel de trop de nos concitoyens qui les mène à croire que le meurtre est un geste de compassion et le suicide un geste digne et salutaire. Demandons aussi pardon d’avoir pu contribuer de quelque façon à ce délabrement général du respect de la vie.
2. Parlez-en avec votre famille, vos amis et vos connaissances. Grands-parents, parlez-en avec vos enfants et petits-enfants, curé et pasteurs, parlez- en à vos ouailles.
Et n'oubliez surtout pas de faire suivre ce message à toutes vos connaissances. Il faut continuer à se battre pour contrer cette menace.
Pour la vie!

Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie
Avec votre appui, on peut contrer la menace de l'euthanasie et du suicide assisté au Québec. Merci de votre appui !
Le projet de loi pour légaliser l'euthanasie au Québec serait prêt à déposer, selon le Soleil
Le Soleil nous confirme ce que nous craignions déjà: La ministre Hivon aurait appliqué les touches finales sur son projet de loi qu'elle s'apprêterait à déposer avant la fin de la session parlementaire en cours, qui se termine le 14 juin.
(Québec) La ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, Véronique Hivon, s'apprête à déposer son projet de loi sur l'aide médicale à mourir au Québec. Ce sera la dernière pièce législative d'importance que présentera le gouvernement Marois d'ici la relâche parlementaire estivale, prévue le 14 juin.
Véronique Hivon donnera suite aux recommandations de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité dans les prochains jours, a-t-on confirmé au Soleil, lundi.
L'automne prochain, une commission parlementaire entendra une dernière fois, à l'Assemblée nationale, les groupes et les individus intéressés (avant que le projet de loi ne soit adopté). Cette consultation n'aura évidemment pas l'ampleur de celle de la commission spéciale ayant parcouru le Québec pendant de nombreux mois. Le projet de loi devrait être adopté sans trop de difficultés. Les partis politiques représentés à l'Assemblée nationale sont tous pour l'instauration d'une aide médicale à mourir.
Il en encore temps de communiquer votre désaccord avec votre député: c'est votre droit et votre devoir de le faire!
Suicide sur demande en Suisse? Une autre bonne raison de manifester à la Marche Printanière
Sur le site de Zenit.org du 17 mai 2013:
Dans un arrêt Alda Gross c Suisse (n° 67810/10) du 14 mai 2013, la deuxième Section de la Cour européenne des droits de l’homme a complété l’édification d’un droit individuel au suicide-assisté (c'est-à-dire à l’euthanasie consentie) au titre du droit au respect de la vie privée garanti à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Dans un arrêt adopté par seulement quatre voix contre trois, la Section justifie son jugement par la considération générale selon laquelle, « dans l'ère de sophistication médicale croissante combinée à l’allongement de l’espérance de vie, beaucoup de personnes ont le souci de ne pas être forcées de s'attarder dans la vieillesse ou dans des états de décrépitude physique ou mentale qui contredisent des convictions bien ancrées sur l'identité personnelle » (§ 58) [1].(...)Cette fois, dans l’affaire Alda Gross c Suisse, la Section a condamné, en substance, le fait que l’exercice effectif du droit au suicide assisté soit conditionné par des normes médicales, et que ces normes médicales excluent par principe le suicide assisté des personnes en bonne santé. En l’espèce, la demande de suicide ne concernait plus un « cas médical » de personne malade en fin de vie, mais une personne âgée bien-portante, mais lassée de vivre. Cette dame, ayant sollicité plusieurs médecins, s’est vue refuser la prescription médicale d’une dose mortelle de poison (pentobarbital sodique) au motif qu’étant en bonne santé, elle ne remplit pas les conditions fixées par le Code de Déontologie Médicale et les Directives éthiques de l’Académie de Médecine suisses.Selon le droit suisse l’incitation et l’assistance au suicide ne sont répréhensibles que lorsqu’ils sont commis pour des « motifs égoïstes » [2]. Lorsque le suicide est envisagé pour des motifs non-égoïstes, la Cour suprême fédérale Suisse [3] a précisé, en application de la législation relative aux drogues et médicaments [4], que le poison ne peut être délivré que sur prescription médicale et