Université de la vie : cycle de formation bioéthique
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Du 9 au 23 avril, en passant par le 16, auront lieu à Montréal 3 soirées de formation en bioéthique sur des sujets tels que la procréation artificielle, la Gestation pour autrui (GPA), l’acharnement thérapeutique, la fragilité, le handicap, l'avortement, etc.
Les soirées, commençant à 20 h sont organisées par l’organisme Alliance VITA, plusieurs experts et témoins prendront part à ces conférences, en visioconférence ou en direct, dont Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA.
L’adresse du lieu des soirées de formations est : 999 Avenus McEachran, Outremont
Code postal : H2V 3EV
Pour contacter : [email protected]
Ont peut s'inscrire en suivant le lien suivant.
« Valeurs québécoises », avez-vous dit ?

Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : Bouchecl/Wikimédia Commons
François Legault nous dit que le projet de loi 21 sur la laïcité incarne les « valeurs québécoises ». Mais l’on a rarement vu une mesure soulever autant d’opposition. Legault annonce à l’avance qu’il appliquera la disposition dérogatoire de la Charte canadienne des droits et libertés et qu’il imposera le bâillon parlementaire. C’est de l’artillerie lourde pour une loi qui est supposée répondre au consensus social.
De toute manière, Legault ne se préoccupe pas vraiment de l’opinion publique. Un sondage, commandé par la CAQ, montrait que les deux tiers des Québécois souhaitaient que le crucifix reste à l’Assemblée nationale. Il l’a tout de même enlevé [dans le futur*], sans doute pour plaire à Québec Solidaire. Et la gauchaille décadente a décidé, trois jours plus tard, de s’opposer à la loi sur la laïcité. Legault est un fin stratège !
Les protestations surgissent de toutes parts : l’opposition libérale, bien sûr, le Parlement fédéral, les organismes de défense des droits civils, les minorités ethniques, la communauté anglophone, les universitaires, les syndicats d’enseignants, les commissions scolaires. Le gouvernement cafouille. La vice-première ministre a dit que c’est la police qui appliquera la loi, comme toutes les autres lois. Les policiers ont-ils le temps d’enquêter sur les porteurs de médailles miraculeuses ? La ministre de la Justice a dû rectifier le tir en précisant qu’il ne s’agissait pas d’une loi criminelle ou pénale, mais d’une simple consigne administrative. Ce sont les directeurs d’école qui devront examiner la tenue vestimentaire des enseignants et des enseignantes. Beau climat de travail. Legault a reproché aux journalistes d’avoir « piégé » ses ministres. Je m’inquiète plus de l’incompétence de son gouvernement que de la malhonnêteté des médias.
Le débat est mal engagé. Il ne s’agit plus d’un choix entre la laïcité et la religiosité, mais bien d’un affrontement entre le Québec français et le Québec multiethnique. Personne ne semble s’intéresser à la religion dans cette affaire. Les commentateurs du Journal de Montréal soutiennent la loi 21 en disant que le Québec a le droit d’être distinct du Canada anglais. Ils font une comparaison idiote entre la loi 21 et la loi 101. Y a-t-il présentement au Québec une montée de l’intégrisme religieux qui puisse être comparée à l’influence de la culture anglophone ? On n’a jamais vu aucun juge, aucun policier, ni aucun procureur de la couronne porter un signe religieux visible. Quant aux enseignants qui en portent, on aurait de la difficulté à en trouver une centaine dans toute la province. Faut-il troubler la paix sociale pour un problème imaginaire qui a été créé de toutes pièces par la Commission Bouchard-Taylor ?
Je soupçonne la CAQ de vouloir récupérer à son profit un sentiment de xénophobie. La CAQ n’oserait pas critiquer ouvertement l’immigration massive par peur d’être accusée de « racisme ». Mais elle envoie subtilement un message anti-immigrationniste par le biais de la laïcité. Les partisans de la CAQ s’imaginent que la loi 21 va « remettre les musulmans à leur place ». Pour l’instant, il n’y a que le crucifix qui ait perdu sa place.
