Le philosophe Michel Onfray a « aidé » à faire disparaître sa femme...
Sur le site de 20 minutes.ch du 27 août 2014 :
(Photo : amorph sur flickr.com, licence creative commons)
(...)«C'est moi qui l'ai aidée à disparaître, c'est moi.» Surpris, le journaliste de La Première lui demande alors comment il a fait. «Vous l'imaginez bien, mais je ne veux pas impliquer des gens qui m'ont aidé.» Et le fait que l'assistance au suicide soit illégale en France? «Oui, c'est illégal, sauf que ça se fait partout», assume le célèbre philosophe et écrivain français. (...)
Oui, beaucoup de meurtres se font partout. Cela ne devient pas plus acceptable pour autant. Après de tels aveux, qu'attend maintenant la justice française pour inculper Michel Onfray?
L'interdiction du suicide assisté a sauvé la vie du compositeur Andrew Lloyd Weber
(Photo : Paloma + Luismi sur flickr.com, licence creative commons)
L'auteur de la musique de la comédie musicale Cats a songé à s'exiler en Suisse pour subir le suicide assisté. Une profonde dépression lui imposait cette pensée obsédante. Maintenant qu'il va mieux, il trouve cette idée « stupide et ridicule ». L'information se retrouve sur le site National Review.com (via Euthanasia Coalition Prevention) du 17 juillet 2014.
Si le suicide assisté était légal en Grande-Bretagne, il n'aurait pas hésité à commettre cette monumentale erreur...
Australie : aucun remord pour un médecin ayant aidé au suicide d'un homme de 45 ans, en santé mais dépressif
Sur le site du Huffington Post du 24 juillet 2014 :
(Photo : Ratel sur wikipédia, sans copyright)
(Le Dr Philip Nitschke, fondateur de l'action militante Exit International)
Un médecin, fer de lance de la campagne en faveur de l'euthanasie en Australie, a été suspendu du Conseil de l'ordre des médecins, qui l'accuse d'avoir aidé au suicide d'un homme qui ne souffrait d'aucune maladie physique. (...)
En France, un médecin qui a euthanasié sans consentement 7 patients a eu toute la sympathie des mouvements pour « mourir dans la dignité ». De plus en plus apparaîtra, comme dans le cas du Dr Bonnemaison que plus encore que le suicide sur demande, ces mouvements soutiendront l'euthanasie des patients dont la vie leur paraîtra « indigne », par « compassion », ce qui de tout temps, y compris sous les nazis en Allemagne fut la raison invoquée pour soutenir les revendications en faveur de l'euthanasie.
La Cour Suprême du Royaume-Uni refuse le suicide assisté
Sur le site de challenges.fr du 25 juin 2014 :
(La tour de Londres)
(Photo : Carlos Delgadosur wikipédia.org, licence creative commons)
Les juges de la Cour suprême britannique, par sept voix contre deux, ont dit non mercredi au suicide assisté, à la suite de deux affaires qui ont relancé le débat sur l'euthanasie au Royaume-Uni. (...)
Aux termes de la loi britannique, toute personne qui aide une autre à se suicider est passible de 14 années de prison.
C'est le dr Bonnemaison qui doit être heureux de ne pas être Anglais...
Le suicide assisté rejeté au gouvernement
Sur le site du journal Le Devoir du 27 mars 2014 :
(La ministre des Transports, Lisa Raitt)
(Photo : .:Axle:. sur flickr.com, licence creative commons)
Les députés conservateurs interrogés à propos de l’initiative de leur collègue se sont montrés très réticents à l’appuyer, bien qu’ils soient unanimes à se dire solidaires de M. Fletcher. Le ministre de la Justice, Peter MacKay, a rappelé qu’un projet de loi similaire de la bloquiste Francine Lalonde avait été défait en 2010 parce que le gouvernement n’appuie pas le suicide assisté. « Cela n’a pas changé. »
La ministre des Transports, Lisa Raitt, se dit mal à l’aise. « Je suis aussi une catholique romaine et je prends très au sérieux les enjeux reliés à tout ceci. Et c’est pour cela que, personnellement, je ne suis pas en faveur du suicide assisté. »
La ministre d’État (développement social), Candice Bergen, dit avoir vu sa soeur mourir du cancer. Elle croit que la solution réside dans l’amélioration des soins palliatifs. « Personnellement, je ne pense pas qu’on doive accélérer la fin. » D’ailleurs, les éléments pro-vie du caucus conservateur, tels queMaurice Vellacott et Mark Warawa, disent tous préférer les soins palliatifs.
