Père et mère sont en danger au Québec

Par Paul-André Deschesnes — Photo : Pixnio
Au début d’octobre 2018, le Québec a élu un nouveau gouvernement, dit de droite, la CAQ (Coalition Avenir Québec). Deux mois plus tard, on peut se demander si ce gouvernement n’est pas lui aussi contaminé par les nocives idéologies de gauche qui pullulent dans notre « belle » province.
La nouvelle ministre de la Justice du Québec, appuyée par tous les partis d’opposition et tous les mouvements dits très progressistes, nous a annoncé que le Québec est devenu très postmoderne, très ouvert très d’avant-garde, etc. Elle aurait pu ajouter très décadent. Alors, il faut s’ajuster aux nouvelles idéologies de ce monde hyper moderne.
La ministre, Mme Sonia Lebel, entend corriger, réécrire et réformer le droit familial du Québec. Dans notre belle province, il y a maintenant des dizaines de nouvelles sortes de familles. La famille traditionnelle n’existe plus. Divorces, concubinage, couples gais et lesbiennes, cohabitation de trois ou quatre personnes de même sexe ou de sexe différent, LGBTQ+, transgenres, transsexuels, etc. Aujourd’hui au Québec, seulement 30 % des gens sont mariés, car nos idéologies à la mode se moquent du mariage qui est massacré sur la place publique.
Lire la suiteUn premier centre d’hébergement pour pères en difficulté à Québec
Par Rafael-Alexandre Ramos Richard (Le Peuple) — Voici la ou les sources de cet article : Radio-Canada et Maison Oxygène Vers l’Autonomie
L’organisme MOVA prend de l’expansion avec l’établissement d’une 14e « Maison Oxygène » sur le territoire québécois.
Le réseau Maison Oxygène au Québec Vers l’Autonomie (MOVA) a maintenant pignon sur rue dans le quartier Limoilou, à Québec.
L’organisme, dont la mission est de venir en aide aux pères vivant des difficultés personnelles, conjugales ou familiales, et qui ont la garde de leurs enfants ou qui tentent d’obtenir cette garde ou un droit de visite, mettra à leur disposition trois chambres dans son nouveau centre d’hébergement.
Les papas dans le besoin pourront y séjourner entre trois et six mois et pourront compter sur le soutien d’intervenants, si nécessaire. Ceux-ci accompagneront également les usagers du centre en les guidant vers les ressources appropriées.
Le ressac antifrançais

Par l’historien Jean-Claude Dupuis Ph. D. — Photo : RogerMosley/Pixabay
Si les Canadiens-français avaient continué d’avoir leur natalité d’antan, s’ils n’étaient pas tombés dans les divorces religieux et matrimonial et s’ils ne s’étaient pas adonnés à la contraception et à l’avortement, ils seraient un peuple florissant et le gouvernement (qui serait alors sans doute tout autre) n’aurait pu faire entrer autant d’immigrants. — CQV
Les coupures budgétaires du gouvernement de l’Ontario dans les services en français et les préjugés francophobes qui animent le nouveau gouvernement du Nouveau-Brunswick soulèvent la question de la place du bilinguisme au Canada. Le discours méprisant, voire raciste, de certains anglophones envers la minorité française nous rappelle les sombres heures de l’abolition des écoles bilingues de l’Ontario par le Règlement 17 (1912) ou des écoles franco-catholiques par les Common School Act au Nouveau-Brunswick (1871) et au Manitoba (1890).
André Laurendeau, le coprésident de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (1963-1968) qui a recommandé l’adoption de la loi fédérale sur les langues officielles (1969), a dit un jour qu’il avait été surpris de découvrir le poids politique disproportionné de la communauté anglo-québécoise dans la fédération canadienne. Les Anglo-Québécois, disait-il, se sentaient menacés par la montée du nationalisme canadien-français. Ils voulaient donc imposer le bilinguisme à tout le Canada pour empêcher l’unilinguisme français de triompher au Québec. L’histoire a confirmé la prédiction d’André Laurendeau. Pierre Elliott Trudeau aura été essentiellement le défenseur des Anglais de Montréal. Sa Charte des Droits et Libertés (1982) visait d’abord à contrer la Loi 101.
Lire la suiteL’euthanasie vise les patients atteints d’Alzheimer