que cette prescription est conditionnée au respect par le médecin des règles de la profession, en particulier des directives éthiques adoptées par l’Académie de Médecine. Ces directives sont notamment relatives à l’état de santé du patient – qui doit être malade en fin de vie - et à l’expression de sa volonté ; elles visent à le protéger des pressions et décisions hâtives. Comme ailleurs en Europe, la pratique médicale est régie par des normes de natures diverses. En l’espèce, le législateur n’ayant pas adopté de régime légal spécifique précisant les modalités de la pratique du suicide assisté (malgré sa tentative entre 2009 et 2001), ce sont les règles existantes du droit médical qui trouvent à s’appliquer ; or ces règles excluent la délivrance d’une telle substance à une personne bien-portante.C’est sur ce point que la majorité de la Section a censuré le droit suisse : elle a estimé qu’il n’appartient pas aux normes déontologiques, mais à la loi, de fixer les conditions de prescription du poison. Ce jugement repose sur l’idée que le suicide ayant acquis la qualité de liberté et de doit individuel (§ 66), une nome déontologique ne peut faire obstacle à son exercice : il revient à la loi d’encadrer son exercice, même si celui-ci se réalise au moyen de l’art médical. Cette conclusion découle très logiquement de prémisses caractéristiques de l’individualisme libéral quant aux droits de l’homme et à la médecine, à savoir que leur finalité première serait de servir la volonté individuelle, même la volonté de mort, plus encore que de protéger et de soigner les personnes. Ce nouvel arrêt s’inscrit dans le coutant libéral de la jurisprudence de la Cour qui fait de l’autonomie individuelle la valeur majeure de la Convention, primant même le respect de la vie [5] et les règles nationales d’ordre public.Concrètement, cet arrêt met en œuvre cette approche libérale en faisant sortir la décision d’accorder le poison du champ médical pour l’intégrer dans celui des libertés publiques. La Cour a déjà procédé de la sorte sur l’encadrement de l’avortement en Pologne [6] et en Irlande [7]. Si cet arrêt devient définitif, la Suisse devra adopter un cadre juridique légal fixant le détail des conditions d’exercice du droit au suicide assisté pour toute personne indépendamment de son état de santé. Ce cadre pourra tout aussi bien confirmer les normes déontologiques (déjà consacrées par la Cour suprême suisse) que les contredire.(...)L’arrêt n’a pas jugé utile d’adresser ces points, ni de considérer la marge d’appréciation dont devrait bénéficier la Suisse dans l’encadrement du suicide assisté, tout comme il a omis de citer l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) qui a recommandé « l’interdiction absolue de mettre intentionnellement fin à la vie des malades incurables et des mourants » (Recommandation 1418 (1999) et déclaré que « L’euthanasie, au sens de tuer intentionnellement, par action ou par omission, une personne dépendante, dans l’intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite » (Résolution 1859, 2012).Le gouvernement suisse dispose d’un délai de trois mois pour demander le renvoi de cette affaire devant la Grande Chambre. Espérons qu’il le fasse, et qu’il soit entendu.Grégor PuppinckDirecteur du European Centre for Law and Justice.NOTES[1] § 58 : “the Court has considered that, in an era of growing medical sophistication combined with longer life expectancies, many people are concerned that they should not be forced to linger on in old age or in states of advanced physical or mental decrepitude which conflict with strongly held ideas of self and personal identity”.[2] C. pénal suisse, art. 115.[3] Arrêt du 3 Novembre, BGE 133 I 58[4] Loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes et Loi fédérale du 15 décembre 2000 sur les médicaments et les dispositifs médicaux.[5] Voir Aymeric d’Alton, « La notion d’autonomie personnelle en droit européen des droits de l’homme approche de philosophie du droit », Centre de philosophie du droit de l’Université Montesquieu Bordeaux IV, Revue de laB.P.C., I/2009.[6] Voir depuis Tysiac c. Pologne, n° 5410/03, 20 mars 2007.[7] A. B. et C. c. Irlande, [GC], N° 25579/05, 16 décembre 2010.[8] Affaire X et autres c. Autriche, [GC], N° 19010/07, 13 février 2013.