On trouve aussi des Québécois qui divergent d'opinion au gouvernement... Sur le site du journal La Presse du 27 mars 2014 :
«Je crois que c'est bien d'avoir ce débat-là, a déclaré le député québécois Maxime Bernier. M. Fletcher est bien placé pour le réinitier et j'ai bien hâte de lire son projet de loi.»
«Je suis ouvert à la réflexion, a renchéri le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu. Québec a emmené une bonne réflexion à ce niveau-là. Il semblait y avoir tout un consensus social. M. Fletcher ramène le débat au niveau fédéral et c'est intéressant de l'avoir.»
Il faudra s'en souvenir aux prochaines élections...
Un député conservateur veut permettre le suicide assisté dans « certaines circonstances »
Sur le site du journal La Presse du 26 mars 2014 :
(Steven Fletcher)
(Photo : VAC-ACC sur flickr.com, licence creative commons)
(...)Steven Fletcher, qui avait été écarté du cabinet l'été dernier par le premier ministre Stephen Harper, souhaite abolir dans certaines circonstances l'interdiction du suicide assisté prévue dans le Code criminel. Il propose aussi de créer une commission fédérale qui assurerait le suivi de la pratique à l'échelle canadienne.(...)
Il n'y a pas de « circonstances » qui tiennent. Si le suicide assisté est un « bienfait », il serait discrimatoire de l'interdire à certains.
Un candidat à ne pas élire aux prochaines élections. Et un parti à surveiller de près...
Suicide d'un couple en Hollande parce qu' « Il est temps d'aller au four »...
Sur le blog de Jeanne Smits du 5 février 2014 :
(Photo : François GOGLINS sur wikimedia.org, licence creative commons)
(...)David et Willemke n'étaient pas particulièrement malades, seulement bien âgés et inquiets de devoir abandonner leur maison pour une maison de retraite médicalisée. L'échéance était proche. Ils ont donc choisi, comme ils l'annonçaient depuis longtemps, d'organiser leur propre mort.
Willemke pensait le temps venu depuis quelques années déjà. « Ça suffit bien maintenant. Il est temps d'aller au four », disait-elle (le couple a été incinéré samedi dernier dans un de ces crématoriums lugubre dont les Pays-Bas ont le secret).
(...)
Willemke proposait d'attendre encore un peu. Les garçons n'étaient pas d'accord.
(...)
la presse néerlandaise raconte l'affaire avec la complaisance que vous devinez à travers le récit qui précède, trouvé dans le très sérieux Algemeen Dagblad.
Du poison dans de petits pots de yogourt à ingérer...
Que c'est beau, de partir ensemble, en famille... Les adeptes de sectes n'auraient pas dit mieux. Parions qu'une bonne partie du peuple hollandais approuvent ce suicide. Ce qui serait la preuve selon la logique de la ministre Véronique Hivon, qu'il ne peut exister de pente glissante, mais seulement, une belle et joviale évolution...
L' « aide » au suicide devant la Cour Suprême du Canada
Sur le site du journal La Presse du 16 janvier 2014 :
(Plutôt qu'une barrière, certains réclament un tremplin...)
(Photo : Anders Einar Hilden sur wikimedia.org, sans copyright)
La Cour suprême du Canada a accepté d'entendre une cause sur l'aide au suicide, plus de 20 ans après la célèbre cause de Sue Rodriguez.
(...)La cause est importante, bien au-delà des frontières de la Colombie-Britannique, car si les dispositions du Code criminel sont invalidées, l'aide au suicide ne sera plus illégale au pays.
(...)
Le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay, a récemment dit que le gouvernement n'avait «aucun désir» de rouvrir le débat sur ce sujet.