Si la présence de l’islam dérange au Québec, il faut interdire l’immigration musulmane. Mais si l’on accepte des immigrants musulmans, il faut respecter leur droit de pratiquer librement leur religion, surtout lorsque ça n’affecte pas, en pratique, leur travail d’employés de l’État.
Le bienheureux Charles de Foucault (1858-1916) reprochait à un Français laïcard d’Algérie de se moquer d’un musulman qui faisait sa prière : « Il est mieux que toi, car il honore son Dieu. Toi, tu ne respectes même pas le tien. »
*Le crucifix du Salon bleu de l’Assemblée nationale sera enlevé quand le projet de loi 21 sur la Laïcité sera voté.
Enfants éduqués à la maison... adultes bien adaptés ?

Texte de Rachel Arseneault, ergothérapeute (Pour une école libre au Québec) — Photo : Pixabay
L’« instruction à domicile » existe depuis bien plus longtemps que l’école-marchant-au-programme-d’État elle-même, les preuves de l’efficacité de l’école maison sont bien établies, aussi, pourquoi le gouvernement s’acharne-t-il à vouloir la contrôler ? Serait-ce parce qu’il ne peut pas endoctriner comme il faut les enfants qui ne sont pas sous son empire, les gaver de cours d’ÉCR, d’« éducation sexuelle » perverse et d'instruction médiocre ? — A. H.
Les familles qui font l’école-maison font souvent l’objet d’idées préconçues en ce qui concerne les résultats d’une telle approche à long terme. Notamment, on s’inquiète de la socialisation de ces jeunes, de leur niveau de connaissance, de leur taux de diplomation, de leur capacité d’intégration dans le système d’éducation et de leurs chances de réussite pour décrocher un emploi par la suite. Les médias ont tendance à véhiculer l’image d’enfants qui grandissent isolés, qui restent dépendants et renfermés parce qu’ils auraient été trop longtemps couvés par leurs parents et qui ne s’ajustent pas bien au stress ou aux contraintes de la vie adulte.
Mais est-ce vraiment le cas ? Et si on demandait aux jeunes et aux adultes eux-mêmes ?
Un sondage informel a été réalisé auprès d’une quarantaine d’adultes de partout au Québec qui ont fait l’école-maison quand ils étaient jeunes. Les témoignages recueillis pourraient vous surprendre ! Écoutons-les...
Les enfants d’école-maison, pas « socialisés » ?
On pourrait penser que les enfants n’ayant jamais fréquenté l’école ne développent pas les qualités interpersonnelles essentielles pour intégrer le système scolaire par la suite. Pourtant, selon l’expérience de ces enfants, l’école à domicile ne se limite pas à remplir des cahiers en restant à la maison… « On peut apprendre ailleurs que dans une salle de classe : dans les musées, en voyage, etc. On apprend le respect des autres et l’ouverture aux différentes cultures. » (Justine Villeneuve, 20 ans)
Lire la suiteRichard Martineau et la croix des 40 Jours pour la Vie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Weyenbergh Jacky/PublicDomainPictures
Nous vous avions déjà informés chers lecteurs, sur notre page Facebook, celle du site 40 Jours pour la Vie à Montréal et sur ce site, des récents déboires de l’un des bénévoles priants remplaçant Brian Jenkins l’organisateur des 40 Jours de Campagne Québec-Vie. Il tenait en main la croix des 40 Jours et portait deux pancartes à thème pro-vie. Les 40 Jours pour la Vie est une forme d'action auprès des femmes pensant avorter, pour qu'elles décident de renoncer à tuer leur enfant à naître, et ce grâce à la prière et à l'exposition de messages pro-vie à leurs regards. Les 40 Jours ont généralement lieu près d'avortoirs.