Susan Griffiths est morte, elle s'est suicidée aujourd'hui
Un suicide prévu, annoncé, aux yeux de tous. Une terrible blessure dans notre humanité. Sur le site de Radio-Canada du 25 avril 2013:
(Susan Griffiths)
La Winnipégoise Susan Griffiths, qui avait décidé de se rendre en Suisse où le suicide assisté est légal, est morte un peu avant 7 h, heure centrale, jeudi matin.
Mme Griffiths, qui était âgée de 72 ans, souffrait d'atrophie multisystématisée, une maladie dégénérative incurable qui entraîne de vives douleurs et qui détruit le corps peu à peu.Susan Griffiths avait quitté le Canada au début d'avril pour préparer sa mort, qui devait survenir environ deux semaines plus tard.(...)Dans les instants précédant sa mort, Mme Griffiths a marché, parlé et chanté avec sa famille dans les jardins d'une propriété que possède Dignitas à l'extérieur de Zurich.Puis Susan Griffiths est retournée dans les locaux de l'établissement où elle a ingurgité la première des deux boissons qui allaient l'aider à mettre fin à ses jours. Une demi-heure plus tard, elle a avalé la seconde potion.Selon des membres de sa famille, elle est décédée une vingtaine de minutes plus tard paisiblement, conformément à ce qu'elle avait souhaité.
Sur le site de Radio-Canada du 25 avril 2013, l'état actuel de la législation au Canada:
Au Canada, l'euthanasie et le suicide assisté sont des actes criminels passibles de peines d'emprisonnement.
C'est le Parlement du Canada qui définit les infractions criminelles, mais il revient à chaque province d'appliquer le Code criminel. Ainsi, c'est le procureur général de chaque province qui détermine s'il y a lieu de porter des accusations.Par ailleurs, en vertu du droit à l'autonomie reconnu par le Code civil du Québec, les personnes ont le droit de refuser ou d'arrêter des traitements, même si la mort en résulte. Une personne peut aussi, en vertu du Code civil, faire connaître à l'avance ses volontés sur les soins qu'elle recevra en fin de vie.
Célébrer la vie plutôt que le suicide... Réflexion sur le cas de Sue Griffiths qui veut se suicider aujourd'hui
Sur le blog de Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l'euthanasie), cet article du 24 avril 2013:
(C'est aujourd'hui que Sue Griffiths veut se suicider, en Suisse)
Sue Griffiths de Winnipeg, MB est la dernière personne à faire connaître son désir d’avoir de l’aide pour se suicider et ses efforts sont célébrés par la presse.La semaine dernière, son appel au Parlement pour rouvrir la question du suicide assisté a été largement rapporté pendant qu’elle se préparait à aller à Dignitas, une clinique en Suisse qui aide les gens à se tuer.Mme Griffiths a une atrophie des systèmes multiples, une maladie neurologique dégénérative qui provoque des douleurs pour environ la moitié des personnes atteintes. Les photos la montrent debout, marchant et utilisant ses mains, alors elle n'est certainement pas une personne qui est «physiquement incapable de se suicider sans aide». Elle est décrite comme une personne qui est responsable de sa vie, mais elle veut apparemment avoir quelqu'un d'autre pour prendre la responsabilité de sa mort.(...)Nous avons une politique de prévention des suicides, à juste titre. Nous appliquons cette politique à des personnes dont le désespoir naît de difficultés sociales ainsi que psychologiques, aux adolescents victimes d'intimidation, aux personnes LGBT qui ont été persécutées, aux Autochtones aux prises avec la pauvreté et la perte du patrimoine culturel, ainsi qu’aux survivants de la violence domestique. Les personnes en situation de handicap, qui n'ont pas de services et de soutien pour vivre dans leurs maisons et être intégrées dans leurs communautés, font face à la même discrimination ainsi qu’aux facteurs de stress sociaux. Les politiques et les services de prévention du suicide doivent être appliqués de manière égale aux personnes handicapées et non handicapées, sans biais ni préjugé sur la qualité de vie avec une déficience. La société doit commencer à s'attaquer à la discrimination sous-jacente et la stigmatisation qui créent les conditions dans lesquelles la plupart des personnes ayant des incapacités vivent.Nous devrions nous demander: pourquoi est-ce que personne n’essaie d’arrêter Susan Griffiths de se suicider? Faut-il permettre que les réalités quotidiennes de la vie en situation de handicap deviennent une raison suffisante pour obtenir de l'aide à mourir? Est-ce que l'orgie médiatique autour de son histoire ne signifie pas que nous croyons que les réalités quotidiennes de la vie avec un handicap sont une raison suffisante pour obtenir de l'aide à mourir? Est-ce que les médias devraient mordre à l'hameçon chaque fois qu'une personne avec une déficience étale son suicide sur la place publique.