Photo : geralt/Pixabay
Lettre à l’éditeur du journal Le Droit, le 14 novembre 2018 par Jean Morse-Chevrier
Éliminons les souffrances et non les personnes
Suite à l’article dans Le Droit du 5 novembre sur Pierre Viens et son action d’aide médicale à mourir, je vous fais part de mes préoccupations suite à sa présentation hier soir, le 13 novembre à Hull. Sa présentation était une véritable promotion de l’aide médicale à mourir, qu’il a lui-même pratiquée 58 fois, et un plaidoyer en faveur d’étendre la loi pour couvrir des situations non présentement acceptées pour l’injection létale qui précipite la mort de la personne. En particulier, il a brandi le fait qu’un segment important de la population atteindrait l’âge vénérable de 80 [ans] et qu’environ le tiers d’entre eux seraient en route pour l’Alzheimer. Il revendique que toute personne sur la trajectoire vers l’Alzheimer soit éligible pour cette injection létale, et qu’un nombre appréciable de médecins en fassent leur champ d’expertise avec un meilleur appui légal.
Il prétextait ne tuer personne, disant que pour qualifier [quelqu’un de] tue[u]r l’action devait être violente. Cependant parmi les définitions du dictionnaire Larousse en ligne on trouve la définition suivante de tuer : « Être la cause de la mort de quelqu’un : une telle dose de calmant pouvait le tuer. »
Voulons-nous vraiment comme société passer le message à tous les vieux en début d’Alzheimer qu’ils seront un « fardeau social », une « charge » et que ceux atteints d’Alzheimer sont déjà « morts moralement et socialement », comme l’a dit publiquement Pierre Viens. Croyons-nous vraiment qu’ils seraient mieux d’être tués par l’injection létale que l’on nomme aide médicale à mourir ? Quelle trajectoire horrible pour une société ! On ne peut pas s’empêcher de penser aux nazis qui tuaient par le gaz handicapés et malades mentaux. Gardons notre sens moral et travaillons à éliminer les souffrances plutôt que les personnes !
Bernard Landry (1937-2018) : Un produit de la « Grande Noirceur » duplessiste

Bernard Landry.
Par l'historien Jean-Claude Dupuis Ph. D. — Photo : Wikimedia Commons
Au lendemain du 15 novembre 1976, les Québécois, même fédéralistes, étaient impressionnés par la qualité du conseil des ministres de René Lévesque. Bernard Landry était l’un d’eux. Nul doute qu’il avait une envergure intellectuelle que l’on ne retrouve plus guère dans la classe politique actuelle. Mais n’oublions pas qu’il faisait partie du gouvernement qui a rendu l’avortement accessible sur simple demande. Cependant, je ne veux pas traiter ici de son œuvre politique, mais de sa formation académique.
L’ancien ministre des Affaires culturelles, Denis Vaugeois, a fait remarquer que les membres du fameux gouvernement péquiste de 1976 étaient tous d’origine familiale modeste et qu’ils avaient tous été formés dans les collèges classiques, au temps de la prétendue « grande noirceur » duplessiste. Ce fait réfute à lui seul la légende du caractère rétrograde et non démocratique du système d’éducation catholique d’avant la Révolution tranquille. Mathieu Bock-Côté souligne également que la belle culture générale d’un Bernard Landry était le fruit de la pédagogie humaniste fondée sur l’étude du latin et du grec, de la littérature française du XVIIe siècle, de la philosophie thomiste et de l’histoire groulxiste. Bref, sur tout ce que le Rapport Parent a jeté aux poubelles (JDM, 15-11-2018).
La pédagogie classique entendait former l’intelligence par les études littéraires plutôt que scientifiques. La littérature ouvre l’esprit aux problèmes divergents, c’est-à-dire aux questions complexes qui ne se répondent pas en noir ou blanc. Les études scientifiques tendent, au contraire, à former des intelligences mécaniques qui recherchent une réponse unique à la question. C’est la fameuse distinction entre l’esprit de finesse et l’esprit de géométrie, dont parlait Blaise Pascal.
Lire la suiteLa question la plus importante sur la mort, absente du Salon de la mort

