Vous pouvez communiquer avec les sénateurs pour soutenir les opposants au projet de loi s-225
(Photo : Mightydrake sur wikimédia.org, licence creative commons)
Deux sénateurs viennent de déposer un projet de loi sur le suicide assisté. Si une société choisit d’institutionnaliser le suicide, qu’elle ne se surprenne pas que ce fléau se répande d’autant plus au sein de la population. On ne peut pratiquer le suicide d’un côté et tenter de convaincre que le suicide n’est pas une option de l’autre. (...) La transformer en une affaire publique et transformer les soignants en complices de suicide (ou auteurs de mort induite avec l’euthanasie) change radicalement la médecine et même l’État de droit, fondé sur l’interdiction de s’entre-tuer. La Belgique en est rendue à obliger les foyers pour aînés à avoir une « boutique d’euthanasie ». Sachant combien les personnes âgées sont influençables, c’est une honte indescriptible. Mais c’est là qu’on s’en va comme société si on ouvre la porte à la mort induite médicalement. Améliorons les soins palliatifs (soins de confort, de dignité et d’autonomie) et nous éviterons toute cette dégénérescence sociale. C’est d’ailleurs la conclusion du Sénat dans chacun des rapports qu’il a produits à ce sujet. Le Sénat n’est-il pas là pour protéger la population vulnérable ?
Ward O’Connor
Montcerf-Lytton (Québec)
Pour contacter les sénateurs, voici la liste des courriels :
[email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected]
Un projet de loi au Sénat pour légaliser le suicide assisté et l'euthanasie
Pour voir le projet de loi, vous pouvez consulter le site du parlement. Le site du journal Métro du 2 décembre 2014 précise :
(Photo : jean-louis zimmermann sur flickr.com, licence creative commons)
Si le projet de loi était adopté au Sénat, il reviendrait alors aux Communes où se tiendrait enfin le débat que le député Fletcher réclame depuis quelques années. Les sénateurs croient possible d’en arriver là avant le printemps prochain.
L'Euthanasia Coalition Prevention a commenté ce projet de loi. En voici un extrait (traduction libre) :
La sénatrice Nancy Ruth et le sénateur Larry Campbell ont introduit au Sénat le projet de loi privé S 225, un projet de loi qui légalise l'euthanasie par injection létale et le suicide assisté par prescription mortelle. Ce projet de loi est basé sur le projet de loi privé du député Stephen Fletcher introduit plus tôt cette année.
(…)
Le langage utilisé par le Sénat pour le projet de loi S 225 est volontairement permissif. Le projet de loi est conçu pour protéger les médecins qui tuent par injection létale ou aident au suicide de leurs patients. Il n’est pas conçu pour protéger les patients.Le projet de loi autorise spécifiquement l'euthanasie et le suicide assisté pour les personnes handicapées.
Le projet de loi permet l'euthanasie ou le suicide assisté pour les « souffrances psychologiques. » Le terme « souffrance psychologique » n’est pas défini.
Le projet de loi n’est pas limité aux cas de maladie terminale.
Le projet de loi exige que le médecin rapporte la mort après qu'elle ait déjà eu lieu. Cela suppose que les médecins vont dénoncer leur propre abus par rapport à la loi. Comme le patient est mort, lorsque l'acte est signalé, par conséquent, il n’existe pas de protection réelle du patient.
Les personnes handicapées s’opposent généralement à l'euthanasie et au suicide assisté. Le Conseil des Canadiens avec déficiences (CCD) est intervenu à la Cour suprême du Canada concernant l'euthanasie et le suicide assisté. La porte-parole pour les médias de presse de CCD, Catherine Frazee, a déclaré :
Dans les pays où le suicide assisté/euthanasie est légal, les principales raisons invoquées par les mourants ne sont pas liées à la douleur, mais plutôt à la sensation de « perdre sa dignité et de l'autonomie » et de « devenir un fardeau pour la famille et les amis ».
(…)
Espérons que les députés conservateurs continueront de s'opposer à la légalisation de meurtres médicaux.
Brittany Maynard le savait-elle ?
(Photo : Phillip Johnson, atteint du cancer du cerveau, refuse le suicide assisté. Dans une lettre publiée (en anglais) la semaine dernière, il expliquait pourquoi le « choix » de Brittany n'était pas une solution valable.)
Brittany Maynard a choisi le suicide parce qu'elle avait un cancer du cerveau déclaré incurable il y a quelques mois. Mais les associations de promotion du suicide assisté et de l'euthanasie qui la poussaient à faire une démarche publique pour faire avancer l'idéologie d'une mort sur demande lui avaient-elles transmis cette dernière information parue il y a une semaine ? Sur le site de tva du 25 octobre 2014:
Des scientifiques de l'Université Harvard ont annoncé avoir fait une percée majeure dans la bataille contre le cancer du cerveau.
Les chercheurs ont fait savoir vendredi qu'ils avaient réussi à fabriquer des cellules souches modifiées pour produire des toxines qui peuvent tuer les cellules cancéreuses au cerveau.Selon les scientifiques, les cellules souches modifiées ne vont pas seulement tuer les cellules cancéreuses mais aussi le faire sans subir de dommages et sans endommager les cellules saines environnantes.
Ces progrès scientifiques prometteurs auraient pu donner de l'espoir à Brittany qui, il y a quelques jours encore, hésitait à choisir la mort si tôt. Bien qu'elle ne remettait pas en question son choix du suicide assisté, elle mentionnait il y a quelques jours à peine, qu'elle remettait en question la date du 1er novembre. Donc, elle manifestait ainsi ce que tous les organismes de lutte au suicide connaissent chez toute personne en proie aux idées suicidaires, des forces de vie qui s'opposent aux forces de mort. Entourée par des organismes sans scrupules l'utilisant comme icône pour promouvoir la cause du suicide, il était certainement difficile pour elle de repousser la date d'une mort qui avait été annoncée mondialement.