La Winnipégoise exilée en Suisse se suicidera cette semaine. Où sont les organismes de combat contre le suicide en Suisse?
Sur le site de Radio-canada du 23 avril 2013:
(Malheur à celui qui scandalise un coeur d'enfant...)
Susan Griffiths, 72 ans, qui souffre d'atrophie multisystématisée, devrait voir le bout du tunnel cette semaine, après qu'un médecin suisse a confirmé qu'elle était psychologiquement prête à mettre fin à ses jours.
La Winnipégoise atteinte d'une maladie dégénérative incurable a quitté le Canada, début avril, pour la Suisse où le suicide assisté est légalisé.Susan Griffiths doit rencontrer son médecin deux fois en trois jours, afin qu'il s'assure que la décision de mettre fin à sa vie est bien la sienne.« Même le médecin que nous avons rencontré aujourd'hui et d'autres membres du personnel médical ont dit la même chose. S'ils avaient la même maladie que moi, ils feraient exactement la même chose que moi. Intéressant », a déclaré Susan Griffiths au crépuscule de sa vie.Sa deuxième visite est prévue mercredi. Cette rencontre est requise par la loi afin de s'assurer que le patient n'a pas changé d'avis, et qu'il puisse l'exprimer le cas échéant.Après quoi, le médecin pourra prescrire la dose mortelle de médicament à Susan Griffiths, en vue du suicide assisté, jeudi.La Winnipégoise qui eut jadis une vie active est confinée dans un fauteuil roulant dont elle sera bientôt libérée. « Porter des vêtements fait mal. Où que ce soit sur ma peau, cela me fait mal », se plaint-elle.(...)« De temps en temps, ma petite-fille Emma a de la peine. On est en train de rire à propos de quelque chose et ensuite, elle commence à pleurer », avoue Mme Griffiths.Ses proches emplissent ses derniers instants de souvenirs, qui la confortent dans le fait qu'elle ait pris la bonne décision puisque sa maladie la prive peu à peu de liberté.« Je voudrais juste que l'ancienne moi soit de retour, mais cela n'arrivera pas, donc je pourrais juste en finir le plus tôt possible. C'est dur de croire que le temps est venu ».
La seule qui semble avoir un peu de bon sens, c'est la petite fille Emma, qui, à chaque fois qu'elle revient à la réalité, se met à pleurer. Sa grand-mère va se suicider et les membres de sa famille sont assez sans coeur pour l'accepter...
La Cour d'appel de Colombie-Britannique se penche sur le suicide assisté
Des débats qui peuvent avoir des conséquences pour tout le Canada. Sur le site de Radio-Canada du 19 mars 2013:
(Russel Ogden, porte parole de la fondation Farewell, travaillant au suicide d'une population canadienne dépressive)
La lutte pour le droit au suicide assisté a repris lundi en Cour d'appel de la Colombie-Britannique. Le gouvernement fédéral conteste une décision d'un juge de première instance qui a annulé un article du Code criminel interdisant le suicide médical assisté, puis a confié au gouvernement la tâche de réécrire la loi.
La décision rendue l'an dernier par la juge Lynne Smith, qui suspendait néanmoins son jugement pendant un an pour laisser le temps à la Chambre des communes de rédiger une nouvelle loi, avait du même coup accordé une exemption à Gloria Taylor, la plaignante principale dans l'affaire.
Mme Taylor est décédée d'une infection l'an dernier.
