La Cour supérieure du Québec maintient les zones-bulles autour des avortoirs bien qu’admettant qu’elles violent les droits constitutionnels

Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Burst
31 juillet 2025, Montréal (LifeSiteNews) — La Cour supérieure du Québec a statué que les « zones-bulles » entourant les établissements pratiquant l’avortement sont inconstitutionnelles, mais « justifiées ».
Dans une décision rendue le 28 juillet, le juge Lysane Cree de la Cour supérieure du Québec a rejeté l’appel de Campagne Québec-Vie (CQV) et maintenu les lois sur les « zones-bulles » qui empêchent l’action sociale pro-vie à moins de 50 mètres d’un centre d’avortement.
« La Cour conclut que l’article 16.1 de la Loi est une atteinte aux droits à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique de CQV, mais que cette atteinte est minimale et justifiée », a écrit Cree.
Actuellement, la loi québécoise empêche le discours pro-vie dans un rayon de 50 mètres autour de tout établissement ou local d’une entreprise d’avortement. Les activités interdites comprennent le fait de décourager une femme d’avorter ou d’offrir des ressources alternatives pour l’aider à garder son bébé.
Selon la décision, CQV a déclaré que « ses messages sont d’une importance primordiale liée intimement à la vie et à la mort d’un humain ».
Cependant, Cree a statué que le piétinement des droits de CQV garantis par la Charte était nécessaire pour s’assurer que les femmes ne soient pas dissuadées d’obtenir un avortement.
Lire la suiteLes villes canadiennes censurent de façon « orwellienne » le chanteur chrétien pro-vie Sean Feucht

Sean Feucht.
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/Sean Feucht/YouTube
29 juillet 2025 (LifeSiteNews) — La tournée canadienne du chanteur chrétien américain Sean Feucht dans 11 villes s’est transformée en démonstration virale de totalitarisme progressif. La panique morale provoquée par les progressistes du Canada a été pour le moins révélatrice — et leur tentative de répression a attiré l’attention mondiale. Les chrétiens ont-ils la liberté de s’exprimer dans les espaces publics ? Pas selon de nombreux journalistes et politiciens.
Feucht est un chanteur chrétien américain spécialisé dans le genre « louange et culte », musique préférée des évangéliques (ce n’est pas ma tasse de thé, mais c’est sans importance). Les concerts en plein air de ce genre sont normaux et le sont depuis des décennies. Ils ont généralement lieu sans attirer l’attention ni aucun incident.
Pas cette fois. Feucht, qui est aussi auteur et missionnaire, a vu annuler brusquement les six concerts qu’il avait programmés dans l’est du Canada après qu’un nombre indéterminé de militants eussent commencé une campagne de plaintes. À Halifax, son concert a été annulé en raison des « considérations de sécurité en évolution » citées par Parcs Canada. Ses autres concerts ont également été rapidement annulés au Nouveau-Brunswick, au Québec, à l’Île-du-Prince-Édouard et en Ontario.
Lire la suiteLa Cour supérieure du Québec confirme les zones-bulles autour des avortoirs

Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie, au coin de Berri et Sainte-Catherine.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Augustin Hamilton
La Cour supérieure du Québec a confirmé la loi du Québec établissant une « zone tampon » de 50 mètres autour des lieux où l’avortement est pratiqué, zone dans laquelle toute manifestation d’opinion pro-vie est prohibée.
Le prétexte invoqué pour limiter à ce point la liberté d’expression des pro-vie est la protection de la vie privée des femmes et de leur accès à des soins médicaux — parce qu’évidemment l’avortement est considéré comme un « soin » dans le jugement.
Le ministre de la Justice du Québec, Simon Jolin-Barrette, parle « d’une victoire importante pour la protection des cliniques offrant des interruptions volontaires de grossesse ».
« Protection » est un grand mot, comme si nous posions un risque pour les avortoirs. Si nous avions commis des crimes, nous aurions été condamnés depuis longtemps pour de tels gestes. Mais c’est bien parce que notre approche est toujours respectueuse qu’il a fallu, pour nous empêcher de transmettre notre message aux principales intéressées, c’est-à-dire les femmes enceintes, que le gouvernement québécois, sous l’influence des militants pro-avortement, passe une loi en 2016, comme si notre action était en elle-même préjudiciable.
Lire la suiteCampagne Québec-Vie à J.D. Vance : Conditionnez les négociations commerciales à la façon dont le Canada traite les chrétiens et les pro-vie
INTRODUCTION À LA LETTRE OUVERTE ET AU RAPPORT AU VICE-PRÉSIDENT J.D. VANCE
Par Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie
Alors que le Canada et les États-Unis approchent de l’échéance cruciale du 21 juillet pour conclure des négociations commerciales bilatérales, Campagne Québec-Vie — un groupe pro-vie et pro-famille du Québec, partenaire de la Coalition nationale pour la vie, un groupe national pro-vie — publie une lettre ouverte et un rapport complémentaire (voir ci-dessous) adressés au vice-président américain J.D. Vance, exhortant l’administration Trump à conditionner la future coopération commerciale avec le Canada au respect que ce dernier porte à la liberté d’expression, à la liberté de religion et au droit à l’expression pacifique des opinions pro-vie.
[Cliquez ici pour la version PDF de la lettre ouverte et du rapport complémentaire — version anglaise]
Ces derniers jours, les négociations commerciales ont été bloquées en raison des préoccupations de Washington concernant la taxe sur les services numériques proposée par le Canada et visant les grandes entreprises technologiques américaines. La récente décision du gouvernement canadien d’annuler cette taxe semble être un effort de sa part pour rouvrir les négociations et améliorer sa position auprès de la Maison-Blanche de Trump. Nous pensons que ce moment représente une opportunité — non seulement de recalibrage économique, mais aussi pour une plus grande clarté morale.
Plus tôt cette année, le vice-président Vance a lancé un avertissement sévère aux alliés des États-Unis lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, déclarant sans équivoque que les États-Unis n’étaient plus disposés à subventionner la prospérité des nations qui ne partagent pas les valeurs occidentales fondamentales. Campagne Québec-Vie le prend au mot et lui demande d’appliquer cette norme au Canada.
Notre rapport décrit en détail l’escalade de la persécution des chrétiens et des pro-vie au Québec et dans l’ensemble du Canada :
- « Zones bulles » de 50 mètres qui criminalisent la prière pacifique et le conseil de trottoir ;
- menace du gouvernement de révoquer le statut d’organisme de bienfaisance des organisations pro-vie et confessionnelles ;
- monopoles et censure médiatiques financés par l’État ;
- propositions d’interdire la prière publique ;
- et discrimination généralisée à l’encontre des groupes religieux qui cherchent à accéder aux édifices publics ou à exprimer leurs croyances dans la vie publique.
Communiqué de Campagne Québec-Vie : réaction à la décision de la Cour supérieure du 28 juillet 2025

Par Campagne Québec-Vie — Photo : maylim/Adobe Stock
La décision récente de la Cour supérieure confirmant la légalité des « zones tampons » autour des centres d’avortement au Québec est profondément décevante, quoique peu surprenante. Elle confirme malheureusement une tendance lourde à l’illibéralisme progressiste, observable partout au Canada.
Multiplication inquiétante des zones tampons au Canada
Initialement réservées aux centres d’avortement, ces « zones tampons » se multiplient dans d’autres contextes : écoles, garderies, lieux de culte et divers lieux communautaires (Toronto, Vaughan, Calgary, Ottawa). Cette expansion témoigne d’un recul de la liberté d’expression, indiquant que les autorités ne considèrent plus cette liberté comme fondamentale, mais plutôt comme conditionnelle, voire gênante.
Le cas emblématique de Sean Feucht
Les récents événements entourant l’artiste chrétien Sean Feucht illustrent clairement cette dérive. Plusieurs concerts au Canada, notamment à Québec et Halifax, ont été annulés sous prétexte de sécurité et d’opinions jugées « haineuses » simplement en raison de ses prises de position pro-vie, pro-Trump et de ses critiques envers l’idéologie LGBT. Cela témoigne d’un climat d’intolérance grandissante envers toute expression publique de convictions chrétiennes ou conservatrices.
Lire la suiteAnnulation du spectacle de Sean Feucht à Québec : un nouveau symptôme du déclin spirituel et moral du Québec