La mort de Brittany est un signe de désespérance et un abandon à la désespérance comme solution. D'autres personnes vivent la même souffrance qu'elle vivait, et choisissent de vivre. Je vous invite à lire le témoignage (en anglais) de cette personne qui vit également avec un cancer du cerveau et qui refuse de se donner la mort.
Lire la suite
Des chambres-mouroirs pour le tourisme de la mort...
Un vocabulaire sinistre pour une réalité macabre. Sur le site de la Tribune de Genève du 12 septembre 2014 :
L’association Exit alémanique souhaite ouvrir une nouvelle chambre-mouroir à Bâle.
(...)
Les autorités locales et les habitants ne voient pas cette perspective d'un bon œil. Ils craignent, vu la proximité des frontières, que cela ne génère un tourisme de la mort dans leur village.
Un véritable film d'horreur...
Lire la suiteUn ex-infirmier américain qui « aide » les gens, dont une jeune canadienne, à se suicider...
Sur le site du Journal de Montréal du 10 septembre 2014 :
Un juge du Minnesota a déclaré coupable mardi un ex-infirmier de 52 ans, d’avoir aidé une étudiante de 18 ans originaire d’Ottawa à s’enlever la vie en 2008. (...)
«Ça ne changera rien à ce qui est arrivé et à ce que j’ai perdu, mais ça envoie tout de même un message clair que c’est illégal de faire ça», a réagi la mère de l’adolescente, Deborah Chevalier.(...)
L'aide au suicide, comme l'euthanasie, doit demeurer illégale au Canada.
Lire la suiteDes chambres-mouroirs pour le tourisme de la mort...
Un vocabulaire sinistre pour une réalité macabre. Sur le site de la Tribune de Genève du 12 septembre 2014 :
(Photo: wikipédia sans copyright)
L’association Exit alémanique souhaite ouvrir une nouvelle chambre-mouroir à Bâle.
(...)
Les autorités locales et les habitants ne voient pas cette perspective d'un bon œil. Ils craignent, vu la proximité des frontières, que cela ne génère un tourisme de la mort dans leur village.
Un véritable film d'horreur...
Un ex-infirmier américain qui « aide » les gens, dont une jeune canadienne, à se suicider...
Sur le site du Journal de Montréal du 10 septembre 2014 :
(Banc dédié à la mémoire de Nadia Kajouji, étudiante de l'Université de Carleton, près du Canal Rideau où elle est décédée en 2008.)
(Photo : Ian Hunter sur flickr.com, licence creative commons)
Un juge du Minnesota a déclaré coupable mardi un ex-infirmier de 52 ans, d’avoir aidé une étudiante de 18 ans originaire d’Ottawa à s’enlever la vie en 2008. (...)
«Ça ne changera rien à ce qui est arrivé et à ce que j’ai perdu, mais ça envoie tout de même un message clair que c’est illégal de faire ça», a réagi la mère de l’adolescente, Deborah Chevalier.(...)
L'aide au suicide, comme l'euthanasie, doit demeurer illégale au Canada.
Le philosophe Michel Onfray a « aidé » à faire disparaître sa femme...
Sur le site de 20 minutes.ch du 27 août 2014 :
(Photo : amorph sur flickr.com, licence creative commons)
(...)«C'est moi qui l'ai aidée à disparaître, c'est moi.» Surpris, le journaliste de La Première lui demande alors comment il a fait. «Vous l'imaginez bien, mais je ne veux pas impliquer des gens qui m'ont aidé.» Et le fait que l'assistance au suicide soit illégale en France? «Oui, c'est illégal, sauf que ça se fait partout», assume le célèbre philosophe et écrivain français. (...)
Oui, beaucoup de meurtres se font partout. Cela ne devient pas plus acceptable pour autant. Après de tels aveux, qu'attend maintenant la justice française pour inculper Michel Onfray?
L'interdiction du suicide assisté a sauvé la vie du compositeur Andrew Lloyd Weber
(Photo : Paloma + Luismi sur flickr.com, licence creative commons)
L'auteur de la musique de la comédie musicale Cats a songé à s'exiler en Suisse pour subir le suicide assisté. Une profonde dépression lui imposait cette pensée obsédante. Maintenant qu'il va mieux, il trouve cette idée « stupide et ridicule ». L'information se retrouve sur le site National Review.com (via Euthanasia Coalition Prevention) du 17 juillet 2014.
Si le suicide assisté était légal en Grande-Bretagne, il n'aurait pas hésité à commettre cette monumentale erreur...
Australie : aucun remord pour un médecin ayant aidé au suicide d'un homme de 45 ans, en santé mais dépressif
Sur le site du Huffington Post du 24 juillet 2014 :
(Photo : Ratel sur wikipédia, sans copyright)
(Le Dr Philip Nitschke, fondateur de l'action militante Exit International)
Un médecin, fer de lance de la campagne en faveur de l'euthanasie en Australie, a été suspendu du Conseil de l'ordre des médecins, qui l'accuse d'avoir aidé au suicide d'un homme qui ne souffrait d'aucune maladie physique. (...)
En France, un médecin qui a euthanasié sans consentement 7 patients a eu toute la sympathie des mouvements pour « mourir dans la dignité ». De plus en plus apparaîtra, comme dans le cas du Dr Bonnemaison que plus encore que le suicide sur demande, ces mouvements soutiendront l'euthanasie des patients dont la vie leur paraîtra « indigne », par « compassion », ce qui de tout temps, y compris sous les nazis en Allemagne fut la raison invoquée pour soutenir les revendications en faveur de l'euthanasie.
