Les évêques du Canada lancent un «cri du cœur» contre le suicide assisté: ils réprimandent le silence des politiciens

Par Lianne Laurence de LifeSiteNews - traduit par Campagne Québec-Vie
Montréal, le 21 septembre, 2015 - Dans un communiqué très ferme, les évêques du Canada ont exprimé leur "indignation" face à la décision de la Cour Suprême du Canada en février, laquelle invalide l'interdiction contre le suicide médicalement assisté, et ont réprimandé les candidats dans la campagne électorale en cours d'avoir ignoré une question de vie ou de mort.
Ministre de la santé : «tous les établissements de santé devront faire l'euthanasie»
Par Paul-André Deschesnes
En décembre 2015, l’euthanasie sera officiellement légale au Québec.
Le 2 septembre 2015, les 29 Maisons de soins palliatifs du Québec annonçaient qu’elles refuseront d’administrer l’euthanasie à leurs patients. À l’unanimité, les médecins de ces Maisons ont pris une position ferme dans ce dossier.
La mission, les valeurs fondamentales et la philosophie de ces 29 Maisons sont incompatibles avec l’euthanasie. L’euthanasie n’est pas un soin de santé, ni un soin palliatif.
Lire la suiteLe gouvernement du Québec enverra des « trousses d'euthanasie » aux médecins pour tuer leurs patients

Par Wesley J. Smith de LifeNews - traduit par Campagne Québec-Vie
(LifeNews.com) – Québec a légalisé l’euthanasie, l’an dernier, sous le titre (par euphémisme) d’aide médicale à mourir, une aide qui n’est PAS restreinte aux malades en phase terminale (pourquoi le serait-ce ?) et avec la complicité obligatoire d’un médecin étant donné l’exigence de référence spécifiée par la loi 52.
La province, qui paie pour tuer ses citoyens, vient de distribuer à tous les médecins québécois une trousse officielle pour l’euthanasie. Comme le rapporte le National Post :
Lire la suiteLe suicide pour tous : Gill Pharaoh, 75 ans, en pleine santé, obtient le suicide assisté en Suisse parce que la vieillesse est « épouvantable »
Par Jeanne Smits
Gill Pharaoh, 75 ans, était infirmière, et même infirmière de soins palliatifs. Elle vient de mettre fin à sa vie dans une clinique liée à l’association « Lifecircle » qui travaille avec l’établissement « Eternal SPIRIT » à Bâle. Cette femme britannique, mère de deux enfants et vivant avec un compagnon, n’était atteinte d’aucune maladie grave. Elle ne prenait aucun médicament et était, au fond, en très bonne santé malgré quelques épisodes de mal au dos et des acouphènes. La seule raison de sa mort choisie : elle ne voulait pas se transformer en « vieille dame boitillante ». La vieillesse, dit-elle encore, est « épouvantable ».
Le suicide assisté s’est déroulé le 21 juillet dernier, sans doute après un parcours imposé par l’association « Lifecircle » qui affirme « défendre la vie » et qui à ce titre « ne propose pas d’aide au suicide », mais qui « par conséquent » (sic) « travaille avec la Fondation Eternal SPIRIT pour aider les personnes dont la souffrance est devenue insupportable, pour qu’elles puissent décider pour elles-mêmes de leur vie et de leur mort, en choisissant la mort volontaire assistée. »
Ladite Fondation n’assiste que les membres encartés de LifeCircle et possède son propre organe d’évaluation des demandes, parfois par le biais du recours à un médecin extérieur.
Lire la suiteStephanie souffre de Lupus; il lui reste trois ans à vivre, mais son message pro-vie est magnifique
Par Rebecca Downs de LifeNews - traduit par Campagne Québec-Vie
La législature de Californie envisage de rendre légal le suicide-assisté en mettant en vigueur la loi S.B 128, loi qui permettrait à un médecin de prescrire un surdosage de pilules afin qu'un patient puisse mourir où et quand il le désire. Certaines personnes ont toutefois décidé de protester contre cette décision; « Une Pilule Difficile à Avaler » est un groupe s'opposant à cette législation.
Le groupe a récemment publié une vidéo sur Youtube : « L'histoire de Stephanie : une famille se bat contre une maladie en phase terminale et contre le suicide-assisté ». Cette vidéo touchante, qui dure à peine cinq minutes, inclut des mots d'encouragement de la part de Stephanie, de ses parents, de son mari et de deux de ses quatre enfants.
Stephanie a été diagnostiquée avec le Lupus en 2004, et en 2012 avec une sclérodermie, ce qui signifie, selon les explications de Stephanie, que ses poumons s'endurcissent et deviennent du tissu cicatriciel, ce qui rend l'entrée et la sortie d'air difficiles pour elle. Elle s'attend à ce que ses poumons s'épuisent au milieu de la nuit ou après avoir souffert d'une infection, ce qui provoquera l'arrêt de son cœur. Ils ont évalué la durée de vie de Stephanie à trois ans, mais nous sommes déjà presque au milieu de 2015, et la date à laquelle elle était supposée mourir est passée. Et pourtant, Stephanie est toujours ici !