Sean Feucht.
Par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/Sean Feucht/YouTube
Le chanteur chrétien américain Sean Feucht devait se produire à Québec cet été, dans le cadre de sa tournée Kingdom to the Capitol qui vise à proclamer l’Évangile dans l’espace public et à rappeler les racines chrétiennes de nos sociétés occidentales. Mais voilà que, sous la pression de groupes militants et de médias acquis à l’idéologie progressiste, la Ville de Québec a annulé l’événement.
La raison ? La « controverse » entourant les prises de position du chanteur contre l’avortement, l’idéologie du genre et les dérives du mouvement LGBTQ+. Des positions qui, jadis, auraient simplement été reconnues comme chrétiennes, mais qui, aujourd’hui, sont qualifiées de « haineuses », d’« extrémistes » ou encore de « menaçantes pour la sécurité publique ».
Sean Feucht n’a pourtant rien d’un agitateur violent. Il prêche la repentance, la prière et la restauration morale. Mais au Québec, dans cette société qui se dit libre, défendre publiquement la vie, la famille et la foi suffit à faire de vous un indésirable. Dans une ironie cruelle, c’est au nom de la « tolérance » qu’on tolère de moins en moins les voix dissidentes.
Lire la suiteLe christianisme entre le marteau et l’enclume

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Mirko/Adobe Stock
Au Québec, le christianisme se trouve entre le marteau et l’enclume, entre le laïcisme et l’islam, je ne saurais dire lequel est le marteau et lequel est l’enclume, mais cela n’a pas une grande importance, le christianisme est coincé entre les deux.
Tout récemment, dimanche dernier en fait, une manifestation contre les prières de rues islamiques a eu lieu devant la Basilique Notre-Dame de Montréal, son message cependant, ne s’arrêtait pas aux seules prières de rues islamiques, il demandait au gouvernement l’interdiction de toute prière publique...
En effet, lors de cette manifestation, la militante laïque d’origine iranienne, Mandana Javan, déclarait devant la foule d’une centaine de personnes que « Depuis plusieurs mois, ce lieu emblématique devient le théâtre de prosélyte ostentatoire, sans égard pour la signification profonde et commune de cet espace », avant d’appeler plus loin le gouvernement à interdire la prière sur la place publique, rapporte Le Devoir.
L’événement a attiré divers groupes et individus, tels que Nouvelle Alliance ou La Meute, on pouvait voir dans la foule un homme qui tenait une pancarte disant « Le Québec restera chrétien ». On comprend que ce qui unissait ces gens (malgré les dissociations d’usage, mises en avant par certains) c’était la défense du symbole que représente la basilique et la Place d’Armes au milieu de laquelle est sise la magnifique statue de Paul Chomedey de Maisonneuve, un symbole fort du Québec, face aux provocations des prières islamiques qui ont fréquemment lieu devant le vénérable bâtiment.
Rebel News a couvert l'événement et en a publié une vidéo sur YouTube.
Lire la suiteUn collègue de CQV se lance en politique : Arpad Nagy candidat indépendant dans Arthabaska