En bref, le 27 mars, un peu avant 14 h, un groupe d’une quinzaine de jeunes est venu s’installer non loin de lui sur le même coin de trottoir, devant l’édicule de la station de métro Berri-UQAM, procédant à une espèce de cérémonie de magie grotesque. Peu après, cinq ou six d’entre eux se sont jetés sur la croix que le bénévole tenait en main, ont tiré dessus comme des forcenés, essayant aussi de décramponner en tirant sur ses mains le pro-vie qui se tenait de toutes ses forces après la croix, ont ôté l’image de la croix, en ont arraché la partie transversale, celui l’ayant se mit à taper (faiblement) sur le bras gauche du pro-vie avec. Pour finir, ils ont arraché ce qui restait de la croix des mains du bénévole et se sont enfuis, emportant leur prise.
Hier matin, à partir des 13 minutes 7 secondes à la fin d'une émission radio du programme Politiquement incorrect de Richard Martineau, dans une émission portant le titre Dorion, Trump, le même combat, M. Martineau raconta l’incident qui s’était déroulé juste sous les fenêtres des bureaux de Qub Radio.
Lire la suitePlus d’euthanasies en vue
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Depuis la légalisation de l’euthanasie (euphémisée en « Aide médicale à mourir », ou AMM, appellation que l’on pourrait renommer « Aide radicale à mourir ») au Québec, 34 % des demandes n’auraient pas été suivies d’une exécution (l’AMM tue).
830 demandes sur 2462 (entre le 10 décembre 2015 et le 31 mars 2018) n’ont pas abouti. 23 % ne remplissaient pas les critères, dont celui de « fin de vie », tandis que d’autres se sont ravisés.
Environ 400 demandeurs d’AMM sont morts avant ou sont devenus inaptes à consentir, donc de se faire exécuter. Mais déplore Le Journal de Québec, « Ce sont donc 16 % des demandes qui sont restées lettre morte, même si la personne répondait aux critères. » Remarquez que si ces personnes ne répondaient plus aux critères, comme nous avons pu le voir, on ne peut pas dire en même temps qu’elles l’étaient. Le Journal de Québec poursuit :
La ministre de la Santé, Danielle McCann, estime que plus de médecins devront offrir l’aide médicale à mourir. Elle a présenté mercredi un bilan de l’application de la loi, en compagnie du président de la Commission sur les soins de fin de vie, Michel A. Bureau.
Que signifie « plus de médecins devront offrir l’aide médicale à mourir », vont-ils essayer de forcer des médecins à se transformer en exécuteurs ? Plus loin :
Lire la suiteDe plus, trop peu de médecins offrent ce soin de fin de vie [ça n’est pas un soin]. À l’échelle du Québec, seulement quelque 350 médecins auraient administré l’AMM en 2017-2018, soit environ 1,7 % du corps médical de la province. Près du double serait nécessaire pour répondre à la demande, selon M. Bureau.
Les deux tiers des Québécois pour conserver le crucifix, les députés à l’unanimité contre
Par Pour une école libre au Québec
Il est assez dommage que les Québécois ne considèrent plus le crucifix que comme objet « patrimonial » (à moins que ce ne soit la formulation du sondage qui donne cette impression). Au fait, pour contrebalancer le futur retrait du crucifix, les Québécois pourraient mettre des croix sur leur propriété, imaginez le spectacle des crucifix ornant les rues sur les deux côtés ! — A. H.
Selon Le Journal de Montréal :
Soixante-trois pour cent des citoyens croient que « les croix et autres symboles religieux qui ornent les institutions publiques devraient rester à leur place, car ils font partie du patrimoine », révèle un sondage Léger réalisé du 22 au 26 mars pour le compte de la CAQ.
Les citoyens en région sont les plus attachés à l’héritage catholique (68 %), alors que les habitants de Montréal et ses environs le sont un peu moins (59 %).
Entretemps, les députés québécois [103 des 125 étaient présents] ont voté à l’unanimité pour retirer le crucifix du Salon bleu de l’Assemblée nationale alors qu’en 2008 ils avaient voté à l’unanimité pour son maintien.
Le Québec est un lieu singulier où les députés votent des textes importants à l’unanimité.