Lire la suite« Laura », 24 ans, sera euthanasiée cet été. Elle est en très bonne santé
Femme triste - Pixabay
Par Jeanne Smits
La folie de l'euthanasie continue en Belgique. Ceux qui prévoyaient que cette dernière s'engageait sur une pente glissante qui l'enfoncerait de plus en plus dans l'horreur lorsqu'elle a adopté l'une des premières lois sur l'euthanasie au monde voient leurs avertissements confirmés. La dernière histoire est racontée par le quotidien belge De Morgen, qui a rencontré « Laura », candidate à l’euthanasie de 24 ans. Elle est en très bonne santé physique et est entourée de nombreux amis. Elle aime les sorties, au théâtre notamment, et le bon café. Sa vie prendra fin cet été. Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas envie de vivre. Les dépressions la tourmentent : depuis trop longtemps, elle s’imagine que « vivre, ce n’est pas son truc ».
L’histoire de la jeune femme est terrible. Elle naît dans une famille divisée par la violence et l’alcoolisme du père : la séparation s’impose en raison du danger, et la petite fille passe beaucoup de temps chez ses grands-parents maternels, qui lui offrent sécurité, affection, structure. Malgré tout, depuis la séparation, elle se demande ce qu’elle fait sur terre. À six ans, elle rêve de mettre fin à ses jours. C’est le début d’un long cauchemard, qui passe par l’automutilation, l’incompréhension et les souffrances.
Une décision très dangereuse sur l’euthanasie - Nous demandons au gouvernement d’invoquer la clause de dérogation

Par Alex Schadenberg, directeur de la Coalition pour la prévention de l'euthanasie, traduit par Campagne Québec-Vie
Signez la pétition contre l'euthanasie et le suicide assisté
La Cour Suprême du Canada a rendu une décision activiste en donnant aux médecins le droit de causer la mort des patients par l’euthanasie et le suicide assisté. La Cour a pris une décision irresponsable. Qui plus est, le langage utilisé est subjectif et imprécis, laissant ainsi beaucoup de questions encore à trancher par le Parlement, sans qu’il y ait des critères objectifs. Cette décision établit un dangereux précédent qui peut, s’il n’est pas contrôlé, conduire aux types d’abus qui sont désormais courants dans les Pays-Bas, la Belgique, et la Suisse.
Suite à la décision, l’euthanasie et le suicide assisté sont non seulement permis pour la souffrance physique, mais aussi pour celle psychologique, sans établir des paramètres précis pour limiter son application. Étant donné qu’il n’est pas possible de donner une définition au terme ‘souffrance psychologique’, la Cour a ouvert la boîte de Pandore.
La Cour Suprême annule l’interdiction du suicide assisté réalisé avec l’aide d’un médecin
Dans une décision unanime, la Cour Suprême a déclaré inconstitutionnelle la centenaire et controversée loi interdisant le suicide assisté.
Cette décision historique ouvre la porte au suicide médicalement assisté pour les adultes consentants et gravement malades qui veulent contrôler la méthode, le moment, et les circonstances de leur mort.
Dans la décision historique de 9 à 0, la Haute Cour a jugé que la disposition du Code criminel qui pénalise la complicité et l’aide au suicide prive les personnes qui souffrent de graves et irrémédiables conditions médicales du droit à la vie, à la liberté, et à la sécurité de la personne, tel que garanti par la charte.
La décision de la Cour limite le suicide médicalement assisté à « une personne adulte capable qui consent clairement à l’interruption de la vie et qui a une condition médicale grave et irrémédiable (incluant une maladie et un handicap) provoquant des douleurs durables et intolérables à l’individu, selon les circonstances de sa condition ».
Parmi tant d’autres, les cas suivants aux Pays-Bas illustrent bien les souffrances psychologiques pour lesquelles on euthanasie des personnes : une femme en bonne santé, souffrant d’acouphène (bourdonnements aux oreilles), est morte par euthanasie; un homme sain et récemment à la retraite qui souffrait de solitude et de dépression a été aussi euthanasié; et, une femme en bonne santé qui était sourde est morte par euthanasie.
La décision légalise l’euthanasie pour :
Lire la suiteL'euthanasie est dépénalisée au Canada
La cour suprême du Canada vient de rendre son jugement sur la cause Carter, qui traitait d'une femme atteinte d'une maladie dégénérative voulant une assistance pour se suicider. La cour a décidé de donner gain de cause à cette dame, dépénalisant ainsi l'euthanasie au Canada, comme elle a dépénalisé l'avortement en 1988, avec quelques différences près. L'euthanasie est désormais permise au Canada, mais pas sur toute la ligne (comme l'est l'avortement)-- elle n'est pour le moment permise que pour des cas particuliers.