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : MrsBrown/Pixabay
Noémie Brassard, étudiante à la maîtrise en cinéma de l'Université de Montréal et blogueuse pour le site Le Verbe, a visité comme bien des gens le Salon de la mort qui ouvrait ses portes le 3 novembre, au Palais des congrès de Montréal.
Dans les diverses expositions, le réconfort des endeuillés est une note dominante, les détails techniques par rapport à la mort comme le cercueil est bien représenté, une conférence pour un plaidoyer du suicide assisté tenait séance, et même, une touche d'ésotérisme s'ajoutait au tout par la présence d'un kiosque où il est question de yoga pour faciliter le deuil (quelle absurdité).
Noémie Brassard relève avec justesse que l'aspect le plus important de la mort y était absent, à savoir, ce qui nous attend après. Aussi, vers la fin de son billet de blogue, nous suggère-t-elle, nous invite-t-elle et même nous défie-t-elle, ainsi que d'autres organismes et l'Église catholique, à venir présenter à un éventuel Salon de la mort n°2 une vision sur la vie éternelle. Après tout pourquoi pas ? ce ne serait pas une mauvaise idée que Campagne Québec-Vie vienne y mettre un grain de bon sens...
Extrait du Verbe :
... Les médias ont multiplié les entrevues avec Phoudsady Vanny, organisatrice de l’évènement (même Tout le monde en parle a saisi l’occasion). Au cœur du discours véhiculé, il y avait ce leitmotiv : il ne faut plus que la mort soit taboue.
Soit!
Les questions liées à la mort sont effectivement fondamentales et tout le monde s’y intéresse. La preuve : nous sommes très nombreux à avoir passé le tourniquet du Palais des congrès, en fin de semaine.
[...]
Le Salon de la mort est un bel effort, mais a toutefois quelque chose d’une mascarade, d’un détournement du regard.
La mort demeure tout aussi taboue, tout aussi insensée pour notre société. J’écris cela en ayant en tête une réminiscence de ce moment où un gentil monsieur m’a invitée à me déposer de tout mon long dans un beau grand cercueil bien luisant… sur l’air de The Show Must Go On. N’est-ce pas une parfaite image du décalage entre ce qui importe et ce sur quoi on insiste?
Ce n’est pas en banalisant la mort, en l’enrobant de sucre, d’artifices ou de stylos gratuits qu’elle sera moins scandaleuse, moins terrifiante, moins irrémédiable.
S’il y a une deuxième édition du Salon de la mort, je lance le défi à l’Église catholique de Montréal, à Vivre dans la dignité, à Campagne Québec-Vie, aux maisons de soins palliatifs (Maison Michel-Sarrazin, l’Oasis de Paix, etc.) et à d’autres de se réserver un kiosque.
Pour que ce Salon réponde aux soifs profondes des gens, on a besoin qu’il soit audacieux et nous parle de vie et d’immortalité.
Je propose même comme slogan pour l’an prochain : « Ô mort, où est-elle ta victoire? » (1 Co 15, 55).
La décadence promue par la Fédération des femmes du Québec

Par Paul-André Deschesnes — Photo : Pixabay
Amis lecteurs, connaissez-vous la FFQ (Fédération des femmes du Québec) ? C’est un organisme gauchiste et très féministe, qui existe depuis plusieurs années, qui est grassement subventionné par le gouvernement québécois et qui se vante de défendre et de très bien représenter les femmes du Québec.
L’an dernier, pour la première fois de son histoire, la FFQ a élu comme présidente un homme devenu femme [en apparence seulement*] après 30 ans (transgenre). Les éloges ont fusé de toutes parts et le puissant lobby transgenre a célébré cette grande victoire, fruit d’une rectitude politique complètement ridicule et insignifiante.
À la fin d’octobre 2018, la sulfureuse présidente de la FFQ a annoncé dans les médias que le Congrès avait voté à très large majorité une résolution demandant au gouvernement fédéral de légaliser la prostitution au Canada.
Mais, pourquoi légaliser cette perversion écœurante ? Actuellement, en Occident et au Québec en particulier, la rectitude politique est devenue une idéologie indiscutable et nocive « qui sème la terreur intellectuelle et sociale dans les médias et dans les instances politiques, où l’on n’ose pas dénoncer ces dérives ». (Denise Bombardier, Journal de Montréal, 3 novembre 2018.)
C’est dans cet esprit diabolique que la FFQ et sa présidente ont voté cette ignoble résolution qui fait l’éloge d’un des pires péchés qui contamine l’humanité partout sur la planète.
Lire la suiteRobert Rumilly : L'infiltration gauchiste au Canada français