C’est ainsi que le 14 décembre 2000 l’Assemblée nationale du Québec vota une motion de blâme adoptée à l’unanimité et sans débat contre Yves Michaud provoquant une crise importante au sein du Parti québécois entre les défenseurs et les détracteurs de Michaud. En janvier 2011, un total de 51 députés péquistes ont exprimé leurs regrets ou excuses concernant l’affaire Michaud.
L’ancien ministre Jacques Brassard commentait ainsi ce qui se passa en juin 2005, « l’Assemblée nationale avait modifié à l’unanimité et à toute vapeur sans vote nominal la Charte des droits. Résultat : abolition, à toutes fins utiles [en pratique], de la liberté de choix des parents en matière d’enseignement religieux et moral... »
Programme d’éducation à la sexualité du Québec: lutter contre «les effets nuisibles des versions traditionnelles» des rôles sexuels

Par Pour une école libre au Québec — Photo : Dimitri Martin/PublicDomainPictures
Extrait[s] du programme officiel d’éducation à la sexualité du Québec, partie des contenus obligatoires au secondaire :
En agrandissant certains passages, on voit un des aspects idéologiques du programme : la lutte conte les « stéréotypes » sexuels traditionnels, contre les normes sociales qui s’opposeraient à la fluidité de l’« identité de genre » des enfants, distincte rappelons-le de leur sexe, selon la théorie du genre en vogue dans certains départements universitaires de sciences sociales […]
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Notez ci-dessous le « mais ». Pourquoi « mais » ? Comme si les comportements et les attitudes « de genre » plus traditionnels étaient une mauvaise chose...
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Le programme est écrit dans un langage un peu hermétique (sans doute pour aider les parents...). Rappelons à ce sujet que le Monopole de l’Éducation du Québec (MEES) fournit du matériel pédagogique, mais qu’il n’est accessible qu’à ceux qui enseignent le programme, mais pas aux parents.
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Ici l’allusion aux jeunes immigrés (en novlangue « issus de différentes communautés culturelles ») qui font face à un plus important « défi » signifie que ces communautés culturelles sont plus traditionnelles et s’opposeraient à une libre « construction [de genre] de soi » chère aux militants LGBTQ2SAI+. Heureusement, l’État québécois est là pour assurer qu’ils pourront se construire « librement » dans le domaine des rôles, de l’orientation et du genre, loin des constructions stéréotypées et traditionnelles.
Le seul symbole canadien-français au Salon bleu de l’Assemblée nationale : le crucifix
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Eh oui ! Le seul symbole canadien-français au Salon bleu de l’Assemblée nationale est le crucifix, promis au relèguement à une position obscure, au lieu de surplomber le trône et les députés. Du moins c'est le seul qui occupe une position aussi importante. Et le gouvernement du Québec a voté pour qu'il soit retiré une fois la charte sur la laïcité votée, tout cela pour imiter vaguement une certaine « laïcité républicaine française », qui n’est pas notre modèle.
Vous pourrez remarquer que de nombreux insignes de la monarchie britannique ornent cette salle, dont deux à des places d'honneur, qui ne représentent sûrement pas le Canadien-Français, d'où l'étrange idée d'enlever le crucifix¹. Or, les monarques britanniques étant aussi chef de l'église anglicane, devrait-on y voir là de la partialité de la part du gouvernement en terme de symboles religieux (si on peut les considérer comme anglicans²) ?
N'oublions pas que le gouvernement n'a pas l'intention d'interdire les insignes religieux des autres religions à l'Assemblée nationale.
Au fait, la prochaine croix visée sera-t-elle celle du Mont-Royal ou celle du drapeau du Québec ? Ainsi, d’après Horizon Québec Actuel :
Au lieu de s’attaquer aux symboles de la domination coloniale britannique, ces laïcards débridés ont décidé de mener une guerre sans merci à l’unique symbole de la présence canadienne-française dans notre Assemblée nationale.
Des « souverainistes » veulent rejeter le crucifix catholique, mais laissent des symboles anglicans :
Lire la suiteSteve E. Fortin a été le premier à mener la charge dans les colonnes du Journal de Montréal :
La laïcité institutionnelle ne saurait faire d’exception en ces lieux aussi symboliques que l’Assemblée nationale, même au nom du patrimoine. Il existe nombre d’endroits qui accueilleront avec dignité et respect cet élément important de notre histoire.