Mais la brèche est ouverte et au Canada c'est maintenant les vieillards, les handicapés et les malades qui seront confrontés à des pressions plus ou moins subtiles pour demander la solution finale à leurs angoisses.
Sommes-nous vraiment surpris de ce résultat ? Quel observateur tant soit peu vigilant des tendances lourdes dans nos sociétés occidentales peut l'être ? Après l'avortement, le divorce, la contraception, la dénaturation du mariage, les cours d'idéologie du genre et de relativisme moral à l'école, etc. l'euthanasie n'est que le prolongement de la décadence qui s'est depuis longtemps installée en Occident.
Les défenseurs de la Vie et de la famille que nous sommes n'avons simplement pas le droit de désespérer. Par contre, réalisme oblige, une régénération de la culture nécessitera un travail de longue haleine. Et ce travail passera nécessairement par la ré-information. Ce qui donne à espérer, car la vérité, même si elle n'est véhiculée que par une voix marginale, a par elle-même une puissance inouïe.
Cette puissance de la vérité nous a été témoignée de façon tout-à-fait éclatante la semaine dernière : Quelle semaine ce fut pour le site Web de nouvelles de Campagne Québec-Vie -- plus d'un million de personnes ont visité le site en l'espace de 72 heures, de loin un record pour nous.
L'article plein de vérité qui a fait mouche est celui-ci: Un homme se réveille après 12 ans de coma - il dit qu'il était conscient de « tout ». Combien de personnes, après avoir lu ce bouleversant témoignage, vont y penser à deux fois avant de demander l'euthanasie (désormais légale) pour un proche qui est plongé dans le coma?
Avec 105,000 partages, cet article a rejoint près d'un million de personnes, partout dans le monde francophone.
Alors même si présentement les choses vont dans le mauvais sens, ne désespérons pas, gardons les yeux sur Celui qui est notre espérance, et redoublons d'efforts pour instaurer une Culture de Vie dans notre milieu, notre famille et notre pays.
Résumé de la situation sur l'euthanasie au Canada
Sur le site de Radio-Canada du 23 décembre 2014 :
(Photo : D. Gordon E. Robertson sur wikimédia.org, licence creative commons)
S'il y a un débat que le gouvernement conservateur voudrait éviter à tout prix, c'est bien celui de l'aide médicale à mourir. Pourtant, en 2015, il n'y échappera pas. Et la Cour suprême pourrait bien lui forcer la main.
En effet, le plus haut tribunal du pays devrait rendre sa décision dans la cause de deux Britanno-Colombiennes, Kay Carter et Gloria Taylor. Ces femmes, toutes deux atteintes de maladies dégénératives et depuis décédées, ont contesté la validité du Code criminel, qui interdit l'aide au suicide.
Avant même que la Cour n'entende la cause, le premier ministre Harper a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de rouvrir le débat. Mais il est difficile de voir comment il va y échapper.
Si celle-ci reconnaît le droit des patients d'obtenir une aide médicale à mourir et si elle invalide l'article 241 du Code criminel qui interdit « l'aide ou l'encouragement au suicide », alors le gouvernement fédéral sera forcé d'agir et de plonger dans ce débat épineux.
En effet, Justin Trudeau et Thomas Mulcair, ainsi que le Bloc Québécois, risquent d'être de fervents défenseurs du « trucidage » médical des patients en fin de vie.
Mais si la Cour confirme le code criminel en vigueur, alors on pourra passer rapidement à autre chose et s'occuper de la loi québécoise permettant l'euthanasie des patients en fin de vie...
Vous pouvez communiquer avec les sénateurs pour soutenir les opposants au projet de loi s-225
(Photo : Mightydrake sur wikimédia.org, licence creative commons)
Deux sénateurs viennent de déposer un projet de loi sur le suicide assisté. Si une société choisit d’institutionnaliser le suicide, qu’elle ne se surprenne pas que ce fléau se répande d’autant plus au sein de la population. On ne peut pratiquer le suicide d’un côté et tenter de convaincre que le suicide n’est pas une option de l’autre. (...) La transformer en une affaire publique et transformer les soignants en complices de suicide (ou auteurs de mort induite avec l’euthanasie) change radicalement la médecine et même l’État de droit, fondé sur l’interdiction de s’entre-tuer. La Belgique en est rendue à obliger les foyers pour aînés à avoir une « boutique d’euthanasie ». Sachant combien les personnes âgées sont influençables, c’est une honte indescriptible. Mais c’est là qu’on s’en va comme société si on ouvre la porte à la mort induite médicalement. Améliorons les soins palliatifs (soins de confort, de dignité et d’autonomie) et nous éviterons toute cette dégénérescence sociale. C’est d’ailleurs la conclusion du Sénat dans chacun des rapports qu’il a produits à ce sujet. Le Sénat n’est-il pas là pour protéger la population vulnérable ?
Ward O’Connor
Montcerf-Lytton (Québec)
Pour contacter les sénateurs, voici la liste des courriels :
[email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected] ; [email protected]