(...)
La fondation Farewell, une association provinciale qui veut proposer des services liés au suicide assisté, prendra également part à l'audience et plaidera pour la cause. La fondation a cependant choisi de ne pas attendre un jugement et a déjà mis au point un protocole pour que ses membres puissent assister le suicide d'un autre membre.Le porte-parole de la fondation, Russell Ogden, affirme que certains des membres ne veulent pas mourir seuls et veulent s'assurer que leurs décès soient signalés de manière appropriée aux coroners et à la police.
Il importe que l'interdiction du suicide assisté soit rapidement réinscrite dans la loi.
Une manifestation contre l'euthanasie et le suicide assisté organisée à Québec
(Manif contre l'euthanasie à Strasbourg)
J'ai reçu ce qui suit par courriel hier soir:
Québec, le 14 février 2013,
Chères Québécoises et Québécois,
Le gouvernement du Québec s’apprête à légiférer d’ici la fin de juin 2013 pour permettre l’euthanasie ( déguisée en aide médicale à mourir ) pour les citoyens du Québec âgés de plus de 18 ans, qui ont une maladie grave et irréversible, qui souffrent de douleur physique ou psychologique et qui ne peuvent pas être soulagés par la médecine moderne et qui en font la demande. Cette démarche légaliste est en contravention du code criminel canadien qui bannit toute forme d’homicide, d’euthanasie ou de suicide assisté. C’est inacceptable de considérer cet expédient plutôt que de développer des soins palliatifs universels tel que recommandé par la commission parlementaire « Mourir dans la dignité ».
Je vous invite donc à une manifestation publique qui aura lieu samedi le 9 mars prochain , devant le parlement de Québec, en face de la fontaine de Tourny, de 13 h à 16 h. Il est essentiel que nous fassions connaître notre opposition à ce projet de loi qui va sérieusement menacer à long terme l’intégrité physique des personnes les plus vulnérables de notre société. Parlez-en à votre entourage et invitez-les, écrivez à votre député pour lui faire part de votre opinion.
Vous pouvez apporter vos propres pancartes sur place; il y en aura un certain nombre sur le site pour ceux qui le désirent. Vous pouvez stationner votre voiture au stationnement du palais des congrès ou à celui du Carré D’Youville. Cette manifestation se fera dans le calme et la sérénité. Il nous faut proclamer la vérité dans l’amour : Éphésiens 4,15.
Pour ceux qui voudraient nous donner un coup de main lors de cette manifestation, votre aide sera la bienvenue. J’aimerais aussi connaître le nombre de personnes qui vont participer à la manifestation. Je joins mon courriel. Si vous avec des questions, n’hésitez pas à m’en faire part.
Au plaisir de se retrouver en grand nombre devant le parlement de Québec.
Marc Bergeron, organisateur principal, Québec
Courriel : [email protected]
L'euthanasie est à nos portes -- il faut agir !
Il est temps de sonner l’alarme !
L’euthanasie est à nos portes. Nous n’avons que quelques semaines (trois ou quatres mois tout au plus) pour faire reculer nos députés élus à l’Assemblée nationale pour qu’ils disent « non » à un projet de loi, bientôt déposé par le Parti Québécois, qui visera la dépénalisation de l’euthansie au Québec.
En légalisant l’euthanasie, on crée en quelque sorte un « droit » au suicide. Et lorsque le suicide devient un droit assuré et encadré par l’État, cela donne la permission à certains individus d’en tuer d’autres, selon certains critères (cela vous rappelle quelquechose ?) et l’obligation pour les contribuables de payer le tout ! Pour certaines personnes, cela fera apparemment leur affaire, car ils auront leur mort « propre » et « sans douleur ». Par contre, d’autres personnes (vieillards, personnes handicapées, personnes seules et démunies, personnes dépressives) se sentiront contraintes à demander la mort, à la suite de pressions morales (que ce soit à cause d’une famille impatiente, d’un manque de lits dans les hôpitaux, de chicanes de succession, d’un soutien déficient, etc.).