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photos : Andy Langager/Flickr et Etsy
Robert Rumilly, né le 23 octobre 1897 à Fort-de-France en Martinique et mort le 8 mars 1983 à Montréal, est un historien québécois, ami de Duplessis et notamment célèbre pour son œuvre colossale : Histoire de la province de Québec (en 41 volumes).
Dans son livre « L’infiltration gauchiste au Canada français », Robert Rumilly dénonce les réseaux gauchistes qui ont préparé la Révolution tranquille, ruinant ainsi l’essor des Canadiens français.
Le livre est disponible sur le site internet Etsy.

Exposé sur la liberté à géométrie variable promue par Télé-Québec

Par Patrice-Hans Perrier (Le Peuple) — Voici la ou les sources de cet article : Facebook, URBANIA et Journal de Montréal n°1 et n°2 / Voici la source de la photo : Khayman, Wikimedia, CC BY-SA 3.0
Trois annonceuses queer lancent des inversions accusatoires sur les ondes qui en disent long sur la gauche institutionnelle.
Télé-Québec remet ça avec l'argent DU contribuable. La télévision d'État mettait en scène dans son émission de la série Les Brutes, édition du 24 octobre, un panel de trois militantes queer venues déverser un flot d'inversions accusatoires régurgitées à la volée.
Le trio coloré de la rectitude queer
Cette émission a pour but de faire le procès permanent de la gent masculine, de préférence blanche, francophone et cisgenre, cela sur le mode de la dérision. On y a invité, cette fois-ci, un trio aux couleurs de l'arc-en-ciel d'une rectitude politique qui se décline selon les canons bien établis par la gauche institutionnelle.
L'animatrice blanche, sorte de pom-pom girl à la fière queue de cheval, était accompagnée de deux personnes « racisées », soit une Caribéenne arborant un [...] anneau dans le nez et l'inénarrable Dalila Awada affublée d'un voile islamique aussi large que son ego.
Une liberté d'expression à géométrie variable
Notre pom-pom girl a démarré la machine à insanités par la déclinaison suivante : « Dans les dernières années on a vu plusieurs personnes s'inquiéter pour la liberté d'expression ».
Lire la suiteL’illusoire morale laïque

Par Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : Pixabay
Si la chroniqueuse du Journal de Montréal, Lise Ravary, tient à enlever le crucifix de l’Assemblée nationale, ce n’est pas par respect pour les autres religions, ni par indifférence religieuse. Si l’on respecte toutes les religions, il faut commencer par respecter la nôtre. Si l’on est indifférent, pourquoi s’attaquer avec tant d’énergie à une petite statue de plâtre? En fait, Madame Ravary défend une position proprement religieuse. Elle avoue son antichristianisme: « La mort de Dieu a permis au péché, emmerdeur de première classe, de prendre la poudre d’escampette. Désormais, la notion du Bien et du Mal reposerait sur la Règle d’or : Traite les autres comme tu voudrais être traité. Vive l’utilitarisme. » (JDM 22-10-2018) Dans sa jeunesse, elle était croyante; elle ne l’est plus. Les anticléricaux les plus fanatiques ne sont jamais des indifférents. Ce sont des catholiques apostats. Lise Ravary semble avoir un « compte à régler » avec l’Église, et plus particulièrement avec la notion de péché. Elle n’est pas la seule de sa génération.
Et pourtant, elle admet la fragilité de sa position philosophique. « Le péché avait ses qualités, souligne-t-elle. Dommage qu’il n’existe pas en version laïque parce que le monde commence à m’inquiéter. » (Ibid.)
Lire la suite