Le concept du « Mourir dans la dignité » rejeté par le philosophe Luc Ferry
Sur le site de genethique.org du 26 décembre 2013 :
(Photo : MEDEF sur wikimedia.org, licence creative commons)
L'idée de mourrir dans la dignité, pronée par ceux qui souhaitent légaliser le suicide assisté ou l'euthanasie, est une idée qu'il rejette car elle signifierait que la vieillesse ou la maladie "dissoudrait la dignité humaine". Il plaide pour le droit à la dépendance et à la faiblesse, pour un "message d'amour" plutôt que pour cet "affreux message selon lequel il serait "digne" de faire place nette pour cesser d'importuner le monde des vivants et des jeunes". Il rappelle que la notion d'assistance implique une dépendance à l'autre, un appel au secours "qu'on ne peut occulter". Pour lui, la demande à mourrir est le "contraire d'une liberté absolue (sinon on se suiciderait sans assistance)", et une réponse positive serait le signe de l'indifférence la plus complète.
Les combattants de l'euthanasie et du suicide sur demande...
Avec la légalisation de l'euthanasie, c'est le « droit » de mourir quand on le décide qui est en train d'être mis en place. Toute personne le désirant pourra exiger que l'État lui procure l'aide au suicide ou l'euthanasie. En Belgique, sur le site de rtl.be du 26 novembre 2013 :
(Jean-Luc Romero, président de l'association pour le droit de mourir dans la dignité)
(Photo :http://www.flickr.com/photos/yxelle/, licence Creative Commons)
Frank Van Den Bleeken est incarcéré depuis 30 ans. Ce violeur ne veut pas sortir car il s'estime trop dangereux pour la société. Ce Belge demande à pouvoir être transféré dans une institution aux Pays-Bas ou à être euthanasié.
En France quelques cas de personnes âgées. Sur le site de elle.fr , en voici un:
« Ils craignaient la séparation et la dépendance bien plus que la mort », confie au « Parisien » le fils aîné du couple d'octogénaires qui s'est donné la mort, vendredi dans un palace parisien. Ses parents, Georgette et Bernard Cazes, âgés tous les deux de 86 ans, se sont suicidés en laissant deux lettres expliquant leur geste. L'une, manuscrite, est destinée à la famille, et l'autre, dactylographiée, est à remettre au procureur de la République. Dans la seconde, Georgette Cazes y clame sa colère de ne pas avoir pu partir « sereinement ».
Il existe des personnes sans coeur capables de penser qu'ils peuvent récupérer ce cas pour exiger la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté, plutôt que de travailler, comme le font les organismes de lutte au suicide sur les peurs de ces personnes, première cause de la demande de suicide. Sur le site de lepoint.fr du 26 novembre 2013 :
Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Île-de-France et président de l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), ne cache pas son émotion devant de tels drames : "C'est émouvant, rare, ce genre de tragédie nous marque tous." Mais pour lui, il ne s'agit ni plus ni moins que de l'arbre qui cache la forêt. "La presse régionale se fait régulièrement l'écho de drames humains où des seniors se suicident dans des conditions violentes. Plus de 50 % d'entre eux se pendent ou se jettent dans le vide", affirme-t-il. Chaque année, la France dénombre environ 3 000 suicides chez les plus de 65 ans, soit 28 % des suicidés : "Avec le Japon, la France est le pays de l'OCDE où le nombre de suicides chez les seniors est le plus important."
"La France est extrêmement en retard sur ses voisins européens, s'inquiète Jean-Luc Romero. Elle doit s'inspirer de la Belgique, par exemple, où le droit à la fin de vie existe déjà." L'élu va jusqu'à dénoncer "un manque d'humanisme" et "une infantilisation des malades". Pour en finir avec "la situation inacceptable" qui règne à l'heure actuelle, Jean-Luc Romero réclame "une loi qui légalise l'euthanasie et le suicide assisté".
Un « manque d'humanisme » l'impossibilité de tous et chacun de se suicider de façon propre, aux frais de l'État? Peut-on parler de folie?