Il y a aussi le changement sociétal global et majeur qu’une telle politique apportera : dorénavant, le suicide devient une solution aux multiples problèmes de la vie. Comme ces jumeaux belges de 45 ans qui ont reçu la piqûre fatale sous le prétexte qu’ils étaient sourds et craignaient une prochaine cécité, d’autres faisant face à des défis physiques et psychologiques feront à leur tour la queue à la clinique d’euthanasie (voir, p. ex. : « Ma mère a été euthanasiée sans que le médecin ne me prévienne... » )
On tente de nous rassurer en disant que la nouvelle loi sera bien « balisée ». Pour qui nous prennent-ils ?! N’apprendrons-nous jamais de l’histoire ? Prenez parmi plusieurs cas possibles celui de la légalisation de l’avortement. Lorsque cet acte a été légalisé en 1969, il y avait des balises, des critères. Il fallait pour avorter l’aval d’un comité de trois médecins. Il fallait de « bonnes raisons médicales ». Certains, sans doute, prédisait qu’il y aurait tout au plus au Québec quelques centaines d’avortements par année. Dans les premières années, ce fut le cas. En 1971, il y avait autour de 1000 avortements au Québec. Mais le chiffre alla grandissant jusqu’en 1988, où, avec l’arrêt Morgentaler, toutes les belles balises se sont effondrées, pour ne laisser qu’un vide juridique. Nous sommes aujourd’hui rendus à 30 000 avortements par année au Québec, 100 000 au Canada. C’est l’avortement sur demande, pour n’importe quelle raison, jusqu’à la naissance. Voilà la progression en 40 ans. Je ne vois pas en quoi l’euthanasie sera différente : d’ici quelques années, ce qui s’est produit avec l’avortement se reproduira pour l’euthanasie.
Que faire ?
Selon moi, il y a cinq choses qui doivent être faites immédiatement pour arrêter ce projet de loi imminent.
1. Premièrement, l’essentiel : il faut se baisser la tête et prier ! Où que vous soyez, priez un moment pour que Dieu guérisse l’aveuglement spirituel de trop de nos concitoyens qui les mène à croire que le meurtre est un geste de compassion et le suicide un geste digne et salutaire. Demandons aussi pardon d’avoir pu contribuer de quelque façon à ce délabrement général du respect de la vie.
2. Deuxièment, signez le « Manifeste » du Collectif des médecins pour le refus médical de l’euthanasie.
3. Troisièment, et c’est très imporant : Contactez dès que possible votre député provincial. Votre élu doit connaître ce que vous pensez de ce mauvais projet de loi qui sera déposé sous peu : dites-lui « NON à l’euthanasie et au suicide assisté, OUI à une mort digne, sans acharnement thérapeutique, avec soins palliatifs s’il le faut. » Encore mieux : visitez-le ou la en personne ! Si vous ne connaissez pas votre député, appelez l’Assemblée nationale :
Région de Québec : 418 643-7239 Numéro sans frais : 1 866 DÉPUTÉS (1 866 337-8837) ou suivez ce lien.
4. Parlez-en avec votre famille, vos amis et vos connaissances. Grands-parents, parlez-en avec vos enfants et petits-enfants, curé et pasteurs, parlez en à vos ouailles, évêques, mobilisez vos diocèses et chacun de vous : préparez-vous à une mobilisation générale qui est sur le point de voir le jour. (J’espère vous donner d’autres détails dans un prochain message.)
5. Donnez nous les moyens de diffuser nos annonces contre l'euthanasie à la télévision, à la radio et dans les autres médias. Nous sommes présentement en train de traduire et d'adapter pour le Québec une annonce contre l'euthansie qui a été diffusée à la télévision en Ontario.
Avec votre appui, nous serons en mesure de faire la vérité sur les dangers de l'euthanasie pour le Québec. Merci de votre appui !
Et n'oubliez surtout pas de faire suivre ce message à toutes vos connaissances. Il est vraiment minuit moins 5 pour l'euthanasie au Québec. Il est temps de s'activer pour contrer cette menace.
Pour la vie !
Georges Buscemi , président
Pour en savoir plus sur l'euthanasie et le suicide assisté,
les risques et les dérives possibles >>