Arpad Nagy.
Par Campagne Québec-Vie — Photo : Arpad Nagy - Candidat indépendant dans Arthabaska/Facebook
Campagne Québec-Vie souhaite informer ses sympathisants qu’Arpad Nagy, membre de notre équipe, a décidé de poser un geste citoyen en se portant candidat indépendant à l’élection partielle provinciale dans la circonscription d’Arthabaska.
Arpad entreprend cette initiative à titre personnel, durant ses vacances, sans rémunération de la part de CQV, conformément aux règles électorales en vigueur. Il justifie sa candidature par le désir d’offrir une alternative aux électeurs qui ne se sentent représentés par aucun des partis actuels. Son objectif est de contribuer au débat public en mettant de l’avant des idées centrées sur la dignité humaine et le bien commun.
La campagne d’Arpad repose sur l’engagement de bénévoles et le soutien populaire. Il invite ceux et celles qui souhaitent l’appuyer à contribuer de diverses façons :
- Faire un don (jusqu’à 100 $ ou 200 $ pour les résidents d’Arthabaska) via le portail officiel d’Élections Québec : Lien ici
- Participer à des appels téléphoniques à partir de la maison (formation et script fournis)
- Distribuer du matériel électoral, que ce soit en personne ou par dépôt de dépliants dans les boîtes aux lettres
- Soutenir par la prière, pour accompagner cet engagement dans toutes ses dimensions
Les bénévoles potentiels sont priés de contacter Arpad à l’adresse suivante : [email protected]. Les personnes intéressées peuvent également suivre la page Facebook de la campagne ici et transmettre l’information à leur entourage.
Cette initiative indépendante s’inscrit dans un élan citoyen croissant : celui de personnes ordinaires qui choisissent de s’impliquer pour faire rayonner, dans l’espace public, des valeurs trop souvent ignorées.
Réflexions sur la Marche pour la vie 2025 à Québec

Par Georges Buscemi (Campagne Québec-Vie) — Photo : Augustin Hamilton
On nous répète souvent que nous vivons dans un régime dit « libéral », c’est-à-dire un régime fondé sur les « libertés fondamentales » : liberté de religion, de rassemblement et d’expression. Au Québec, ce libéralisme est d’ailleurs censé être protégé par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, adoptée il y a 50 ans. Que l’on soit d’accord ou non avec tous ses principes, nous devrions, en théorie, vivre dans cet état de droit.
Or, la réalité vécue lors de notre Marche pour la vie du 31 mai 2025 démontre clairement le contraire. Si nous avions réellement le droit de manifester et de nous exprimer librement sur la place publique, la police n’aurait pas permis qu’un groupe de contre-manifestants nous intimide et submerge nos discours sous des bruits de sifflets, de cris et de fumée provenant de fumigènes. Elle n’aurait pas non plus toléré l’arrêt à plusieurs reprises de notre marche, ni permis l’infiltration par des agitateurs hostiles, violant ouvertement notre droit à un rassemblement pacifique.
En toute logique, la police aurait dû intervenir fermement pour rétablir l’ordre. Sévir contre ces contre-manifestants n’aurait nullement constitué une violation de leurs droits, car celui qui s’emploie activement à nier les droits d’autrui se prive, de fait, du droit de se plaindre quand on l’empêche de nuire. Un voleur ne peut pas sérieusement crier à l’injustice lorsqu’il est mis hors d’état de commettre ses délits.
Lire la suiteQuébec Antifasciste perturbe la Marche pour la vie

Des participants de la Marche pour la vie à Québec, le 31 mai 2025.
Par Anna Farrow (The Catholic Register) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Georges Buscemi
Des contre-protestants infiltrent, puis perturbent la marche pour la vie dans la ville de Québec.
Des groupes antifascistes de Québec ont joué un rôle clé dans la perturbation de la Marche pour la vie organisée par Campagne Québec-Vie (CQV) le 31 mai.
Selon le président de CQV, Georges Buscemi, les tactiques employées par les contre-manifestants ont créé un environnement hostile qui a sérieusement limité la capacité de CQV à organiser un événement familial et ordonné.
« Il a été difficile de continuer l’événement, d’avoir un ordre cohérent pour la journée. Il était presque impossible d’entendre les discours », a déclaré Buscemi au Catholic Register.
L’année dernière, bien que la marche ait été quelque peu perturbée, les manifestants pro-choix ont organisé une manifestation distincte, mais parallèle à l’événement pro-vie. Des élus, dont la ministre de la Condition féminine Martine Biron, ont participé à la manifestation pro-choix.
Cette année, les contre-manifestants ont à nouveau été plus nombreux que les participants à la Marche pour la vie, mais il n’y a pas eu de manifestation pro-choix distincte. Les activistes ont plutôt infiltré la foule, se mêlant d’abord aux pro-vie, se joignant même aux chants et brandissant des pancartes fournies par CQV, puis se sont tout d’un coup déchaînés en utilisant des porte-voix, des sifflets et des bombes fumigènes colorées pour perturber l’événement.
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