Péchant par ignorance — ou peut-être par omission, ce qui serait plus grave — M. Fortin ne dit rien sur les symboles monarchistes britanniques se trouvant au-dessus de la chaise du président de l’Assemblée. Pour la forme, rappelons que la devise de la Grande-Bretagne est « Dieu et mon droit »².
Exit Jésus-Christ

Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo (rognée) : Wikimedia Commons
L’Assemblée nationale vient d’expulser symboliquement un étranger qui dérangeait les « valeurs québécoises », Jésus-Christ.
Durant la campagne électorale, François Legault avait promis de garder le crucifix au Salon bleu. Il a trahi sa parole pour obtenir le soutien de Québec Solidaire et du Parti Québécois dans l’affrontement qui s’annonce avec Ottawa autour de la loi sur la laïcité. La droite molle finit toujours par appliquer le programme politique de la gauche.
La loi 21 ne passera probablement pas le test de la Charte canadienne des droits et libertés. Comment interdire à une policière de la SQ de porter un hidjab après que la Cour suprême ait permis aux agents de la GRC de porter un turban ? La Cour suprême pourrait profiter de cette cause pour s’arroger le droit de contrôler la légalité de la clause nonobstant. Mais Legault se fera du capital politique en se présentant comme le « défenseur de l’identité québécoise », avec l’appui des deux partis souverainistes de l’opposition. Stratégie machiavélique qui pourrait se retourner contre lui. La Providence a ses vues. En 1859, le cardinal Pie avait dit à Napoléon III : « Si le temps n’est pas venu pour Jésus-Christ de régner, le temps n’est pas venu pour les gouvernements de durer. »
Le Premier ministre aurait dû se souvenir de certains passages de la Sainte Écriture : « Les princes seront jugés plus sévèrement. – Celui qui aura témoigné pour moi devant les hommes, je témoignerai pour lui devant mon Père. – Que sert à l’homme de gagner un empire, s’il vient à perdre son âme ? » Mais François Legault ne croit probablement ni à Dieu ni à Diable. C’est son droit. Pas besoin de croire à l’Enfer pour y aller.
Lire la suiteHistoire du crucifix

Par Paul-André Deschesnes — Photo : Macob X/Wikimedia Commons
Depuis la fondation du Québec français, appelé jadis la Nouvelle-France, sous le signe du crucifix, le peuple québécois a vécu une véritable épopée mystique.
Au début des années soixante, les forces du mal ont pris possession de notre belle province. On a convaincu le bon peuple qu’il fallait renier son histoire, sa religion et ses valeurs pour vraiment entrer dans la modernité et pour sortir de cette effrayante grande noirceur très souvent représentée par ce terrible objet, le crucifix.
Pendant que l’athéisme, l’anticléricalisme et l’abandon systématique de la pratique religieuse faisaient leur œuvre de destruction massive, le crucifix était méprisé, ridiculisé et décroché un peu partout sur le territoire québécois, car il fallait bien évoluer et suivre la mode.
Quelques voix discordantes se sont fait entendre pour dénoncer ce massacre. Afin de sauver les meubles et arrêter un peu cette entreprise de démolition, on a suggéré un compromis, c’est-à-dire, que le crucifix ne serait plus considéré comme un objet religieux et sacré, mais plutôt un simple objet culturel qui nous rappellerait nos origines historiques.
Nous sommes en 2019, et cette notion de crucifix culturel n’est même plus acceptée. Il faut donc le remiser au musée des vieilleries moyenâgeuses. Voilà pourquoi le Journal de Montréal du 21 mars 2019 annonçait avec joie : «C’est la fin du crucifix au conseil municipal de Montréal». Sans aucune consultation, la décision a été prise et la mairesse nous a informés qu’elle en est très fière, car le contexte social a beaucoup évolué dans notre société devenue neutre et laïque.
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